Vendredi 17 mai 2013
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Les indices économiques publiés par l'INSEE
sont terribles. La récession est confirmée (- 0,2 % du PIB au premier trimestre 2013). Le pouvoir d'achat des ménages dévisse : - 0,9 % en 2012, c'est une première depuis près de 30 ans. Quant à
la consommation des ménages, elle suit la même tendance (- 0,4) . Derrière ces chiffres, c'est un pays qui souffre, qui va de plus en plus mal.
Face une situation aussi dégradée et douloureuse, le président de la République se présente devant les commissaires européens pour les rassurer sur les engagements de la France à suivre à la
lettre les recommandations de Bruxelles pour toujours plus d'austérité et de rigueur.
A Paris, Pierre Moscovici explique tranquillement que l'entrée de la France en récession n'est "pas une surprise" et qu'elle est "largement due à l'environnement de la zone euro". Bref, on
s'enfonce mais c'était prévu.
Frisant le ridicule, le ministre de l'économie maintient "à la fois" sa prévision de croissance de + 0,1 % en 2013 et son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. Ce déni
de réalité doit s'arrêter !
Preuve est faite que cette politique de rigueur conduit le pays à la catastrophe. Toutes les économies de la zone euro qui font le choix de subir les règles stupides et récessives de la
commission européenne obtiennent ce même résultat : la ruine de leur économie.
Le réel, c'est quand on se cogne disait Lacan. Là, c'est le pays qui va dans le mur. Plus que jamais, il est urgent de changer de cap et de politique. Urgent d'engager le changement.
Olivier Dartigolles,
Porte-parole du PCF
Par PCF
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Mercredi 27 mars 2013
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L’Union européenne compte nombre de
paradis fiscaux, Chypre certes, mais aussi le Luxembourg, la place de Londres, les iles Anglo-normandes, Monaco, le Liechtenstein, Andorre, les pays d’Europe centrale et orientale… En refusant
tout processus d’harmonisation fiscale, en inscrivant cette disposition dans les traités européens, les gouvernements et les institutions de l’Union européenne ont permis le développement de
paradis fiscaux au sein de l’Europe. Le dumping fiscal a créé les conditions pour que le recyclage des capitaux et le blanchiment d’argent deviennent une pratique courante en Europe. En refusant
tout contrôle réel du système bancaire et en favorisant la déréglementation financière, les gouvernements et les institutions de l’Union européenne ont créé les conditions d’une crise bancaire
qui touche peu ou prou tous les pays. Le cas de Chypre est donc emblématique d’une Europe construite pour satisfaire les marchés financiers.
Le plan adopté va aboutir à une désintégration du système bancaire et de l’économie chypriote qui sera supportée essentiellement par la population de ce pays. Certes, sous la pression populaire,
le gouvernement chypriote et la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne) ont renoncé à ponctionner les petits et moyens épargnants. Les grosses fortunes, qui avaient profité des facilités
financières de Chypre, seraient mises à contribution. Cependant, ce prélèvement ne concernera que les banques chypriotes. Les grandes institutions financières étrangères présentes sur l’ile
seront épargnées, alors même qu’elles sont coresponsables de la situation actuelle.
La mise en faillite de la seconde banque du pays, la Laiki Bank, et la restructuration de la Cyprus Bank vont avoir des conséquences tragiques en matière d’emploi. L’effondrement économique de
Chypre, sans qu’aucune solution de rechange ni aucune aide ne soient même envisagées, va aboutir à une paupérisation massive de la population, ce d’autant plus que la Troïka a imposé un plan
d’austérité drastique qui va encore aggraver dramatiquement la situation. Tous les ingrédients sont réunis pour une crise économique et sociale majeure.
