Commentaires

Recommander

Concours

Images aléatoires

  • AS communaux 27-06-10 (6)
  • Escrime 11-04-10 (5)
  • Karaoke Thorez 20-08-10
  • Distribution 22-02-10

Vie du parti

Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 12:30

logo_GC.png Jean-Luc Mélenchon vient d'être désigné candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012 par 59 % des communistes, à la suite de la consultation interne des adhérents du PCF. Si ce vote vient clore un débat de plusieurs mois, il ne règle en rien le malaise qui existe au sein du Parti communiste.

Est-ce le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein ? 41 % des exprimés ne sont pas convaincus du bien-fondé de la candidature de Mélenchon. Quant aux 59 % qui ont voté en sa faveur, il faudrait pouvoir analyser leurs motivations. La direction nationale n'a reculé devant aucun argument pour imposer son point de vue : menaces sur l'existence du Front de gauche au cas où Jean-Luc Mélenchon ne serait pas plébiscité, résultats de 2007 brandis comme justification à sa stratégie, échec des collectifs anti-libéraux mis en avant comme relevant de la seule responsabilité des communistes, etc. Et pour être bien sûre qu'aucun débat de fonds n'aurait lieu, la direction a manœuvré pour que les candidats, à commencer par le plus crédible d'entre eux, André Chassaigne, n'aient jamais la parole autrement que dans des débats marginaux, jamais relayés ni par l'appareil ni par la presse du Parti.

Pourtant, la Conférence nationale a montré les réticences qui existent.

- Sur l'homme d'abord et sur sa stratégie politique personnelle. Aucun communiste ne peut avoir de doute sur les visées de Jean-Luc Mélenchon : bâtir son propre parti sur les ruines du Parti communiste. Quand cette stratégie est portée par les dirigeants du PCF eux-mêmes, il y a de quoi s'interroger.

- Sur la stratégie de la direction nationale du PCF en deuxième lieu. Pourquoi faut-il que le Parti communiste se laisse déposséder d'une telle occasion, d'une telle surface médiatique alors qu'il déplore de ne jamais avoir les médias ?

- En dernier lieu, la visée à long terme pose problème car le Front de gauche est en train de se transformer en une organisation à part entière. Les dirigeants du PCF le revendiquent même lorsqu'ils affirment que leur objectif est la constitution d'un groupe de députés Front de gauche à l'Assemblée nationale.

41 % des communistes refusent donc cette opération, et avec elle, la disparition de leur parti. Ce résultat est cohérent avec les équilibres déjà révélés par les trois derniers congrès, où l'opposition à la ligne majoritaire n'a cessé de croître et de se renforcer.

Si le PCF vient de franchir une nouvelle étape de son histoire en désignant un socialiste comme candidat, mesurons aussi que 22 fédérations, dont des fédérations ayant un nombre important d'adhérents, ont exprimé leur refus de la candidature Mélenchon : les Alpes de Haute Provence, les Ardennes, la Charente-Maritime, le Cantal, l'Eure, la Haute Garonne, la Lozère, le Maine-et-Loire, la Marne, la Haute-Marne, la Mayenne, la Meurthe-et-Moselle, le Nord, l'Orne, le Pas-de-Calais, le Puy-de-Dôme, le Rhône, la Saône et Loire, la Seine-Maritime, la Somme, le Var et le Val-de-Marne ont placé André Chassaigne devant Jean-Luc Mélenchon.

Comme lors des collectifs anti-libéraux, la direction nationale n'a pas cherché le débat ou les échanges d'idées. Sûre d'elle-même, défendant une stratégie liquidatrice au nom d'une recomposition plus fantasmée que réellement mesurable sur le terrain, elle a imposé une nouvelle fois ses choix. Mais de plus en plus de communistes les rejettent comme ils rejettent la tradition d'unanimisme qui a longtemps prévalu dans le parti.

Aujourd'hui, l'heure n'est pas à un combat d'arrière-garde pour déplorer que la candidature d'André Chassaigne n'ait pas été portée comme elle aurait dû l'être. L'avenir est devant nous.

Le « programme populaire partagé » présenté aux communistes n'est pas à la hauteur des enjeux de notre temps : ce n'est pas un programme de rupture avec le système capitaliste mais un programme d'accompagnement.

Aux questions centrales – notre attitude face à l'Union européenne et face à la monnaie unique, notre réaction à la crise systémique du capitalisme, nos positions face à l'impérialisme (à commencer par les guerres néo-coloniales d'Afghanistan et de Libye), nos propositions de rupture avec le capitalisme, nos propositions de transformation de la société –, ni la direction du PCF ni le Front de gauche, et encore moins Jean-Luc Mélenchon, n'apportent de réponses satisfaisantes.

Or, la période qui s'ouvre va être une période difficile pour le pays et pour le peuple. Le bras-de-fer qui s'instaure en Grèce, en Espagne, en Irlande, au Portugal, n'épargnera pas la France. La « rigueur », les actuels « plans d'austérité » ne sont rien à côté de ce que l'Union européenne est en train de concocter pour venir en aide aux capitalistes et sauver le système bancaire et financier mondial. Le rôle d'un parti communiste, d'un parti révolutionnaire, d'un parti de luttes est plus que jamais d'actualité. On voit bien comment les mouvements des « indignés » retombent comme des soufflés, faute d'organisations politiques et syndicales capables de mener des luttes de longue haleine. En France, le Parti communiste doit retrouver son rôle d'acteur des luttes.

Il y aura un après présidentielles de 2012, comme il y a eu un après « collectifs anti-libéraux » ou un après « mutation ». Les communistes ne doivent pas se décourager. Ils doivent au contraire continuer à militer au PCF et porter les idées et les valeurs communistes dans le Front de gauche pour empêcher l'opération de dilution. Quand plus de 20 secrétaires fédéraux défient ouvertement la direction nationale, quand plus de 40 % des communistes refusent ses orientations stratégiques, rien n'est perdu, au contraire. Une nouvelle phase de la bataille pour reconquérir le PCF et pour qu'il redevienne un outil au service de notre peuple et de la classe ouvrière s'ouvre aujourd'hui.

