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Vie du parti

Mercredi 20 février 2013 3 20 /02 /Fév /2013 12:30

Pierre-Laurent-14.jpgLe Parti communiste s'est doté d'une nouvelle direction, jeudi 14 février, élue au sein de son conseil national (CN), le parlement du parti composé de 166 membres. Sur proposition de Pierre Laurent, le secrétaire national du parti tout juste réélu lors du 36e congrès du parti, le CN a élu Isabelle de Almeida, une assistante sociale de 46 ans, responsable PCF en Côte-d’Or, à sa tête. Jean-Louis Lemoing a lui été confirmé comme trésorier.

Au niveau de la direction, le conseil exécutif national a également été élu jeudi. Il est désormais composé de 34 membres à parité, contre 32 auparavant. 12 nouvelles têtes y font leur apparition. A noter que Marie-George Buffet quitte cette instance mais reste membre du conseil national. La coordination nationale – la direction resserrée du parti - est quant à elle composée de 10 personnes et est désormais à parité. Seuls deux membres – deux femmes – y font leur entrée : Lydia Samarbakhsh, qui travaille avec M. Laurent et s'occupera désormais du secteur international, et Marie-Pierre Vieu, chargée des relations avec le Front de gauche. Une nomination au goût de revanche pour celle qui avait conduit, lors du dernier congrès du PCF en 2008, une liste dissidente contre contre le "repli identitaire" proposé par Mme Buffet, alors secrétaire nationale du parti.

Prochain CN le 9 mars

Les responsabilités de chacun devraient être précisées lors d'une prochaine réunion du conseil national le 9 mars. Mais certaines ont déjà été actées. Outre Lydia Samarbakhsh et Marie-Pierre Vieu, Patrice Bessac, qui reste membre de la coordination, n'est plus porte-parole mais continue à s'occuper de la formation des militants et, nouveauté, de la communication interne. Olivier Dartigolles reste le seul porte-parole aux côtés de M. Laurent. Lydie Benoist, chargée jusqu'alors des élections, laisse son poste à Pascal Savoldelli pour s'occuper de la "promotion des cadres".

Après le rejet de la proposition de loi PCF autour de l’amnistie sociale des syndicalistes, mercredi, en commission des lois du Sénat, Pierre Laurent a annoncé que son parti souhaitait "amplifier la mobilisation" autour de ce texte avec un meeting à Paris le 25 février, où devraient être présents des syndicalistes menacés de sanctions pour leur engagement. Un rassemblement sera aussi organisé par le Front de gauche devant le Sénat le 27 février, jour où la proposition de loi sera examinée.

M. Laurent a également indiqué, jeudi, que, suite au scandale de la viande de cheval, les parlementaires Front de gauche déposeront une proposition de loi en faveur de l'indication géographique obligatoire des produits transformés et qu'ils demanderont l'ouverture d'une enquête sur le sujet. Le PCF compte également profiter du Salon de l'agriculture, qui ouvre ses portes le 23 février et où une délégation PCF conduite par Pierre Laurent se rendra, pour développer ces thématiques.

Raphaëlle Besse-Desmoulières

Légende photo : Pierre Laurent au 36e congrès des communistes, le 10 février à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Photo Lionel Bonaventure/AFP


Source : Le Monde.fr
Vendredi 15 février 2013

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 13 février 2013 3 13 /02 /Fév /2013 06:30

Pierre-Laurent-congres-10-02-13.jpgLe Parti communiste français a reconduit Pierre Laurent à sa tête avec 100 % des voix lors de son 36e congrès, dimanche à Aubervilliers (93).

