Commentaires

Recommander

Concours

Images aléatoires

  • Rando culturelle 12-06-10 (8)
  • Affiche FDG Apprendre
  • Retraite caricature 1

Union européenne

Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 06:30

Sarkozy-Merkel-2.jpgC’est un spectacle lamentable auquel nous avons assisté undi soir. Un geste désespéré d'un candidat probablement perdant qui appelle à la rescousse son homologue allemande – elle-même très en difficulté dans son pays.

Il ne s’agissait pas d'un échange franco-allemand entre deux Chefs d'Etat qui cherchent ensemble des solutions à la crise, mais bien du soutien officiel de la CDU à l'UMP, c'est à dire un échange de bons procédés entre les deux partis les plus ultralibéraux que l'Europe n'ait jamais connu.

Ces deux là malmènent comme jamais les peuples français et allemand et tentent d'imposer leurs politiques dangereuses à l'ensemble des peuples européens. La réforme des traités qu'ils proposent vise la centralisation des décisions budgétaires et économiques au niveau européen, à savoir l'austérité automatique et une attaque sans précédent contre les souverainetés populaires.
 
Le PCF appelle les français à envoyer un signal clair de rejet du « traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'union économique et monétaire » par le vote Front de gauche aux élections présidentielles et législatives.

Un gouvernement de gauche devra consulter les français par référendum sur ce traité, leur permettre de le rejeter ou d’en négocier un nouveau, n’en déplaise à Madame Merkel. Si tel est le choix du peuple, il devra formuler des alternatives solidaires et démocratiques à la construction européenne actuelle.

Par PCF - Publié dans : Union européenne - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 06:30

Marion-Monti-2.jpgL'Assemblée nationale a remis la semaine dernière le Prix de l'Européen de l'année à Mario Monti, chef du gouvernement "technique" de l'Italie. N'y avait-il pas d'autres personnalités européennes à féliciter pour leurs actions ? Un indigné espagnol ou grec ? Une démocrate hongroise qui combat le populisme d'Orban ? Un syndicaliste de la Fiom-CGIL qui se bat pour les droits des salariés chez Fiat en ce moment même ?

Le PCF rappelle que Mario Monti n'a pas été élu. Il a été nommé par les marchés, avec l'aval de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, sans expression démocratique des italiens. Monti a appliqué servilement les injonctions des marchés en appliquant des plans d'austérité brutaux et injustes au peuple italien. Il ne manque pas d'air pour venir parler de son "ambition de mettre l'Italie comme solution et non pas comme source des problèmes de l'Union européenne". En politique, les symboles sont importants.

Ce choix couvre de ridicule l'ensemble des représentants de la Nation et en dit long sur la conception de la démocratie de la majorité UMP.

Par PCF - Publié dans : Union européenne - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 06:30

Sarko-et-Merkel.jpgNicolas Sarkozy et Angela Merkel ont annoncé lundi les vues qu'ils veulent imposer, lors du sommet européen de jeudi et vendredi, à l'ensemble des pays membres de l'UE, ou bien seulement aux pays de la zone euro et aux pays volontaires, c'est selon. On voit déjà poindre les divisions et une UE à deux vitesses. C'est le contraire de la solidarité dont l'Europe a besoin pour sortir de l'impasse !

Le contenu d'un nouveau traité serait négocié avant fin mars. La question du mode de ratification a courageusement été éludée : évidemment la consultation directe des peuples n'est pas envisagée. C'est inacceptable.

A partir du moment où ce traité ne reviendrait pas sur l'indépendance de la BCE, il est clair qu'il ne permettra pas de sortir de la crise. Le PCF et ses partenaires du Front de gauche proposent une refonte des missions et des statuts de la BCE, qui doit être mise sous contrôle démocratique pour lui permettre de pouvoir prêter à taux faibles, voire nuls, directement aux États. La BCE pourrait ainsi financer directement, par création monétaire, un fonds de développement social, solidaire et écologique européen.