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 06:30

Andre Chassaigne2 A la disposition du peuple de France


Le peuple de France dispose aujourd’hui d’un Parti communiste en bon ordre de marche pour les échéances décisives de 2012 et pour répondre aux attentes de toutes celles et ceux qui sont en souffrance. Cette unité des communistes, avec leur capacité de conviction et d’action, est la seule garantie d’en finir avec la mal vie pour construire un avenir libéré des forces de l’argent.

Les conditions du débat indispensable sur la conception du Front de gauche et sur la démarche qu’il doit porter dans les mois et années à venir ont été clarifiées par la décision de la Conférence nationale de responsabiliser tous les communistes. C’est un acte décisif qui permet aujourd’hui de nous rassembler autour d’un objectif politique commun avec les élections présidentielles puis législatives de 2012.

Je prends acte de la décision majoritaire des communistes, qui s’est construite sur la base du contrat politique travaillé avec les partenaires du Front de gauche. Cet accord d’ensemble comporte les orientations politiques et la conception de la campagne, ainsi que le programme populaire et partagé. J’espère qu’il sera rapidement finalisé par la conclusion de l’accord sur les législatives, dans le respect de chacune des organisations, garantissant ainsi l’implication de toutes les forces du Front de gauche et le soutien à ses candidates et candidats sur l’ensemble du territoire.

Comme je l’ai affirmé tout au long de la période de débat sur les différentes candidatures, je m’engage pleinement dans la perspective d’un large rassemblement des Françaises et des Français autour de notre ambition commune et du programme populaire et partagé. Afin d’accentuer la dynamique de rassemblement du Front de gauche, je suis toujours convaincu que l’implication populaire doit être un axe déterminant de notre campagne pour construire les contenus de la transformation sociale et écologique que nous voulons.

C’est par ce travail de fond sur les consciences que nous pourrons au mieux concrétiser notre volonté d’un autre projet de société. Amplifions pour cela notre construction politique collective, encourageons l’action et l’engagement du plus grand nombre, appuyons toutes les luttes et tous les combats qui se font jour. Soyons donc audacieux pour sortir du formatage de la politique-spectacle ! C’est en initiant réellement une pratique répondant aux nouvelles attentes populaires que nous redonnerons à la politique ses lettres de noblesse et que le Front de gauche prendra une dimension nouvelle, dépassant largement les seules organisations qui le composent, pour en faire une propriété citoyenne.

C’est aussi cette démarche qui nous permettra de peser dès aujourd’hui, concrètement, sur les orientations de la gauche dans son ensemble, sans attendre le rapport des forces issu des élections. Plus que jamais, notre Parti, avec la richesse et l’expérience de ses militants, doit être au cœur de cette implication populaire. Notre responsabilité est énorme pour apporter des solutions de haut niveau à la fracture de civilisation mise en œuvre par les forces de l’argent.

J’en appelle solennellement aujourd’hui à la responsabilité politique de chaque communiste, quel qu’ait pu être son choix pour la désignation du candidat du Front de gauche, pour qu’il entre et participe sans retenue à la bataille qui s’engage.

L’avenir de nos concitoyens, celui des peuples d’Europe et le propre avenir de chacun d’entre nous en dépend.

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 10:30

Pierre Laurent 3Après plus de deux mois d’un intense et remarquable débat démocratique, les communistes viennent d’arrêter leur choix pour les échéances présidentielle et législatives de 2012.

Près de 50 000 d’entre eux, 48 631 exactement, ont participé à cette consultation, soit plus de 70 % des adhérents à jour de leurs cotisations, condition à remplir au PCF pour participer au scrutin. C’est une mobilisation exceptionnelle qui souligne la valeur des choix effectués.

59,12 % des votants qui se sont exprimés ont choisi l’option qui leur proposait, dans le cadre d’un accord global du Front de gauche portant sur les orientations et les principes d’une campagne commune, le programme partagé acté avec nos partenaires, et un accord sur les candidatures communes aux législatives, de faire de Jean-Luc Mélenchon le candidat du Front de gauche à l’ élection présidentielle.

36,82 % des votants se sont prononcés en faveur d’une campagne de Front de gauche dont le candidat à l’élection présidentielle serait André Chassaigne.

4,06 % des votants ont choisi la candidature d’Emmanuel Dang Tran comme candidat du PCF.

Le choix des communistes est donc clair, net et massif. Autour de ce choix démocratique, effectué dans la clarté et la transparence, les communistes peuvent désormais se rassembler. c’est un parti communiste totalement engagé dans la démarche du Front de gauche qui entre aujourd’hui en campagne, avec Jean-Luc Mélenchon comme candidat à l’élection présidentielle.

Ce choix des communistes est un geste fort adressé à notre peuple, à toutes nos concitoyennes et nos concitoyens, à toutes les femmes et les hommes de gauche de notre pays.

Par ce geste unitaire remarquable, les communistes donnent le feu vert à une entrée immédiate et rassemblée du Front de gauche en campagne, une campagne que nous voulons inédite.

Je veux ici saluer le sens profond des responsabilités qui a animé tous les communistes dans ce choix quelles qu'ait été leur option.

Toutes ces dernières semaines, alors que déferlaient les images et les petites phrases d’un désolant spectacle politique, mêlant affaires, sexisme, primaires et coups bas en tous genres, ces dizaines de milliers de militants de terrain, femmes et hommes de toutes générations qui forment le Parti communiste, eux menaient un débat de fond, pesant le pour et le contre d’une décision dont ils savaient l’importance pour le pays et pour la gauche. En citoyens libres, en militants solidaires, les communistes de France se sont exprimés dans leurs réunions, leurs assemblées générales, et lors de cette consultation en veillant sans cesse à la qualité de leurs débats, et à la fraternité qui est au cœur de leur combat. Chacun s’est prononcé en connaissance de cause. L’unité des communistes autour des choix effectués en sort renforcée. C'est un gage d'efficacité pour notre action.

Si la couverture médiatique du débat politique était indexée sur le nombre de votants, sur leur implication réelle, sur le souci de l’argument plus que de la petite phrase, nous serions au top. Constatons malheureusement que cette couverture médiatique est le plus souvent inversement proportionnelle à ces indicateurs de qualité démocratique. Dommage pour la qualité du débat citoyen. Raison de plus en ce qui nous concerne pour persévérer dans la voie d’un militantisme de qualité et de proximité.

