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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

surveillance-informatique.jpgLa Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'Homme (LDH) vont porter plainte mercredi, contre la société informatique Qosmos, basée à Paris, qu'elles accusent d'avoir "fourni du matériel de surveillance utilisé par le régime syrien pour surveiller les opposants" et organiser la répression.

Après Amesys en Libye, une autre société française pourrait intéresser la justice pour ses activités en Syrie cette fois. Deux ONG accusent la société Qosmos, spécialisée dans la fourniture de Deep Packet Inspection, un matériel destiné à analyser en temps réel les données numériques qui transitent sur les réseaux, d'avoir fourni au régime de Bachar al-Assad du matériel informatique utilisé pour organiser la répression. Pour Me Patrick Baudouin, de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), la société Qosmos a "fourni du matériel de surveillance utilisé par le régime syrien pour surveiller les opposants" et organiser la répression. Même accusation de la part de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) : "Il est en effet apparu que la société Qosmos (...) a été, à plusieurs reprises et d'après des sources différentes, mise en cause pour avoir contribué à fournir au régime syrien le matériel de surveillance électronique nécessaire à la répression de la contestation qui a lieu en Syrie depuis mars 2011", écrit la LDH dans un communiqué.

"La société n'a absolument rien à se reprocher et attend sereinement tous les actes d'enquête", a réagi Qosmos par la voix de son avocat, Me Benoît Chabert.

En 2011, la société Amesys accusée de surveillance informatique pour Kadhafi

La FIDH et la LDH avaient déjà porté plainte en octobre 2011 pour "complicité de crimes de tortures" visant Amesys, pour des faits similaires concernant la Libye de Kadhafi. Une enquête a été diligentée en mai par le parquet de Paris. Les associations reprochent à Amesys "la fourniture au régime de Kadhafi, à partir de 2007, d'un système de surveillance des communications destiné à surveiller la population libyenne". Amesys "conteste très fermement" les accusations des deux ONG. Amesys et Qosmos "sont les deux sociétés pour lesquelles nous avons des éléments mais il y en a sans doute d'autres", a avancé Me Baudouin.

Me Baudouin demande au parquet de "prendre l'initiative d'ouvrir une enquête préliminaire ou une information judiciaire" pour connaître le rôle de Qosmos et vérifier si la société "s'est bien retirée du marché en cause ou si, contrairement à ses déclarations, elle y prend toujours part". Dans un communiqué de novembre 2011, cité dans la plainte, Qosmos avait en effet annoncé qu'elle ne "fournira(it) ni matériel ni assistance technologiques à ceux qui commercent avec les régimes autoritaires".

Le parquet doit décider d'ouvrir une enquête dans un délai de trois mois. A défaut, les deux ONG déposeraient une plainte avec constitution de partie civile afin qu'un juge soit automatiquement désigné, a précisé Me Baudouin.


Source : L'Humanité.fr
Mercredi 25 juillet 2012

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