Si rien ne change de ce point de vue là, à quoi ce traité va-t-il servir ? A surveiller et punir : sanctions automatiques pour non respect du pacte de stabilité, règle d'or dans tous les pays – dont la conformité avec les traités serait vérifiée par la cour de justice européenne – et remise en cause des prises de décisions à l'unanimité. Autrement dit, le couple Sarkozy-Merkel veut mettre tous les pays européens aux pas, et graver l'austérité dans le marbre.

Le PCF s'oppose à ces reculs démocratiques et aux saignées sociales qu'ils préparent pour les peuples européens qui en ont déjà assez soupé. Il rappelle que si les traités doivent être revus, c'est en ayant pour objectifs le plein exercice démocratique et le développement social en Europe, et non l'inverse. La consultation des peuples est une exigence.

Par David NOËL - Publié dans : Union européenne - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 06:30

euro.jpgDevant l'exceptionnelle gravité de la crise des dettes publiques en zone euro, les dirigeants européens réunis à Bruxelles refusent une fois de plus de se rendre à l'évidence. Malgré le fiasco des recettes appliquées jusqu'ici, qui ont plusieurs fois échoué et n'ont fait qu'encourager le chantage des marchés financiers, les décisions du sommet européen prises sous la houlette d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy persistent dans une logique unique : préserver les intérêts des grands créanciers, banques et assurances, et des spéculateurs. Les décisions prises à Bruxelles ne doivent pas faire illusion. Les systèmes de refinancement et de rachat des dettes publiques déjà mis en place sont un peu assouplis devant le risque d'effondrement généralisé du système, mais les mécanismes globaux restent les mêmes. Le rôle de la Banque centrale européenne n'est pas réorienté, les fonds spéculatifs ne sont pas taxés, l'idée d'une taxe bancaire est abandonnée, la création d'un Fonds social et de solidarité pour le développement européen proposé par le Parti de la gauche européenne n'est même pas évoqué. En échange, c'est aux peuples que l'on va continuer de demander à payer l'addition avec une surenchère irresponsable à l'austérité, des politiques salariales ravageuses, la casse des systèmes de retraite et des services publics, des privatisations généralisées. Les intérêts financiers sont sauvegardés à court terme, mais les Etats et les peuples sont mis à genoux. Rien n'est réglé avec les mesures prises. La seule solution durable est de rompre avec la logique actuelle, en abandonnant le pacte de stabilité et le pacte de super-austérité de l'euro +, et en lançant un nouveau pacte pour une croissance sociale, écologique et solidaire. Tourner le dos à la solidarité, soit par une sortie solitaire de l'euro, soit par le renforcement de mécanismes fédéralistes autoritaires, serait suicidaire.

Le Parti communiste va poursuivre son combat contre les choix européens actuels et refusera leur inscription dans la Constitution par le biais du système de la « règle d'or ». Nous proposons de taxer durement la spéculation, d'instaurer une taxe Tobin sur les transactions financières, de mettre à contribution, par un prélèvement spécifique, les banques, les sociétés d'assurances, tous les fonds spéculatifs. Toute perspective de mise en défaut de la Grèce doit être écartée. Le Fonds européen de stabilité financière qui soutient les marchés doit être remplacé par un Fonds européen qui finance le développement social et solidaire des pays européens. Le contrôle de la BCE doit être  repris par les Parlements pour mettre à nouveau la politique monétaire et du crédit au service de la créations d'emplois utiles à répondre aux besoins sociaux et écologiques urgents et à venir. Hors de cette remise en cause radicale, tout discours sur la sortie de crise est un dangereux leurre. Le mensonge des gouvernements européens doit cesser.


