Vendredi 27 novembre 2009
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L’emprunt initié par la commission Juppé-Rocard est
destiné avant tout à financer la poursuite de la même politique. Il s’agit d’aller puiser dans la poche des Français de quoi « compenser » les milliards débloqués au bénéfice exclusif des banques
à l’automne dernier.
Certes, on promet d’allouer des ressources supplémentaires à des priorités au nom évocateur (enseignement supérieur, recherche, innovation, environnement...). Mais cet argent servira aux grands
groupes et à la Bourse sans aucun contrôle de l’État sur son utilisation !
Pour le PCF il faut, au contraire, utiliser l’argent public des aides d’État versées aux entreprises (près de 70 milliards d’euros) pour réorienter le crédit aux entreprises, de façon sélective
en faveur de la formation des travailleurs et de bons emplois, sous le contrôle des salariés et des citoyens.
Le PCF propose que plus aucune aide publique ne soit accordée sans de rigoureuses contreparties en termes d’emplois et de formations. Une relance des services publics est par ailleurs
indispensable.
Par PCF
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Publié dans : Crise économique
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COMMENT RELANCER L’ACTIVITÉ DE L’INDUSTRIE FRANCAISE ?
Tous les indicateurs sont au rouge. Le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter en raison des multiples licenciements. Comment relancer l’activité de l’industrie française ?
Il est question d’un grand emprunt pour remédier à cette situation et d’éminents économistes (Michel Rocard et Alain Juppé, anciens premiers ministres, excusez du peu) ont fixé son montant à quelques 30 milliards d’Euros. On nous assure en haut lieu qu’il ne s’agira en aucun cas d’un prélèvement social supplémentaire, Bien au contraire puisque cela servira à favoriser le sacro-saint développement durable.
Mais pour faire quoi au juste ? Qu’il nous soit permis de proposer ici une piste solide. L’avenir est dans la fabrication de bustes de Sarkoléon.
Si chaque Français possédait un buste de Nicoléon cela représenterait un marché d’environ 60 millions d’articles à vendre. Et si en plus un décret imposait la présence d’un tel buste à bord de tout véhicule, à l’instar du vulgaire gilet jaune fluo et du triangle rouge dépliant, cela ferait quelques dizaines de millions de pièces supplémentaires à produire et à vendre.
A condition de réserver la vente des bustes aux buralistes, on réglerait du même coup la question de la baisse de leur chiffre d’affaire consécutive aux hausses répétitives des cigarettes et du tabac.
Il va sans dire que les bustes pourraient être fabriqués indifféremment en métal (pour relancer l’industrie métallurgique, bonjour Gandrange), ou en plastique pour la plasturgie. On peut même imaginer pour les gens pieux des modèles style Notre Dame de Lourdes où la neige retombe quand on les retourne.
Mais vous n’êtes pas obligés de me croire.
Y. LOURDEL