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Interviews et reportages sur Méricourt

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Publié par David NOËL

liberation.gifDésormais rangés sous la bannière Mélenchon, PCF, PG et autres organisent leur campagne pour 2012.

Par LILIAN ALEMAGNA

Un début de campagne «serein». Depuis son premier meeting, le 29 juin devant plus de 4 000 personnes entre la place Stalingrad et le métro Jaurès à Paris, Jean-Luc Mélenchon a réussi son décollage présidentiel : le candidat du Front de gauche pour 2012 a atteint le plancher des 7% d’intentions de vote et voit sa cote de popularité frémir (27% d’opinions positives, en hausse de 4 points en trois semaines, selon le dernier baromètre Viavoice pour Libération).

Costume noir, chemise blanche et cravate rouge : Mélenchon a revêtu l’uniforme de candidat depuis janvier et sa désignation par son Parti de gauche (PG). L’eurodéputé aurait aimé partir en campagne cet hiver. Mais il lui a fallu attendre juin et une primaire interne chez ses alliés communistes pour se lancer.

«Très fort». «C’est un animal politique, il a une grosse fringale d’y aller», observe Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Plus de discrétion médiatique, le «je» se fait moins présent, l’ex-socialiste s’applique les consignes envoyées par le chef du PCF, Pierre Laurent, gardien du dogme «collectif» chez les communistes. «Mélenchon est dans les rails d’une posture collective. Il a appris à dire "nous"», dit Patrice Bessac, autre porte-parole du PCF. «Il est très, très fort ! le félicite André Chassaigne, son concurrent communiste dans la primaire. Je retrouve chez lui des phrases que j’ai pu prononcer.» Le meeting de Stalingrad a mis la candidature Mélenchon sur orbite. «Le public nous a rappelé celui de 2005», année de la victoire du non à la Constitution européenne, insiste Eric Coquerel, au nom du PG. «Attention à ne pas verser dans la nostalgie ! prévient Dartigolles. Mais on retrouve quelque chose de comparable : l’envie de politique, d’éducation populaire.» Malgré tout, 2012 n’est pas 2005. Un référendum est différent d’une présidentielle à deux tours et à fort potentiel «vote utile». «Le choix sera aussi binaire, rétorque Coquerel. La question sera : "La France doit-elle poursuivre dans la voie qui nous amène à la catastrophe ?"»

Tour de chauffe. Avant les vacances, les dirigeants du Front de gauche se sont mis d’accord sur le dispositif pour accompagner Mélenchon. François Delapierre, conseiller régional d’Ile-de-France et bras droit du chef du PG, sera directeur de campagne. Christian Picquet, porte-parole de la petite Gauche unitaire (GU), dirigera un «comité de coordination de campagne» qui réunira chaque semaine une quinzaine de leaders dont Marie-George Buffet, chargée d’un «front des luttes», la féministe Clémentine Autain, responsable de «fronts thématiques», ainsi que la coprésidente du PG, Martine Billard, pour mettre en place des «ateliers législatifs». Enfin, Pierre Laurent présidera un «conseil national de campagne», regroupant une centaine de personnes du monde politique, syndical ou intellectuel.

Reste à régler une bonne vingtaine d’investitures aux législatives où PG, PCF et GU ont du mal à partager. Quant à Mélenchon, il pourrait atterrir dans la 6e circonscription de Paris. Des discussions avec ses ex-camarades socialistes ont déjà eu lieu pour lui laisser un siège convoité par les écologistes. Mais l’ancien sénateur n’en est pas encore là… Après deux fêtes fédérales communistes, le candidat s’est affiché à Avignon puis dans plusieurs quartiers populaires de grandes villes. Tour de chauffe avant une rentrée dans les Alpes du 26 au 28 août. Cette année, PG et PCF se sont rapprochés pour leurs universités d’été (les premiers seront à Grenoble, les seconds en Savoie). Mi-septembre, à la Fête de l’Humanité, le Front de gauche compte livrer son «programme partagé» pour 2012 et le distribuer sur tout le site du parc départemental de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Quand les socialistes seront en pleine bataille pour la primaire, Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche auront, veulent-ils croire, trouvé leur rythme de croisière.


Source : Libération
Mercredi 20 juillet 2011

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Commenter cet article
Y
<br /> <br /> Dans toute cette affaire la meilleure nouvelle à mes yeux est la présence de Clémentine Autain au sein de la coalission, car elle avait été en 2007 un des obstacles principaux à la désignation<br /> d'une candidature unique. Un des autres était Bové, mais cela est une autre histoire, lui il est taré et irrécupérable.<br /> <br /> <br /> Y.L.<br /> <br /> <br /> <br />
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