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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Manif Paris 19-10-10Alors que le pays est plus que jamais rassemblé pour la poursuite du mouvement, alors que huit Français sur dix demandent l’ouverture de négociations sur le projet de loi des retraites, Nicolas Sarkozy leur adresse une fin de non-recevoir assujettie de menaces à l’encontre des salariés en lutte et de remise en cause du droit de grève.

Les agressions policières visant à débloquer les dépôts ne feront pas craquer les salariés déterminés à ne pas répondre aux provocations.

Sarkozy espère le désordre. Il choisit la tension, l’agression, la provocation. Personne ne lui donnera cette satisfaction.

Le fossé existant entre la volonté populaire et les actes du pouvoir montre à quel point le Président de la République a perdu tout contact avec la réalité. Il faut se rendre à l’évidence. Nicolas Sarkozy ne se comporte plus comme le Président de tous les Français. La droite doit avoir conscience des conséquences d’un tel divorce avec le pays. Force doit rester au dialogue. On ne gouverne pas contre la volonté populaire.


Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF

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Lourdel Yves 23/10/2010 00:00



Document reçu ce soir de ma fédé.


APPEL DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS du 22 octobre 2010.


DETERMINES POUR GAGNER !


Nous sommes plusieurs millions dans tout le pays à nous mobiliser contre le projet gouvernemental des retraites, plusieurs millions à exiger son
abandon et l'ouverture d'un véritable débat sur une réforme alternative garantissant la retraite à 60 ans, à taux plein.


La lutte est massive et populaire : 3 Français sur 4 la soutiennent et condamnent le refus de négocier du gouvernement. 71% des français
rejettent ce projet injuste socialement et inefficace économiquement, un vrai recul de société. Le président et son gouvernement  méprisent les
attentes populaires et traitent la jeunesse en ennemie!


De cette société-là, on ne veut pas !  Nous avons tous fait nos comptes ! Le recul de l'âge légal de départ à la retraite, l'allongement de
la durée de cotisation, c'est vouloir diminuer le montant de nos pensions et ouvrir la porte à la capitalisation. Cette attaque en prépare d’autres contre la sécurité sociale et les services
publics.


Ensemble, nous sommes des millions à rejeter la société ultralibérale, modelée par Sarkozy et sa majorité : une société autoritaire et
antisociale, aux ordres du MEDEF et des marchés financiers. Et c’est d’autant plus intolérable que des centaines de milliards d’euros de fonds publics ont été dépensés sans contrepartie, depuis
le début de la crise financière, pour sauver les banques et les dividendes.


« De vraies retraites et de vrais emplois pour toutes et tous ! » Nous sommes des millions dans la mobilisation à avoir pleinement
conscience qu'il faut dès maintenant s'attaquer aux inégalités sociales, de carrière, d'emplois et de salaires, et à la précarité qui fragilisent de plus en plus d'entre nous, femmes et jeunes
travailleurs en premier lieu.


Les parlementaires communistes, républicains et citoyens s’opposent avec détermination au projet Sarkozy-Woerth. Ils défendent une autre logique
de financement des retraites qui pérennise le système solidaire des retraites par répartition, la retraite à 60 ans à taux plein sans allongement de la durée de cotisation. Ils proposent de
mettre à contribution le capital, de développer l’emploi et les salaires : base du financement du système par répartition ;  en faisant
cotiser les revenus financiers des entreprises et des banques, en modulant le taux de la cotisation sociale patronale, avec une sorte de bonus-malus pour favoriser l’essor de l'emploi, des
qualifications et des salaires, en mettant fin aux exonérations de cotisations patronales.


Même si la loi est votée,  la mobilisation peut imposer son retrait, comme Jacques Chirac y a été
contraint pour le CPE en 2006.


Nous voulons gagner !


Le Parti Communiste Français appelle à amplifier la mobilisation dans l’unité la plus large syndicale et politique, à participer massivement aux
journées d’action du 28 octobre, 6 novembre et à apporter la solidarité de luttes et financière aux grévistes et aux entreprises occupées.


Dés la semaine prochaine, il appelle tous les élus de gauche et progressistes du pays à se rendre 
à l'Élysée et aux Préfectures en province, pour refuser la promulgation d’une loi illégitime, minoritaire, votée en force par des parlements, abaissés par Nicolas Sarkozy  à de simples chambres d’enregistrement.


La mobilisation populaire sur les retraites et contre la politique antisociale de l'UMP est en train de tout changer. Deux projets de société
s'affrontent : celui d’une protection sociale large à tous les âges de la vie et de services  publics étendus contre celui de l'insécurité sociale
permanente ; celui de la solidarité, de la coopération et du vivre ensemble contre celui de la mise en concurrence et de l'individualisme ; celui du travail libéré, du temps de vivre, de se
cultiver et de s’adonner à des activités sociales choisies contre celui de toutes les aliénations, toutes les exploitations, toutes les dominations.


Le temps est venu de formuler un projet collectif qui puisse ouvrir la voie à une ère nouvelle démocratique, politique et sociale pour notre
pays. La gauche est souvent rassemblée contre la droite mais elle n’est pas unie sur les contenus et les conditions du changement tant attendu. Nous avons besoin d’une véritable alternative de
changement pour de nouveaux choix de société, pour de nouveaux droits pour les individus et les peuples. Partout, en Europe des manifestations de plus en plus  unitaires vont dans ce sens en portant des exigences de ruptures avec les orientations actuelles de l’Union Européenne.


Oui, nous sommes plusieurs millions déterminés à résister, à mettre la politique de Nicolas Sarkozy en échec, à vouloir sa défaite et celle de
sa majorité dans la rue et  dans les urnes.


Pour cela, nous voulons construire dès maintenant les changements politiques qui permettront à la gauche de rompre avec les logiques libérales
que prônent le Medef, la Commission européenne ou encore le FMI, pour de nouvelles logiques de justice et d’efficacité sociale.


La construction d’un projet collectif de gauche à la hauteur des attentes ne va pas de soi ! A nous de nous en mêler !


Nous qui  sommes si nombreux à nous être emparés de la mobilisation sociale, nous qui souhaitons un
vrai changement de société,  engageons-nous avec la même détermination  dans le débat sur les
transformations radicales dont la France et l’Europe ont besoin et que la gauche devra réaliser si elle veut battre durablement la droite. »


 Comment le faire :  En devenant
acteur du débat politique !