Pierre Laurent,
Secrétaire national du PCF

Par David NOËL - Publié dans : Union européenne - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 10:30

drapeau-europeen.jpg On célébrait hier la journée de l'Europe. Cela fait 61 ans que l'Union européenne se construit sans les peuples et au service des marchés. Une nouvelle étape dans l'harmonisation des politiques économiques vient d'être franchie, mais pour le pire. La série de mesures que le Conseil européen a adoptées les 24 et 25 mars dans le cadre de la « gouvernance économique », particulièrement du « Pacte pour l’euro » est une offensive d'une rare violence contre les droits sociaux et la souveraineté populaire. Les peuples européens souffrent déjà des cures d'austérités imposées par la BCE, le FMI et la commission européenne. 60% des Français associent l'Europe au chômage et exigent de l'UE des mesures protectrices. De puissantes mobilisations sociales convergent, en appelant directement à la construction d'une Europe sociale. Le « pacte pour l'Euro » vise, au contraire, à comprimer encore plus les salaires, généraliser la précarité et à poursuivre le démantèlement des services publics et de la protection sociale, en mettant les budgets des Etats membres sous tutelle de l'UE.

Le PCF s'oppose fermement à ces choix au service exclusif des banques, des multinationales et des marchés financiers. Il a lancé le 3 mai dernier lors d'un meeting à Paris avec ses partenaires du Parti de la gauche européenne, des acteurs du mouvement social et le Front de gauche, une campagne de mobilisation pour mettre en échec cette attaque contre les travailleurs et la démocratie.

Au 21ème siècle, si un pacte doit être signé, c'est avec les peuples, pas la finance ! Il est grand temps de réorienter les politiques de l'Union vers la satisfaction des exigences sociales des peuples européens. Il faut augmenter les salaires, aller progressivement vers un SMIC européen et changer les missions de la Banque centrale européenne pour qu'elle utilise son pouvoir de création monétaire afin de financer des projets de services publics nationaux mais également européens.


Pierre Laurent,
Secrétaire national du Parti Communiste Français
Président du Parti de la gauche européenne

Par David NOËL - Publié dans : Union européenne - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 06:30

Pierre-Laurent-5.jpg Les récentes déclarations de Jean-Claude Junker concernant le recours à des euro-obligations montrent que, face à la crise financière, les tabous des dirigeants néolibéraux européens sont peu à peu en train de tomber. Cela confirme la validité de la position du PCF qui n’a cessé d’affirmer ces derniers mois la nécessité d’une remise en cause de la dictature des marchés financiers.

Les prises de positions pour une sortie de certains pays de la zone euro sont irresponsables. L’attitude de Madame Merkel qui refuse le débat sur la monnaie européenne l’est tout autant et pourrait conduire à un éclatement de la zone euro qui aurait de très graves conséquences pour les peuples européens. Il est urgent d’ouvrir en grand le débat sur la monnaie européenne au sein de l’Union !

Pour sortir l’UE de la crise, le PCF propose de transformer l’euro en une monnaie européenne de coopération. Cela demande de réorienter radicalement le rôle de la BCE par une autre politique du crédit et par l’achat de titres de dette publique qui permettraient d’abonder un Fonds européen de développement social. Il s’agit ainsi de placer la création monétaire au service des besoins humains, de la promotion de l’emploi et de la formation et de l’extension des services publics.


Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF

Par David NOËL - Publié dans : Union européenne - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 10:30
Après le résultat du référendum en Irlande sur le Traité de Lisbonne, les dirigeants européens ne sortent pas grandis.

Win the Yes needs the No to win against the No”... Parce que les irlandais ont refusé une première fois le traité de Lisbonne, les partisans du « oui » ont jugé nécessaire de les faire revoter. Ne serait-ce pas là un déni de démocratie ?

On se souvient encore du cynisme et du mépris de Nicolas Sarkozy, lors de la présidence française de l’Union Européenne, à l’égard des Irlandais qui avaient choisi de résister au Traité antisocial et antidémocratique.

Ce résultat est le fruit d’une manipulation du peuple irlandais, d’un chantage à l’isolement au moment où la crise frappe plus fortement l’Irlande.

