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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Après Steeve Briois et Jean-Pierre Chruszez, c'est au tour de Gérard Dalongeville de reconnaître publiquement que Pierre Ferrari pour le MJS et moi pour le PCF, nous nous opposions à lui. Une évidence pour les électeurs de gauche qui ont suivi notre combat contre Dalongeville, durant toute la campagne 2008 et durant mon mandat d'adjoint jusqu'à mon exclusion du bureau municipal  dès le mois de septembre 2008 et à mon retrait de titre d'adjoint quelques mois plus tard pour « manquement répétés à la solidarité majoritaire ».

Paradoxalement, le leader de l'extrême droite a été un des premiers à reconnaître que nous étions bien des adversaires de Dalongeville. Dans son tract Hénin-Beaumont Vérité de septembre 2009, Steeve Briois écrit : « La spécialité de Ferrari et de Noël est d’appeler les citoyens à voter pour des gens qu’ils combattent aussitôt élus. Ils ont fait voter Dalongeville puis Duquenne et maintenant ils les critiquent. »

Steeve Briois n'est pas le seul à reconnaître que nous nous opposions à Dalongeville. Président du groupe majoritaire, Jean-Pierre Chruszez était aux premières loges pour constater que nous combattions l'ex-maire d'Hénin-Beaumont. Il a écrit dans son livre, Marine Le Pen chez les Ch'tis à Hénin-Beaumont :
« La majorité municipale exigeant à juste titre le retrait de son poste d'adjoint à Pierre Ferrari pour un manque récurrent de loyauté […]  Le groupe majoritaire avait également décidé l'exclusion de David Noël pour son manque récurrent de solidarité » ajoutant après notre  vote contre le budget 2009 : « Dès le lendemain, conformément à la décision du groupe majoritaire, le Premier magistrat retire par arrêté leurs délégations à Marie-Noëlle Lienemann et à David Noël pour leur manque de solidarité lors des votes mais surtout leurs comportements très ambigus depuis plusieurs mois ».

Samedi, c'était au tour de Gérard Dalongeville de reconnaître que nous le combattions. Parlant de Daniel Duquenne, il déclare dans les colonnes de Nord Eclair : « Au deuxième tour, il a refusé de tendre la main au PS Pierre Ferrari et au PC David Noël alors qu'ils se sont opposés à moi ».

Ces nouvelles déclarations de Gérard Dalongeville, hommage du vice à la vertu, viennent réduire à néant la thèse malhonnête défendue notamment par Georges Bouquillon et le Front National, qui ne craint pas de se contredire, d'une pseudo complicité de notre part avec Gérard Dalongeville. Le principal intéressé reconnaît de manière incontestable que nous étions ses opposants. Que dire de plus ?
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olivier 24/11/2009 21:58


Désolé Monsieur Noel mais 17 % pour une liste qui regroupe 4 ou 5 partis sur une terre de gauche il n'y a vraiment pas de quoi faire le fier


David NOËL 24/11/2009 22:36



Parce que beaucoup d'électeurs ont voulu sanctionner "la gauche" et se sont servis du bulletin FN sans être forcément frontistes.

Malheureusement, les partis de gauche ont payé les erreurs de Dalongeville. L'affaire Dalongeville était tellement chaude... Lorsqu'on essayait d'expliquer aux gens qu'il y a deux gauches, la
gauche des militants intègres et désintéressés que nous incarnions et celle des barons et des affairistes que Dalongeville incarnait, le discours avait du mal à passer. Beaucoup d'électeurs
étaient déterminés à sanctionner "la gauche".

Pierre et moi, nous n'avons rien à voir avec Dalongeville.

Je ne suis qu'un militant de base qui a les valeurs de gauche chevillées au corps. J'ai pris ma première carte à Attac en 2001, après les manifs de Seattle qui m'avaient profondément marqué.
J'étais lecteur du Monde Diplomatique, j'étais étudiant à Douai et j'allais aux conférences-débats du Créa. Ensuite, à la fac, j'ai rejoint l'UNEF et j'ai participé aux manifs d'après le 21 avril
2002, j'ai rejoint la LDH, puis je suis passé à SUD Etudiant au moment des manifs de 2003 contre la réforme des retraites. Ensuite, en 2005, j'ai pris ma carte au PCF et au SNES.
Je suis un militant de base, un militant du mouvement social et je continuerai de me battre pour les valeurs auxquelles je crois et pour défendre la population et les classes populaires.

