Samedi 21 novembre 2009
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Devant le Congrès des Maires de France et contre l’avis d’un très
grand nombre d’entre eux, François Fillon a confirmé que le gouvernement maintenait le projet de suppression de la taxe professionnelle.
C’est une catastrophe pour les collectivités territoriales et principalement les communes qui vont perdre plus de 11 milliards d'euros de ressources. Le Premier Ministre annonce qu’il va
compenser cette perte par une dotation de l’État. Or, ces dotations de l’État sont promises à décliner lentement mais sûrement. De plus, ces dotations proviennent du budget de l’État, donc des
recettes de l’impôt principalement payé par les ménages. C’est un nouveau transfert au profit des entreprises et du capital.
Les collectivités territoriales répondent aux besoins de la population et elles représentent 75 % de l’investissement public de notre pays. La suppression engagée des échelons territoriaux en
2014 reflète une volonté de recentraliser pour reprendre le pouvoir sur les compétences des collectivités territoriales. Il y a là un caractère idéologique du Président qui veut tout tenir :
suppression d’emplois publics et maintenant réduction des dépenses des collectivités en réduisant le nombre de salariés.
Non seulement il ne faut pas supprimer la taxe professionnelle, mais il faut la faire évoluer pour la rendre intelligente : l’entreprise qui investit dans la recherche, dans la formation, dans
une autre forme de production pour répondre aux besoins aurait le droit au bonus, mais une entreprise qui fait de la financiarisation, elle, se verrait appliquer un malus. Que les entreprises
financent l’investissement public local serait plus utile que d’engouffrer leur argent sur les marchés financiers.
Par PCF
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Publié dans : Actualité
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