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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

logo_vdn_carre.gifAssis sur un volcan, le leader MJS qui, ce lundi soir, savait pertinemment qu'il marchait vers l'échafaud, n'avait à attendre aucune clémence pas plus que l'arrivée d'un Zorro providentiel.

L'absence de tout recours pour Pierre Ferrari ? Il était symbolisé par une place vacante auprès de Gérard Dalongeville. Celle de Marie-Noëlle Lienemann ayant fait le choix de ne pas avoir à choisir entre le coeur et la raison. Entre l'un de ses plus proches alliés lors de la campagne plurielle de mars 2008 et une impitoyable solidarité de groupe.

Après avoir été dépouillé de sa délégation, je jeune élu a donc dû aller jusqu'au bout de son chemin de croix. Appelant en vain à sa rescousse les élus de la majorité qui, dans l'ombre, critiquent les dérives monarchiques du maire mais n'en pipent plus mot une fois la lumière revenue. « Je déplore que Gérard Dalongeville n'ait pas eu le courage de m'annoncer le retrait de délégation les yeux dans les yeux... Il s'agit d'une rupture du contrat de la gauche plurielle » commentera Pierre Ferrari, dénonçant « une attitude autoritaire et destructrice qui vire à la dérive monarchique  ».

Seul parmi l'équipe majoritaire, David Noël, au nom du PC, se refusera à participer au lynchage de l'élu MJS. Et rappellera les bienfaits de « la liberté de parole et d'action... », partant du point de vue qu'« un élu qui s'exprime avec son coeur ne peut pas, ne doit pas être blâmé...  » Parmi l'opposition, Daniel Duquenne saluera le courage politique de David Noël, alors que Christine Coget déplorera « une mesure disciplinaire » prouvant, « M. le maire, que votre ego ne supporte aucun avis contraire  ».

Avant de passer au vote, Jean-Pierre Chruszez se fera l'avocat du diable. Fustigeant, le regard noir, les MJS présents dans la salle, laissant transparaître leur colère jusqu'à déployer une banderole « Fiers de Pierre » : « On sait que, vous, les MJS, vous êtes des spécialistes de la claque mais tout de même il s'agit là d'un piège grossier que de faire jouer les sirènes de la démocratie locale... » Le président du groupe majoritaire rappellera que tout cela n'était pas le résultat d'un problème entre le maire et Pierre Ferrari mais la conséquence du non-respect « d'une décision de l'exécutif du groupe de ne pas communiquer  » sur les déboires budgétaires de la commune. Une explication qui, en retour, ne recueillera qu'un « Chruszez, vendu ! » dans le (jeune) public. « Ce n'est pas ça, travailler ensemble » se bornera à commenter le maire avant que le vote n'entérine la décision. 22 voix contre le maintien de Pierre Ferrari sonneront son glas. Quelques minutes plus tard, c'est Richard Gonzalez qui enfilera le costume d'adjoint de l'élu déchu. Le même qui, voici quelques années, avait également connu cette déchéance en tant que DGS. Autres temps, autres moeurs...

P.W.


Source : La Voix du Nord
Mercredi 29 octobre 2008

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