Chypre avait besoin de 10 milliards d’euros pour sauver son système bancaire. Une somme toute relative en regard des 1000 milliards d’euros prêtés par la BCE à un taux dérisoire aux banques
européennes dans le cadre du LTRO (Long-term Refinancing Operation). Les institutions européennes, et notamment la BCE, auraient pu refinancer les banques chypriotes en mettant comme conditions
la transformation du système financier, la fin du dumping fiscal et une transformation progressive de l’économie chypriote. En refusant une telle solution, les gouvernements et les institutions
de l’Union européenne ont une fois de plus montré que le sort des populations ne leur importe peu.
Le traitement de la crise bancaire chypriote est significatif du mépris des peuples par l’oligarchie européenne. La BCE a répondu par la menace au rejet par le Parlement du premier plan européen
et le second plan n’a fait l’objet d’aucun débat démocratique et d’aucun vote au Parlement. La Troïka, soutenue par les gouvernements de l’Union, soutenue par le représentant du gouvernement
français dont nous condamnons l'attitude, parle en maître. C’est cette Europe antidémocratique, qui se construit contre les peuples, qu’il faut mettre à bas. Il est temps que les peuples d’Europe
se lèvent ensemble pour refonder la construction européenne, pour une Europe solidaire et démocratique.
Par Front de Gauche
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Lundi 4 mars 2013
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La dernière livraison des
chiffres du chômage annonce une augmentation de 1,4 % du nombre de chômeurs sur le mois de janvier 2013, soit 43 900 demandeurs d'emploi supplémentaires. En progression continue depuis 19 mois,
le nombre de chômeurs atteint désormais de 3 169 300 et se rapproche dangereusement du pic historique de 1997.
A ce rythme-là, non seulement le chômage ne sera pas le combat d'un mois, mais il ne sera pas plus celui de l'année 2013 ni des suivantes !
Ces résultats sur le front du chômage sont la conséquence de la politique de ce gouvernement et des précédents. Dans les pas de ses prédécesseurs, François Hollande n'a eu de cesse de rassurer
les marchés financiers plutôt que de créer les conditions d'une véritable relance de l'économie.
En quelques mois, le redressement industriel s'est traduit en abandon de l'industrie, le soutien aux territoires en accélération de leur étranglement financier, le combat contre la finance en
accompagnement de celle-ci, la bataille pour la sécurisation de l'emploi en sécurisation des employeurs et précarisation des salariés …
La gauche ne peut pas remporter son combat contre le chômage avec cette politique. Elle n'impulsera pas le changement pour lequel les français-es l'ont élue.
S'il veut véritablement imposer un nouveau modèle économique et social, le gouvernement devra se débarrasser de ses scories libérales et promouvoir une réelle sécurité d'emploi et de formation
des travailleurs. Il devra imposer au patronat le principe d'un droit de veto des comités d’entreprise pour s'opposer aux plans de licenciement, obliger l'employeur à examiner les plans
alternatifs des salariés et prendre les mesures pour les financer.
Par PCF
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Mercredi 28 mars 2012
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Nicolas Sarkozy a communiqué par avance
sur la dégradation de la situation du chômage de février. Selon le Président de la République, « Les chiffres de ce soir manifesteront une amélioration de la situation avec une baisse
tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs ». Un sommet de langue de bois présidentielle. Une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeur, ça fait toujours au final
plus de chômeurs. Son bilan en terme de politique de l'emploi est calamiteux.
En France métropolitaine, 4,25 millions de personnes cherchaient un travail en janvier en métropole, soit un million de plus depuis son élection en 2007. Il est temps que ce chapitre se ferme et
que celui du Front de gauche s'ouvre.
Olivier Dartigolles,
Porte-parole du PCF
Par PCF
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Samedi 28 janvier 2012
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Mercredi soir, le
ministère du Travail, Xavier Bertrand a publié des chiffres en forte hausse au plan national. Rien ne semble stopper l'ascension de la courbe du chômage. En effet, le nombre de demandeurs
d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A atteint désormais 2,87 millions de personnes en France à fin décembre 2011. C'est 29 700 personnes de plus en seulement un mois. Sur un an, le
chômage explose de + 5,6 % soit 152 000 chômeurs de plus qu'en décembre 2010.
