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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Manif-Lille-15-12-11--2--reduit.JPGLes enseignants de l'académie de Lille étaient fortement mobilisés, jeudi, contre la réforme de l'évaluation qui vise à donner les pleins pouvoirs aux chefs d'établissement.

Si le système actuel de double notation administrative et pédagogique des professeurs du secondaire avec des inspections par des IA-IPR en moyenne tous les cinq ans est certainement à revoir, la réforme Chatel qui ferait des chefs d'établissement les évaluateurs uniques des professeurs est clairement inacceptable. Elle s'inscrit dans une logique manageriale qui va de pair avec la mise en place dans les établissements de contrats d'objectifs avec des indicateurs chiffrés qui pourraient se traduire, à terme, par des diminutions de moyens pour les établissements qui n'atteindraient pas leurs objectifs.

Pour les professeurs du secondaire, c'est le coeur du métier, l'enseignement de sa discipline qui serait dévalorisé avec les projets Chatel. Le nouveau système d'avancement, entièrement entre les mains du chef d'établissement, aura pour effet d'instaurer une concurrence entre collègues pour faire partie des professeurs qui bénéficieront d'un accès plus rapide à l'échelon supérieur sous forme d'une bonification de un à trois mois. En fait, pour l'ensemble des enseignants, c'est la carrière qui s'allonge avec, d'après les calculs des syndicats, 21 ans pour accéder au dernier échelon contre 19 ans actuellement, soit une perte financière de plusieurs milliers d'euros.

D'après les chiffres du SNES, 41 % des professeurs du secondaire étaient en grève dans l'académie de Lille. Je me suis rendu l'après-midi à la manifestation lilloise qui a rassemblé un petit millier de personnes. Les militants du SNES-FSU étaient les plus nombreux. Du côté des forces politiques, les JC ont défilé avec les enseignants et devant la gare, des militants du Front de Gauche ont distribué des tracts pour appeler à une réunion publique.

Si le gouvernement est bien décidé à passer en force, l'intersyndicale de l'éducation est bien décidée à continuer la lutte à la fois contre la réforme de l'évaluation et contre les nouvelles suppressions de postes.

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