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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

CM-12-07-09.jpgIl faut le voir pour le croire : Yvelise Dufresnes, la présidente de l'Alliance Républicaine prend fait et cause pour Gérard Dalongeville et justifie la chasse aux opposants de l'ancien maire et les retraits de délégation des élus critiques qui dénonçaient les dérives financières de Dalongeville et de ses complices.

"Etre payé plus de 1 000 euros par mois par les contribuables pour soi disant s’opposer au maire en place, cela ne les génait nullement... Après tout, quand on s'oppose au maire derrière qui on a été élu, est-il légitime de percevoir une indemnité ? La question mérite d'être posée."

Et apparemment, Yvelise Dufresnes a déjà la réponse.

Cet argument inouï est proprement scandaleux. Yvelise Dufresnes peut serrer la main de Jean-Bernard Deshayes, qui, en septembre 2008, appelait le maire à me retirer ma délégation d'adjoint à la culture en raison de mes critiques sur la gestion municipale devant les caméras de France 3 : "Un élu, ça ferme sa gueule ou ça démissionne".

Eh bien non, Mme Dufresnes !

Je ne me suis jamais considéré comme un adjoint de Dalongeville, mais comme un élu des Héninois et Beaumontois et le représentant du PCF sur une liste d'union de la gauche. En 2008, j'ai été élu sur des bases claires et j'ai constamment revendiqué ma liberté de parole. Je ne devais pas mon poste à Gérard Dalongeville que je n'avais rejoint que dans le cadre d'un front républicain contre l'extrême droite, mais aux électeurs d'Hénin-Beaumont qui voulaient une autre politique, que Marie-Noëlle Lienemann, Pierre Ferrari, Claudine Policante et moi, nous appelions de nos voeux.

Les électeurs communistes qui avaient voté en 2008 pour la liste d'union de la gauche m'avaient mandaté pour que je sois un élu critique, pas un béni-oui-oui. Mon parti m'avait mandaté pour que je sois un élu critique et que je fasse entendre la voix du Parti Communiste au sein de la majorité.

Jusqu'au bout, j'ai tenu le mandat que m'avaient confié mon parti et les électeurs en travaillant pour la commune avec passion et énergie dans le cadre de ma délégation à la culture, sans compter mes heures et en mettant mon mandat au service de mon parti et des travailleurs en lutte.

Yvelise Dufresnes pense visiblement qu'un adjoint doit sa place au maire et doit être un béni-oui-oui sous peine d'être viré. Dans le petit monde de la présidente de l'AR, les indemnités des élus servent à rétribuer l'obéissance au maire. C'est peut-être sa vision des choses, mais ça n'a jamais été la mienne, j'ai toujours pensé que les indemnités des élus servaient à rétribuer le travail pour la population.

C'est sur cette base que j'avais dénoncé le retrait de délégation de Pierre Ferrari en octobre 2008 et nos retraits de délégation à Marie-Noëlle et à moi. Je n'étais pas, nous n'étions pas au service de Dalongeville, nous étions au service de la population. En nous opposant à Dalongeville et en votant contre son budget, nous étions fidèles au mandat que nous avaient confié les électeurs de 2008, un mandat que Dalongeville bafouait depuis le premier jour.

Yvelise Dufresnes donne aujourd'hui raison à Gérard Dalongeville. Pire, elle justifie l'augmentation de 22 % des indemnités des élus qui avaient baissé de 30 % en septembre dernier en raison des efforts importants qui étaient demandés à la population.
Pour mémoire, en octobre 2008, j'avais refusé de voter la délibération sur les indemnités des élus et je m'étais abstenu parce qu'il n'était pas possible de maintenir les indemnités au même montant alors que le préfet venait d'augmenter les impôts.
Les élus de l'AR ont eu raison de baisser leurs indemnités en septembre dernier comme nous le proposions dans notre programme. C'est une erreur politique grave de revenir sur cette décision et de s'augmenter de 22 % alors que dans le même temps, on augmente les impôts des Héninois et on ferme des services. Comment des élus "divers-gauche" peuvent-ils s'attaquer aux primes des employés municipaux malades et s'augmenter leurs indemnités ? Mercredi soir, on n'a pas entendu une seule voix dissonnante.

