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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Jean-Luc-Melenchon-7.JPGLe candidat du Front de gauche, en progression dans les sondages, refuse la voie unique de la rigueur.

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) espère faire de la présidentielle un "référendum" contre les politiques d'austérité, rêvant de devenir le centre de gravité de la gauche face à François Hollande qui se tourne trop, selon lui, vers François Bayrou. Dans le TGV pour Bordeaux, le candidat à la présidentielle s'en est longuement pris à Nicolas Sarkozy : "Le président a capitulé avec son béret à la main", c'est "Madame Merkel qui décide" pour l'Europe. Mais à ceux qui, comme Arnaud Montebourg (PS), accusent l'Allemagne de mener "une politique à la Bismarck", la réplique fuse : "Il faut s'en prendre à Mme Merkel, parce qu'elle est de droite, pas parce qu'elle est allemande !"

En soirée, dans la salle de La Médoquine de l'agglomération bordelaise devant 2 500 militants debout, celui qui a été présenté comme "notre candidat au premier comme au second tour", a commencé par dire que "le système capitaliste tout entier est déréglé", qualifiant au passage les États-Unis de "premier problème du monde".

Le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon le soir même ? "Consternant", "un disque rayé", a-t-il lâché, critiquant un public de "réactionnaires applaudissant bestialement" le chef de l'État et "la ruine de tout ce que nous aimons", des 35 heures à la retraite à 60 ans. Selon Mélenchon, très en verve, Sarkozy aurait mieux fait de dire "une seule phrase : Françaises, Français, je vous prie de m'excuser". "Alors même que c'est le deuxième anniversaire du traité de Lisbonne dont il s'est vanté d'être l'auteur (...), le voici qui fustige l'Europe du libre-échange, de la concurrence libre et non faussée", mais "c'est lui qui a organisé tout ça, c'est son aveu d'échec !" "C'est donc bien nous qui avions raison en 2005" lors du non au référendum ! a-t-il lancé, très applaudi, sous quelques "Hoouu, Sarkozy !"

"Briser les reins des spéculateurs"

Souhaitant "briser les reins" des spéculateurs, le candidat a alors appelé à l'harmonisation fiscale par le haut en Europe, à la taxation des revenus du travail comme ceux du travail, à la relance de l'activité, et au refus des politiques d'austérité qui "ne mènent nulle part", comme en Grèce. "Si vous faites les moutons, vous serez tondus !" a-t-il lancé à ses partisans, appelant à la "résistance". Avant lui, Clémentine Autain (La Fédération) avait aussi assuré ne "pas voir ce qu'on pouvait faire avec des comptes publics au régime minceur". Pour Pierre Laurent (PCF), face à une droite "qui trahit le peuple français", il ne peut y avoir qu'"un seul camp à gauche : celui du refus de l'austérité" et de la régression sociale. Dans ces conditions, tous ont lourdement critiqué la main tendue de François Hollande à François Bayrou qui va dans "le sens de la rigueur". "Si on veut faire perdre la gauche, continuons comme ça !" a lancé Pierre Laurent.

Aux socialistes, Jean-Luc Mélenchon a dit : "C'est nous, le Front de gauche, qui représentons l'alternative, aidez-nous, n'acceptez pas le choix qu'ont fait vos chefs" de "l'alliance au centre", "déguisement de l'alliance avec la droite". Finalement, Mélenchon veut voir dans le premier tour de la présidentielle une sorte de "référendum" contre l'austérité. L'eurodéputé rêve même de "polariser" l'attention à gauche comme Marine Le Pen à droite. "À la fin, ce sera le Front de gauche ou le Front national", dit celui qui regarde désormais d'un bon oeil les sondages qui le donnent en hausse. Avec 7 à 8 %, "ça correspond à ce que disent ma grenouille divinatoire et le hamster extralucide du PC !" s'amuse le candidat, dont l'entourage prédit depuis des mois un score à deux chiffres en avril prochain.

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, progresse dans les sondages. © Bertrand Guay / AFP


Source : Le Point.fr (avec AFP)
Vendredi 02 décembre 2011

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Lourdel Yves 05/12/2011 09:30


A chanter sur un air connu:


Non François tu n'auras pas ma rose,


non François tu n'auras pas ma voix,


car si tu veux t'allier avec Bayrou,


alors je ne suis pas d'accord du tout.


Y.L.