De mauvais chiffres à mettre au crédit de la politique que nous impose Nicolas Sarkozy. Le président de la République voulait être jugé sur les seuls chiffres de son bilan sur le chômage. Fermer
le ban : il a échoué lamentablement.
En réalité, tout n'a pas été fait pour combattre le chômage. Le Front de gauche, dans son programme « L’humain d’abord » propose en premier lieu le rétablissement des 35 heures. Le smic doit être
porté immédiatement à 1 700 € brut pour 35 heures travaillées. La sécurité sociale professionnelle doit prendre en charge les périodes de non emploi et de formation. Enfin, le Front de gauche
interdira les licenciements boursiers et instaurera un service public de la formation professionnelle du travail.
Par PCF
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Samedi 21 janvier 2012
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Après avoir instrumentalisé la perspective de la perte du triple A, le
gouvernement tente aujourd’hui de la minimiser. Loin d’être dupe de ces manœuvres électoralistes, il n’en reste pas moins pour chacun des salariés, des chômeurs, des retraités et des jeunes que
les effets de la crise économique et sociale et l’imposition des mesures d’austérité dégradent leur situation.
Le sommet social d’aujourd’hui aborde des questions lourdes : financement de la protection sociale, réformes structurelles, accords de compétitivité emploi, formation professionnelle, mesures
concernant le chômage… Or, ces questions nécessitent bien plus qu’une rencontre formelle. Elles demandent une large négociation et un temps plus conséquent pour les traiter.
L’année 2011 s’est terminée par les plus mauvais chiffres du chômage : 9,7 % de la population active !
La FSU, particulièrement inquiète de la situation des femmes et des jeunes, a fait des propositions articulant des mesures d’urgence avec d’autres à plus long terme.
Elle demande notamment que soient très rapidement organisées des concertations permettant de mettre en place des dispositifs d’insertion à l’emploi (formations professionnelles
diplômantes/qualifiantes, rémunérées et débouchant sur des emplois).
Elle demande au gouvernement de faire jouer à la Fonction publique et aux services publics tout leur rôle pour la relance de l’emploi et renoncer à la suppression d’un fonctionnaire sur deux
partant à la retraite.
La FSU considère que tous les moyens doivent être donnés à Pôle emploi pour faire face à l’accroissement du nombre de demandeurs d’emploi.
Ces mesures sont indispensables pour assurer les évolutions de notre société et l’avenir de son économie. La FSU estime nécessaire que l’intersyndicale se retrouve très vite à la suite de ce «
sommet social » et envisage des réponses communes.
Par FSU
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Mardi 17 janvier 2012
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La FSU attend des mesures gouvernementales fortes pour sauver
l’emploi. D’autant que le bilan des mesures initiées jusqu’ici (ruptures conventionnelles, utilisation des fonds publics…) n’est pas concluant.
L’articulation de mesures d’urgence avec d’autres à plus long terme est une nécessité. En urgence, la FSU propose par exemple d’adopter des dispositifs spécifiques d’aide à l’emploi pour les
jeunes (formations professionnelles diplômantes/qualifiantes, rémunérées et débouchant sur des emplois) ce qui suppose une concertation réunissant tous les partenaires concernés.
Relance de la consommation dans le respect du développement durable, augmentation des salaires et minimas sociaux, suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires (équivalentes à 400
000 emplois), développement des services publics, renégociation de la Convention Unédic, retraites à 60 ans… autant de mesures indispensables à la relance de l’emploi à long terme. C’est possible
et supportable à condition de rechercher de nouvelles recettes fiscales plus justes, plus équitables. C’est pourquoi la FSU refuse la proposition d’une TVA sociale qui n’a de sociale que le nom.
Cette TVA pénalisera une fois encore les ménages. Et freinant la consommation, elle pourrait s’avérer pénalisante pour l’emploi.
