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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

logo_vdn_carre.gifL'un des dossiers les plus brûlants abordé par les enquêteurs en cette seconde journée de garde à vue pour Gérard Dalongeville est celui des troubles relations financières entre la Ville et une société de sécurité héninoise (ainsi que son alias girondin) ayant, entre 2006 et 2008 bénéficié de 1 316 652 € de marchés pour une activité doublonnant parfois avec celle de la police municipale quand elle n'était pas dénuée de véritable intérêt voire totalement fictive. « À ma connaissance, les procédures relatives aux marchés passés avec cette entité ont été réalisées dans les règles de l'art et le suivi des prestations était assuré par la police municipale et le directeur général des services. Le service des marchés publics s'est occupé de la mise en place des procédures et de leur suivi » assure sans sourciller le maire, droit comme un « i ». Qui explique l'importance de ce marché en tant que « choix politique » : « J'ai conduit cette politique de renforcement de sécurité qui faisait partie de mon problème électoral. Par ailleurs, c'est un thème récurrent de l'opposition et du FN... » Et de poursuivre par cet involontaire trait d'humour : « Je l'ai cessée pour des raisons d'économie ! »

Que, de manière récurrente, des prestations sécuritaires, et non des moindres, aient pu été honorées hors marché, Gérard Dalongeville affirme le découvrir renvoyant la balle vers ses services en lançant avec aplomb : « Visiblement, il y a une erreur commise par le service des marchés publics... Le directeur général des services ne m'a jamais fait de remarque sur ce point. Personne n'a fait état d'anomalies dans la passation des marchés... » Et d'enfoncer le clou en renvoyant cette fois la balle vers son ex-adjoint aux finances : « C'est tout à fait anormal. Je vous le répète je n'étais pas au courant de ces faits. Il faudrait poser la question à M. Chopin... »

Un maire qui, curieusement, ne se souvient plus si chaque prestation était précédée ou non d'un bon de commande... Et patauge carrément dans la semoule lorsque l'officier de police l'interrogeant lui rappelle les vaines demandes de son directeur des marchés publics afin de lancer un marché européen sur ces prestations de gardiennage : « C'est un menteur. Il ne m'a jamais proposé de lancer un marché européen pour ces prestations et ne m'a jamais signalé le caractère illégal du cumul des procédures de type adapté ! » Avant de se rétracter : « Tout compte fait, il n'est peut-être pas un menteur, il se peut que je ne me souvienne pas de ces faits ! »

P.W.

À suivre dans notre édition de mardi


Source : La Voix du Nord
Dimanche 15 mai 2011

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