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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

logo Huma2Impulser un « non internationaliste », telle est l’ambition de l’ex-candidat du Front de gauche, qui se démarque de l’opposition lepéniste.

Pas-de-Calais, correspondance.

Il avait promis de revenir. Jean-Luc Mélenchon a tenu parole en choisissant le bassin minier pour lancer sa campagne de terrain contre le nouveau traité budgétaire européen, dont le point d’orgue sera la manifestation nationale du 30 septembre, à Paris. L’objectif ? Imposer au gouvernement un référendum sur un texte rendu, selon lui, « volontairement incompréhensible » pour le commun des mortels.

Au marché de Libercourt, il côtoie des badauds « chauds, en colère », avec cette frustrante sensation que le changement tarde à venir. À l’endroit du PS, les remarques fusent, désobligeantes  : « Ils n’ont pas marqué le rapport de forces avec le Medef, pas donné de signal fort », s’inquiète Jean-Luc Mélenchon. D’où la nécessité, pour le Front de gauche, d’un travail « d’éducation populaire » en faveur d’un référendum. Secrétaire de la section PCF de Carvin, Manuel Tourbez en convient : « Le Front de gauche doit s’organiser pour répondre à ce déni de démocratie, en multipliant les rencontres avec la population, pétitions en main, comme ce dimanche à la braderie. »

Au siège du PCF à Hénin-Beaumont, le secrétaire de la section, David Noël, a demandé au député PS, Philippe Kemel, de se positionner « clairement sur le sujet ». Ici, « l’Europe est assimilée au chômage et aux délocalisations », insiste David Noël. L’Héninois a majoritairement voté contre Maastricht et le projet de traité constitutionnel en 2005. Mais « l’important est également de se démarquer du FN sur cette question », estime Jean-Luc Mélenchon. « Il faut expliquer encore et encore que le “non” du Front national a une dimension nationaliste, de repli sur soi, alors que notre opposition au traité est internationaliste. Pour nous, il s’agit bien de réorienter la construction européenne aujourd’hui pourrie de l’intérieur, de lui conférer une dimension sociale. » « C’est le mouvement populaire qui fera la révolution citoyenne », consent le député européen à Oignies, lors de l’ultime rencontre militante de sa tournée.

Jacques Kmieciak


Source : L'Humanité
Lundi 10 septembre 2012

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