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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

logo-jdd.gifA un mois et demi des municipales, la situation est proche du chaos pour la gauche à Hénin-Beaumont. Ce week-end, après une énième tentative de médiation, Marie-Noëlle Lienemann n'a pu que constater les dégâts: communistes, Verts et radicaux sont incapables de collaborer avec le très décrié maire sortant, Gérard Dalongeville (PS). Une situation inquiétante face à un FN sûr de lui.

"L'union de la gauche" à la sauce héninoise est en passe de voler en éclats. Mission première de la "médiatrice" Marie-Noëlle Lienemann, dépêchée par le PS à Hénin-Beaumont pour tenter de faire barrage au Front national (Voir par ailleurs), sa tentative de fédérer responsables socialistes, verts, communistes et radicaux autour d'un projet commun tourne au fiasco. En cause, l'attitude du très contesté maire sortant Gérard Dalongeville (PS), trop gourmand aux yeux de ses "partenaires". Ce week-end, les négociations de la dernière chance ont vite tourné au vinaigre, débouchant au final sur une dispersion totale des forces de la fragile coalition.

Premiers à claquer la porte, les Verts (qui comptent pas moins de quatre courants à Hénin-Beaumont!) et le MRC se sont épanchés dans les colonnes de la Voix du Nord. "Je ne veux plus entendre parler de rien. On s'est assez fichus de nous. Terminées les négociations avec Gérard Dalongeville. Et je peux vous dire que je me sens soulagée !", a explosé Régine Calzia, pour les Verts. "C'est bien simple, dans cette affaire le PS nous a humiliés !" a renchéri le Radical, Éric Mouton. Sans entrer dans les détails, les frondeurs reprochent au duo Dalongeville-Lienemann de ne pas respecter la base non-négociable d'un possible accord : la constitution d'une liste respectant la règle des trois tiers : 1/3 pour Dalongeville, 1/3 pour le PS et 1/3 pour les autres forces de gauche.


Même les communistes hésitent


Un postulat pourtant clair sur le papier mais qui est pour l'heure impossible à matérialiser dans les faits. Pire, en plus des Verts et du MRC, le Parti communiste local, qui semblait pourtant s'être entendu avec le PS en décembre dernier, a lui aussi fait part de son exaspération et suspendu sa participation à une coalition désormais très hypothétique. "Au vu des dernières propositions qui nous ont été faites vendredi soir, le contrat que nous avions signé avec le PS n'est pas respecté par Gérard Dalongeville", peut-on lire sur le blog de David Noël, chef de file du PCF à Hénin-Beaumont. Qui ajoute, remonté: "Je suis choqué par cette attitude qui est un véritable affront pour notre parti. En conséquence, l'accord d'union avec le PS est donc provisoirement suspendu et le PCF se réserve la possibilité de construire un rassemblement avec d'autres partenaires de gauche. Les négociations se poursuivent et nous appelons le PS à faire respecter les accords signés." Une nouvelle fois, la balle se trouve donc dans le camp de Marie-Noëlle Lienemann. Qui doit repartir de zéro, ou presque.


Source : Le JDD.fr
Mardi 29 janvier 2008

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