Gérard Dalongeville est un triste individu, obsédé par le pouvoir, qui a mis en place un système mafieux à Hénin. Je n'ai rien en commun avec ce type qui n'est pas un homme de gauche. La gauche,
ce n'est pas Dalongeville. Dalongeville, c'est un véreux et ça, je le martèlerai encore et encore.

On ne peut pas laisser croire aux gens que Dalongeville représentait "la gauche". Lui et les barons PS et MRC qui l'ont soutenu et le soutiennent encore parce qu'ils craignent qu'il balance sont
tout sauf des hommes de gauche.



anonyme 24/11/2009 20:17


Pédagogue oui restez le! à l'école

Pour ma part je constate encore un aveu de trahison, et ce, dés que vous etiez sur une liste

vous trouvez-vous crédible?

comment vous faire confiance à l'avenir??


David NOËL 24/11/2009 22:12



Je suis en tout cas plus crédible que vous qui êtes visiblement un dalongevillien... C'est votre droit le plus strict.
Simplement, moi, je n'ai jamais été dalongevillien, je n'avais aucun compte à rendre à Gérard Dalongeville qui n'était que la tête de liste d'une liste d'union de la gauche contre le Front
National, une tête de liste que je n'avais pas choisie et qui bafouait en permanence les valeurs de gauche.

Relisez toutes mes déclarations de l'époque. C'est avec Marie-Noëlle Lienemann que j'ai signé un vrai contrat d'alliance, pas avec Dalongeville. La "première des socialistes" et celle qui portait
les valeurs du PS, c'était Marie-Noëlle et je me suis toujours considéré comme un représentant de l'opposition interne à Dalongeville, les choses étaient claires dès le départ dans ma tête, mais
aussi par rapport à la section et à la fédé.
D'ailleurs, j'avais demandé à Marie-Noëlle qu'on puisse avoir notre propre groupe distinct du groupe majoritaire, mais c'est aussi une demande sur laquelle elle a dû céder lors des négos avec
Dalongeville. 

La proposition de brève homophobe de Chruszez contre un responsable du FN dans l'Affronteur numéro 1 était abjecte, tout comme les attaques contre Duquenne dans l'Affronteur numéro 2, un tract
que je n'aurais jamais validé si on me l'avait soumis. Dans cette affaire, c'est Gérard Dalongeville et les siens qui ont trahi les héninois et bafoué les valeurs de gauche.



dadou 23/11/2009 21:54


vous etes collabos vous avez laisseé passer les tracts de l affronteur vs l avez denonncer une fois les tracts distribues vs dites ne pas etre au courant vous etiez sur la liste de cette
escroc  la population vous a rejetté retourné a vos ,cours


David NOËL 24/11/2009 09:00



Les commentaires de dadou sont si peu argumentés et si fantaisistes qu'ils sont involontairement drôles.

