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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par Marie-Serge OPIGEZ

Liberte62Le soleil brille sans partage sur le pays, mais le plongeon dans la grande bleue est un luxe que beaucoup de Français ne peuvent s’offrir.
Le constat que dressent les professionnels du tourisme de la première mi-temps de la saison 2003 s’avère morose. En juillet, l’activité a reculé par rapport à 2002.
Il est vrai que la période des vacances est loin d’être réjouissante pour de nombreuses familles. Les difficultés s’accroissent considérablement avec la baisse du pouvoir d’achat, la précarité de l’emploi, le chômage.

Après deux mois d’accalmie, celui-ci a connu une accélération brutale en juin, frappant 26.000 personnes de plus.
Ce sont les jeunes sans qualification qui sont les plus touchés. Pour nombre d’entreprises, payer un jeune sans diplôme et sans expérience, au SMIC, c’est encore  trop.
Tout semble indiquer que la tendance va se poursuivre malgré la promesse de J.P. Raffarin et de son gouvernement de faire de l’emploi une des priorités à la rentrée.
Déjà au regard des crédits que vont disposer en 2004, les différents ministères, il faut s’attendre à des coupes sombres dans les administrations. Un départ à la retraite sur deux ne serait pas remplacé. L’objectif du gouvernement Raffarin étant de réduire les dépenses utiles à la population pour consacrer l’argent public à la satisfaction des privilégiés.

Le ralentissement économique est volontiers invoqué pour expliquer la progression du nombre de demandeurs d’emplois. Sauf à considérer la politique économique comme impuissante et sans négliger l’impact de la conjoncture internationale, cela ne décharge pas le gouvernement Raffarin.
Celui-ci tente de nous faire croire que le meilleur remède contre le chômage est de donner le maximum de liberté aux patrons. Tous les vœux du MEDEF sont ainsi exaucés les uns après les autres.

Dernière satisfaction en date accordée dans un contexte où les licenciements et fermetures d’entreprises se multiplient, la baisse des indemnités versées aux salariés ; cela afin d’épargner au patronat une hausse de sa cotisation à l’organisme chargé de garantir le règlement des salaires dus.
Avec cette logique économique et sociale entièrement soumise au MEDEF, c’est la croissance et l’emploi que l’on tue, alors que la meilleure façon de stimuler la consommation, donc la croissance, c’est d’améliorer la situation sur le marché du travail et les revenus.
Une contre-offensive populaire s’impose à la rentrée afin d’empêcher les régressions qui préparent une société invivable.

De plus en plus de chômeurs !

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