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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Hommage-Jaures-31-07-14.jpgHier matin, les militants du PCF d'Hénin-Beaumont se sont rassemblés devant leur local, place Jean Jaurès, pour rendre hommage à Jean Jaurès, à l'occasion du centenaire de l'assassinat du dirigeant socialiste et du fondateur de l'Humanité.

Jean Jaurès est devenu aujourd'hui une icône consensuelle dont les socialistes (et le Front national, c'est un comble !) se réclament comme les communistes.

De la part de l'extrême droite, la captation d'héritage abusive confine à la provocation. Jaurès a été, durant toute sa vie politique, vilipendé par l'extrême droite en raison de ses convictions dreyfusardes et de son internationalisme. Toute sa vie, il a été qualifié de traître à la solde des Allemands par les nationalistes et il a été assassiné le 31 juillet 1914 par Raoul Villain, un nationaliste exalté. Que l'extrême droite cite désormais Jaurès est une insulte et une provocation.

Mais la figure de Jaurès, socialiste humaniste, républicain et réformiste est également mise en avant par François Hollande et son gouvernement social-libéral austéritaire.

On ne peut pas se réclamer de Jaurès quand on mène une politique pro-capitaliste au service du patronat ! Certes, Jaurès n'était pas un doctrinaire, mais jamais il n'aurait dit comme Michel Sapin qu'il était "l'ami de la finance". Par ailleurs, Jaurès était un internationaliste convaincu et croyait en la grève générale pour faire échec à la guerre. Pas sûr qu'il aurait approuvé les expéditions militaires de la France impérialiste au Mali et au Centrafrique... Le gouvernement Hollande est jauressiste comme moi je suis archevêque...

Hier matin, donc, devant une quinzaine de militants de la section rassemblés place Jean Jaurès, nous avons déposé une gerbe de fleurs sous le portrait de Jaurès, devant la façade de notre local, pour rappeler que notre parti, né du refus de la guerre et de la Révolution d'Octobre de 1917 est l'héritier de Jaurès.

A l'issue du dépôt de gerbe, nous avons partagé le verre de l'amitié. Dommage que la presse locale n'ait pas cru bon de couvrir l'événement.

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