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Conseil général et élections cantonales

Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 12:30

dominique-watrin.jpg Il nous est demandé de prendre acte de ce rapport définitif de la Chambre Régionale des Comptes, ce que nous faisons bien évidemment. Ce rapport est aujourd'hui public. Il a été largement commenté par la presse. Il va donc de soi que si des irrégularités ou des infractions à la loi ont été commises et si des suites sont à donner, il appartient à la justice de trancher.

Pour le reste, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes a le mérite d'attirer notre attention sur certains points qui intéressent le Conseil Général. Des interrogations assez fortes sont formulées concernant des découverts permanents de trésorerie et une dette qui serait passée de 23 millions d'euros en 2002 à 109 millions d'euros en 2009.

Nous l'avions déjà souligné lors de la fusion acquisition de la SEPAC par la nouvelle entité ADEVIA, il n'est pas certain que la création d'un quasi-monopole qui plus est quand c'est le moins riche qui absorbe le plus riche, ait été un bien.

Je crois que l'histoire donne raison au groupe communiste. Ce qui apparaît aujourd'hui, c'est que la Société d'Economie Mixte ADEVIA, de par sa situation de quasi-monopole sur notre territoire est amenée à entrer dans toutes sortes d'opérations ce qui entraîne évidemment l'engagement de frais importants avant que les retours financiers ne commencent à rentrer.

Pour aller vite, je crois que deux autres questions sont posées.

La première d'abord aux administrateurs d'ADEVIA qui gagneraient, nous semble-t-il, à être plus réactifs aux remarques qui sont formulées par la Chambre Régionale des Comptes au-delà des réponses souvent de forme qui ont été jusque là apportées. Je pense notamment à la question des rémunérations des principaux dirigeants. Des chiffres sont cités. Ils nous interrogent car ce sont en définitive les collectivités locales qui paient.

Et puis deuxième question : quelle analyse est faite par les services financiers du Conseil Général de la situation d'ADEVIA ? Il est important que nous puissions être rassurés dans la mesure où notre collectivité apporte des garanties d'emprunt non négligeables financièrement à cette Société d'Economie Mixte.


Dominique Watrin
Premier adjoint au maire de Rouvroy
Vice-président du Conseil Général du Pas-de-Calais
Président du groupe communiste au Conseil Général

Par David NOËL - Publié dans : Conseil général et élections cantonales - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 06:30

Conference-de-presse-Lens-01-04-11.jpg |  POLITIQUE |

Le parti communiste de Lens est remonté contre Guy Delcourt.

En cause, les propos du maire de Lens à l'issue des résultats des élections cantonales de Lens-Nord Est et la réélection de Marie-Paule Ledent (PS), Guy Delcourt avait affirmé : « La question se pose sur la discipline à gauche (...) Si nos amis communistes s'amusent à ce petit jeu localement, il faudra que les fédérations s'en mêlent. »

Son voeu a été exaucé. Hier, le parti communiste a invité la presse pour « faire une mise au point suite aux propos à l'emporte pièce et scandaleux de Guy Delcourt », dixit Hervé Poly, secrétaire départemental du PCF. Les communistes sont « très scandalisés », par « les propos de Guy Delcourt qui sous-entend que l'électorat communiste aurait voté FN », s'insurge-t-il. « Ce n'est pas le PCF qui va voter FN, on est les seuls qui le combattent vraiment ! » clame Michèle Moren, suppléante de Jean-Michel Humez (PCF) lors de ces cantonales. Les communistes ont une autre analyse : « La plus forte abstention est à Lens. À Annay-sous-Lens, il y a eu 12 % de votes nuls. Alors oui, le contexte local est très difficile à Annay entre socialistes et communistes, mais j'avoue ne pas comprendre Guy Delcourt qui n'a pas milité pour le rassemblement. » L'une des critiques du PCF envers Guy Delcourt est en effet de ne pas avoir choisi une candidature de rassemblement des forces de gauche pour le deuxième tour, comme dans les autres cantons. « Regardez le tract de Marie-Paule Ledent entre les deux tours, s'emporte Hervé Poly. Il n'appelle pas au rassemblement. À Lens, il y a une situation conflictuelle permanente. » « Guy Delcourt a des facilités pour se fâcher avec tout le monde, poursuit le communiste en citant l'exemple de son « comportement procédurier » avec Naceira Vincent, conseillère municipale (Vert). J'avoue ne pas comprendre que Guy Delcourt ne réagisse pas sur les écrits du Front national. » Hervé Poly brandit alors le tract d'entre deux tours de Freddy Baudrin, candidat FN, qui attaque la gestion socialiste du territoire, parlant entre autre de « magouille » et de « système quasi-mafieux ».