«IL est grand temps de rallumer les étoiles.» Le mot d'ordre du 36e congrès du PCF qui s'est terminé dimanche à Aubervilliers (93) est explicite. Les communistes ont peut-être retiré la faucille et le marteau de la carte des adhérents à leur parti, mais ils continuent, inspirés par Apollinaire, à rêver de pouvoir éclairer le ciel du grand soir. Fort, dimanche, d'une réélection à 100 % - il était seul candidat au poste de secrétaire national -, Pierre Laurent a insisté sur l'urgence du «changement nécessaire» et s'est donné six mois pour réorienter la politique sociale-libérale du gouvernement. Avec l'aide «de toutes les forces de la gauche».

Plusieurs sujets sont à la source du bras de fer que Pierre Laurent veut tenter avec le gouvernement. En particulier, outre l'interdiction des licenciements boursiers, le droit de vote des étrangers, ou encore l'accord sur l'emploi qu'il n'est «pas question de retranscrire en l'état». «Un accord minoritaire ne peut s'imposer à la représentation nationale», a-t-il indiqué, soulignant la responsabilité des parlementaires de gauche.

Un appel tout aussi solennel a été lancé aux parlementaires européens pour rejeter le budget. «Nous ne sommes pas cantonnés dans l'opposition, nous sommes une force en mouvement», a-t-il martelé dans son discours de clôture devant la troupe des quelque huit cents délégués, fier d'un «congrès rassembleur, combatif et qui montre un dynamisme évident du PCF». En guise d'avertissement, une adresse au PS : «Personne n'a intérêt à mépriser ces forces de gauche.»

Il faut dire qu'une partie des socialistes a décidé de ne pas laisser impunies les attaques du Front de gauche contre le gouvernement. Dimanche dans Le Parisien, le président PS de l'Assemblée, Claude Bartolone, a déclaré que le PC ne pourra pas «demander» les voix des socialistes aux municipales s'ils n'ont comme «seul objectif d'affaiblir le président de la République et le gouvernement». «Personne, aucun ultimatum, chantage de je ne sais quoi ou qui nous fera renoncer à notre boussole», a répondu Pierre Laurent, tout aussi ferme à l'égard du ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, qui s'est interrogé sur Europe 1 sur «l'utilité» des communistes qui, contrairement à l'époque Jospin, ne sont pas dans le gouvernement. Laurent lui a rappelé que «la séquence s'est très mal terminée puisque la gauche n'était pas au deuxième tour après cinq ans de gauche plurielle…».

Une délégation du PS

Une délégation PS conduite par son numéro deux, Guillaume Bachelay, s'est rendue au congrès du PC, sans entrer cependant dans le hall où étaient réunis les délégués. Le PS a proposé au PCF des groupes de travail. Les communistes ont accepté d'en discuter, «à condition, indique Laurent, qu'ils ne portent pas sur des sujets sur lesquels nous sommes déjà d'accord». Secrétaire national du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, Éric Coquerel s'est agacé de la proposition PS: «On ne peut pas mener une politique qui divise d'un côté et vouloir tenter de rassembler de l'autre.»

Sophie De Ravinel

Légende photo : Pierre Laurent lors du discours de clôture du 36e congrès du PCF, dimanche à Aubervilliers. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro


Source : Le Figaro
Dimanche 10 février 2013

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 12:30
Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 06:30

Jean-Luc-Melenchon-Pierre-Laurent-Andre-Chassaigne.JPGAvec 7 000 nouveaux adhérents en 2012 et un groupe charnière au Sénat, le PCF a "enterré son enterrement" médiatique en novembre dernier.

Rajeuni avec de nouveaux délégués, de nouveaux adhérents et "un communisme de nouvelle génération", c'est un PCF regonflé qui a lancé jeudi son 36e congrès, prêt à répondre aux critiques venues du PS et à défendre sa politique au sein du Front de gauche.

