Partager l'article ! PS du Pas-de-Calais : sur la piste des emplois fictifs: Dans l'affaire Jean-Pierre Kucheida, maire PS de Liévin (Pas-de-Calais), les policiers e ...

Le blog de la section d'Hénin-Beaumont
Dans l'affaire Jean-Pierre Kucheida, maire PS de Liévin (Pas-de-Calais), les policiers enquêtent sur de possibles emplois fictifs auprès d'un bailleur social. Les documents affluent mais
les policiers doivent encore démontrer que ces témoignages reposent sur des éléments concrets.
Jeudi soir, lors du conseil municipal, le député-maire de Liévin, Jean-Pierre Kucheida, n’a pas daigné répondre aux questions du seul élu UMP de la ville sur les accusations de détournements de
fonds dont il fait l’objet. "Ce n’est pas le lieu", a balayé son troisième adjoint en charge des finances. Dont acte. Pourtant, cette semaine, le dossier des enquêteurs de la police
financière de Lille s’est épaissi. Un témoin est venu leur déposer les factures d’un montant total de quelque 4.770 euros pour des dépenses apparemment personnelles acquittées par Kucheida avec
la carte de la Soginorpa, le bailleur social qu’il préside (63.000 logements).
Les policiers ont également sur leur bureau la liste d’une dizaine de noms de personnes censées avoir occupé un emploi fictif au sein du même organisme. Il s’agit pour la plupart de chargés de
missions ou de conseillers, notamment auprès de la direction générale. "Nous avons repéré des salariés qui vivaient à Paris, raconte un syndicaliste, d’autres dont nous n’avons
retrouvé aucune trace physique". Les documents affluent mais les policiers doivent encore démontrer que ces témoignages reposent sur des éléments concrets.
Parallèlement, les enquêteurs travaillent sur plusieurs dossiers dans le Pas-de-Calais, dont celui d’un éventuel financement occulte du parti socialiste du Pas de Calais. Les détournements de
fonds publics, s’ils ont bien eu lieu, n’ont ils enrichi que quelques potentats locaux ? Le 20 septembre dernier, les policiers ont perquisitionné le siège de l’entreprise de bâtiment et de
travaux publics Ramery à Erquinghem-Lys dans le Pas-de-Calais. Ils cherchaient des informations sur le chèque de quelque 215.000 euros encaissés par Guy Mollet, ancien éditeur de la ville
d’Hénin-Beaumont, poursuivi avec Gérard Dalongeville pour détournement de fonds publics. Or Dalongeville, ancien maire d’Hénin-Beaumont et collaborateur de Kucheida, est aujourd’hui le principal
dénonciateur d’un système de financements occultes. Les deux hommes ont été respectivement entendus à Lille sur cette affaire en mars et en juillet dernier à Lille. Et pour cause. Le chèque a été
émis le 31 août 2007 et encaissé par Guy Mollet au Luxembourg en guise "avance sur une transaction à venir" qui n’a jamais eu lieu...
La police poursuit son enquête autour de Jean-Pierre Kucheida. (Maxppp)
Source : Marie-Christine Tabet - Le Journal du Dimanche
Samedi 17 décembre 2011
Commentaires