Je veux également saluer les trois candidats qui se sont investis personnellement en soumettant leur nom au choix des communistes.

A Jean-Luc et André, dont les candidatures ont permis l’approfondissement du débat sur notre engagement dans le Front de gauche, je veux dire ces mots simples.

A Jean-Luc, qui est désormais notre candidat à l’élection présidentielle, je veux dire la valeur de notre engagement. Je sais que tu mesures la responsabilité qui est la tienne. Tu peux compter sur nous pour une grande et belle bataille unitaire, rassemblée. Nous veillerons ensemble, j'en suis sûr, à agir dans le respect de notre diversité et de nos engagements communs.

A André, je veux dire le respect de tous les communistes pour son engagement loyal , son attachement au déploiement d’un Front de gauche large, ambitieux, populaire, son ambition pour le développement du Parti communiste. Je sais, André, que nous pourrons compter sur ton engagement personnel et ton ardeur pour ces objectifs qui nous sont communs.

Comme nous l’avions indiqué dès le départ, notre choix est un choix global qui porte sur l’ensemble des orientations des campagnes présidentielle et législatives dans lesquelles nous nous engageons avec un seul et unique objectif : ouvrir une perspective de vie meilleure à notre peuple.

Nous voulons une campagne dont les objectifs soient clairs. Nous savons qui nous voulons battre et quelle politique nous voulons voir gagner.

Nous voulons une campagne combattante, pour battre la droite, renvoyer l’an prochain la bande du Fouquet’s à ses chères études, en finir avec les politiques sarkozystes d’allégeance aux marchés financiers, qui font tant de mal à la France et à tous les peuples d’Europe.

Nous voulons une campagne déterminée pour démasquer et faire reculer les mensonges du Front national. Que les forces du capital le plus réactionnaire qui sont ses meilleurs soutiens ne comptent pas sur nous pour entretenir la fable de la conversion sociale de l’extrême-droite !

Nous voulons faire gagner la gauche, pour une nouvelle majorité qui s’engage sur de réelles politiques de transformation sociale. Nous voulons vraiment la victoire. Nous en avons assez d’une gauche molle, qui face au scandale quotidien des politiques capitalistes réagit avec deux de tension et le cœur qui bat au ralenti. Nous nous adressons à ces millions de jeunes, de précaires, de salariés, femmes et hommes de toutes conditions qui n’en peuvent plus.

Nous nous adressons à ces millions de femmes et hommes de gauche, communistes, socialistes, écologistes, républicains, d’extrême-gauche, et à toutes et tous , nous disons : « Ensemble, avec le Front de gauche, soyons le cœur battant de la gauche, donnons à la gauche le punch dont elle a besoin pour mettre KO le pouvoir de Nicolas Sarkozy et sa politique ! »

Nous voulons une campagne populaire, une campagne de luttes et de rassemblement.

A toutes celles et ceux qui veulent avoir vraiment le mot à dire, qui ne veulent pas d’une campagne de supporters ou de fans, mais une campagne de citoyens qui construisent la politique ensemble comme on doit le faire en démocratie, une campagne qui redonne la parole et le pouvoir au peuple, à l’opposé du présidentialisme qui défigure la République en monarchie ; à toutes et tous, je dis aujourd’hui : « Ne soutenez pas la campagne du Front de gauche : investissez-la ! Faites-en votre affaire ! » Partout, dans le pays, nous allons mettre en place des forums publics, des comités de campagne, des assemblées citoyennes, des ateliers législatifs, prenez y toute votre place.

Oui, nous ne voulons pas faire de la politique comme on nous la dicte. Nous voulons la changer pour de bon, sans attendre. Avec le Front de gauche, investissez la place publique de la politique, faîtes de la campagne 2012 qui nous attend la place Tahrir, la Puerta del Sol de la politique française, celle où c’est le peuple qui parle et qui décide.

Nous voulons une campagne pour un programme populaire, partagé par des millions de nos concitoyens. Celui que nous avons élaboré avec nos partenaires du Front de gauche, nous le versons à partir d’aujourd’hui à la critique et à l’enrichissement citoyens. C’est notre point de départ, nous voulons l’écrire avec vous dans toute l’année qui vient. C’est à vous, à nous tous, de dire ensemble, voilà ce que la gauche, une gauche digne de ce nom, doit faire pour changer la vie.

Nous voulons une campagne de luttes, une campagne contre la vie chère et pour l’augmentation des salaires, contre le pacte de l’euro plus qui veut nous condamner à l’austérité à perpétuité, une campagne qui fera entendre ce que les citoyens ne supportent plus, ce qu’ils veulent réellement voir changer, qui dira haut et fort ce qu’ils ne veulent plus entendre, ces discours qui dans la même phrase versent des larmes de crocodile sur la situation et plaident aussitôt pour le renoncement.

Nous voulons que l’ordre du jour de la campagne soit écrit par notre peuple, pas par les dérives de notre système politique.

Nous voulons parler de l’école – pas de Luc Ferry ! des droits des femmes – pas de l’affaire DSK ! des salaires – pas des guerres de curatelle entre la milliardaire Liliane Bettencourt et sa milliardaire de fille !Nous voulons parler de l’avenir de la France, de l’avenir de l’Europe, de l’avenir du monde – pas des plans de carrière de Christine Lagarde.

Parce qu’il y a trop de souffrances dans notre peuple, parce que les pouvoirs des marchés financiers qui se passent du contrôle démocratique ne sont plus supportables, parce que les lois de ce système qui protègent une poignée de privilégiés en surexploitant le plus grand nombre conduisent le monde à des impasses dramatiques, nous voulons mettre au cœur du débat des réformes à la hauteur des enjeux de la crise actuelle, qui permettront de reprendre le pouvoir au service de l’intérêt général.

Nous voulons une campagne collective, parce que ce qui fera gagner la France, la gauche, le Front de gauche, c’est l’addition, la mise en mouvement rassemblée de toutes les énergies, de toutes les intelligences, de toutes les forces disponibles pour changer de cap.