Musique électronique, spots de lumières rouges : les délégations syndicales des "entreprises en lutte" (Fralib, Sanofi, Goodyear, Unilever...) ont ouvert le 36e congrès du PCF qui se tient à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) jusqu'à dimanche. Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, avait reçu son casque de soudeur lors du meeting du Front de gauche contre l'austérité à Metz (Moselle), Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, a désormais son casque de chantier offert à l'ouverture du congrès. Devant 778 délégués, Pierre Laurent assure que cet événement "est très attendu, ses décisions vont compter, les travailleurs, la jeunesse comptent sur nous".

Avec 7 000 nouveaux adhérents en 2012, deux fois plus que les années précédentes et un groupe charnière au Sénat, le PCF qui a "enterré son enterrement" médiatique en novembre dernier est regonflé. "Nous voulons que ce congrès soit un signal d'espoir qui fasse taire l'obsédante petite musique du renoncement qu'on entend trop souvent à gauche même", annonce Pierre Laurent sur scène. "Durant ces quatre jours, concentrez-vous sur nos ambitions, ne vous laissez pas détourner par les querelles politiciennes sans intérêt et sans avenir", a d'emblée averti le secrétaire national.

Un "ancrage dans les communes"

Car des "querelles politiciennes", il y en a. Pierre Laurent a beau dire à quelques jours du congrès, "je ne sais pas si un secrétaire national du PCF a eu autant de chance que moi : aborder le congrès avec tranquillité", des questions se posent encore. Il y a d'abord le PS qui ne cesse de demander au PCF de clarifier sa position face à son partenaire Jean-Luc Mélenchon "dans l'opposition systématique" au gouvernement notamment en vue des élections municipales de 2014. Or le PCF revendique "avec fierté" son "ancrage dans les communes", auquel il n'entend pas renoncer avec 28 maires de ville de plus de 30 000 habitants, 50 maires de ville de 10 000 à 3 000 habitants, 761 maires communistes et apparentés et plus de 8 000 conseillers municipaux.

"À nos partenaires de gauche dans les communes, je dis : personne à gauche ne pourra rassembler en exigeant l'alignement sur ses seules positions", a lancé Pierre Laurent dans son discours. La délégation du PS qui sera présente vendredi, sans son secrétaire national Harlem Désir, est prévenue. "À mes amis du Front de gauche, je dis : prenons ensemble la mesure de l'enjeu crucial de ces élections pour la vie des populations auxquelles nous consacrons toutes nos énergies militantes, et travaillons ensemble". Voilà pour Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche tenté par des listes autonomes.

Globalement, le rapport avec le Front de gauche et son médiatique coprésident et porte-parole Jean-Luc Mélenchon fait encore grincer des dents au sein du parti. André Gerin, ancien député-maire de Vénissieux (Rhône), demandait fin janvier dans un communiqué "que l'on nous dise si le Front de gauche va remplacer ou concurrencer le Parti communiste français comme force politique nationale". Inversement, une intervenante lors du Congrès estime que "le Front de gauche sans le PCF risque de disparaître". "Il paraît que nous devrions choisir. Mais pourquoi choisir ? Ceux qui espèrent nous ramener dans le giron de l'austérité mènent un combat perdu d'avance. Et ceux qui espèrent nous entraîner dans une politique de division des forces du changement (...), aussi", répond Pierre Laurent sur scène. Une réponse "aux commentaires qui vont bon train, qui soulignent le prétendu grand écart auquel (ils) se prépare(raient)".

Légende photo : Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent (à sa gauche), le 30 septembre 2012 à Paris. © Kenzo Tribouillard / AFP


Source : Le Point (avec AFP)
Vendredi 8 février 2013

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 22 janvier 2013 2 22 /01 /Jan /2013 06:30

manifestants-drapeaux-pcf-fdg.jpg Le 10 février prochain, les délégués du 36e congrès du PCF éliront son Conseil National (CN). Actuellement composé de plus de 200 camarades, il se réunit plusieurs fois par an et a la responsabilité de fixer les grandes orientations programmatiques, stratégiques et tactiques du parti entre deux congrès. La qualité de la direction nationale est un facteur décisif dans l’action politique et le fonctionnement interne du parti. Tous les militants communistes ont donc intérêt à s’intéresser de près à la composition du Conseil National.

