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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

logo UnefLa mise en place de la réforme LMD dans l’UFR d’histoire inquiète à juste titre de très nombreux étudiants. Dès la rentrée 2004, tous les étudiants de l’UFR subiront les effets pervers d’une réforme à laquelle l’UNEF s’est vigoureusement opposée.

En effet, la logique purement gestionnaire qui anime le Ministère de l’Education Nationale se traduit par des restrictions budgétaires aux conséquences désastreuses.
C’est ainsi que le volume horaire affecté à l’UFR d’histoire sera vraisemblablement amputé de 05 %, alors même que l’application de la réforme LMD nécessite plus que jamais des moyens à la hauteur des enjeux.
   
- Le Ministère de l’Education Nationale s’était engagé à ne pas supprimer le DEUG et la Maîtrise, qui continueront d’être délivrés. Les élus étudiants de l’UNEF seront particulièrement vigilants sur ce point et veilleront à ce que le DEUG et la Maîtrise ne deviennent pas de simples « attestations de fin d’étude », mais restent de véritables diplômes.

- La disparition programmée de la session de septembre ne sera pas compensée par l’introduction de programmes de soutien qui interviendront à la fin de chaque semestre pour les étudiants en situation d’échec. Une fois de plus, ce sont les moyens qui font défaut.
Dans le même temps et pour permettre la mise en place de ces programmes de soutien, l’enseignement s’organisera désormais en semestres de douze semaines, au lieu de treize actuellement. Cette réduction des horaires se traduira nécessairement par un appauvrissement de l’enseignement, sans pour autant augurer du succès des nouveaux programmes de soutien.

- Depuis la mise en place de la semestrialisation par François Bayrou en 1994, le premier semestre du DEUG doit permettre à chaque étudiant de se réorienter s’il le souhaite par le biais des unités de découverte. Le risque est grand qu’il soit dorénavant largement consacré à des programmes de remise à niveau.
Or, sans les moyens budgétaires adéquats, ce sont les enseignements traditionnels qui pâtiront de la mise en place des nouvelles maquettes LMD, alors même que l’accueil des étudiants en première année souffre toujours de graves carences.

- La transformation de la Maîtrise et du DEA en master se traduira par la disparition pure et simple du mémoire de maîtrise ; l’année de maîtrise aura essentiellement pour fonction d’initier les étudiants qui le souhaitent à la recherche - repoussée en deuxième année de master – tout en préparant au mieux les étudiants qui choisiront de se tourner, une fois leur maîtrise obtenue, vers l’agrégation.
L’objectif est louable, mais il nécessite des moyens que le Ministère de l’Education Nationale ne semble pas prêt à nous donner aujourd’hui, dans la mesure où le volume horaire alloué à l’année de maîtrise restera inchangé.

Dans ces conditions, les militants de l’UNEF, soucieux avant tout des intérêts matériels et moraux des étudiants, ne s’associeront pas à un projet lourd de menaces pour l’ensemble des étudiants, à moins que de solides garanties ne leur soient accordées. Ils s’engagent à informer les étudiants, dont ils partagent les légitimes inquiétudes.
A cette fin, le texte de la présente contribution sera rendu public.

Fait à Villeneuve d’Ascq le 20 mars 2003.                       

Pour la liste UNEF,

Florence STIEVENART
Secrétaire générale de l’UNEF Lille, élue au CEVU de l’université Charles de Gaulle Lille III, élue au conseil d’UFR des sciences historiques, artistiques et politiques.

David NOËL            
Membre du bureau de l’UNEF Lille, élu au conseil d’UFR des sciences historiques, artistiques et politiques.

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