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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Dalongeville-Cattoir.jpg|  ON EN PARLE |

Dix neuf mois et, vraisemblablement, à cette étape de la procédure, également quelque dix-neuf mis en examen...

Depuis avril 2009, Hénin-Beaumont vit au rythme des supputations, de la méfiance et des désignations anonymes à la vindicte populaire d'élus, chefs d'entreprise et intermédiaires de cette opaque galaxie héninoise sur laquelle la pugnace juge Véronique Pair planche inlassablement.

L'« affaire héninoise », on a cru mille fois la voir rebondir au détour de révélations croustillantes, se réduisant souvent entuyaux crevés.

Spectaculaire jusqu'à la fin de l'été 2008, elle est depuis lors, hormis la remise en liberté de Gérard Dalongeville et le jugement de l'affaire des avions-taxis placée entre les mains des juges financiers, retombée dans une totale discrétion.

Une instruction qui serait toutefois actuellement en cours de bouclage. Du côté de Gérard Dalongeville comme de Guy Mollet, on confirme, ces jours derniers, que l'issue est proche. Et qu'une ultime confrontation devrait avoir lieu, courant décembre, avant clôture de l'instruction. Commencera alors le compte-à-rebours final avant l'audiencement d'une affaire dont chacun des protagonistes principaux espère aujourd'hui qu'elle pourrait lui réserver une issue plus favorable que ce que les premières pistes de l'enquête pouvaient laisser augurer.

Quoi qu'il en soit, de nombreuses zones d'ombre persistent, concernant notamment les relations actuelles entre Gérard Dalongeville et son ancien bras droit, Guy Mollet.

On le sait, les deux hommes se détestent aujourd'hui et n'en font guère mystère. Toutefois, on s'étonnera légitimement en apprenant certaines péripéties concernant l'affaire détachée des avions taxis, en cours de jugement par les magistrats de la Chambre régionale des comptes,

Mystérieuse lettre

Après avoir été entendus cet été par les magistrats arrageois, les mis en cause ont choisi de faire appel devant la Cour des comptes (un appel non suspensif qui n'empêchera pas les juges de la CRC de délibérer sur le montant dû par Gérard Dalongeville, Claude Chopin et Guy Mollet, le recouvrement étant ensuite assuré par des huissiers du Trésor public). Néanmoins, à la rentrée, les magistrats arrageois ont eu la surprise de recevoir une lettre manuscrite de Guy Mollet exonérant l'implication de Gérard Dalongeville dans l'affaire des avions-taxis. Un courrier que, peu après, contestera l'avocat de Guy Mollet, ce dernier avançant que tout était faux, qu'on avait contraint M. Mollet à la rédiger et qu'il ne fallait pas en tenir compte. De quoi augurer d'un grandiose final dans le bureau de la juge Pair !


PASCAL WALLART


Source : La Voix du Nord
Lundi 08 novembre 2010

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