Dans un grand parti comme le PCF, il est normal que ses idées, son programme et sa stratégie donnent lieu à des divergences internes. Si elles font l’objet de débats fraternels et démocratiques, ces divergences peuvent servir à enrichir les discussions. Cela vaut aussi pour le Conseil National, dont la composition devrait refléter les principaux courants d’opinion existant au sein du parti. C’est d’ailleurs bien ce que prévoient les statuts : « La composition de [la] liste [du CN] doit assurer la juste représentation des différentes opinions exprimées dans les débats, afin que la très grande majorité des membres des congrès puisse en faire leur choix commun. […] Tous les efforts [doivent être] faits pour permettre l’adoption d’une liste commune… »

Malheureusement, il y a un gouffre entre ce point de nos statuts et la façon dont le CN a été composé lors des précédents congrès. Dans les faits, la « commission des candidatures » (constituée de dirigeants) qui composait la liste du CN ne tenait pas compte des « différentes opinions exprimées dans les débats » – et notamment des résultats du vote des militants sur les textes de congrès.

Prenons l’exemple du dernier congrès statutaire, le 34e, en 2008. Notre texte alternatif – Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme – avait recueilli 15 % des suffrages militants (5419 voix). Forts de ce résultat, nous avions proposé à Michel Laurent, membre de la commission des candidatures, que quatre initiateurs de notre texte alternatif figurent dans la liste proposée par le CN sortant. Quatre élus sur un CN de 200, c’est 2 % de ses membres, très loin des 15 % des voix qui se sont portées sur notre texte alternatif. Michel Laurent jugea cette proposition raisonnable et s’engagea à la présenter en commission des candidatures. Mais lors du congrès national, la liste proposée ne comprenait aucun des trois noms proposés – ni celui d’aucun autre signataire de notre texte alternatif. Lors de la discussion du congrès sur l’élection du CN, les protestations de plusieurs délégués n’ont suscité aucune réponse des dirigeants du parti.

Lors du 34e congrès comme lors du 36e, nous n’avons pas présenté un texte alternatif en vue d’obtenir des sièges au CN. Nous l’avons fait dans le but de défendre nos idées marxistes. Mais la façon dont les dirigeants du parti écartent du CN des camarades dont les idées ont recueilli des milliers de suffrages militants est en contradiction avec les principes démocratiques les plus élémentaires – et avec les statuts du parti. C’est inacceptable.

Le 36e congrès du parti est l’occasion de corriger le tir. Initiateurs du texte alternatif Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme, qui a recueilli 3378 voix dans les sections (10 %), nous demandons aux dirigeants du parti qui siègent dans la commission des candidatures de tenir compte des résultats obtenus, non seulement par notre texte, mais par les trois textes alternatifs. Tous les courants d’opinion devraient être pris en compte dans la liste du CN proposée.

Nous avons expliqué nos divergences avec les idées contenues dans les deux autres textes alternatifs (ici et ici). Nous ne sommes pas d’accord avec ces deux textes sur des questions très importantes : le stalinisme, le programme, l’Europe et le Front de Gauche (entre autres). Il n’empêche que ces textes ont recueilli 11 % et 5,8 % des suffrages, soit respectivement 3694 et 1954 voix. Ces idées – comme les nôtres – ont donc une base réelle dans le parti : elles doivent être représentées au CN.

Liste alternative

Les statuts du parti prévoient que des délégués peuvent soumettre au vote du congrès des « listes alternatives » à celle présentée par le CN sortant. Si la commission des candidatures respectait les statuts et tenait compte des « différentes opinions exprimées » lors du vote interne sur les textes, il ne serait pas nécessaire de recourir à la démarche fastidieuse des listes alternatives. Ce qui pousse les camarades à déposer des listes alternatives, c’est précisément le fait que les dirigeants qui siègent dans la commission des candidatures ne tiennent pas compte de ce vote et de la diversité des opinions qui s’y exprime.