« Je ne comprends pas la frilosité de Guy Delcourt à ne pas attaquer ses propos diffamatoires », glisse le secrétaire départemental PCF. Jean-Michel Humez, candidat communiste aux cantonales et conseiller municipal à Lens, s'« interroge sur la volonté réelle du PS local à affronter de front le FN », et parle de « deux poids, deux mesures. » Les communistes exigent aujourd'hui que Guy Delcourt adresse des « excuses publiques au PCF », car, selon Hervé Poly, « il est encore temps de travailler sur le rassemblement. » Un rassemblement qui semble au point mort. « Je pense que Guy Delcourt est aujourd'hui un maire minoritaire et plus que jamais, je trouve son comportement politique suicidaire », conclut Hervé Poly. L'ambiance au conseil municipal de jeudi prochain risqued'être houleuse.

STEEVEN DEMORA


Source : La Voix du Nord
Samedi 02 avril 2011

Par David NOËL - Publié dans : Conseil général et élections cantonales - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 07:00

Cartes-cantons-Nord.jpg| ON EN PARLE • ÉLECTIONS CANTONALES |

Alain Bruneel qui s'empare du canton de Douai-Sud, Charles Beauchamp élu dès le premier tour dans le canton d'Arleux...

Le Parti communiste est le grand gagnant de ces élections dans le Douaisis, où seul le canton de Douai Nord-Est demeure dans le giron du Parti socialiste. Le bassin minier continue d'aimer la couleur rouge. Et ça ne date pas d'hier. Dès sa création en 1920, le Parti communiste rallie à sa cause de nombreux élus du bassin minier. Un exemple ? Sur les vingt-huit maires socialistes que compte le Douaisis, dix-sept décident de rejoindre les rangs de la Section française de l'Internationale communiste (le premier nom du Parti communiste). « L'implantation du PCF dans le bassin minier est bien sûr liée à l'industrialisation, et à la présence forte d'organisations syndicales révolutionnaires dans les entreprises », explique Charles Beauchamp.

Dans l'immédiat après-guerre, le Parti communiste est le premier parti de France. « Trois quarts des communes de l'Arleusis ont eu, à une période donnée, un maire communiste. » À cette époque, le PCF était doté d'écoles de formation « organisées, structurées », qui permettaient l'émergence et la formation de nouvelles générations de militants. « Il existait plusieurs niveaux d'école. Certains militants étaient envoyés à Paris pour y suivre des formations poussées qui duraient quatre mois. Ces formations ont existé jusque dans les années 70 à 80. Ensuite, la direction nationale a fait l'erreur d'abandonner cette politique de formation des cadres. » En revanche, dans le Douaisis, on a toujours essayé de la faire perdurer, vaille que vaille. « On propose toujours des sessions de formation sur l'histoire du PC, sur le marxisme... » Histoire d'assurer la relève dans les rangs des militants.

Après l'éclatement du bloc de l'est, la direction nationale du PCF s'est engagée vers davantage de consensus, de compromis avec les autres partis.

Résultat : depuis trente ans, le PCF enchaîne les déroutes électorales. « Depuis le congrès de Martigues (NDLR, en mars 2000), il n'y a plus de démarche programmatique au PCF, déplore M. Beauchamp. La direction nationale a décrété à cette époque : on ne propose plus rien, et on fait avec les partis au pouvoir. » À l'inverse, dans le Douaisis, des élus comme Charles Beauchamp, Jean-Jacques Candelier, Jacques Michon, Alain Bruneel (pour ne citer qu'eux) ont toujours continué de clamer des idées fortes, tranchées, dans la tradition révolutionnaire du parti.

