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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

vote-suisse-09-02-14.jpgAvec quelques voix de trop, le référendum, à l’initiative de l’extrême droite suisse qui demandait la « limitation » de l’immigration, a été adopté. Le gouvernement helvétique a désormais trois ans pour proposer une nouvelle législation qui tienne compte de ce résultat. C’est un dimanche noir pour la démocratie helvétique.

Le racisme et la xénophobie distillés par l’UDC depuis des années et la faible réaction des partis de droite et du centre à cette offensive réactionnaire n’a pas aidé à éclairer le débat. Avec 3 % de chômeurs et des centaines de milliers de travailleurs frontaliers qui viennent parce que les ressortissants suisses ne peuvent occuper tous les emplois disponibles, on aurait pu croire que la tolérance légendaire des suisses serait un antidote puissant aux thèses xénophobes. Mais le discours anti-système et le bruyant soutien du patronat suisse au NON de peur de l’isolement et de la réduction des débouchés aux produits suisses a pu aussi avoir un effet repoussoir. La Suisse est dure pour l’immigration des salariés mais elle reste très ouverte aux capitaux et aux dépôts dans ses banques des résidents étrangers milliardaires.

La mobilisation des suisses contre le racisme et contre les thèses xénophobes de l’UDC doit monter d’un cran. Nous soutenons l’appel de nos camarades du Parti suisse du travail à ne pas laisser passer une nouvelle loi sur l’immigration encore plus restrictive. La majorité du peuple suisse n’est pas tout le peuple suisse et faisons confiance à celles et ceux qui continuent d’expliquer que l’étranger n’est pas l’ennemi intérieur. Ce sont bien celles et ceux qui se servent des banques suisses pour cacher leur magot douteux qui pillent jour après jour le monde qui sont à blâmer. N’oublions jamais que l’immense majorité des suisses ne profitent pas de cette richesse.


Gilles Garnier,
responsable Europe au PCF
Conseiller Général de Noisy-le-Sec

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