Rien ne garantit qu’il en sera autrement cette fois-ci, d’autant que la commission des candidatures a la possibilité de modifier la liste – et donc d’en retirer des noms – jusqu’à la toute dernière minute. Aussi, face à la possibilité que cette commission refuse, une fois de plus, de tenir compte du résultat du vote sur les textes, nous proposons que les initiateurs des trois textes alternatifs préparent une liste alternative commune, laquelle serait déposée au congrès si nécessaire.

Cette démarche n’enlève rien aux divergences politiques de fond qui existent entre notre texte alternatif et les deux autres. Ce que nous proposons ici aux camarades des deux autres textes alternatifs, c’est une démarche commune visant à garantir l’élection d’un CN représentatif du parti, dans l’hypothèse où la liste présentée par la commission des candidatures ne serait pas conforme à l’esprit des statuts. Nous espérons que les camarades des autres textes alternatifs auront à cœur, comme nous, d’œuvrer au respect de la démocratie interne dans notre parti. Mais encore une fois, nous demandons surtout que la direction du parti assume ses propres responsabilités dans ce domaine.

Greg Oxley (PCF Paris 10e), Jérôme Métellus (PCF Paris 18e), Hubert Prévaud (PCF Toulouse)


Source : La Riposte

Par La Riposte - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 18 janvier 2013 5 18 /01 /Jan /2013 10:30

logo Front de Gauche 2Le Front de Gauche a contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy. Il souhaite maintenant une politique qui réponde à la nécessité de sortir notre pays de la crise et qui réponde aux attentes nombreuses en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’accès à l’éducation, aux soins, à la culture…

Depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas à ces attentes. François Hollande et le gouvernement ont d’abord fait adopter le traité européen qui impose la restriction continuelle des dépenses publiques et met en place des politiques d’austérité. Ils ont ensuite accordé un cadeau de 20 milliards aux grands patrons alors que notre économie souffre déjà des intérêts somptueux payés aux banques privées et des richesses accaparés par les actionnaires des grandes entreprises. Enfin, s’il ratifiait un accord sur l’emploi initié par le MEDEF il s’engagerait sur une voie qui, si elle devient une loi, va entrainer toujours plus de flexibilité et de nouvelles dégradations du code du travail.

Cette politique social libérale va à l’échec. Toutes les politiques du même type ont échoué en Europe où déjà 8 pays sont en récession. Nous ne voulons pas que la France suive la même voie. De juin 2011 à décembre 2012, les mesures budgétaires prises ou annoncées par le gouvernement représentent 45 milliards soit 2,25% du PIB et les experts les plus mesurés comme ceux de l’OFCE (Office français de la conjoncture économique) prévoient que cela se traduira par une baisse du PIB de 3,6%. Et ces mesures n’incluent pas le nouvel « effort » que va nécessiter le pacte de compétitivité.

Toutes ces orientations sont dans le droit fil des logiques libérales suivies par les gouvernements précédents et c’est pour cela que nos parlementaires ont refusé de voter le budget de ce gouvernement.

Le Front de Gauche s’oppose à cette politique d’austérité du gouvernement Ayrault. Il entend démontrer qu’une autre politique à gauche est possible porteuse d’une alternative globale aux politiques d’austérité. Partout en Europe, des résistances populaires se développent pour imposer une autre logique qui donne la priorité aux besoins sociaux et environnementaux. Nous voulons des politiques qui servent « l’Humain d’abord » et pas les marchés financiers : c’est une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

Par Front de Gauche - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 2 janvier 2013 3 02 /01 /Jan /2013 06:30

Les-transformations-du-PCF-en-question--Communistes-501-.jpg

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Dimanche 16 décembre 2012 7 16 /12 /Déc /2012 12:00

Document-36eme-congres-PCF.pngLes adhérents du Parti Communiste Français étaient appelés aux urnes ce 14 et 15 décembre 2012 afin de déterminer leur base commune de discussion pour leur 36ème congrès, qui se tiendra du 7 au 10 février 2013 à Aubervilliers. Dans un processus de travail qui commence à prendre son essor, 54,19 % des inscrits se sont déplacés pour départager les quatre propositions qui étaient en débat.