Le Douaisis cultive d'autres différences par rapport à la ligne de la direction nationale du PCF. Ici, on continue d'organiser les cérémonies de remise de cartes du parti. « J'en ai encore organisé une en début d'année. Ma section d'Arleux compte 160 adhérents. Et le plus jeune, qui nous a rejoints en février, a 16 ans ! » Les militants s'efforcent également de maintenir le plus possible les actions de porte-à-porte, « le meilleur moyen de discuter avec les gens et présenter nos idées ». Les élus ont été très présents aussi lors du débat sur le traité constitutionnel européen. « Dans le canton d'Arleux, on a organisé une réunion publique dans toutes les communes, sans exception. » Autre facteur qui compte : la présence des élus dans les conflits sociaux, les manifestations pour défendre les emplois, les services publics... « C'est en étant le porteur des colères et des espoirs des gens qu'on est dans son rôle d'élu. Dans le Douaisis, il y a une tradition révolutionnaire de très longue date. C'est toute l'histoire du Douaisis qui amène les militants à s'inspirer du passé pour poursuivre les luttes sociales. »

ANNE-LISE TENEUL


Source : La Voix du Nord
Mardi 29 mars 2011

Par David NOËL - Publié dans : Conseil général et élections cantonales - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 06:30

CG Pas-de-CalaisAu lendemain des élections cantonales qui ont mis en lumière, dans un contexte historique d'abstention, la défaite de la majorité présidentielle et la poussée du FN, un des enseignements majeurs du scrutin semble échapper à nombre de commentateurs. Il s'agit du score du Front de gauche et particulièrement celui des communistes qui en portaient les couleurs. Avec 118 élus ou réélus hier dont 113 communistes, les clichés sur le coma dépassé du PCF volent en éclat. Le Front de gauche devient la deuxième force de gauche avec, pour ordre de grandeur, 5 fois plus de conseillers généraux qu'EELV en France, soit près de 250 conseillers généraux. En plus de garder la présidence des conseils généraux de l'Allier et du Val-de-Marne, le PCF renforce ses positions et se remet en situation de conquête pour les prochaines législatives et municipales.

Fort de ces bons résultats, avec ses partenaires du Front de gauche, le PCF va amplifier la démarche politique qu’il a initiée. Il va consacrer toute son énergie à mobiliser les salarié-es qui n'en peuvent plus de la politique gouvernementale. La démocratie est malade dans notre pays. L'ostracisme médiatique à l'égard du PCF, en dépit des résultats du suffrage universel, n'a que trop duré. Il n'est pas trop tard pour faire cesser cette discrimination. Le vote des 20 et 27 mars a démontré qu'il demeurait, au risque d'en faire tousser quelques uns, une force politique majeure qui comptera pour l'avenir.


Olivier Dartigolles,
Porte-parole du PCF

Par David NOËL - Publié dans : Conseil général et élections cantonales - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 06:30

Cantonales de Montigny-en-Gohelle/Hénin                     

  20 et 27 mars 2011

 

1er tour :

 

     Inscrits

14 079

%

     Votants

  5 793

41,15

    Exprimés (en pourcentage des votants)

  5 666

97,80

PCF/Front de Gauche (Edmond Bruneel)

  506

8,93

Europe Ecologie Les Verts (Régine Calzia)

310

5,47

PS-MRC (Jean-Marie Picque)

  1 768

31,20

DVG (Pierre Ferrari)

582

10,27

PRG (Eric Mouton)

242

4,27

MoDem (Patrick Piret)

71

1,25

UMP (Olivier Sagnier)

154

2,72

FN (Steeve Briois)

2 033

35,88

 

2nd tour :

 

     Inscrits

14 079

%

     Votants

  6 391

45,39 %

     Exprimés (en pourcentage des votants)

  6 124

95,82 %

PS-MRC (Jean-Marie Picque)

  3 384

54,26 %

FN (Steeve Briois)

  2 740

44,74 %

Par David NOËL - Publié dans : Conseil général et élections cantonales - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 10:30

Cantons PDC Le premier tour des élections cantonales a eu lieu dimanche et a été marqué par une très forte abstention, au plan national, départemental et local ce qui rend difficile l'interprétation des résultats. Au plan national, on comptait plus de 55 % d'abstention, au plan local, près de 60 % sur le canton de Montigny-en-Gohelle et plus de 61 % dans la partie héninoise du canton.
Cette abstention est en partie liée à l'actualité, le tsunami et l'accident nucléaire au Japon ainsi que l'intervention occidentale en Libye ayant complètement éclipsé la campagne cantonale ces derniers jours. Si les médias ont peu parlé de l'élection cantonale, c'est aussi parce que la droite au pouvoir a tout fait pour qu'on n'en parle pas à coups d'écrans de fumée et de pseudos-débats sur l'islam et la laïcité. Minoritaire dans le pays, l'UMP avait tout à perdre de ces dernières élections avant la présidentielle de 2012 qui risquaient fort de se traduire par un vote sanction. De plus, ces élections étaient les dernières élections cantonales sous cette forme, sauf changement de majorité en 2012 et abrogation de la loi sur la réforme territoriale que nous avons combattue et qui vise ni plus ni moins à asphyxier les départements au profit des métropoles tout en renforçant le bipartisme en supprimant les élections régionales au scrutin proportionnel. 

