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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

La marche en l'honneur d'Emilienne Mopty aura été le grand événement de la campagne législative. Plusieurs milliers de personnes ont défilé pour dire qu'ici, ce n'est pas le fief des fachos, mais une terre de résistance, une terre de générosité, une terre de fraternité. Du square Blanche Volanti à la stèle Vasil Borik en passant par l'ilot Carnot et la plaque en hommage à Joseph Fontaine, toute l'histoire de notre ville est marquée par la résistance.  La campagne d'éducation populaire du PCF et du Front de Gauche nous a rendu notre fierté en invitant ces milliers d'électeurs de gauche à se réapproprier leur histoire collective.

Pierre Berteloot, militant communiste disparu en 2008, était un des symboles de la résistance. Pour Gilberte, qui me parlait encore de lui et de son engagement de résistant la semaine dernière, nous republions l'article d'hommage que nous lui avions consacré. 


Famille-Berteloot.jpgPierre est né le 1er octobre 1922 et a démarré sa carrière professionnelle comme galibot. Durant toute sa vie professionnelle, il a été militant et délégué syndical CGT avec un seul objectif : « défendre les intérêts des travailleurs ». Il a pris sa première carte au Parti Communiste à l’âge de 12 ans et a toujours mené de front avec le même courage vie professionnelle, engagement politique et combat syndical.

Son engagement, Pierre l’a payé cher.

Durant la guerre, Pierre a été réquisitionné en 1942 pour travailler de force dans les mines ; il est entré clandestinement dans la résistance en 1944 ce qui lui a valu d’être arrêté et emprisonné à Béthune du 26 mai au 26 août 1944. Une fois libre, Pierre a poursuivi le combat dans les rangs de la 13e compagnie de FTP avant d’être affecté à l’armée régulière jusqu’au 26 mars 1945.

A la Libération, Pierre a continué à militer avec la même énergie ce qui lui vaudra d’être licencié pour faits de grève en 1948 et d’être à nouveau emprisonné, alors qu’il était marié et père de famille.

Après quelques petits boulots, Pierre a fini par retrouver une place stable en 1952 comme fondeur à Pennaroya où il a travaillé jusqu’à sa retraite en 1979 et où il a été médaillé du travail.

Engagé en politique et dans la vie syndicale, Pierre était aussi un « coulonneux » passionné. Il a été colombophile plus de 60 ans et a été diplômé pour ses 50 ans de présence et de participation aux concours. Il était le vétéran sur la ville d’Hénin-Beaumont. Au jour de son décès, plus de 50 pigeons occupaient encore ses pigeonniers faisant entendre leurs roucoulements qu’il aimait tant.

Mari aimant, père de famille affectueux, camarade courageux et dévoué, Pierre était tout cela à la fois. Il laisse derrière lui Gilberte, son épouse, ses 11 enfants et de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants qu'il chérissait et qui ne l'oublieront jamais.

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