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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

locaux-mediapart.jpgLa révélation d’un troisième vol, auprès de journalistes, de données concernant l’affaire Woerth-Bettencourt sonne comme une nouvelle tentative d’intimidation de la presse.

Après la révélation d’un troisième vol au préjudice de journalistes enquêtant sur l’affaire Woerth-Bettencourt, les insinuations se font plus insistantes sur le possible commanditaire de ces larcins : « Suivez mon regard… », répond Franz-Olivier Giesbert aux journalistes de son hebdomadaire, le Point.

Après les ordinateurs dérobés à l’un des rédacteurs du Point, Hervé Gattegno, et à son confrère du Monde, Gérard Davet, le 21 octobre, c’est la rédaction de Mediapart qui a découvert, mercredi, la disparition des enregistrements clandestins réalisés chez Liliane Bettencourt, lors d’un cambriolage effectué dans les locaux du site, dans la nuit du 7 au 8 octobre. Des documents dont Mediapart a publié le contenu et où est cité le nom de Nicolas Sarkozy, à côté de celui d’Éric Woerth, en lien avec une possible affaire de financement illégal de la vie politique.

De quoi jeter un nouveau trouble, alors que la décision d’ouvrir une information judiciaire pour « blanchiment de fraude fiscale, trafic d’influence, financement illégal de la vie politique, atteinte à l’intimité de la vie privée et violence aux personnes » marquait la volonté de la justice de reprendre la main dans cette affaire.

La suite de cambriolages dont ont été victimes les journalistes pourrait être le signe que tout le monde ne l’entend pas ainsi, quitte à recourir à des procédés de barbouzes pour mettre de nouveaux bâtons dans les roues de la justice. Après tout, des moyens du même type n’ont-ils pas été mis en œuvre pour découvrir les sources des journalistes en enquêtant sur leurs conversations téléphoniques, hors de tout cadre légal ? François Bonnet, dirigeant de Mediapart, en est convaincu : « En fait, le commanditaire cherche à intimider nos sources, nos interlocuteurs, déclare-t-il au Point. Il cherche à couper le robinet de l’affaire Woerth-Bettencourt en envoyant un signal. Pas de sources, pas d’infos. Pas de secret des sources, pas de sources. » CQFD.


Sébastien Crépel


Source : L'Humanité
Vendredi 29 octobre 2010

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cheforever 01/11/2010 11:55



Mais woerth n a rien a voir avec les riches seulement avec les très riches alors rien de mal a lui reprocher.