Mais l'abstention est aussi liée à la nature des élections cantonales qui sont des élections compliquées. On vote dans un canton, pour des conseillers généraux, qui siègent au département. Seul un canton sur deux est renouvelable. Dans certains quartiers, on vote d'un côte de la rue tandis que l'autre côté de la rue ne vote pas. Les électeurs ne s'y retrouvent pas.
Cette abstention est aussi le signe d'une vraie fracture civique. De plus en plus de nos concitoyens pensent que ça ne sert plus à rien de voter, que leur vote ne changera rien, que la politique est réservée à des initiés. Au porte-à-porte, on a pu constater ce type de réaction de rejet de la politique et cela doit nous interroger.

Au plan national, le PCF est à la tête de deux conseils généraux : le Val de Marne et l'Allier, conquis de justesse en 2008. Nos objectifs étaient de réélire nos sortants, de conserver ces deux conseils généraux et d'aller à la reconquête du conseil général de la Seine-Saint-Denis, passé au PS en 2008. Au soir du premier tour, alors qu'on pronostiquait la perte des deux conseils généraux PCF, le PCF a fait mieux que résister, ses candidats l'emportant sur les candidats PS/Europe Ecologie dans le Val de Marne et dans plusieurs cantons de Seine-Saint-Denis.

Resultats cantonales 2011 NPDCAu plan départemental, le PCF était à la tête de 10 cantons sur 77 depuis les dernières élections cantonales de 2008. A l'époque, nous avions perdu un canton (celui de Liévin-sud de l'ancien maire de Grenay, Daniel Breton) et nous en avions gagné un (celui d'Auchel avec le maire de Burbure, René Hocq). En juin 2010, suite à la démission d'Alain Wacheux, Daniel Dewalle avait remporté le canton d'Houdain à la faveur d'une cantonale partielle avec seulement 25 % de participation.
Le PCF partait donc dans le département avec l'ambition de réélire ses six sortants dans les cantons d'Avion, Rouvroy, Vitry-en-Artois, Lillers, Houdain, et Calais Sud-Est. En moyenne départementale, nous obtenons plus de 14 % des voix. Au vu des résultats du premier tour, nous devrions réélire tous nos sortants. Daniel Dewalle sera seul en lice dimanche prochain, Jean-Marc Tellier et Dominique Watrin, qui ont tous les deux dépassé les 50 % au premier tour, mais sont contraints à un second tour faute d'une participation suffisante, ainsi que Martial Stienne et Marcel Levaillant affrontent des candidats FN tandis que Lucien Andriès est arrivé en tête devant un candidat de droite. La bonne surprise, c'est la première place de Jacky Hénin dans le canton de Calais Nord-Ouest face à la droite. Jacky Hénin pourrait l'emporter dans ce canton dimanche prochain, première étape vers la reconquête de Calais aux municipales de 2014.

Dans notre canton de Montigny-en-Gohelle, Edmond Bruneel obtient 506 voix et 8,93 % des voix. Il se classe 4ème derrière Steeve Briois (2033 voix, 35,88 %), Jean-Marie Picque (1768, 31,20 %) et Pierre Ferrari (582, 10,27 %). Edmond Bruneel est en recul en terme de voix, mais l'abstention a été beaucoup plus forte et en terme de pourcentage : en 2004, il avait obtenu 9,5 % des voix.
Sur Montigny-en-Gohelle, Edmond progresse légèrement en pourcentage (il passe de 11,5 à 11,9 %) et nous perdons deux points sur Hénin-Beaumont où nous passons de 7,5 % des voix à 5,63 % (153 voix). C'est évidemment une déception. Malgré les quatre tracts que nous avons distribué, malgré le porte-à-porte, notre présence sur les marchés, nous sommes en recul sur Hénin-Beaumont. Nous payons le prix de l'abstention populaire qui touche plus notre électorat que l'électorat des Verts, qui se classent devant nous à Hénin-Beaumont sans avoir réellement fait campagne et profitent sans doute d'un effet Fukushima comme ils ont profité d'un effet Home aux dernières élections européennes.
Steeve Briois obtient 43 % des voix sur Hénin-Beaumont et dépasse la barre des 50 % dans deux bureaux sur sept. Au deuxième tour, Steeve Briois pourrait arriver en tête à Hénin-Beaumont, même si mathématiquement, Jean-Marie Picque devrait l'emporter au final.

