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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

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Les communistes du département ont donné le ton des cantonales. Une conférence fédérale offensive, marquée par le premier accueil de Pierre Laurent, dirigeant du PCF.

Pas-de-Calais, correspondance.

Aucun doute, le Pas-de-Calais construit un front contre le gouvernement et la droite. Il s’agit de doter le département d’élus « qui, une fois en place, ne tourneront pas le dos aux intérêts populaires », qui agiront dans le sens du « respect de la démocratie » pour « lutter contre les souffrances causées par des choix économiques qui continuent de détruire secteur industriel, système de solidarité et services publics ». Ce front, résolument de gauche, se dotera lui-même « de candidats qui lui ressemblent ». Dans les trente-huit cantons concernés, le PCF comptabilisait 15 % des voix en 2004 dans ce secteur où le PS est « hégémonique ». Les communistes pourraient voir leur position renforcée. « Le mouvement contre la réforme des retraites a démontré que les citoyens sont prêts à se mobiliser autour de grands débats politiques et j’ai entendu des syndicalistes déclarer, fort justement, qu’indépendance ne signifiait pas neutralité », a déclaré Hervé Poly.

Autrement dit, pas question de « candidatures politiciennes » pour poursuivre le travail des onze élus actuels en charge de « dossiers lourds » au sein de la majorité (logement, personnes âgées, culture…). Ici, l’action sociale représente 70 % du budget. Dans ce contexte, les communistes se déclarent « ouverts » à la concertation avec les forces politiques conventionnelles du Front de gauche et surtout au-delà, « d’autant que la Gauche unitaire, par exemple, n’existe pas dans le Pas-de-Calais ». La candidature d’un syndicaliste de la cristallerie d’Arques (7 000 salariés) se profile, comme celles de militants associatifs. Dans l’Arrageois, Xavier Schmidt, enseignant, aura pour suppléante une militante du NPA, qui aura sans doute à se passer du soutien de son parti. Pour Pierre Laurent, la population, elle, ne peut plus se passer de la prise en compte des réalités : « Les annonces positives de François Fillon en matière de chômage, pouvoir d’achat, logement sont celles d’une France qui n’existe pas ! Les mensonges et la poursuite de la politique menée par le gouvernement pourraient être terribles pour notre pays. » Face à cela, le secrétaire national appelle à une « bataille extrêmement offensive », notamment sur la question des budgets. Un chiffre : l’État doit 860 millions d’euros au Pas-de-Calais de transferts de charges.


Laurence Mauriaucourt


Source : L'Humanité
Lundi 29 novembre 2010

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cimares 30/11/2010 16:33



On ne peut que regretter l'absence de critiques constructives à l'encontre de la majorité PS du conseil général... Le Parti communiste me semble timoré au regard du discours de David Noêl sur la
responsabilité des dirigeants PS du département. Est-ce une position de survie au regard de l'hégémonie du parti socialiste omniprésent et disposant des cordons de toutes les bourses qu'il
partage (un peu) avec les représentants locaux de M. Chevènement ?



David NOËL 01/12/2010 06:52



Au Conseil Général, nous sommes dans l'exécutif, contrairement au Conseil Régional parce que nous considérons que le département constitue, plus que la région, une collectivité territoriale de
proximité au service de nos populations de par ses compétences en matière d'action sociale.


Ceci étant, comme Dominique Watrin l'a rappelé, nous refusons l'augmentation de la pression fiscale et nous considérons que le PS n'est pas assez offensif contre l'Etat qui fait payer la crise
aux départements. Nous comptons saisir la Halde pour discrimination territoriale envers notre département.


Ce que je pense du PS 62, je ne suis pas le seul à le penser, mais vous comprendrez qu'une conférence de presse sur la présentation de nos candidats aux cantonales n'était pas forcément le lieu
pour le dire. Nous présentons nos candidats et nos idées, nous n'allons pas passer notre temps à parler des autres !