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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Dalongeville-4.jpgUne enveloppe contenant 5 000 € portant ses empreintes digitales, retrouvée dans un coffre-fort dont, après avoir nié la connaissance, il a fini par juste nier tout usage, voila qui est fâcheux pour Gérard Dalongeville placé devant ses contradictions par la juge Pair « il est tout à fait possible que quelqu'un ait utilisé une enveloppe que j'ai manipulée pour y mettre cet argent ! », argue l'ancien maire. Qui, à son habitude, porte la suspicion sur d'autres : « ... Mon bureau n'est pas un coffre-fort, madame le juge. Les clés de mon bureau étaient dans une boîte sous l'escalier, près du local des femmes de ménage. » Une approche du bureau majoral comme un lieu dans lequel on rentre comme dans un moulin qu'est loin de corroborer Claude Chopin, avouant ignorer la présence d'une clé près du local des femmes de ménage : « Il n'était pas facile de rentrer dans son bureau. À ma connaissance, jamais personne n'a pu rentrer à son insu. Déjà, il y avait un code, et ensuite une clé ! » Un code dont, même lui, premier adjoint, ne connaissait pas le code. « Mon code était connu de suffisamment de monde car je ne me cachais pas pour le faire », tente de se défendre Gérard Dalongeville. Et de chercher à insinuer le doute plus en avant en ajoutant que, « chaque été, M. Chopin gérait mon courrier en mon absence et donc accédait à mon bureau ! »

Une défense qui fait s'étrangler son ancien collaborateur contre-attaquant aussi sec : « C'est totalement faux. Vous pouvez demander aux secrétaires, c'est elles qui m'apportaient le courrier ou moi qui allais le chercher auprès d'elles. Je n'ai jamais mis le pied dans le bureau de M. Dalongeville sans y avoir été invité. » Le mystère du coffre restant entier, la juge s'en vient désormais titiller Gérard Dalongeville sur la présence massive de téléphones portables (pas moins de 8) découverts à son domicile lors de la perquisition du 7 avril. Sans qu'on ait pu pour autant retrouver celui qu'il utilisait quotidiennement. Défense de l'ancien maire : « La veille, on a eu un conseil municipal assez houleux, je suis allé ensuite dîner et j'ai reçu un coup de téléphone qui m'a profondément fâché et j'ai explosé littéralement le téléphone sur le parking du « Courtepaille ». C'était un coup de téléphone politique et personnel et je n'ai pas envie d'en parler devant tout le monde... » Des portables à gogo dont Gérard Dalongeville explique qu'ils étaient hors d'usage. Sauf que certains ont tout de même parlé lors de leurs analyses techniques. Et qu'un message daté du 6 avril 2009 (soit la veille de son interpellation) titille la juge puisque Gérard Dalongeville y écrit alors, peu avant 20 h (en plein conseil municipal, donc) : « Demain je démissionne ! » Gérard Dalongeville reste impassible : « Sincèrement, je ne me souviens pas de ce message ! »

Des réponses tout aussi laconiques qui s'enchaînent lorsque la juge s'étonne de retrouver des courriers entre la société G2M et son administrateur judiciaire dans la voiture de Gérard Dalongeville ou encore un contrat entre une société de surveillance (dont les gérants ont été par ailleurs mis en examen dans cette affaire) et Le Journal du pays. « C'était pour information » lâche M. Dalongeville en guise d'explication.

PASCAL WALLART

À suivre.


Source : La Voix du Nord
Jeudi 23 juin 2011

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