Edmond Bruneel a bien entendu appelé à battre le Front National dimanche prochain et un tract va être distribué.

De son côté, Pierre Ferrari a perdu son pari contre Jean-Marie Picque. Son score de 11,5 % sur Hénin-Beaumont où le conseiller général sortant obtient 21 % est une déception. Deux tiers des électeurs socialistes ont préféré la continuité au renouveau. Depuis notre défaite aux municipales de 2009, Pierre Ferrari a voulu poursuivre contre sa fédération et ses principaux barons le combat qu'il avait commencé contre Dalongeville, comme ailleurs, des socialistes se battent contre le système Frêche ou le système Guérini. L'électorat socialiste s'est montré légitimiste et ne l'a pas suivi, mais Pierre Ferrari a prouvé qu'il représentait quelque chose sur Hénin-Beaumont. Il a derrière lui toute une équipe, sa notoriété est importante et il sera incontournable si la gauche doit se rassembler en 2014, tout comme Eric Mouton, tout comme les Verts et le PCF.

En tout état de cause, ces résultats doivent interroger toutes les forces de gauche. A l'heure où le FN pourrait dépasser la barre des 50 % dans les bureaux de vote héninois, il y a le feu à la maison. Va-t-on continuer à se regarder en chiens de faïence, en refusant de travailler avec untel ou untel, en mettant des veto sur tout le monde, en traitant les uns de faux-républicains et de sectaires, les autres de revenchards et d'ambitieux ?
En 2007, Pierre Ferrari, Eric Mouton, Jean-Pierre Policante, Régine Calzia et moi-même avions constitué le "Club des Cinq". A la fois contre Dalongeville et contre le FN, nos valeurs étaient les mêmes que celles de l'AR, que celles d'Alain Alpern. Daniel Duquenne, Georges Bouquillon et Christine Coget étaient des partenaires. Aucun d'entre nous ne rêvait la nuit d'être maire d'Hénin-Beaumont, mais nous avions juste le souci de l'intérêt collectif. De là où il est, Gérard Dalongeville doit bien rire de nos divisions et de nos rancoeurs, c'est lui qui nous a divisés, certains acceptant de le rejoindre dans un front républicain contre le FN, d'autres s'y refusant.
Et simplement pour ça, nous ne pourrrions plus retravailler ensemble ? La gauche serait condamnée à être éclatée ? L'AR nous traiterait ad vitam aeternam de complices de Dalongeville et nous riposterions sur le même ton en dénonçant leur sectarisme ? Il faut tourner la page, pacifier le débat politique et parvenir à se reparler, à se respecter, à retravailler ensemble, sans arrière-pensées, sans volonté hégémonique, sans ambitions personnnelles, sans mettre de veto sur personne.
Notre section prendra très prochainement une initiative dans ce sens.

Par David NOËL - Publié dans : Conseil général et élections cantonales - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 06:30

Logo LDHPour le second tour des Cantonales 2011
UN SEUL MOT D’ORDRE : BARRER LA ROUTE AU F.N. !


Au lendemain du premier tour des élections cantonales, les résultats font apparaître la déroute du parti présidentiel, partout en recul, souvent en dessous de 10% dans notre département et, corrélativement, la « percée » du FN à plus de 22%. Sur 35 cantons en lice pour le second tour, 20 duels devraient opposer un candidat républicain au FN.

Faire barrage au Front national est donc, à l’évidence, un impérieux devoir pour tous les démocrates, au nom même des valeurs républicaines qui sont les nôtres.

Or, trop souvent, c’est parce qu’on s’est détourné de ces valeurs que des électeurs ont boudé les urnes : un électeur sur deux ne s’est pas déplacé. Il faut pourtant rappeler tous les enjeux d’un tel scrutin : les compétences du Conseil Général sont essentielles (financement des collèges, attribution de subventions aux associations, aide aux personnes en difficulté, APA…) et concernent donc directement la vie quotidienne de chacun.

