Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

Archives

 

Publié par David NOËL

Jean-Luc Melenchon 10Jean-Luc Mélenchon a dénoncé ce lundi l'utilisation du vocabulaire de la gauche par Marine Le Pen, assurant que "tout ce qui intéresse la vie quotidienne des travailleurs ne la concerne pas".

Marine Le Pen ferait-elle les poches du Front de gauche ? Pour Jean-Luc Mélenchon, la réponse est évidente, la présidente du FN vole le vocabulaire de la gauche pour attirer le peuple. "Nous comprenons l'intention : disputer le terrain à la seule force politique présente dans les entreprises et les quartiers populaires qu'est notre Front de gauche" écrit le candidat du Front de gauche à l'Elysée, sur son blog.

Pour l'eurodéputé, elle "pille à grande échelle le vocabulaire et les références du Front de gauche : révolution, nuit du 4 août, porte-parole des 'invisibles'".

"La voilà qui parle de 'révolution'. Oui mais attention ! On devine qu'il ne s'agit pas de 'révolution citoyenne' ni de révolution socialiste, bien sûr. Il s'agit de 'révolution nationale'", poursuit-il, y voyant une "reprise du label du régime du maréchal Pétain".

"Rendre visible aussi son déguisement"

"La bataille est engagée entre elle et nous", "nous allons rendre visible aussi son déguisement", que ce soit sur l'augmentation du Smic, le blocage des loyers, ou la taxation des revenus du capital dont elle ne parle pas, affirme-t-il.

"Tout ce qui intéresse la vie quotidienne des travailleurs ne la concerne pas. Les tenants du système ont bien compris son utilité : ils font donc la promotion d'une Le Pen qui serait devenue la représentante des classes populaires. Cette nouvelle assignation injurieuse du peuple est une sorte de resucée de la vieille antienne 'plutôt Hitler que le Front populaire'", "plutôt le Front national que le Front de gauche", écrit Jean-Luc Mélenchon.

"Madame Le Pen est en panne de public, en dépit de la gonflette que lui assurent médias complaisants et les horrifiés de service", "mille personnes seulement pour son premier meeting de campagne !".

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. (afp.com/Patrick Kovarik)


Source : L'Express.fr (avec AFP)
Lundi 12 décembre 2011

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article