Le peuple est victime des effets dévastateurs du libéralisme, on l’a vu particulièrement avec la délocalisation du groupe Dell de l’Irlande vers la Pologne, laissant sur le carreau des milliers d’emplois. Ce qui a permis au président de la Commission européenne, l’ultra-libéral Barroso de faire des promesses et de créer des illusions avec une prime à la braderie industrielle, au lieu de s’attaquer au fond des raisons de la crise : la concurrence et la course à la rentabilité financière.

Après ce référendum, plus que jamais la question d’un changement profond de la politique européenne est posée pour répondre aux exigences sociales et démocratiques des peuples européens.

La nécessite d’un nouveau Traité est à l’ordre du jour et reste plus que jamais d’actualité.

Agir pour une Europe sociale, démocratique, solidaire, féministe, écologique et pacifique, c’est ce à quoi s’attelle le PCF en mobilisant les forces sociales et citoyennes en France et en Europe avec le PGE.
Par David NOËL - Publié dans : Union européenne - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 09:45
Les politiques de l’Union européenne prennent une part déterminante dans la vie quotidienne de nos concitoyen-nes. Traités, politiques communes et jurisprudences européennes sont aujourd’hui caractérisés, pour l’essentiel, par la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux, la déréglementation des services publics, une politique monétaire sans aucun contrôle démocratique, une politique budgétaire restrictive, une politique agricole sacrifiant l’agriculture paysanne, des politiques sécuritaires notamment vis-à-vis de l’immigration, des traités bilatéraux de libre-échange aggravant l’exploitation des pays du Sud, notamment en matière agricole, une politique extérieure et militaire alignée sur celle de l’OTAN et plus généralement un déficit démocratique. La « concurrence libre et non faussée » joue contre l’emploi, le niveau de vie et les services publics, l’environnement et les ressources naturelles.

Face à ces attaques sans précédent, il s’agit de mettre en avant la primauté des droits pour toutes et tous, notamment sociaux, face à la concurrence. Il s’agit de nous opposer et de construire des alternatives sociales, écologiques, féministes et démocratiques qui rompent avec les politiques néolibérales actuelles. Nous appelons à construire ensemble un cadre de débats et de mobilisations, qui permette la construction de convergences entre des associations, syndicats, organisations politiques et réseaux qui partagent ces préoccupations et souhaitent travailler ensemble dans le respect de l’indépendance et de la place spécifique de chacun.

La présidence française de l’Union européenne pendant le deuxième semestre 2008 sera une occasion de porter ces exigences et des propositions alternatives. L’ensemble de ces réflexions et ces actions devra à la fois concerner la politique française dans l’Union Européenne et s’inscrire pleinement dans un cadre européen, notamment en lien avec le Forum social européen de Malmö en septembre 2008 et les réseaux qui y sont liés.

Les signataires ci-dessous appellent à agir dans cet esprit, et tout d’abord pendant la Présidence française de l’Union européenne, durant laquelle ils mettront des propositions concrètes en débat. Ils sont disponibles pour tout ce qui permettra, dans la longue durée, la convergence de celles et ceux qui considèrent qu’une autre Europe est possible.

Premiers signataires : Alter Ekolo, Attac, CGT-Finances, Confédération Paysanne, Coordination des collectifs unitaires, Fondation Copernic, Forces Militantes, FSU, La Gauche Cactus, LCR, Les Alternatifs, Les Marches européennes contre le chômage, MARS-Gauche Républicaine, Mémoire des luttes, MRAP, PCOF, Pour la République Sociale, Réseau Féministe « Ruptures », UFAL, Union syndicale Solidaires.
Par David NOËL - Publié dans : Union européenne - Communauté : Les antilibéraux
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /Juin /2008 09:39
Le choix souverain que le peuple irlandais a effectué le 12 juin en rejetant le Traité de Lisbonne est une victoire pour la démocratie et pour l’Europe.