Dès lors, la Ligue des droits de l’Homme ne peut qu’inciter les électeurs et les électrices à se mobiliser pour le second tour, d’autant plus qu’il y a danger !

En tournant le dos aux valeurs fondatrices de la République, en s’alignant sur les thèses du FN, le président Sarkozy et son parti l’UMP ont joué un jeu dangereux que la LDH n’a cessé de dénoncer. La stratégie présidentielle montre aujourd’hui à quoi elle aboutit : nombre d’électeurs ont préféré l’original à la copie, les thèses extrémistes ayant été en quelque sorte légitimées par le président aux yeux d’une droite radicale désormais décomplexée qui rêve d’une alliance avec le FN pour battre la gauche à n’importe quel prix.

Tout a été fait par ailleurs pour mettre le FN au cœur du débat politique, Marine le Pen bénéficiant d’un battage médiatique parfaitement scandaleux. Présenter les étrangers comme des criminels, montrer la jeunesse des banlieues comme une classe dangereuse… sont autant de propos discriminatoires, racistes, particulièrement nauséeux, qui sont véhiculés par ces mouvements d’extrême droite et envahissent le Net : ils circulent partout et contribuent ainsi à alimenter le vote FN. La LDH rappelle que de tels propos sont contraires aux principes mêmes de la constitution de notre République.

Enfin, il faut, encore et toujours, démonter l’imposture du F.N.. C’est en le démasquant qu’on le fera reculer, en le faisant apparaître pour ce qu’il est réellement, à savoir un parti nationaliste, populiste et xénophobe qui sème la haine et la division et qui ment effrontément aux électeurs :

Le FN champion de la laïcité ? C’est totalement faux : il a toujours été acoquiné avec les milieux catholiques les plus réactionnaires et s’oppose par exemple au droit à l’avortement.

Le FN défenseur des ouvriers ? C’est grotesque quand on connaît les liens de ce parti avec certains milieux financiers et le vrai visage du programme économique ultralibéral de ce parti extrémiste.

Le FN défenseur de la morale publique ? Plusieurs de ses membres ont eu maille à partir avec la justice, tant dans notre région que dans le Sud.

Le FN un parti respectable ? Non ! Un exemple parmi d’autres : c’est lui qui, à Hénin-Beaumont, qualifiait de pitrerie le concours régional de poésie « pour la Fraternité » organisé à l’intention des enfants par la LDH, association la plus ancienne au monde de défense des droits de l’Homme que ce même parti a osé traiter de « ligue des cloportes » !

Il importe désormais de mettre un terme aux divisions fratricides et irresponsables qui désespèrent tous ceux qui souffrent de la crise alors qu’ils rêvent d’une unité retrouvée et d’une politique économique et sociale qui réponde aux besoins criants de la société.

Alors que l’électorat de gauche avait massivement voté pour Jacques Chirac afin de contrer Jean-Marie Le Pen en 2002, les réticences de l’UMP à appeler au front républicain sont difficilement admissibles et font, de fait, le jeu du FN.

Rien ne saurait justifier aujourd’hui le refus d’appeler à voter pour le candidat républicain le mieux placé afin de barrer la route au FN.


Le 22 mars 2011


Alain PRUVOT,
Président de la Fédération LDH du Pas-de-Calais

Par David NOËL - Publié dans : Conseil général et élections cantonales - Communauté : Droits de l'homme
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Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 06:30

logo-ump-mort.jpg Xavier Bertrand a appelé hier à « voter blanc en cas de duel entre PS et FN au second tour des élections cantonales ». Après les déclarations de Jean-François Copé, c'est la dérive qui se poursuit. La cacophonie gagne l'UMP malgré l'appel de François Fillon. Il n'a pas suffi à l'UMP de banaliser les propos et la montée du Front national. Face au danger raciste et xénophobe que représente le vote FN, la droite a perdu les pédales! Après sa défaite historique, il ne lui restait que l'honneur, lui aussi a disparu.

Pour ce qui nous concerne, les choses sont claires : battre la droite et l'extrême droite. Pas question pour cette dernière de banaliser l'élection du moindre conseiller général FN. Pas une seule voix ne doit aller au Front National, quel que soit le cas de figure, même face à un candidat UMP.