Nous voulons des candidatures présidentielle et législatives au service de cette dynamique populaire. Oui, nous voulons faire du Front de gauche, un Front populaire pour une révolution citoyenne de la politique.

Nous voulons des campagnes présidentielle et législatives menées de pair parce qu’il ne suffira pas de dire qui est président demain si on ne dit pas en même temps quelle politique sera conduite avec quelle majorité. Nous n’oublions pas que les lois seront votées demain au Parlement et non à l'Élysée, que sans un grand nombre de députés communistes et du Front de gauche, aucune politique de gauche ne sera possible. Nous avons désormais avec Jean-Luc Mélenchon notre candidat à la présidentielle. Désignons partout nos candidates et candidats aux législatives à parité pour entrer en campagne le plus vite possible avec plus de mille candidats.

Voilà le sens profond de notre choix. Au terme d’un large débat démocratique, les communistes se sont exprimés. Je les appelle à se rassembler pour mettre partout en œuvre une campagne qui ne ressemblera à aucune autre. Dans le moteur du Front de gauche, il y a la force de la diversité et il y a une énergie communiste de nouvelle génération.

Celles et ceux qui croient à notre effacement ne sont pas au bout de leurs surprises !

A toutes et tous, je donne d’ores et déjà deux rendez-vous : le 29 juin, au métro Jaurès pour le lancement unitaire de la campagne commune du Front de gauche, et les 16, 17 et 18 septembre, pour la Fête de l’Humanité, qui s’annonce déjà comme un extraordinaire rassemblement populaire d’entrée en campagne.

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 06:30

Andre Chassaigne 4 J’en appelle solennellement aux communistes

Les délégués présents à la Conférence nationale ont adopté par 63 % des voix la résolution soumise désormais au vote des communistes. Ce texte est plutôt satisfaisant, tant sur l’analyse de la situation sociale et économique que sur les enjeux politiques. Il développe fort bien l’exigence d’une nouvelle pratique politique pour que les Françaises et les Français se réapproprient la politique et prennent en main leur avenir.

Mais cette résolution conclut de façon surprenante à une seule candidature possible aux présidentielles, réduisant ainsi le Front de gauche à une alliance de sommet et conditionnant sa réussite au choix d’un candidat incontournable.

La Conférence a cependant décidé à 79 % de faire figurer l’ensemble des candidatures pour l’élection présidentielle sur le bulletin de vote. C’est un énorme progrès démocratique pour notre parti : cette reconnaissance de la souveraineté des communistes est une réponse incontournable à l’exigence convergente d’une majorité de communistes, relayée par de nombreuses fédérations. J’y vois aussi, pour ma part, un atout de poids pour mobiliser le plus grand nombre de communistes à l’issue du vote qui désignera le candidat unique du Front de gauche aux élections présidentielles.

Depuis, cette avancée a malheureusement motivé beaucoup de fébrilité pour en limiter la portée, et en dévoyant notamment mon point de vue.

Pourtant, mon positionnement a toujours été sans ambiguïté.

A chaque fois que j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur le sens de mon offre de candidature, que ce soit au 35ème Congrès du Parti Communiste Français le 20 juin 2010, durant la Fête de l’Humanité le 8 septembre 2010, lors du Conseil National du 7 janvier 2011 suivi de l’Assemblée des animateurs de sections le 8 janvier, lors du Conseil national du 8 avril 2011 ou durant la Conférence nationale, j’ai toujours cherché à expliciter ma conception du Front de gauche comme instrument d’une dynamique populaire nouvelle, et appelé à un débat serein et respectueux de toutes les convictions au sein de notre parti, comme au sein du Front de gauche.

Certes, j’ai donné mon sentiment quelques jours avant la Conférence nationale sur le besoin qu’exprimaient les communistes de se voir offrir un choix sur l’ensemble des candidats ayant fait acte de candidature lors du Conseil national du 8 avril. C’est qu’il s’agissait, de mon point de vue, d’un engagement élémentaire pour une organisation comme le Parti Communiste Français, qui place le respect des valeurs démocratiques au cœur de ses statuts et de ses résolutions.

J’ai par ailleurs, à plusieurs reprises, assuré que je m’en remettrai sur ce point au choix de la Conférence nationale de notre Parti en application de nos statuts, avant le vote des militants prévu les 16, 17 et 18 juin prochain. C’est ce que j’ai fait.

Ma proposition de candidature est donc restée inchangée sur le fond comme sur la forme. J’ai redit, lors de la Conférence nationale, les deux priorités que je plaçais au cœur de ma démarche :

- Le besoin pour le Front de gauche, comme outil de rassemblement à gauche, de faire monter dans l’ensemble du peuple de France, l’exigence de mesures indispensables pour un changement réel dans notre pays, et pour améliorer la vie du plus grand nombre. Je pense plus particulièrement à la maîtrise financière et au carcan européen.

- La nécessité pour le Front de gauche d’être le moyen d’implication populaire dans le débat politique, le lieu d’élaboration collective des contenus de la transformation sociale et écologique. Cet enjeu essentiel exige de rompre avec le formatage des pratiques politiques actuelles, qui jouent sur la personnalisation et la médiatisation artificielle au détriment d’une démarche novatrice d’implication du plus grand nombre.

Malgré cette volonté de clarté continue sur ma démarche, au service de la volonté de rassemblement au sein du Front de gauche exprimé par notre parti, le débat légitime qui anime les communistes sur les différentes propositions soumises au vote s'est quelquefois égaré depuis la Conférence nationale. Allant chercher dans le registre du manichéisme, agitant la menace que ma désignation briserait le Front de gauche, des argumentaires simplistes essaient de faire renaître des clivages que nous avions alors réussi à surmonter. Ils sont en décalage profond avec la teneur des échanges des communistes. De même, des réactions insistent désormais sur le caractère « déplacé » des soutiens de certains militants communistes à ma candidature. Il y a quelques semaines, j’étais caricaturé en « marionnette au service de la direction ». Voilà que je serais subitement devenu un fossoyeur instrumentalisé par une autre « partie » des militants communistes.

Est-ce ainsi, par des accusations répétées, que nous concevons le respect des convictions, des engagements et de la parole de chaque militant communiste au sein de notre maison commune ? Ou s’agit-il simplement de faire diversion pour déplacer le débat sur les interprétations fantaisistes des uns et des autres ?

