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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

logo-le-figaro.gif«Le projet de Hollande n'est pas le nôtre», prévient Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français.

«Aucun gouvernement de gauche ne fera adopter la règle d'or avec notre appui !» Pierre Laurent s'y est engagé jeudi soir devant la porte en verre et en fer forgé cadenassée des bureaux parisiens de l'agence Moody's, face aux militants de la gauche radicale venus manifester contre «l'argent roi».

Le secrétaire national du Parti communiste est méfiant. Après la désignation du candidat socialiste et à l'issue d'un conseil national du PCF, il indiquait que «les inflexions» de François Hollande sur le projet socialiste n'étaient «pas faites pour rassurer» le Front de gauche, alliance de la gauche de la gauche qui a Jean-Luc Mélenchon pour candidat à la présidentielle. Première gêne de Pierre Laurent : la «visite immédiate» faite par le candidat PS à José Luis Zapatero «dont le gouvernement socialiste se prépare le 20 novembre à une défaite électorale cuisante pour avoir appliqué avec zèle l'austérité au peuple d'Espagne…»

Il dénonce aussi «l'alliance souhaitée jusqu'au centre», le «respect draconien des injonctions européennes de réduction des déficits» ou «le contrat de générations» qui ferait «la part belle aux exonérations de cotisations sociales patronales». Le projet de François Hollande, «prétendant sérieux à la victoire», n'est «pas le nôtre», prévient Laurent.

«La poigne de l'apparatchik»

Ce projet n'est pas plus celui de Mélenchon qui, sur TF1, a jugé Hollande «complètement dépassé». Cette «gauche des années 1990» qu'incarnerait Hollande, Mélenchon l'a bien connue au PS où il a côtoyé l'ex-premier secrétaire. «François Hollande, durant onze années, va s'affronter à Jean-Luc Mélenchon, principal dirigeant du courant du PS La Gauche socialiste», raconte l'ex-PS Alexis Corbière, élu au Conseil de Paris du Parti de gauche, fondé par Mélenchon après son départ du PS en 2008. Pendant ces années, indique sur son blog Corbière, proche de Mélenchon, Hollande a voulu «briser ce pôle de résistance» et s'y est employé avec «constance et opiniâtreté» avec «la poigne de l'apparatchik qui triche et qui méprise». Des «marques du système hollandais qui, précise Corbière, n'ont pas commencé au congrès de Reims de 2008…»

C'est du congrès de Brest, en 1997, que Corbière date «le début de la rupture définitive» entre Hollande et Mélenchon qui se présentent l'un contre l'autre pour le poste de premier secrétaire. Les résultats, proclamés «trois semaines» plus tard, sont empreints de «triches». «Ce jour-là, raconte l'élu parisien, Jean-Luc a compris la vraie nature du “hollandisme”. Derrière les sourires, les bons mots et les rondeurs, c'est le visage de l'homme d'appareil qui blesse ses opposants et qui brise avec des méthodes troubles ceux qui l'empêchent de mettre en application ses plans d'adaptation de la gauche (…) au “blairisme” hexagonal.» Corbière espère au plus vite un débat entre Mélenchon et Hollande, cet «illusionniste de la joute verbale».

Sophie de Ravinel


Source : Le Figaro
Vendredi 28 octobre 2011

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vive hollande 01/11/2011 09:27



 vs critiquez hollande au second  tour vs voterez pour lui pas fichu  d avoir un candidat pcf aux présidentielles david ne coure pas aprés les postes faux il a supplié 
bizeness pour etre suppéant aux sénatoriales pourtant il le critique commme laz hollande



David NOËL 01/11/2011 10:18



Le PCF est membre d'une coalition de partis qui s'appelle le Front de Gauche, avec le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire, la FASE et d'autres petites organisations. Le Front de Gauche a son
candidat à la présidentielle, c'est Jean-Luc Mélenchon, dont la candidature a été approuvée par une majorité d'adhérents du Parti Communiste.


J'espère que Jean-Luc Mélenchon sera devant François Hollande et il n'est pas question ne serait-ce que de penser à l'hypothèse inverse avant le soir du premier tour. Aux élections, on se bat
pour la victoire de son candidat, point barre, et je me battrai pour la victoire de Jean-Luc Mélenchon et des idées communistes et anticapitalistes.


Pour ce qui est de la proposition faite à Eugène Binaisse, il n'y avait aucune demande de poste (vous n'avez pas tout compris...) c'était surtout symbolique. L'AR pouvait désigner des suppléants
au cas où certains de leurs élus auraient été absents lors du vote aux sénatoriales, Dominique Watrin a été élu sénateur sans cette voix supplémentaire que j'aurais pu lui apporter au cas où
j'aurais remplacé un élu de l'AR absent, mais en fait c'était surtout une occasion pour l'AR de montrer publiquement son ouverture. L'AR a montré sa fermeture et son sectarisme. Tant pis pour
eux.



cheforever 01/11/2011 07:49



DANS LA REGLE D OR: IL Y A OR OUI ENCORE DE L OR COMME SOUS SARKO OU CE SONT LES MEMES QUI POSSEDENT LA RICHESSE ET LE POUVOIR. ILS VEULENT NOUS REFAIRE LE COUP DU VOTE UTILE? ET BIEN NON AUTOUR
DE MOI BEAUCOUP PENSE QU IL FAUT VOTER MELENCHON AU PREMIER TOUR POUR BIEN MONTRER NOTRE DESAPPROBATION FACE AUX RICHES ET A CEUX QUI LES AIDENT MEME A GAUCHE. ATTENTION IL Y A AUSSI CEUX QUI
FATIGUES PAR LES AFFAIRES A DROITE COMME A GAUCHE ET ILS N ONT PLUS PEUR DE LE DIRE HAUT ET FORT SE TOURNENT VERS L EXTREME DROITE AVEC LORELEI; L ARBRE QUI CACHE LA FORET DE LA MISERE. 2012
L ANNEE DE TOUS LES DANGERS.