Par David NOËL - Publié dans : Conseil général et élections cantonales - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 06:30

Conf-de-presse-cantonales-FDG.jpgAu soir de ce premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays et celui qui est passé en force contre une très large majorité de nos concitoyens pour rallonger l'âge de la retraite est sanctionné. L'ensemble des forces de gauche progresse significativement par rapport au scrutin de 2004. Le Front de Gauche connait une nette poussée.

Le très haut niveau d'abstention est inquiétant. Il exprime le gouffre qui sépare désormais les français des institutions qui les représentent. Tous les stratagèmes auront été utilisés par le gouvernement pour arriver à ce résultat destiné à relativiser l'ampleur de son écroulement. La profonde crise de la démocratie dans notre pays éclate aux yeux de tous. Le Front de gauche se sent conforté dans son appel a une refondation de notre république ! La progression du FN est lourde de danger. La crise capitaliste n'en est que plus menaçante.

Le Front de gauche se porte en première ligne pour combattre les idées xénophobes et réactionnaires portées par le Front national et honteusement banalisées par la majorité présidentielle. Surtout, le Front de gauche proposera une alternative politique cohérente aux Françaises et aux Français qui veulent rompre avec le système actuel.

Alors qu'il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de gauche poursuit son avancée. Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score très largement supérieur à son résultat obtenu aux Régionales de 2010. Mieux nous avons atteint notre objectif d'un score approchant deux chiffres ! Dans de nombreux cantons, nous réalisons une percée très importante avec beaucoup de candidats qui accèdent au second tour. Le Front de gauche peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d'élus. Nous appelons ce soir toutes les forces de gauche, sans exclusive, à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l'extrême droite.

Par David NOËL - Publié dans : Conseil général et élections cantonales - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 10:30

Resultats cantonales 20-03-11Les résultats du premier tour des élections cantonales connus à cette heure confirment que notre pays traverse une très grave crise politique et démocratique. Le niveau historiquement bas de la participation marque la défiance des millions d'électeurs à l'égard d'une vie politique dans laquelle ils ne se reconnaissent plus. Le décalage entre les urgences populaires face aux dégâts de la crise capitaliste et la nature et le niveau des réponses apportées devient insupportable. L'abstention en est la sanction retentissante. Elle doit interroger toutes les forces politiques.

Cette abstention a été amplifiée dans ces élections cantonales par la stratégie scandaleuse du gouvernement de Nicolas Sarkozy qui a tout fait pour tenter d'échapper à la sanction populaire dans les urnes. Jamais un scrutin n'avait été à ce point ignoré et bafoué par un gouvernement en place.Jamais une élection n'avait autant été tenue au silence. La présidentialisation à outrance a servi à occulter encore un peu plus cette élection, exacerbant la crise d'une cinquième République à bout de souffle. Au total, c'est un nouveau mauvais coup porté à la démocratie.

Pourtant, quoi qu'elle ait fait pour échapper à la sanction populaire, la droite recule sévèrement dans de très nombreux cantons, selon les résultats parvenus à cette heure. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays. Les Françaises et les Français ne veulent plus de Nicolas Sarkozy et de ses amis de la finance au pouvoir, pas plus à la tête du pays que dans les départements. Le score réalisé par le Front national, en progrès sur les cantonales de 2004, confirme le danger d'une montée de l'extrême droite qui doit être pris au sérieux par les forces de gauche.Elle est le résultat d'une banalisation des idées xénophobes par la majorité présidentielle et de l'honteuse promotion médiatique dont Marine le Pen a bénéficié ces derniers mois pour accréditer sa soi-disante conversion sociale. Nous sommes décidés à combattre cette progression en relevant avec le Front de gauche le défi d'une alternative de gauche courageuse et combative.

Dans cette situation, l'ensemble des forces de gauche progresse par rapport au scrutin de 2004. Des départements en plus grand nombre peuvent disposer dans une semaine de majorités de gauche. Alors qu'il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de gauche confirme son avancée. Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score supérieur au résultat obtenu par le Parti communiste en 2004. La plupart des élus communistes élus en 2004 sont en situation d'être réélus et des gains sont possibles pour l'ensemble du Front de gauche, qui peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d'élus. J'appelle ce soir toutes les forces de gauche à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l'extrême droite et renforcer les majorités de gauche dans les départements le 27 mars prochain pour mettre en œuvre des politiques qui répondent aux intérêts des populations.


Pierre Laurent,
Secrétaire national du PCF.

Par David NOËL - Publié dans : Conseil général et élections cantonales - Communauté : Parti Communiste Français
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