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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

energie-2.jpgLa proposition de loi sur la « tarification progressive de l’énergie » retoquée au Sénat en octobre dernier, a été adoptée hier à l’Assemblée nationale sous sa nouvelle dénomination de loi de « transition vers un système énergétique sobre ». Le nom de la loi change, mais le système de malus pour les usagers reste.

Les députés et sénateurs communistes sont parvenus à faire adopter au cours de la discussion un élargissement des tarifs sociaux, et une interdiction des coupures et des résiliations de contrats durant la trêve hivernale. Mais ces avancées sociales sont entachées par de nombreux reculs en matière de politique énergétique.

Ne tenant pas compte du débat démocratique et récusant les avancées adoptées au Sénat sous l’impulsion des sénateurs communistes et Front de gauche, les députés socialistes ont adopté unilatéralement un texte s’attaquant au principe fondamental d’égalité devant l’accès à l’énergie sur tout le territoire.

En guise d’économie d’énergie, ce texte ne va produire à compter de 2016 qu’un alourdissement du prix de l’énergie dans les foyers les plus mal logés, ceux vivant dans des passoires thermiques. La complexité du dispositif de bonus-malus n’a d’égale que son injustice. Les usagers les plus mal lotis supporteront seuls le coût de la progressivité des tarifs.

Une vraie loi sociale aurait du s’attaquer aux tarifs indécents pratiqués par les opérateurs d’énergie privés. Les prix du gaz et de l’électricité ont augmenté respectivement de plus de 60 % et de 17 % depuis la privatisation d’EDF et GDF en 2005. Or cette loi, non seulement ne les remet pas en cause, mais elle accentue le phénomène. En assouplissant les règles d’implantations des éoliennes et en limitant tout contrôle démocratique sur leurs installations, cette loi livre une manne financière aux opérateurs privés et aux fonds de pensions, qui s’approprient cette très lucrative production d’énergie renouvelable.

L’adoption à marche forcée du malus énergétique et de la libéralisation de l’éolien, augure de bien mauvaise façon le grand débat national sur la transition énergétique qui vient d’être lancé.
Le Parti Communiste réaffirme son attachement à la constitution d’un pôle public national de l’énergie, qui seul permet de garantir une égalité de traitement entre tous les usagers et permet de leur garantir les prix les moins chers.

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Lourdel Yves 16/03/2013 12:56


Comme aurait dit un chanteur connu, il fût un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. En ce temps là EDF et GDF ne faisaient qu'une seule et même entreprise prospère, la
fourniture d'énergie était considérée comme un service public, et qui plus est, le statut de leurs salariés était un exemple de protection sociale. Tout cela en résultat de l'application du
programme de la Résistance.


Mais voila que, l'Europe, la sacro-sainte libre concurrence, et les privatisations sont passées par là. Et maintenant les deux entreprises privatisées se livrent bataille pour fournir chacune
et du gaz et de l'électricité à grand renfort de publicité dans les médias.


Pour les consommateurs le résultat est clair. Une augmentation des tarifs au motif d'une transition énergétique tout à fait illusoire.


Merci l'europe et merci les écologues.


Y. Lourdel