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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Pierre-Laurent.jpgLa proposition de Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, pour conduire la liste du Front de gauche en Île-de-France, vient d’être confirmée par les communistes de la région. Il évoque les grands enjeux de la campagne qui démarre.

Le Parti communiste français et le Front 
de gauche sont-ils entrés en 
campagne  ?

Pierre Laurent : Oui. La dynamique de rassemblement est au rendez-vous, avec un élargissement notable, au-delà du Front de gauche, à de nouvelles organisations comme République et socialisme, les Alternatifs, la Fédération pour une alternative sociale et écologique, le M’PEP, des militants de quartiers populaires, et, en Île-de-France, Alternative citoyenne. Et surtout, notre appel aux acteurs des mouvements sociaux est entendu sur le terrain, avec la participation de signataires de l’Appel des appels, de syndicalistes des services publics, de militants de RESF, etc.

Europe Écologie prétend aussi incarner une nouvelle offre politique en rassemblant 
des personnalités 
de la société civile et 
du mouvement associatif. 
Qu’est-ce qui distingue ces listes du Front de gauche  ?

Pierre Laurent : Notre construction se fait sur des contenus et des objectifs clairs de reconquête à gauche. L’échec du sommet de Copenhague montre qu’il est impossible de s’attaquer aux défis écologiques sans s’attaquer à l’égoïsme des logiques capitalistes. Dans les régions aussi, nous ne pourrons répondre à l’urgence écologique sans agir pour la remise en cause des choix dominants actuels, pour la reconquête des services publics, sans promouvoir le développement humain contre la finance. La cohérence de nos propositions et l’engagement des acteurs sociaux sur nos listes peuvent faire la différence.

Dans certaines régions, les communistes ont décidé de reconduire des listes d’union avec le PS dès le premier tour. Comment le PCF va-t-il animer cette campagne avec des stratégies différentes  ?

Pierre Laurent. Dans cinq régions sur vingt-deux, les communistes ont jugé que le rapport des forces politiques ne permettait pas la construction de listes de Front de gauche au premier tour. Il faut respecter ce choix, comme il le sera dans les dix-sept régions en Front de gauche. Les communistes porteront partout les mêmes objectifs de transformation. Simplement, ils le feront dans des conditions différentes dans certaines régions.

Lors du débat sur votre candidature en Île-de-France, votre manque 
de notoriété a été perçu comme un inconvénient 
pour réaliser un bon score. 
Partagez-vous cette idée  ?

Pierre Laurent : Les communistes ont jugé que le renouvellement pouvait être aussi un atout. Un militant a dit, lors du débat sur les candidatures, que la « vraie star » de la campagne serait le Front de gauche. Nous ne construisons pas les listes autour d’une seule personne  : le collectif et la diversité vont être les forces de notre campagne. L’important est que les candidatures soient totalement au service du rassemblement. Je m’engagerai à fond dans cet esprit, avec, bien entendu, à mes côtés, l’expérience et la notoriété d’élus reconnus.

Le message ne risque-
t-il pas d’être brouillé par le choix de personnalités communistes de se présenter sur les listes du PS ou d’Europe Écologie  ?

Pierre Laurent  : La démarche de rassemblement que nous animons sera bien plus forte que ces quelques annonces individuelles isolées. Si les communistes viennent de confirmer la proposition, à 86 % des votants, que je conduise les listes du Front de gauche en Île-de-France, c’est pour que je mette en œuvre sans attendre cette démarche que je porte dans mon parti et que nous pouvons transformer dans cette campagne en véritable dynamique populaire.

Pensez-vous parvenir rapidement à un accord national sur les têtes de listes régionales et départementales avec vos partenaires du Front de gauche  ?

Pierre Laurent : C’est une certitude. Les discussions sont partout en très bonne voie. Le 10 janvier, au palais des congrès de Paris, avec plusieurs milliers de personnes, nous ferons une entrée fracassante en campagne. Nous allons montrer que nous n’avons pas perdu notre temps en construisant notre démarche et nos listes de rassemblement. En Île-de-France, où je devrais conduire la liste, toute la diversité sociale et politique va trouver sa place, et le PCF aura la tête de liste dans trois départements sur huit.

Quel sera votre axe majeur de campagne en Île-de-France  ?

Pierre Laurent :
Outre la reconquête des services publics, nos propositions pour réorienter l’utilisation de l’argent et l’enjeu démocratique face au laminage programmé des collectivités qui seront, partout en France, des thèmes majeurs de notre campagne, nous voulons faire du développement des quartiers populaires une question centrale en Île-de-France. Alors que la droite mène un débat minable sur l’identité nationale qui stigmatise leurs populations et qu’elle veut accentuer la concentration des richesses dans quelques pôles, il faut renverser la logique dans la région en pariant sur la richesse de ces quartiers. Ce n’est pas seulement une logique de compensation  : il faut bien sûr réparer les inégalités, mais nous voulons une région qui ait l’audace d’un nouveau type de développement réellement solidaire.

Le Front de gauche se présente avec la volonté de former des majorités en se rassemblant avec les autres listes de gauche au second tour, mais le PS et Europe Écologie envisagent aussi de s’allier au Modem. N’est-ce pas problématique  ?

Pierre Laurent : Ce serait une faute pour la gauche que de lorgner vers une partie de la droite, à un moment où la politique de cette dernière est de plus en plus contestée. Aujourd’hui, la gauche est dans le peuple. Tout l’enjeu est de donner de la force à cette gauche populaire. Si les listes du Front de gauche réussissent ce pari, non seulement la gauche pourra gagner les régions, mais elle le fera sur une dynamique d’espoir qui marginalisera les partisans des alliances avec le Modem.

Entretien réalisé par Sébastien Crépel

Source : L'Humanité
Article paru dans l'édition du 21-12-09
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Marguerite 28/12/2009 11:55


La communication n'est vraiment pas bonne du côté de la majorité ! Enfin devrais-je dire du côté de Georges Bouquillon ! Aujourd'hui cela concerne le marché d'Hénin-Beaumont avancé le jeudi 24
après-midi au lieu du vendredi 25.

Selon la Voix du Nord de ce jour : "l'information ne se trouvait pas sur le site Internet de la ville"

Et voyez comment on communique à la mairie d'Hénin-Beaumont ...
"votre quotidien la Voix du Nord en a eu connaissance par le biais d'un bout de papier glissé sur le pare-brise d'un de nos journalistes ..."

Alors maintenant surveillez votre pare-brise , on ne sait jamais ! Et si vous n'avez pas de voiture tant pis pour vous, vous ne serez au courant de rien et vous pourrez remercier Mister Bouquillon
et ses acolytes !