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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Mario-Vargas-Llosa.jpgLe prix Nobel de littérature 2010 a été décerné jeudi à Mario Vargas Llosa, auteur de romans, de poésies et d’essais politiques, récompensé « pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l’individu, de sa révolte et de son échec. »

Né en 1936 à Arequipa, au Pérou, Mario Vargas Llosa, est placé, à l’âge de 14 ans, à l’Académie militaire Leoncio Prado de Lima, qui lui laissera un sinistre souvenir. Et il est vrai que cette expérience traumatisante inspire l’un de ses principaux romans, « La ville et les chiens » (1966) ! Il sera plus généralement une clé pour appréhender un œuvre qui de « la maison verte » (1965) consacrée à la lointaine forêt péruvienne à « Pantaléon et les Visiteuses » (1973), satire du fanatisme militaire et religieux au Pérou, est traversée par la figure récurrente des brimades et de l’oppression infligées par l’autorité venant heurter de plein fouet le besoin vital de liberté et d’autonomie. Également servie par une écriture moderne où parfois la narration évolue d’un chapitre à l’autre.

Depuis les années 90, Mario Vargas Llosa a la double nationalité péruvienne et espagnole ; le Nobel qui vient de lui être décerné est aussi un hommage au Sud et à son combat incessant contre les tentatives de soumission. On ne peut nier que Mario Vargas Llosa est un grand écrivain, même si l’engagement politique de l’homme a évolué au fil des décennies, du soutien au gouvernement révolutionnaire cubain de Fidel Castro à ce que l’on peut aujourd’hui qualifier d’un réformisme social puis d’un néolibéralisme assumé.

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