Ces jugements à l’emporte-pièce se situent à l’opposé de notre volonté de rassembler tous les communistes dans la perspective d’un engagement total de tous dans les échéances à venir. Je le redis avec force : il n’y pas de bons ou de mauvais communistes. Les convictions des uns et des autres ne méritent ni raccourcis ni interprétations.

Pour alimenter la réflexion décisive des adhérents de notre parti sur les choix pour 2012, il n’est pas nécessaire de les infantiliser ! Je crois qu’avec leurs valeurs, leurs convictions, leur expérience, ils méritent mieux que des échanges fondés sur la stigmatisation et le chantage.

Quant à l’argument disant que ma candidature ferait courir un risque à l'accord législatif, il me semble, pour le moins, fallacieux. Cela voudrait dire que cet accord n'a été réfléchi et discuté que dans le cadre d'une seule possibilité de candidature à la présidentielle. Or, cela n'a jamais été donné comme cela. Affirmer aujourd’hui cette condition reviendrai a posteriori à dire que mon offre de candidature était construite sur un leurre. Quel mépris pour mon engagement et plus largement pour celui de tant de communistes ! Cette référence à un corsetage de l’accord législatif avec les autres forces du Front de Gauche s'apparente à une forme de pression envers les communistes, il écarte aussi le débat de fond sur la conception du Front de Gauche.

Nous pouvons difficilement nous engager à construire du neuf avec de telles pratiques dans l’exercice démocratique au sein de notre parti. Alors que le choix très majoritaire des délégués à la Conférence nationale a été fait pour garantir la souveraineté des communistes sur leur choix, il est totalement contre-productif d’essayer désormais de les diviser en jetant de tels doutes. Pis encore, ce type d’argument est à l’opposé de l’éthique même de notre rassemblement, fondé sur la transparence d’une démarche collective et citoyenne.

Je le répète, mon offre de candidature ne souffre d’aucune sorte d’instrumentalisation. Elle est dépassionnée, sincère, dénuée de considérations boutiquières sur les agissements supposés des uns et des autres. Je crois d’ailleurs m’être astreint quant à moi à la plus grande transparence sur le sens de ma démarche et sur ma conception du rassemblement au sein du Front de Gauche, comme du rôle que doit tenir notre parti dans ce cadre collectif, et sur mon attitude si ma candidature n’était pas retenue.

Je le réaffirme, c’est au service du Front de Gauche et de sa réussite que s’inscrit ma candidature. Je m’engage à porter le programme populaire et partagé et une ambition commune sur les législatives, dans le respect des partenaires et avec une pleine existence du PCF. Aussi, j’appelle les communistes à se prononcer librement, en conscience, sur les choix qui leur sont offerts. J’appelle solennellement tous les communistes à s’investir, quel que soit leur choix, lors du vote des 16, 17 et 18 juin… et bien évidemment après !

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 06:30

Conference-nationale-Montreuil-05-et-06-06-11--10--reduit.JPG Le weekend dernier, j'étais à Montreuil pour la conférence nationale du PCF qui se tenait vendredi, samedi et dimanche à la Halle Marcel Dufriche.

Composée des membres du Comité National et des délégués des fédérations, la conférence nationale devait se prononcer sur le nom d'un candidat à la présidentielle. Dans le cadre du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche, est soutenu par son parti et par la Gauche Unitaire qui l'ont désigné comme candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles. La direction du Parti Communiste est elle aussi favorable à une candidature de Jean-Luc Mélenchon, dans le cadre d'un accord du Front de Gauche portant sur la présidentielle et les législatives.

André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme, dont la liste aux régionales de 2010 a atteint 14 % souhaitait aussi se présenter dans le cadre du Front de Gauche. Orateur de talent, député actif et rassembleur, reconnu pour son combat contre les OGM, président de l'ANECR (Association Nationale des Elus Communistes et Républicains), André Chassaigne avait annoncé sa candidature à la candidature lors de la dernière Fête de l'Humanité. Aussi connu dans sa région qu'Alain Bocquet dans le Nord-Pas-de-Calais, André Chassaigne, qui souffrait d'un déficit de notoriété au niveau national défendait une campagne plus collective et critiquait Jean-Luc Mélenchon pour sa tendance à la personnalisation.

Deux autres candidats avaient annoncé leur candidature : le député du Rhône André Gérin et Emmanuel Dang-Tran, secrétaire de la section de Paris XV, à l'initiative lors du dernier congrès d'un texte alternatif pour remettre le PCF sur les rails de la lutte des classes. Tous les deux étaient hostiles au Front de Gauche, vu comme une entreprise de liquidation du Parti Communiste.

Emmenée par Hervé Poly, premier secrétaire de la fédération, Cathy Apourceau-Poly, conseillère régionale, membre du secrétariat fédéral et Dominique Watrin, vice-président du conseil général, président de l'ADECR 62 et membre du secrétariat fédéral, la délégation de la Fédération du Pas-de-Calais était respectueuse des différentes sensibilités, mais représentative de l'avis majoritaire des sections du Pas-de-Calais, ressorti lors de notre assemblée fédérale. Majoritairement, les communistes du Pas-de-Calais souhaitent une candidature communiste dans le cadre du Front de Gauche et ne veulent pas de l'effacement du PCF.

Arrivé samedi matin à Montreuil, j'ai suivi attentivement les débats du samedi qui ont porté sur le bulletin de vote. Devait-il y avoir un seul nom sur le bulletin de vote soumis aux adhérents qui voteront les 16, 17 et 18 juin ou devait-il y avoir plusieurs noms ? Devait-il y avoir l'affirmation d'un soutien de la conférence nationale à un candidat (Jean-Luc Mélenchon), au risque de créer une inégalité de traitement entre les candidats ?

La direction du parti ne souhaitait au départ qu'un seul nom sur le bulletin, mais de nombreuses interventions ont plaidé pour que les communistes aient le choix et la direction a dû reculer.

