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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Pierre-Laurent-huma-2013.jpgLors de son discours final à la Fête de l'Humanité, dimanche, le secrétaire national du Parti communiste a justifié ses attaques contre les socialistes.

«Je ne critique pas le gouvernement par sectarisme, par plaisir ou par je ne sais quelle fièvre !» Lors de son discours final à la Fête de l'Humanité, dimanche à La Courneuve (Seine-St-Denis), Pierre Laurent a justifié ses attaques contre les socialistes, menées tout le week-end, «au nom de la responsabilité de la gauche vis-à-vis de la nation». Même si le secrétaire national du PCF reste en forte divergence avec Jean-Luc Mélenchon sur la stratégie à adopter aux municipales, les deux principaux leaders du Front de gauche sont d'accord sur la responsabilité de François Hollande dans la montée du FN. «Par sa politique de renoncement qui désespère, plonge les Français dans le désarroi et provoque le rejet de la politique», a soutenu Laurent samedi, vantant une fête «bouffée d'oxygène» pour la France de gauche qui «étouffe de colère !». Des propos qui ont été tenus devant une délégation d'une poignée de parlementaires socialistes dont Luc Carvounas, responsable des relations extérieures du PS, Frédérique Espagnac et Jean-Marc Germain. Mais aussi Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, chefs de file de l'aile gauche du PS.

Dimanche, le secrétaire national communiste - qui parlait en même temps que la présidente du FN à Marseille - a évoqué une odeur «lourde, pesante, nauséabonde, celle du racisme, de la violence brune, de l'autodéfense, celle du parfum de Marine Le Pen». Un parfum qui «enivre dangereusement la droite française», selon Laurent, qui considère que François Fillon, par ses propos, «vient de se déshonorer» et de quitter «le camp républicain».

Alliance de premier tour

Face aux tensions internes au Front de gauche - où les mélenchonistes dénoncent toute alliance de premier tour aux municipales avec les socialistes -, le premier des communistes, qui se place «dans le camp de l'intérêt général», s'est très clairement dit «prêt à participer aux rassemblements les plus larges à gauche, si c'est l'intérêt du peuple…». Pour lui, le Front de gauche ne peut pas se «bunkeriser» mais doit «être le Front de la main tendue à tous ceux qui croient que la gauche les abandonne…». «Le Front de gauche n'est pas une chapelle, c'est une ambition», a-t-il lancé sur l'estrade de la grande scène entouré de ses camarades communistes. Mélenchon était absent.

Sur la Syrie, Laurent a rappelé les mots de Hollande à l'Assemblée à la veille de la guerre en Irak en février 2003. Alors député de Corrèze et premier secrétaire du PS, il avait dénoncé un «ordre du monde décidé unilatéralement par les États-Unis».

Sophie de Ravinel


Légende photo : «Le Front de gauche n'est pas une chapelle, c'est une ambition», a lancé Pierre Laurent, entouré de ses camarades communistes. Crédits photo : FRED DUFOUR/AFP


Source : Le Figaro
Lundi 16 septembre 2013

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