A Hénin-Beaumont, nous avions ouvert notre local vendredi soir, à l'occasion de l'inauguration du marché de Noël pour que les adhérents puissent voter. Le texte proposé par le Conseil national du PCF a obtenu 18,75 % des voix, le texte alternatif numéro 1 que je parrainais 62,5 % et le texte alternatif numéro 2 18,75 %. Le texte alternatif numéro 3 n'a obtenu aucune voix.

Dans le Pas-de-Calais, 43 % des adhérents ont choisi le texte du Conseil national du PCF, 45 % le texte alternatif numéro 1, qui était notamment soutenu par Hervé Poly, Jean-Claude Danglot et la Gauche Communiste de Jean-Jacques Karman, 7 % le texte alternatif numéro 2 de La Riposte et 3 % le texte alternatif numéro 3 des communistes de Paris XV. Majoritairement, les adhérents du Pas-de-Calais souhaitent donc que le programme et le discours de notre parti soient plus révolutionnaires.

Au niveau national le texte proposé par le Conseil national du PCF, « Il est grand temps de rallumer les étoiles - Humanifeste du Parti communiste à l'aube du siècle qui vient », a été adopté à 73,15 % des suffrages exprimés. Le texte alternatif numéro 1, « Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur » a obtenu 11,08 % ; le texte alternatif numéro 2, « Combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme », a obtenu 9,95 % : et le texte alternatif numéro 3, « Un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe ni abandon ni effacement », a obtenu 5,82 %.

Avec 25 % des voix contre environ 40 % au dernier congrès, les opposants marxistes et révolutionnaires à l'orientation de la direction nationale sont en recul. Ce recul était attendu : la campagne présidentielle du Front de Gauche a revigoré les communistes et la majorité des adhérents approuve les choix stratégiques de notre direction d'autant plus sincèrement que tout risque de liquidation-fusion du PCF dans un Die Linke à la française paraît écarté. Si le Front de Gauche a pu rassembler, c'est grâce à sa configuration de cartel d'organisations qui gardent leur indépendance. Jean-Luc Mélenchon lui-même ne croit pas à une fusion et à un modèle confédéral dans lequel il y aurait des adhérents directs du Front de Gauche.

Pour Pierre Dharréville, membre du Conseil national du PCF et responsable de la commission du texte, "ce résultat marque une forte volonté des communistes de poursuivre et amplifier la dynamique engagée depuis leur dernier congrès. Il témoigne également du souffle et de l'ambition par lesquels ils veulent nourrir leur combat face à la crise et au capitalisme, dans une Révolution citoyenne plus que jamais nécessaire. Le texte adopté est désormais le bien commun de l'ensemble des communistes. Mais ce vote est loin de clore les débats. Il ouvre une nouvelle phase de notre réflexion qui doit nous permettre d'approfondir et de préciser nos analyses comme nos orientations. Qui doit nous permettre également nous rassembler plus encore. Dans les semaines qui viennent, nous appelons les communistes à poursuivre le travail engagé afin d'enrichir cette base commune et de faire de notre congrès un évènement politique retentissant pour notre peuple".

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 8 décembre 2012 6 08 /12 /Déc /2012 06:30

Bulletin-de-vote-36eme-congres.jpg

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Vendredi 30 novembre 2012 5 30 /11 /Nov /2012 10:30

Resume-des-textes-36eme-congres.jpg

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
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