La résolution finale et le bulletin de vote soumis au vote des délégués le dimanche matin constituaient donc un progrès, mais restaient insatisfaisants pour la plupart des délégués du Pas-de-Calais puisque le choix de Jean-Luc Mélenchon comme le choix de la conférence nationale apparaît sur le bulletin de vote. Comme d'autres délégués, je suis intervenu dimanche matin pour réclamer d'enlever cette mention du bulletin de vote et contester qu'on laisse un pourcentage de circonscriptions aux alliés du Front de Gauche. J'ai réclamé que le choix émane des communistes du territoire et qu'il n'y ait pas de pourcentage fixé au niveau national.

Le texte de la résolution a finalement été adopté par 63 % des voix des quelque 700 délégués présents dimanche matin.

André Gérin ayant retiré sa candidature pour permettre aux communistes qui refusent l'effacement du parti de se retrouver derrière André Chassaigne, les adhérents auront donc le choix les 16, 17 et 18 juin entre trois candidats : Jean-Luc Mélenchon, soutenu officiellement par le PG, la GU et la majorité de la conférence nationale, comme candidat du Front de Gauche, André Chassaigne dans le cadre du Front de Gauche (mais les alliés du PG et de la GU ne le soutiennent pas) ou Emmanuel Dang-Tran, hors du Front de Gauche, pour une candidature communiste sur une base révolutionnaire et de lutte des classes.

Personnellement, je voterai et j'appelle à voter pour André Chassaigne.

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 06:30

logo_GC.png A cette question, la direction nationale a déjà répondu oui depuis des mois. Pourtant, la Conférence nationale des 3, 4 et 5 juin a eu une tonalité bien différente.

Depuis plusieurs mois, la grogne couvait. Entre l'appel du 4 décembre 2010 pour un candidat communiste qui a recueilli plus de 1 200 signatures, l'appel lancé par d'autres camarades sur les mêmes bases en janvier 2011, le conseil national très divisé des 8 et 9 avril, l'appel des 20 secrétaires fédéraux demandant un débat clair et le respect de la souveraineté des communistes, les prises de position hostiles à cette candidature se sont multipliées.

Au delà d'une simple candidature l'élection présidentielle, c'est bien l'avenir du Parti communiste qui se joue aujourd'hui. En décembre dernier, en catimini, la direction nationale du Pcf a fait adhérer la Gauche unitaire et le Parti de gauche au Parti de la gauche européenne (PGE). Ce PGE est un laboratoire pour toutes les petites formations à la gauche des partis sociaux-démocrates. Un parti comme le Parti communiste grec (KKE) a toujours refusé d'y adhérer. Par contre, son alter ego réformiste, Synapsismos, en est un des fondateurs. La philosophie même de cet ensemble pose problème. Dans ses principes fondateurs, il est clairement dit que les partis adhérents au PGE ne remettront jamais en cause l'existence de l'UE, ni du « marché », ou de la « concurrence libre et non faussée », etc. Au sein du PGE, plusieurs formations expérimentent des rassemblements ressemblant comme deux gouttes d'eau au Front de gauche tel que Jean-Luc Mélenchon le conçoit, c'est à dire une nouvelle organisation politique destinée à supplanter les partis qui l'ont fondée.

Alors la direction nationale a beau dire qu'elle n'a pas l'intention de laisser diluer le Pcf dans le Front de gauche, ni de construire une nouvelle organisation, on a du mal à la croire. Surtout quand l'horizon proposé est de lier l'élection présidentielle et l'élection législative, avec pour objectif, dixit Marie-George Buffet « la création d'un groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale ». Pourquoi pas d'un groupe communiste ? Parce que la direction affirme que le « Front de gauche » crée une dynamique...

A la conférence nationale, toutes les questions ont été abordées : les risques de dilution du parti et de création d'une nouvelle entité, le poids réel des « partenaires », leur appétit d'argent et de places électives, la souveraineté des communistes, la question rassemblement et des alliances, les problèmes de financements...

Les communistes, dans de nombreuses fédérations, ont réaffirmé leur attachement à leur parti. Même les partisans de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas prêts à voir sacrifier le Pcf. Les plus à droite, ceux qui comme Marie-Pierre Vieux ou Nicole Borvo défendent le principe d'adhésions directes au Front de gauche, ont du reculer. La direction elle-même, qui pensait que la conférence nationale ne serait qu'une formalité avant une ratification par les adhérents du Parti, a du transiger. Car il est monté haut et fort que les communistes refuseraient un choix imposé.

Bien entendu, ni la résolution finale ni le bulletin se sont parfaits, loin de là. Mais nous avons obtenu que le bulletin de vote soit distinct de la résolution, et surtout, que les noms de tous les candidats soient sur le bulletin vote pour permettre aux communistes de choisir.

Il faut saluer l'attitude d'André Gérin, qui a retiré sa candidature pour éviter la division des suffrages. On ne pouvait pas attendre la même attitude d'Emmanuel Dang Tran qui, en se maintenant, fait ouvertement le jeu de Mélenchon et de la direction nationale.

Le vote des communistes aura lieu les 16, 17 et 18 juin. Ce sera l'occasion d'exprimer notre attachement à un candidat communiste, fut-ce dans le cadre du Front de gauche. Mais il n'aura échappé à personne que si André Chassaigne sortait vainqueur du scrutin, le Front de gauche en serait profondément transformé.

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 10:30
Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 06:30

logo-pcf-2005.png Une déclaration de 20 secrétaires fédéraux


La terrible crise économique et sociale aggravée par le quinquennat Sarkozy, les guerres, les enjeux écologiques de plus en plus forts confèrent aux échéances nationales de 2012 un caractère exceptionnel. A défaut de déstabiliser un clivage droite gauche qui continue de structurer la vie politique française, le regain d’influence du FN orchestré et instrumentalisé par l’UMP favorise le bipartisme. Cette situation fait porter à gauche des responsabilités d’autant plus lourdes qu’après 2012, la réforme territoriale mise en oeuvre pour 2014 pourrait redéfinir en profondeur le paysage politique.

Il y a urgence à recréer l’espoir à gauche en contribuant sans ambigüité aux rassemblements nécessaires pour battre la droite et sa politique insupportable pour les salariés et les familles populaires. La force du mouvement pour la défense des retraites où s’est exprimé massivement le besoin de changement politique, le souffle des mouvements sociaux et démocratiques, de Tunis à Madrid, témoignent de potentialités nouvelles.

