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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

IBK-Mali.jpgL'élection d'Ibrahim Boubacar Keïta, candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM), élu président de la République du Mali ce dimanche 11 août 2013 soulève beaucoup d'attentes dans la population malienne qui aspire profondément au changement.

La France, en la personne du président François Hollande qui s'était déclaré « intraitable » pour imposer cette échéance, participera à l'investiture du nouveau chef d'Etat en septembre. Et maintenant ?

La population malienne qui a trop souffert ne peut plus attendre.

Comment le Mali, toujours en guerre avec la présence de 3200 militaires français et un MNLA qui n'a rien lâché de ses exigences, -et qui a été reconnu interlocuteur privilégié par la France contre l'opinion malienne-, va-t-il sortir des crises sociale, politique et institutionnelle qui l'ont plongé dans le chaos ?

La réponse est assurément dans le peuple malien lui-même qui a droit à la souveraineté aussi dans ses choix de développement économique.

L'exigence de tenue d'un Forum national, exprimée par diverses forces politiques rassemblant toutes les sensibilités politiques, syndicales et sociales, les mouvements de femmes, les forces productives, les intellectuels, les créateurs et les paysans, doit être entendue et soutenue.

La paix, l'intégrité du pays, la lutte contre la faim et la malnutrition, l'accès à l'eau, le droit à l'éducation, la valorisation des savoirs et savoirs-faires locaux, le développement culturel, la liberté de la presse et de circulation, la possibilité de s'organiser et le pluralisme, s'inscrivent parmi les conditions incontournables d'une démocratie dont les modalités doivent tout autant appartenir aux Maliens.

Le rôle même de la France devrait se fonder sur de nouvelles bases et s'attacher à mettre en place une tout autre politique du développement qui équilibre, entre les collectivités territoriales et l'Etat, une politique audacieuse de coopérations.

Cette politique impliquerait d'associer étroitement les autorités locales et les populations, expertes de terrain de leurs besoins et de leurs urgences.

Dans un souci de transparence et d'efficacité, cela pourrait commencer par supprimer de la comptabilisation de l'AFD les dépenses non liées aux activités de développement qui gonflent artificiellement les budgets et d'envisager une taxe sur les transactions financières qui pourrait être génératrice de moyens conséquents, afin de briser la spirale infernale de la survie et de répondre enfin durablement aux droits fondamentaux humains.

Cette politique de coopération et de développement devrait être soumise au contrôle démocratique et régulier de nos assemblées.

Dans ce même mouvement, la France doit réévaluer sa politique d'accueil à l'égard des migrants très impliqués dans la reconstruction du pays. Le peuple malien en toute indépendance a besoin de solidarité, c'est dans cet esprit et ce sens qu'il faut agir.

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