Le Peuple irlandais fait payer indirectement à Sarkozy, sa trahison du choix démocratique du Peuple Français. En effet, lors de la campagne électorale des présidentielles, Nicolas Sarkozy avait déclaré prendre acte du choix majoritaire des Français de rejeter le Traité constitutionnel européen. Mais dès qu’il a été élu, Sarkozy s’est empressé de faire le contraire de ce qu’il avait promis. Il a négocié avec nos partenaires européens un nouveau traité qui en les dissimulant, reprenait sur le fond toutes les dispositions antisociales de feu la Constitution européenne. N’écoutant que leur peur du suffrage universel, les dirigeants des gouvernements européens décidèrent de faire adopter ce traité uniquement par la voie parlementaire, privant les peuples de toute expression démocratique, à l’exception de l’Irlande en raison sa constitution qui rendait obligatoire un référendum. Malheureusement ce « mauvais coup » contre les peuples s’est organisé avec la complicité active des Partis socialistes français et européens. Mais leur coup à manqué grâce au Peuple irlandais, pour paraphraser les paroles de la Carmagnole.

Comme en France et en Hollande en 2005, ce sont les voix des salariés et de ceux qui souffrent le plus de l’Europe libérale, qui ont fait la différence en se portant massivement sur le NON. Ces voix sont aussi porteuses des luttes européennes pour l’augmentation des salaires, contre les privatisations, contre le démantèlement des services publics et de la protection sociale. Derrière les NON irlandais, français et hollandais, il y a aussi la colère des travailleurs des ports et de la route, des agriculteurs, des pêcheurs d’Europe. Il y a le refus de travailler 48 heures voir 65 heures hebdomadaires comme la Commission européenne voudrait l’imposer. Il est temps de tirer les leçons des NON français, hollandais et irlandais, et d’entendre enfin les voix des peuples européens : L’Union européenne ne peut plus se construire contre les salariés et au seul profit des nantis. Le Traité de Lisbonne doit être définitivement enterré. Il faut démocratiser radicalement les institutions européennes, pour que les peuples d’Europe redeviennent maître de leur destin. Pour ma part, j’ai la conviction profonde, que face aux défis sociaux, écologiques, énergétiques et démographiques de ce début de siècle, face aux enjeux de la révolution informationnelle, nous avons plus que jamais besoin d’Europe. Mais d’une Europe sociale qui s’organise autour du juste échange et de la coopération, et non pas autour du tout marché et de la concurrence entre les peuples. Les peuples d’Europe ont besoin d’un véritable projet européen fondateur qui unifie ce continent autour d’objectifs de paix, de bien être, de sécurité sociale et de libre développement de tous.

Jacky Hénin
Député au Parlement européen
Par David NOËL - Publié dans : Union européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 18:38
Voilà, c'est fait. Malgré la mobilisation de tous et de toutes, malgré notre campagne, nos pétitions, la révision constitutionnelle est passée et permettra au Président de la République d'adopter le Traité de Lisbonne sans référendum. Dans le détail, les résultats du vote du Congrès réuni à Versailles montrent le décalage entre la représentation nationale et la volonté des citoyens.

Résultat du vote :
Inscrits : 908 (577 députés et 331 sénateurs)
votants : 893
exprimés : 741
majorité requise de 3/5 des exprimés pour l'adoption : 445
Pour l'adoption : 560
Contre l'adoption : 181


Tous les députés et sénateurs communistes, rejoints par 121 parlementaires socialistes et quelques députés souverainistes ont voté contre la révision constitutionnelle. 

Au nom des députés communistes et républicains, Alain Bocquet, député du Nord est intervenu pour condamner ce qui constitue une véritable forfaiture. Le texte et la vidéo de l'intervention d'Alain Bocquet sont en ligne sur notre blog.

________________________________________________________________________________________________________


Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Chers collègues,

Vous proposez une révision de la Constitution déjà revue sur le même point en février 2005. A l’époque seuls les députés et sénateurs communistes en tant que groupe avaient dit Non. Ici même, 93% de parlementaires sûrs d’eux disaient Oui, avant que le 29 mai 2005, 55% des Français rejettent le traité constitutionnel.