C’est dans ce contexte national et international en plein bouleversement que, les communistes sont appelés à débattre depuis Janvier de leur offre politique avec le Front de gauche pour ces échéances cruciales. Le conseil national des 8 et 9 Avril a permis de soumettre à la discussion un ensemble d’éléments concrets : Un texte d’orientation politique, les bases d’un Programme populaire partagé, une proposition d’accord pour les législatives, une démarche collective et un Etat des candidatures avancées dans le cadre du Front de Gauche avec Jean-Luc Melenchon et André Chassaigne ou au titre d’une autre démarche avec Emmanuel Dang Tran et André Gerin.

L’expression du secrétaire national, son évaluation de la situation l’amenant à proposer que Jean-Luc Melenchon puisse représenter le Front de Gauche à l’élection présidentielle dans le cadre d’un accord global ont été diversement appréciées même si elles ont pu nourrir le débat voire le clarifier.

Depuis, les communistes se rencontrent, se réunissent et débattent dans les cellules et sections autour de l’ensemble des éléments soumis à leur décision. Mais nous constatons dans bon nombre de fédérations qu’un malaise persiste et pèse dans le débat des communistes.

Nombreux sont celles et ceux qui expriment leur sentiment que le débat ne les concerne pas, qu’il n’y a plus le choix devant une candidature imposée par les médias, présentée comme inévitable et de ce fait le plus souvent défendue à défaut.

Cela crée un risque réel de démobilisation des communistes pour la campagne future alors même qu’ils partagent majoritairement une démarche et une ambition pour leur parti et le Front de Gauche.

L’urgence est donc à lever deux hypothèques qui pèsent sur les débats :
- Un accord cadre clair et validé avec les partenaires avant la conférence nationale tant sur les législatives que sur les lignes essentielles du programme partagé.
- La possibilité pour les communistes de disposer d’un choix clair sur le bulletin de vote avec l’ensemble des candidatures.

Pouvons-nous imaginer qu’à l’approche d’échéances aussi importantes les communistes, bénéficiant des travaux et du choix de la conférence nationale ne puissent pas librement choisir le candidat, quel qu’il soit, porteur de l’identité et de l’ambition de rassemblement dans laquelle ils se reconnaissent ?

Pouvons-nous envisager qu’une consultation qui ne laisse pas le choix ou un choix par défaut aux communistes puisse permettre de mobiliser les communistes dans les batailles politiques décisives de 2012 ?

S’il ne s’agit pas de présager des débats de la conférence nationale ni de leur résultat, nous demandons à ce que chaque candidat, mais surtout chaque communiste soit respecté dans l’expression de sa souveraineté jusque sur le bulletin de vote.

C’est en permettant aux communistes de se prononcer sur un choix clair au terme d’un débat transparent que nous pourrons mobiliser l’ensemble des communistes après la consultation des 16, 17 et 18 Juin.

Leur participation sera décisive, pour les élections de 2012 comme dans les batailles politiques et sociales pour faire reculer le pouvoir de droite, construire une alternative et obtenir le changement.

- Alain BACHE (Landes)
- William BURIAS (Cantal)
- Alain BOLLA (Var)
- Michel CERRUTI (Lot & Garonne)
- Cyril CINEUX (Puy de Dôme)
- Sylvain DALLA ROSA (Ardennes)
- Philippe DENIS (Maine & Loire)
- François DIOT (Nièvre)
- Aurélien GUILLOT (Mayenne)
- Patrick HATZIG (Meurthe & Moselle)
- Brahim JLALJI (Charente Maritime)
- Christian JUTEL (Eure)
- Pierre LACAZE (Haute Garonne)
- Cedric LATTUADA (Marne)
- Joël LEFEBRE (Allier)
- Wilfrid LUNEL (Ille & Vilaine)
- Jacky NICOLAS (Meuse)
- Hervé POLY (Pas de Calais)
- Aymeric SEASSAU (Loire-Atlantique)

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 4 juin 2011 6 04 /06 /Juin /2011 06:30

Pierre-Laurent-6.jpgLes assemblées départementales préparatoires à la conférence nationale du PCF sur les échéances de 2012 se sont désormais toutes tenues. Près de 800 délégués se réuniront à Montreuil les 3, 4 et 5 juin et ouvriront leurs travaux à 15 heures par un rassemblement de lutte contre la vie chère devant les portes du ministère des Finances à Bercy.

Des débats départementaux se dégage une volonté claire : les communistes veulent faire franchir une étape nouvelle à la démarche du Front de gauche et donner force à l'espoir d'une alternative de progrès et de transformation sociale. De nombreuses propositions émanent de leurs débats pour préciser et clarifier le contrat politique commun qui permettra une campagne collective la plus rassembleuse possible. Enrichies de ces propositions, les discussions sur le programme populaire et partagé ont progressé significativement ces dernières semaines et permettront de soumettre à la conférence nationale un programme cadre acté par les trois partenaires.

Sur les législatives, les obstacles sont levés un à un, par chacun des partenaires, avec le souci d'avancer vers un accord national. Nous travaillons pour notre part à ce qu'il soit conforme à la diversité du rassemblement et respectueux de l'influence et de l'implantation législative du PCF. La conférence nationale sera saisie des éléments qui rendent sa conclusion possible.

Les conditions sont donc en train d'être réunies pour soumettre au débat des délégués à la conférence nationale des engagements partagés afin qu'ils puissent, en toute connaissance de cause, prendre leur décision sur les choix qui leur incombent. L'ensemble des éléments pourront ainsi être remis aux communistes qui se prononceront lors de la consultation nationale des 16, 17 et 18 juin prochains.


Pierre Laurent,
Secrétaire national du PCF

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 10:30

Andre-Chassaigne-4.jpg Depuis sa création, à la veille des élections européennes de 2009, le Front de Gauche a réalisé des résultats électoraux encourageants, matérialisant ainsi un réel besoin de propositions transformatrices pour la société et d’horizon nouveau pour la gauche.

