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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Boxe-euro.jpgLe Ministre de l’Education nationale Luc Chatel a annoncé mercredi un projet d’aménagement du temps scolaire « cours le matin, sport l’après-midi ». Sans concertation aucune avec les enseignants et le Syndicat national de l’éducation physique (SNEP), c’est par voie de presse que tout le monde prend connaissance de la nouvelle.

Depuis plusieurs années, le gouvernement s’acharne à réduire les moyens de l’école (moins d’infrastructures, moins de matériels) et à supprimer les postes d’enseignants. Faut-il rappeler que depuis 5 ans, 2 enseignants d’EPS sur 3 qui partent à la retraite ne sont pas remplacés et que nombre d’infrastructures sportives sont insuffisantes et obsolètes.

J’interroge donc le Ministre de l’Education nationale : davantage de sport avec moins de moyens, comment cela est-il possible ? Le gouvernement est-il en train de nous annoncer que le sport à l’école ne relèverait plus de l’Education nationale et que l’EPS ne serait donc plus enseigné par des professeurs formés par l’Education nationale ?

Je demande à Monsieur Chatel de faire la lumière sur cette annonce ou devrais-je dire cet effet d’annonce. Les enseignants d’EPS sont évidemment les plus à même d’encadrer les élèves dans leurs apprentissages sociaux et citoyens car ils enseignent l’EPS mais aussi la culture sportive nécessaire à l’émancipation humaine.

Les professeurs d’EPS partant en retraite doivent être systématiquement remplacés et cet enseignement doit être développé dans le primaire. Chaque établissement scolaire doit être doté d’installations sportives conformes à l’enseignement de la matière et un plan d’urgence de financement des équipements de proximité doit être décrété. Le gouvernement doit enfin favoriser une politique d’aide au développement du sport scolaire par l’intermédiaire de l’UNSS (Union nationale du sport scolaire).


Marie-George Buffet,
Secrétaire nationale du PCF

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Yves LOURDEL 31/05/2010 00:30



Curieux débat à propos d'un article sur le sport. N'y aurait-il pas un peu de provocation là derrière?


Celà dit, il y a quand même une différence entre le "métier" de soldat ou de policier et celui de salarié. Quand on s'engage dans l'un ou l'autre des premiers on doit savoir qu'un jour ou l'autre
on aura à affronter qui un ennemi ou qui un délinquant (voire un bandit). Quand on embauche tous les jours dans une tôle pour gagner sa croûte on a droit (cf le livre 2 du code du travail,
même s'il est imparfait) à la sécurité dont le patron est responsable.


Y.L.



David NOËL 31/05/2010 06:39



Bien sûr que si qu'il y a de la provocation derrière, ce sont des militants du FN qui ont posté cette vidéo et ces deux commentaires...



pat 30/05/2010 17:54



honte pour cetter élu qd un fonctionnaire meurt par accident ou autre un homage lui est rendu voila il parle de rendre homage à des ouvriers aussi mais  les autres métiers ne st aussi pas
honorer



David NOËL 30/05/2010 18:21



Dans un conseil municipal comme ici, il était naturel de rendre hommage. Par contre, je m'insurge contre le deux poids, deux mesures des médias. Le BTP par exemple, est un des secteurs les plus
dangereux avec en moyenne un mort tous les deux jours. 158 morts en 2006 en France, 184 en 2007.


TF1 fait un reportage sur la mort de cette policière municipale et c'est normal, mais qui a entendu parler TF1, propriété du groupe Bouygues, un groupe de... BTP, de ces dizaines de salariés du
bâtiment qui meurent chaque année sur des chantiers ? Personne...



Camille 30/05/2010 10:48



http://www.youtube.com/watch?v=Lq6mcPVjJig


 


Est-ce que vous cautionnez cet élu Monsieur Noël ?


En tous cas, il ne sait pas faire la différence entre un accident du travail, même si grave soit-il, et un meurtre sur un représentant de la république !


 


Pas fortiche pour un élu.



David NOËL 30/05/2010 11:08



Je me serai évidemment levé, mais sur le fond, il a raison. On fait le décompte macabre des soldats français morts en Afghanistan, ça donne lieu à des articles dans les journaux, on couvre
largement la mort en service d'un policier alors qu'il y a statisquement beaucoup plus d'ouvriers qui meurent d'accidents du travail sur des chantiers que de policiers ou de soldats abattus en
service. Les policiers et les soldats sont des travailleurs comme les autres. Pourquoi n'y a-t-il pas la même indignation justifiée quand un ouvrier meurt sur un chantier ? Parce que le système
capitaliste n'a pas de visage ?