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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par CGT

logo cgtLa CGT a toujours porté avec force le maintien de l’Industrie, son développement et une politique industrielle pour l’avenir de l’économie de notre pays en réponse aux besoins sociaux des populations. Le tout en adéquation avec le développement des services publics, puisque l’un et l’autre sont indissociables.

Pour autant le « plan d’investissements d’avenir » présenté mardi 19 juillet par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault qui viserait à la fois à retrouver la croissance et à la transition énergétique, ne répond, ni à l’un, ni à l’autre de ces deux objectifs et est de plus sans contrepartie pour les entreprises. Il oublie la question cruciale de l’emploi.

Si tout un chacun peut souscrire à l’amélioration des transports, au développement de la recherche et université, à la rénovation thermique et à la ville de demain, à l’innovation industrielle ; n’est ce pas tout simplement une réponse partielle aux besoins de services publics et non le nécessaire changement de cap !

Il s’agit, pour l’essentiel, de projets déjà prévus et financés notamment par la poursuite de la vente de la participation de l’Etat dans les entreprises publiques (EADS, Aéroports de Paris…) ; autant de privatisations. Ce désengagement que le Gouvernement qualifie « d’indolore » concourt a contrario à rendre inopérantes et inefficaces les actions envisagées.

Par exemple, comment prétendre vouloir rénover l’hôpital public, dès lors que les 4,5 milliards d’euros par an cités seraient financés par des économies sur l’objectif national de dépenses de l’Assurance maladie. Ce n’est là qu’effet d’affichage, véritable duperie et mise à mal du droit à la santé pour tous.

Pour la CGT, préparer l’avenir nécessite de rompre avec l’austérité qui handicape l’intervention publique et le progrès social.

Force de proposition, la CGT a proposé 25 actions lors de la récente conférence sociale. Citons en autres : une politique industrielle européenne au moyen d’un plan de relance par l’investissement équivalent à au moins 2 points du PIB européen ; la transformation de la Banque Publique d’Investissement en un Pôle Financier Public doté d’un outil d’épargne.

Tels sont les chemins pour un mode de développement économique et social dont le pays a besoin face à deux enjeux majeurs : répondre aux attentes et préoccupations immédiates de la population, en ce qui concerne l’emploi et le pouvoir d’achat, et préparer l’avenir.


Montreuil, le 10 juillet 2013

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