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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Liberte62La bataille qui se livre en Grèce ne concerne pas seulement le peuple grec. C’est une bataille de tout un peuple contre les marchés qui asservissent, contre les médias qui mentent et contre la gauche qui capitule. Là-bas, c’est un gouvernement de gauche dirigé par le socialiste George Papandréou qui est en train d’imposer aux Grecs un terrible plan d’austérité, autant de remèdes qui lui sont dictés par les docteurs Diafoirus du FMI dirigé par le « socialiste » Strauss-Kahn, un « socialiste » qui réfléchit aux présidentielles de 2012 comme il l’a confié au journal Libération mercredi.
Dominique Strauss-Kahn candidat PS aux présidentielles ? Mais à quoi sert une gauche si c’est pour appliquer la même politique que la droite ?

La bataille ne se jouera pas en 2012, elle se joue maintenant, contre la réforme des retraites qui se traduira par la fin de la retraite à 60 ans, l’augmentation de la durée de cotisations et la baisse des pensions si on ne stoppe pas les projets néfastes de ce gouvernement médéfisé qui veut livrer notre système de retraites aux fonds de pensions.
Ces gens-là vivent vraiment dans un autre monde. La semaine dernière, Eric Woerth, ministre du Travail a ainsi osé affirmer sur France Inter que désormais, «vous êtes quasiment en bonne santé jusqu’à un an ou deux ans avant votre mort», des propos confondants quand 346 000 personnes souffrent du cancer, 860 000 de la maladie d’Alzheimer et 2,5 millions de diabète ! Autant de gens qui ne vivent pas quasiment en bonne santé jusqu’à un ou deux ans avant leur mort !

Mais ici, comme en Grèce, le gouvernement est aux ordres des marchés et les hommes comptent moins que les profits.
Pourtant, les peuples se réveillent et ne sont pas prêts à abdiquer leur souveraineté. En Grèce, la troisième journée de grève générale avait lieu mercredi à l’appel de toutes les organisations syndicales et avec le soutien du KKE, le parti communiste grec. Dans les rues d’Athènes comme dans tout le pays, le mécontentement s’accroît.

En France, le 1er mai a été l’occasion pour les syndicats de dire leur opposition à une réforme des retraites qui punit les salariés et épargne les profits, mais il faut aller plus loin. Le gouvernement est sourd, il nous faut crier encore plus fort !

Dans la bataille idéologique qui se joue, le fatalisme est alimenté par les fausses évidences et relayé par les médias aux ordres. Les capitalistes et leurs valets voudraient bien nous faire croire qu’il n’y a pas d’alternative au hold-up qui se prépare sur nos retraites.

L’exemple grec montre le sort qui nous attend. Au-delà des retraites, c’est tout ce qui a été mis en place à la Libération, tout le programme du Conseil National de la Résistance qu’ils veulent démolir et offrir au marché.

C’est une guerre de classe qui se joue et dans le camp d’en face, ils en ont pleinement conscience. Mais l’exemple grec montre autre chose. Il montre que rien n’est joué, que les peuples peuvent encore se battre et résister aux diktats des marchés.

Au moment où le combat pour les retraites entre dans une nouvelle phase, c’est plus qu’un exemple, c’est aussi, quelque part, une leçon d’espoir.

 

L'exemple grec

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Yves LOURDEL 07/05/2010 22:49



Mercredi 5 mai dans l'après-midi le FMI et DSK ont tué trois athèniens. Ils les auront sur la conscience, mais ont-ils seulement une conscience?


Yves LOURDEL