Dans le contexte de crise, il est urgent de donner tous les moyens à Pôle emploi pour faire face à l’accroissement du nombre de demandeurs d’emploi.
Car ce sommet doit véritablement traiter du chômage. L’année 2011 s’est terminée par les plus mauvais chiffres connus depuis 12 ans : 9,7 % de la population active ! Les jeunes sont
particulièrement touchés (notamment ceux des quartiers défavorisés) ainsi que les femmes et les plus de 50 ans. Et un chômage de longue durée qui s’enkyste.
Derrière le fait que l’emploi est la première préoccupation des français, l’inquiétude est grande devant la multiplication des plans sociaux et la destruction d’emplois. Dans cette situation,
focaliser les dispositifs répressifs et de suspicion à l’égard des chômeurs est inacceptable.
La FSU, reçue dans le cadre de ce sommet, demande aussi au gouvernement de montrer l’exemple en matière d’emploi en renonçant à la suppression d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et
en créant les emplois nécessaires. Transformer des métiers comme celui d’aide à la personne en véritables métiers sociaux reconnus, investir dans l’éducation, la recherche, la formation…c’est
indispensable pour assurer les évolutions de notre société et l’avenir de son économie.
Par FSU
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Dimanche 15 janvier 2012
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Une
dégradation de la note de la France tombe à point, 5 jours avant le sommet anti-social. La perte de la note « AAA » de la France chez Standard & Poor's sera utilisée par Nicolas Sarkozy pour
justifier l'adoption accélérée de sa règle d'or et de l'hyper-austérité. La Bourse est, elle, sereine, annoncent les dépêches. Ainsi les agences de notation s'imposent encore brutalement
dans le débat présidentiel, tout comme elles ordonnent les orientations politiques du gouvernement. Faire peur à la population et rassurer les spéculateurs, pour que la première grossisse
encore les profits des seconds ; tout cela pour aider Nicolas Sarkozy à poursuivre son entreprise de démolition sociale et économique. Mais qui dira qu'en dehors de tout changement de la notation
de la France, la dette publique devait passer de 85 % du PIB en 2011, avec 1760 milliards d'euros, à 87 % du PIB en 2012 à cause de la politique du président et de son gouvernement ?
C'est le résultat de la nocivité d'une politique soumise à la finance, c'est un fiasco. Ce pouvoir n'a pas les compétences requises pour sortir la France de la crise puisqu'il obéit à la
domination financière. Avec l'austérité, c'est la croissance réelle qui va baisser et diminuer les rentrées d'impôts et de cotisations. Pendant ce temps, les énormes cadeaux accordés aux
entreprises et aux grandes fortunes comme la suppression de la taxe professionnelle, les 30 milliards d'euros annuels d'exonérations de cotisations sociales patronales ou la baisse de l'impôt de
solidarité sur la fortune, continuent. C'est aussi, et surtout, le résultat du soutien massif des banques et de l'activité par l'endettement public aux marchés financiers, sans aucune
contrepartie exigée. Ainsi, les grands groupes ont-ils pu continuer de délocaliser et de massacrer l'emploi en France, ou encore accroître la menace de le faire pour pressurer les salaires ; et
les banques ont continué de spéculer contre les dettes publiques tout en fermant le robinet du crédit pour les PME. Précisément, les banques françaises viennent de bénéficier, avec leurs
principales homologues européennes, de 500 milliards d'euros de prêts à 1 % sur trois ans accordés par la BCE. La dégradation de la note de la France va contribuer directement à cet
enrichissement monstrueux des grands actionnaires des banques du fait de l'alourdissement des prélèvements en intérêts sur ses ressources publiques. Or une hausse de un point du taux d'intérêt
payé, du fait de la perte du triple A, augmenterait de 10 milliards d'euros la charge de la dette cumulée sur cinq ans. L'obsession primordiale de la baisse de la dette, des déficits et des
dépenses publics est incompatible avec l'urgence de répondre aux besoins sociaux.