A l’initiative de ce rassemblement, les communistes partagent majoritairement l’idée que le Front de Gauche est un outil qui doit chercher à rassembler largement à gauche. Je pense, pour ma part, qu’il ne doit pas se limiter à une stratégie d’alliance électorale de forces et structures politiques constituées. Il doit prioritairement viser un enjeu essentiel : être le moyen d’implication populaire dans le débat politique et le lieu d’élaboration collective des contenus de la transformation sociale et écologique que nous entendons porter. Il faut donc nous tourner davantage vers celles et ceux qui luttent, qui espèrent, qui s’engagent, mais aussi vers celles et ceux qui doutent, qui ne nous entendent pas, qui ont perdu confiance dans toute perspective d’un changement de société. Nous concrétiserons ainsi une autre pratique politique et redonnerons en quelque sorte « ses lettres de noblesse à la politique ». J’en suis en effet convaincu : le choix de l’implication populaire, associé aux luttes, est déterminant pour matérialiser pas à pas le changement de société que nous envisageons. A la veille des échéances de 2012, les conditions du débat démocratique s’inscrivent toujours plus profondément dans une dérive présidentialiste de la Vème République, que les communistes ont toujours combattue. La personnalisation à l’extrême rend quasiment inaudible la construction d’autres démarches politiques misant sur l’intelligence collective, le travail commun, la reprise en main de leur avenir par les citoyens, alors même que cette aspiration à faire autrement trouve aujourd’hui un écho retentissant en Europe, que ce soit en Espagne, au Portugal, en Grèce ou même au Royaume-Uni.

Dans ce contexte, même si nous constatons la difficulté de construire une alternative politique novatrice avec le plus grand nombre, elle est cependant prometteuse en terme de contenus transformateurs, alors que la social-démocratie européenne n’en finit pas de payer à la fois son incapacité à répondre aux attentes populaires et son absence de volonté de s’attaquer au système capitaliste. Aussi, dans le même temps, la classe dominante cherche-t’elle, par tous les moyens, avec les forces conservatrices, à maintenir l’ordre ancien, à rétablir la bonne marche du système capitaliste, comme en Tunisie ou en Egypte. C’est sur cette appréciation du Front de Gauche comme instrument d’une dynamique populaire nouvelle, permettant aux communistes d’apporter leurs propositions politiques et leurs valeurs à la réflexion et à l’action communes, que je me suis proposé pour accompagner une campagne collective de notre rassemblement à l’élection présidentielle. Je me suis investi dans cette démarche avec mes idées propres sur l’objectif d’une « démocratie active », ou encore sur la nécessaire implication des classes populaires dans la résolution des enjeux environnementaux de notre siècle.

Je continue aussi de penser que nous devons porter une grande ambition collective pour notre peuple, une ambition collective qui se construira dans le temps, et qui est aussi importante que le fut le programme du Conseil National de la Résistance. Nous avons besoin d’un changement de civilisation, d’un changement fondamental qui s’attaque à la fois aux problématiques de la production et de la répartition des richesses, à la place des marchés et du travail dans la société, à la conception même de la société avec l’exigence de pousser le plus loin possible l’émancipation des individus. La présidentielle, bien au-delà de la personnalisation et du seul objectif électoral, sera l’occasion de porter un projet de société qui redonne de l’espoir à nos compatriotes. C’est aussi cela qui doit guider le Front de gauche. Portant cette conception du Front de Gauche, je n’ai jamais cherché à dissimuler mes convictions communistes, ni à les considérer comme un quelconque atout ou inconvénient dans les rencontres auxquelles on m’a invité ces derniers mois. Les multiples initiatives auxquelles j’ai été associé m’ont permis de confirmer un sentiment : il n’y pas de bons ou de mauvais communistes. Les convictions des uns et des autres n’ont rien à voir avec les raccourcis et interprétations qui peuvent être faites régulièrement par la presse, voire au sein même de notre maison commune.

Il y a partout des communistes qui cherchent la voie la plus féconde pour porter la transformation sociale. Ils doivent toutes et tous avoir leur place, et la possibilité de s’inscrire pleinement dans le débat d’idées au sein de notre organisation, comme dans le rassemblement du Front de Gauche.

Nous ne pouvons pas prétendre rassembler au-delà de nos rangs et ne pas être capable de nous rassembler nous-mêmes. Le débat qui se poursuivra à la Conférence nationale du Parti Communiste Français ouvre de réelles interrogations, non pas seulement sur la question rétrécie de la candidature, mais plus salutairement sur la conception et la vocation du Front de Gauche à plus long terme. Je m’en félicite. Je pense que nous devons profiter de ce débat pour pousser plus loin notre réflexion sur l’essence même du Front de Gauche, sur ce qu’il doit être, sur la place et le rôle de notre parti dans sa dynamique. De mon point de vue, c’est un rassemblement qui doit s’élargir massivement aux syndicalistes, aux associatifs, aux citoyens engagés, aux jeunes qui aspirent à d’autres perspectives. Il faut donc s’adresser à eux, non pas en cherchant à les transformer en supporter d’un homme providentiel ou d’une personnalité, quelles que soient ses qualités, mais bien pour les inviter à prendre leur place à nos côtés et à devenir acteurs de leur avenir.

Pour cela, le Front de Gauche doit se situer au cœur de la gauche. Il doit parler à tout le peuple de gauche pour faire monter dans les luttes et au sein des consciences l’exigence incontournable de contenus transformateurs et la possibilité de les mettre en oeuvre. Enfin, il doit veiller à ce que la diversité de notre rassemblement existe et soit visible, que la parole soit collective et que chacun soit respecté. Ce sont ces idées qui doivent être au coeur de la campagne du Front de gauche. L’important est qu’elles soient portées dans cette campagne. L’essentiel n’est donc pas la candidature en elle-même, mais, dans le cadre de cette candidature, l’orientation que nous pourrons donner au Front de Gauche. Le choix du candidat n’est donc pas une affaire de cœur ou d’opportunité politicienne. Il est bien au contraire un acte de raison et d’orientation politique.


André Chassaigne
Député PCF du Puy-de-Dôme

Par David NOËL - Publié dans : Vie du parti - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Espace temps

Tendançologue

Wikio - Top des blogs - Politique

Bienvenue sur le blog de la section d'Hénin-Beaumont du PCF !
Il y a actuellement 14 personne(s) sur ce blog

Recherche

Archives

Liens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés