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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

david-noel-avec-le-recul-je-regrette-d-386154.jpgDavid Noël : « Avec le recul, je regrette d'avoir été adjoint de Dalongeville »

|  LES QUESTIONS QUI FÂCHENT |

Militant communiste, membre du Nouvel élan, ancien adjoint à la culture de Gérard Dalongeville, David Noël n'a peut-être pas toujours misé sur le bon cheval. Qu'en pense-t-il ? Nous lui avons posé des questions qui fâchent.

PAR PIERRE-LAURENT FLAMEN
henin@info-artois.fr

Pour paraphraser le titre d'un film, avez-vous eu la chance d'avoir des parents communistes ?
« J'avais un père militant syndical à la CFDT. Je suis entré en politique via l'altermondialisme. J'étais militant Attac à Douai. Pendant mes études à Lille, j'étais au Bretzel, un journal altermondialiste. En parallèle, j'étais syndicaliste étudiant. Fin 2004, j'ai rejoint le PC parce que c'était le parti le plus proche de mes idées. J'avais été marqué par la campagne d'Alain Bocquet en 2004. Depuis, mes parents aussi sont devenus communistes. »

Vous avez été adjoint de Gérard Dalongeville, c'est une casserole ?
« Ce n'est pas une casserole d'avoir battu le FN en 2008. J'étais de la génération du 21 avril 2002, choqué d'avoir vu Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle. En 2008, malgré tous les doutes qu'on avait sur Gérard Dalongeville et sa gestion, on s'est retrouvé obligés de le soutenir. Malheureusement, il était le mieux placé pour battre le FN. Tout autre choix était incertain. »

Oui mais de là à devenir son adjoint ?
« On ne pouvait pas dire, je vais sur une liste et, par avance, annoncer qu'on ne fera pas partie de l'éxécutif. Ce serait se tirer une balle dans le pied. J'y avais pensé pourtant. Il ne faut pas oublier qu'à l'époque, le score de référence de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, c'était 45 % aux législatives face à Albert Facon. »

On vous reproche souvent ce poste d'adjoint...
« Ce sont des gens mal intentionnés qui nous le reprochent. À l'époque, ça ne dérangeait pas l'Alliance républicaine de travailler avec Pierre Ferrari et moi. Ils nous considéraient de fait comme des opposants à Gérard Dalongeville. Dès le départ, j'étais sur une ligne critique face à Gérard Dalongeville mais je ne voulais pas lui faire le cadeau de ma démission. Il était plus intelligent d'être viré. »

Oui mais avec le recul, regrettez-vous d'avoir été l'adjoint de Gérard Dalongeville ?
« Avec le recul, je regrette évidemment d'avoir été adjoint de Dalongeville. C'était choisir entre la peste et le choléra. On n'imaginait pas toutes ces affaires judiciaires. La mauvaise gestion oui, mais pas ça. Quand on sait comment ça s'est terminé, c'était une erreur. En même temps, qu'est-ce qu'on aurait dit si on avait favorisé une victoire du FN en 2008 en faisant une triangulaire, sans faire l'union ? Dans le contexte de mars 2008, c'était le moins mauvais des choix possibles. »

Le Nouvel élan, c'est le mariage de la carpe et du lapin ?
« Venez à une de nos assemblées générales, vous verrez. La plupart de nos adhérents ne sont pas cartés. Ils se situent à gauche. »

Christine Coget et Patrick Piret sont au MoDem...
« Le MoDem, ce n'est pas l'UMP. Au-delà des étiquettes, je regarde les personnalités. Christine Coget et Patrick Piret sont des gens qui ont une fibre sociale. »

Il se murmure que vos relations avec la fédération communiste du Pas-de-Calais ne sont pas au beau fixe...
« Je suis membre du secrétariat fédéral. Les relations sont excellentes. Ils m'incitent seulement à apparaître davantage comme un PC, pas seulement comme un Nouvel élan. »

Légende photo  : David Noël assume et regrette le choix qu'il a fait en devenant adjoint de Gérard Dalongeville.


Source : La Voix du Nord
Lundi 19 avril 2010

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