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Interviews et reportages sur Méricourt

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Publié par David NOËL

Dalongeville-6.jpgLe 18 mai 2009, face à la juge Véronique Pair, Claude Chopin ouvre un peu plus son coeur qu'il ne l'avait fait un mois avant, en garde à vue. Pour évoquer un Guy Mollet qui « rentrait en mairie comme il rentrait chez lui depuis l'arrivée de M. Dalongeville... Il arrivait parfois le matin à 7 h 30... Moi, je ne pouvais pas avoir confiance en lui surtout quand j'ai appris ce qu'il avait fait avec sa société de prospection pour France Bleu Nord ! » Un Guy Mollet qui, explique l'ancien premier adjoint, s'est saisi du dossier de la résidence de Léon « parce qu'il avait sûrement décidé un jour qu'il allait le vendre ». Quant à ce dossier, tout se réglait exclusivement dans le huis clos du bureau du maire entre ce dernier et Mollet... En ce qui concerne les relations avec la société Deberdt et les nombreux marchés obtenus alors que la société de Jean-Marc Bouche était loin d'être spécialisée dans le domaine en question et encore moins la mieux disante, Claude Chopin persiste à rappeler qu'il n'avait pas d'intérêt particulier avec Deberdt et n'a en rien influé sur le choix de la commission d'appels d'offre. Quant à la seconde société de Jean-Marc Bouche, ICS (dont la Ville d'Hénin-Beaumont était... le seul client), c'est avec beaucoup d'énervement que l'ancien premier adjoint prend connaissance des déclarations de Gérard Dalongeville concernant des frais hôteliers ou de séminaires présentés à la Ville par cette société (soit plus de 34 000 €, dont les 2/3 rejetés par la trésorerie municipale). L'ancien maire n'a en effet pas hésité à avancer avec aplomb : « C'est M. Chopin qui m'a apporté toutes ces factures en sa double qualité de premier adjoint chargé des finances et d'adjoint aux fêtes, cérémonies et relations publiques. Je ne sais pas à quoi correspondent ces factures. Encore une fois M. Chopin m'a proposé cette prestation. Moi, je ne connaissais pas ICS ! » Claude Chopin n'en admet pas moins que ces factures ont tout de faux grossiers, commentant : « C'est au personnel de vérifier pas à moi ! »

Quant aux relations entretenues avec Gérard Dalongeville, elles sont esquissées lorsque l'ancien élu évoque Le Journal du pays, « un journal de pure propagande personnelle ». Et Claude Chopin de continuer : « Moi je n'avais pas de carrière politique à préparer ! Ce terrain est la chasse gardée de M. Dalongeville. Il faut qu'il assume quand même ses responsabilités. Il ne peut pas dire non plus que je ne l'ai pas averti. Par moment il était hautain dans le sens "j'ai décidé" et cassant aussi. Mais il était sensible aussi... »

« Il ne se mouillait jamais directement ! »

Le 15 juin, c'est au tour de Guy Mollet d'être entendu par la juge Pair. Qui, d'entrée de jeu, brosse à son tour le portrait de Gérard Dalongeville : « Quand j'arrivais à la mairie, je demandais quand même en bas si je pouvais voir Gérard. C'est vrai qu'une fois j'ai apporté en personne une facture ESM parce que c'était la veille du 14 juillet et qu'il fallait absolument payer la prestation à défaut de la voir annulée. Et puis je lui apportais souvent les factures du journal. Mais je n'étais pas souvent d'accord avec certaines de ses pratiques... » Mais l'ex-gérant du Journal du pays d'expliquer que, souvent, le maire d'Hénin « promettait des choses qu'il ne tenait pas alors moi j'étais embêté... Il ne se mouillait jamais directement. J'ai été obligé aussi de me fâcher pour le journal, il voulait tout superviser avant l'impression... Je me suis disputé avec lui en 2006 mais on s'est quand même revu pour des organisations et pour Léon parce qu'il m'envoyait 3 textos par semaine. Il suivait cette histoire à fond... »

PASCAL WALLART

A suivre


Source : La Voix du Nord
Mardi 21 juin 2011

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