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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

La colère gronde, au sein des services municipaux d'Hénin-Beaumont. Après la CFTC et la CGT, c'est au tour de l'UNSA, syndicat majoritaire et habituellement conciliant de sortir un tract extrêmement critique sur l'action de la municipalité, que le PCF a pu se procurer.

Six mois après l'arrivée de l'Alliance Républicaine aux commandes de la mairie, Philippe Martel et ses camarades dressent un bilan "plutôt négatif" d'un début de mandat marqué par l'immobilisme et les attaques anti-sociales contre les salariés.

Déplorant que "tout est fait pour favoriser notre départ afin de réduire la masse salariale", l'UNSA revient sur les votes de la honte des conseillers municipaux de l'Alliance Républicaine qui ont voté l'amputation des primes IEM (Indemnité d’Exercice des Missions) et IAT (Indemnité Administrative et Technique) des agents municipaux et la liquidation de la régie municipale des pompes funèbres le 17 décembre dernier.

"Contrairement à ce que dit la DGS, l'UNSA et FO, les deux organisations syndicales siégeant au CTP ont donné un avis défavorable aux retenues pour absences sur le régime indemnitaire. [...] Nos élus ont choisi la facilité en décidant de s'attaquer à notre porte-monnaie plutôt que de se pencher sur le pourquoi d'un tel taux d'absentéisme. Nos élus ont-ils pris la même disposition pour leurs indemnités ?" s'interroge l'UNSA.

Plus loin, le syndicat "déplore que vous n'ayez pas suivi le rapport de la CRC qui vous donnait la possibilité de maintenir la régie des pompes funèbres en adoptant un plan de redressement jusqu'en 2012."

L'UNSA qui n'envisage pas d'appeler à la grève pour ne pas faire de cadeau à la municipalité appelle les salariés municipaux à boycotter les voeux du maire au personnel en signe de protestation, un appel qui devrait être suivi par les autres organisations syndicales.

Le PCF d'Hénin-Beaumont avait réagi aux annonces du dernier conseil municipal en dénonçant les choix anti-sociaux de l'Alliance Républicaine qui a choisi de faire payer au personnel municipal la gestion calamiteuse des finances publiques par Gérard Dalongeville et sa garde rapprochée dont faisaient partie Claude Chopin, Jean-Pierre Chruszez, Jean-Bernard Deshayes et Nadine Tavernier, secondés par des cadres qui ont tout avalisé et que l'Alliance Républicaine a choisi de maintenir en poste.

Solidaire des salariés municipaux et respectueux de l'indépendance syndicale, le PCF d'Hénin-Beaumont apportera son soutien dans toutes les actions que les employés municipaux souhaiteraient organiser contre la politique anti-sociale de la municipalité et appelle le personnel municipal à boycotter les voeux du maire au personnel.

Télécharger le tract de l'UNSA
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scorpion 13/01/2010 13:09


Mes félicitations, Mr BOUQUILLON.

vous avez réussi à faire ce que Dalongeville (dont vous avez éte l'adjoint et que vous n'avez pas pu changer,) ce que lui n'est pas parvenu à faire...

vous mettre à dos l'ensemble des syndicats et du personnel communal..

vous étes sur la bonne voie..
Si par hasard vous etes dépassé par la situation, n'hésitez pas à appeler au secours, votre grand et fidéle ami, Jean-Marie Alexandre... sans oublier le préfet qui vous indique comment gérer une
ville sans faire des oublis ou des bêtises qui vous oblige à refaire 2 fois les memes conseils...


syndicat 13/01/2010 11:17


Pourquoi F.O., 2è syndicat représenté au C.T.P. ne réagit pas, comme tous les autres ?
Devinez pourquoi ???


Cimares 12/01/2010 09:34


Et pourtant, la municipalité dispose de toutes les cles pour éviter qu'il en soit ainsi.
Il lui suffit de lire le les articles des blogs pour constater qu'avec les critiques, des propositions précises de fond sont faites, sans pour autant grever les finances communales.
Je retiens notamment le fait que compte tenu de l'ampleur de la mission, elle doit être menée avec la complicité des territoriaux. Le management n'est pas chose simple, surtout dans cette région
marquée par la soumission des uns et l'autoritarisme des autres. Le partage des missions s'apprend et surtout la compréhension et l'adhésion à telle ou telle politique...
Il m'apparait certain que l'on ne pouvait se dispenser de l'appui du CNFPT et de la connivence à créer avec les personnels, qui, pour être légitimistes, n'ont pas pour habitude de s'opposer à
l'autorité territoriale.
La municipalité peut faire appel à des spécialistes qui ne lui coûteront pas chers si elle sait prendre rang dans les missions des écoles du CNFPT (je pense auxl'Enact ou à l'Inet).... encore
faut-il que les démarches aient été faites et que l'appui d'experts ne soit pas appréhendé comme une "perte de pouvoir".