D'abord sur "la population vous a rejeté". C'est complètement idiot ! Le NPA fait 2 %, la liste Darchicourt 5 %, les Verts 8%, la liste Un nouvel élan 17 % et la liste AR 20 %.
Entre les deux principales listes républicaines, il n'y a que 300 voix d'écart, c'est-à-dire que si la prochaine fois, nous réussissons à convaincre 150 électeurs de l'AR de voter pour nous, nous
pouvons être devant l'AR. Si nous avions convaincu les Verts de faire l'union avec nous dès le premier tour, nous étions à 25 % et nous aurions été devant l'AR.
Par ailleurs, même si nous ne sommes pas au conseil, et c'est le sectarisme de l'AR qui en est la cause, nous avons largement contribué à la victoire républicaine du 5 juillet qui n'est pas une
victoire de l'AR, mais une victoire des républicains que l'AR a confisquée. Si les républicains ont gagné, c'est que notre électorat est un électorat politisé et discipliné qui s'est mobilisé
pour battre le Front National.
Si les 300 voix d'écart avaient été en notre faveur, nous aurions aussi gagné, c'est absolument certain, quoi qu'en disent les chefs de l'AR. Le sondage de La Voix du Nord donnait Pierre
Ferrari gagnant au deuxième tour contre Marine Le Pen. Nous avions un accord avec l'AR que nous aurions tenu en leur offrant des places sur notre liste à la proportionnelle. Quand nous avons un
accord, nous le tenons. Il y aurait peut-être eu déperdition de voix parce que l'électorat de l'AR est moins discipliné que le nôtre, mais nous aurions gagné quand même. Pour perdre, il aurait
fallu que l'AR refuse la fusion et maintienne sa liste, ce qu'avec le recul, je crois qu'ils auraient bien été capables de faire, au vu de leur sectarisme et de la haine incompréhensible qu'ils
ont contre nous.

Sur le tract l'affronteur, c'est un argument ridicule. Personne ne peut m'attaquer là-dessus. Nous n'avons pas participé à la rédaction du second tract, encore moins à sa distribution.
Connaissant Dalongeville, je ne pouvais que soupçonner qu'il sortirait un tract de dernière minute le vendredi soir à 22h, mais je n'en savais pas plus et j'en ai eu confirmation quand un de mes
militants m'a appelé pour m'informer que les militants de la section radicale-socialiste étaient en train de distribuer un tract, tract qu'on m'a apporté, que j'ai lu avec effarement et que j'ai
immédiatement condamné ce qui a permis à Daniel Duquenne de me citer dans son tract de réponse.
Jean-Pierre Chruszez reprend cette anecdote dans son bouquin et conclut que nous souhaitions un accord au second tour avec Daniel Duquenne et que dans les négos d'entre-deux-tours, nous aurions
soutenu Daniel Duquenne pour que Gérard Dalongeville soit écarté et que Marie-Noëlle Lienemann prenne la tête de liste en tandem avec Daniel. C'est absolument exact ! Jusqu'au bout, j'ai voulu
empêcher la réélection de Gérard Dalongeville.

Pour battre le Front National, il fallait donner une image d'unité et dans ce genre d'élection, si le FN avait gagné, celui qui aurait perdu au petit jeu de "plus unitaire que moi, tu
meurs" en aurait porté pendant des années la responsabilité politique et médiatique. Alors, comme Dalongeville, j'étais sur la ligne "plus unitaire que moi, tu meurs", mais j'ai
tout fait pour empêcher sa réélection et après sa réélection, je l'ai combattu. Dalongeville, qui m'a viré du Bureau Municipal six mois après pour "manquements répétés à la solidarité
majoritaire" dit lui-même que j'étais un de ses opposants.

Au vu de la teneur de tes messages grotesques sur d'autres blogs, je crains fort que tu ne saches pas lire ou que tu ne comprennes pas tout, mais tu vois, même sur les blogs, je suis pédagogue !



Motivé 23/11/2009 17:10


David, tu nous demandes de ne pas faire de l'affichage sauvage, mais que fait-on quand le FN colle leurs affiches sur les postes EDF, sur les ponts etc..., ils polluent en permanence. nous n'avons
pas envie de les laisser s'approprier les espaces non règlementés.
Motivé


David NOËL 23/11/2009 18:19



Merci de m'alerter. En effet, je viens de voir sur plusieurs postes électriques des affiches FN. C'est évidemment de l'affichage sauvage. Les frontistes comptent sur le fait qu'EDF ne déposera
pas plainte.
Je t'invite à prendre toutes les affiches sauvages que tu vois en photo et nous enverrons les photos à qui de droit. Le FN n'est pas au-dessus des lois. Je demande qu'on respecte la loi et qu'on
ne colle pas n'importe où, mais il est inacceptable que les habitants d'Hénin subissent le matraquage visuel lepéniste.

Bon courage à toi pour tes tournées collage !