Échaudés par l’expérience, vous avez mis en place un scénario pour faire passer le même texte sur le fond. Valéry Giscard d’Estaing l’avoue : dans le Traité de Lisbonne, « les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boite à outils »

Aujourd’hui, il faudrait donc entériner votre refus d’un référendum ou encourager des manœuvres politiciennes aboutissant au même résultat. Nous disons Non à ce coup de force privant notre peuple de sa souveraineté. La vraie question c’est la démocratie. Les Français qui ont rejeté le traité de 2005 veulent à nouveau, se prononcer. Et Nicolas Sarkozy le disait lui-même, le 9 mai 2004, devant l’UMP :« La souveraineté c’est le peuple. A chaque grande étape de l’intégration européenne, il faut donc consulter le peuple, sinon nous nous couperons du peuple. » Mais là encore, ses actes ne suivent pas ses paroles. Autant emporte le vent du libéralisme !

La démocratie, voilà en fait ce que redoutent la Commission européenne, le Président de la République et les forces qui vous soutiennent parce qu’elles sont soumises aux attentes des milieux d’affaires.

Et pour cause ! L’Europe que vous voulez faire passer en force, ce n’est pas l’Europe des peuples mais la leur ! Celle de la concurrence libre et non faussée ; de la libre circulation des capitaux ; de la liquidation des services publics ; d’une Banque Centrale Européenne indépendante pour mieux peser sur les salaires... Vous liez la France aux quatre volontés d’une Europe supercapitaliste aux 65 millions de pauvres, aux 20 millions de chômeurs, aux dizaines de millions de mal-logés dont trois millions en France.

Comment cette Europe-là dont vous refusez de soumettre le bilan et les projets au jugement des Français, pourrait-elle répondre à leurs attentes ? Cette Europe de l’argent-roi devenu l’argent fou, comme le révèle le scandale de la Société Générale !

La France s’est prononcée au premier tour de la présidentielle pour un référendum, puisque tous les candidats sauf Nicolas Sarkozy, en étaient partisans. Les peuples européens réclament majoritairement (59% en France), une consultation référendaire. Refuser de consulter les peuples, c’est bâillonner la démocratie. Et si le dernier mot, qui est dû au peuple, lui est confisqué par cette manœuvre politico constitutionnelle, alors il faut voter contre, s’opposer à la forfaiture et faire respecter la démocratie.

Alors que les deux cinquième de parlementaires déterminés suffiraient à imposer la consultation du peuple, voter la réforme constitutionnelle ou laisser passer reviendra au même.

Je le dis fraternellement à nos collègues socialistes : pourquoi remettre au lendemain ce qui est possible le jour même ? Demain il sera trop tard, même pour une motion référendaire qui connaîtra, à l’Assemblée, le même échec qu’au Sénat face à la majorité parlementaire l’UMP. Pourquoi servir de béquille à la frénésie d’une Europe ultralibérale de Nicolas Sarkozy, lui que vous combattez avec les mots les plus durs par ailleurs ? Vous dites être favorables à un référendum ? C’est le moment de le montrer. Hic Rhodus, hic salta ! Voici Rhodes, c’est ici qu’il faut sauter. En substance, c’est le moment de montrer ce dont vous êtes capables « ici et maintenant ».

Alors que ce traité menace d’être irréversible, il faut, pour préserver la perspective et l’espoir de construire l’Europe des peuples, faire droit à l’exigence des Français d’être consultés. Nous voterons pour mettre en échec la réforme constitutionnelle que vous préconisez. Nous voterons pour le respect de la démocratie. En conséquence, nous voterons contre ce texte.

Alain BOCQUET

- Député du Nord
- Porte-Parole des député-e-s communistes et républicains

 
Par David NOËL - Publié dans : Union européenne - Communauté : Les antilibéraux
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Espace temps

Tendançologue

Wikio - Top des blogs - Politique

Bienvenue sur le blog de la section d'Hénin-Beaumont du PCF !
Il y a actuellement 13 personne(s) sur ce blog

Recherche

Archives

Liens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés