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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

Francois-Hollande-18.jpgDos au mur après les révélations de l'affaire Cahuzac, François Hollande tente de reprendre la main sur le terrain de la moralisation avec une série de mesures. Certaines d'entre elles, comme la création d'une haute autorité indépendante et d'un parquet financier, font écho à des propositions portées de longue date par les parlementaires communistes. Concernant les paradis fiscaux, l'intention est louable mais avec quels moyens au niveau européen et national ? Nous serons évidemment extrêmement vigilants à ce que le dispositif s'attaque au cœur d'un système économique et financier gangrené par le fric.

La parole présidentielle se veut déterminée mais elle est en vérité très fortement fragilisée. Ces annonces ne sont accompagnées d'aucun moyen concret permettant de les mettre en œuvre. Un exemple, les services fiscaux ont été littéralement désarmé avec une saigné de 25 000 agents sur les dix dernières années.

Pire, François Hollande s'enferre dans une orientation politique marquée du sceau de l'austérité en continuant de nier le terme quand trois membres du Gouvernement ne s’embarrassent plus de ces "éléments de langage". « "L'austérité c'est quand on baisse les salaire » dit-il, faisant mine d'ignorer que c'est justement ce que permettrait, via le chantage à l'emploi, le projet de loi qui a été voté hier à l'Assemblée nationale.

François Hollande ne prend toujours pas la mesure du désaveu qui frappe sa politique et que l'affaire Cahuzac n'a fait qu'amplifier. Il veut moraliser sans s'attaquer résolument aux racines d'une crise globale, politique, économique et sociale. La vraie transparence est donc ailleurs : dans l'indispensable confrontation de propositions pour une sortie de crise. Dans un premier temps, il faut suspendre les travaux du Parlement pour se consacrer à la lutte contre l'évasion fiscale. Et si l'ambition est vraiment de s'attaquer à la finance, alors il faut une autre politique. Une politique pour le changement.


Olivier Dartigolles,
Porte-parole du PCF

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