Décidément, l'Alliance Républicaine est tombée bien bas...

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O


Je suis outré de voir certains comportements ! Comment Mouton peut-il tenir des propos tels que ceux entendus au CM, lui qui A ETE OBLIGE de quitter Dalongeville pour des raisons TOUT A FAIT
PERSONNELLES ? Comment Bouquillon peut-il salir David Noel, alors qu'ils travaillaient ensemble pour faire tomber Dalongeville ?

Pour cette secte, tous les moyens sont bons !!!!!



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D


J'ai lu les commentaires de l'article de l'AR, qui sont bien évidemment signés Bouquillon. Plus rien ne me surprend de la part de ce roi des manipulateurs. Pierre et moi, nous préparions les
conseils municipaux chez Daniel Duquenne, en compagnie de Georges Bouquillon.


Toujours avec Georges Bouquillon, nous réfléchissions en janvier 2009, avec Alain Alpern et Patrick Piret, à la manière de provoquer de nouvelles élections. J'avais écrit à l'époque à Alain qu'il
me paraissait impossible d'obtenir la démission d'un tiers du conseil municipal parce que Dalongeville tenait ses troupes et qu'il nous faudrait plus de temps à Marie-Noëlle, Pierre et moi pour
faire bouger les lignes dans la majorité.


Georges Bouquillon savait pertinemment que je m'opposais à Dalongeville. Ce type est un menteur fini, c'est tout.



I


Toujours ce mercredi, au C.M., l'homme qui agit par derriére, l'homme qui trahit ses amis, l'homme à l'égo surdimentionné a passé son temps à vomir sur Pierre Ferrari.


Il ignore peut-etre que ce dernier n'est plus élu... Il ferait mieux de parler de ses néo-amis, sur lesquels, il vomissait auparavant. Ces élus incompétents qui s'augmentent de 22 % dans une
ville ruinée.
Décidément, depuis 2001, il soutient toujours les bouffons.
Bientot, je vous indiquerai les vraies raisons de sa démission d'adjoint, qui fit élire Dalongeville, mr Lenfle les connait bien.


info-ville.



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D


Eric Mouton siègera à la commission tramway. Marchepied vers un poste sur la liste de l'AR aux prochaines municipales ?


Le PCF, partie prenante du front républicain de 2009 contre le FN a demandé à plusieurs reprises à la majorité municipale d'être destinataire des dossiers de conseils municipaux et d'être associé
aux commissions extra-municipales, mais comme nous critiquons durement la majorité, ça a été une fin de non-recevoir. Apparemment, pour être associé aux commissions, il faut être gentil avec la
municipalité et ne pas les attaquer. Si on est gentils avec eux, on a le droit d'être invité aux commissions et on se voit promettre des postes d'adjoints. Pour qui nous prennent-ils ?


Je croyais Eric Mouton plus intègre que ça... L'Alliance Républicaine est une imposture politique. Ce groupe sectaire n'a rien d'une alliance et ses chefs ne sont pas des républicains, mais des
manipulateurs prêts à tout.


En tout cas, on attend avec impatience l'analyse du PRG sur le budget primitif de la majorité. Je me souviens qu'Eric m'avait dit il y a quelque temps qu'il ne bougerait pas avant le premier
budget primitif de l'équipe Duquenne. Que va-t-il nous dire ? On prend les paris ?



J


David,


Reconduis-tu  le 8 mai 2009?


Jean-Eric



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D


Bonjour Jean-Eric,


Je n'étais pas à l'initiative de la manifestation du 8 mai 2009 à laquelle appelaient plusieurs organisations antifascistes. Nous y réfléchissons.


En attendant, je te donne rendez-vous dimanche 25 avril pour les cérémonies de la journée de la déportation. Nous déposerons une gerbe de fleur sur la plaque de Blanche Volanti et sur celle de
Joseph Fontaine.