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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par Marie-Serge OPIGEZ

Liberte62Ce samedi  1er février fut un événement sans précédent.

A l’appel de toutes les organisations syndicales, des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées au coude à coude à manifester dans toute la France, bravant comme ce fut le cas dans notre région, les mauvaises conditions climatiques pour la défense du système de retraite. Il est vrai que cet acquis est devenu la préoccupation première des Français devant l’emploi et l’insécurité. Depuis quelques semaines, on assiste à une mise en condition au travers des médias pour justifier la fin de cette grande conquête sociale.

Les salariés à l’avenir « vont sans doute devoir cotiser plus longtemps ». Cette petite phrase lâchée par François Fillon, ministre des affaires sociales avait au moins le mérite d’être clair. Depuis, beaucoup d’ambiguïtés et de contradictions ont été relevées dans le projet Raffarin présenté devant le conseil économique et social.

Si celui-ci a affiché une détermination sans faille en rappelant que « la réforme des retraites est indispensable et qu’elle ne peut plus être différée », c’est en douceur qu’il tente de faire passer le message. Car lorsque l’on connaît les sources d’inspiration de J.P. Raffarin, que l’on mesure le travail de sape des acquis sociaux accompli depuis l’élection de J. Chirac, on comprend aisément cette inquiétude.

On essaye de nous expliquer sur le ton de l’évidence que la durée de vie s’allonge et qu’il faut donc que la durée de cotisation des retraites suive le même mouvement. Cela n’est pas un handicap, l’économie française est tout à fait capable d’y faire face à condition de ne pas faire le choix de se mettre au service des marchés financiers.

Aujourd’hui, des millions de personnes souffrent de chômage ou de sous emploi et partout en France, la multiplication des plans de licenciement dans les grands groupes, mais aussi dans de nombreuses entreprises de taille moyenne prises au piège de la mondialisation capitaliste vont aggraver cette situation.

Or, développer et sécuriser l’emploi, c’est engranger plus de cotisations et assurer un financement sain des retraites. Pour trouver des recettes nouvelles et sanctionner les comportements spéculatifs, on pourrait également taxer les revenus financiers des entreprises. Autant de pistes pour un progrès réel des retraites.

Malgré l’intox qu’on lui fait subir, ce 1er février a montré que l’opinion tient bon. Elle n’est pas seulement soucieuse mais à l’offensive pour défendre ses droits. 

Retraites : restons à l'offensive !
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