La raison et la responsabilité à gauche commandent de rompre avec cette obsession. Il faut immédiatement reprendre le contrôle public des banques françaises - c'est indispensable. Au lieu
de diaboliser la dette publique, engageons un audit citoyen pour faire la part de la bonne et de la mauvaise dette. La BCE doit décider de créer toute la monnaie nécessaire pour alléger les
dettes publiques en France et en zone euro et de créer un Fonds social, solidaire et écologique de développement européen pour financer l'expansion des services publics nationaux et leurs
coopérations. Et c'est possible. La BCE peut et doit s'engager à prêter à la France et aux États européens à taux zéro. Pour battre Sarkozy, il faut affronter le pouvoir financier. C'est cette
autre logique que porte la candidature du Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.
Pierre Laurent,
Secrétaire national du PCF
Par PCF
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Jeudi 29 décembre 2011
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En novembre, 51
800 personnes supplémentaires se sont inscrites à Pôle emploi, portant le nombre total des privés et demandeurs d'emploi à 4 244 800, soit une hausse de 5,6% sur un an. C'est le niveau le plus
élevé depuis douze ans.
N'est-ce pas pourtant le ministre du travail qui avait promis de faire passer ce taux sous la barre des 9% à la fin 2011 en prenant appui sur le « grand emprunt » de Nicolas Sarkozy ?
Alors que les experts s'attendent à un résultat « catastrophique » pour 2012 avec un taux de chômage qui pourrait être compris entre 10,4% et 10,7%, le gouvernement s'empresse de mettre son échec
sur le compte du « ralentissement de la croissance ».
« Courage fuyons » est bien le maître mot de ce gouvernement.
Pour la préservation du « AAA » l'Élysée et Matignon multiplient les plans d'austérité qui, faisant reculer la demande et la croissance jusqu'à la récession, enveniment le chômage, creusent les
déficits et les dettes publics avec un gâchis monstrueux de l'argent des contribuables.
En plus de sa visée évidemment électoraliste, le sommet social du 18 janvier prochain voulu par le chef de l'État aura pour but de redoubler dans les allègements de cotisations sociales
patronales et d'engager une baisse des salaires nets. Au nom de la sauvegarde de leur emploi et sous pretexte de compétitivité, les travailleurs seront soumis au chantage pour consentir des
sacrifices de rémunération.
Plutôt que de s'attaquer au coût du travail, le gouvernement ferait mieux de combattre les 318 milliards d'euros versés par les sociétés non financières en intérêt aux banques et en dividendes
aux actionnaires en 2010.
Le Front de gauche, dans son programme « L'humain d'abord » veut moduler l'impôt sur les sociétés et le taux des cotisations sociales afin d'inciter les entreprises à développer la valeur
ajoutée, les formations, les salaires et l'emploi, en pénalisant les entreprises qui délocalisent, développent leurs placements financiers, ou se servent des nouvelles technologies pour supprimer
des emplois et dégrader les conditions de travail. De nouveaux pouvoirs de contrôle et de décision doivent être donnés aux CE et aux délégués du personnel.
Il faut créer les conditions pour imposer aux banques le financement, à des taux d'intérêt faibles de projets porteurs d'un renforcement de l'emploi, de la qualification et du potentiel de
création de valeur ajoutée dans les territoires.
Cela peut se faire au niveau local, avec des Fonds publics régionaux et au niveau national, avec un pôle financier public, et européen, qui permettrait une réorientation de la politique monétaire
de la BCE maitrisable par les parlements européen et nationaux .
Par PCF
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Dimanche 18 décembre 2011
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/2011 06:30
La France est en récession. L'INSEE l'a révélé en
anticipant une croissance négative pour le dernier trimestre de 2011 et le premier trimestre de 2012. Cette nouvelle alarmante n'est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence des plans
d'austérité successifs que la droite a mis en place depuis le début de la crise. Il est remarquable que ce soit les pays à qui l'on fait appliquer les plans d'économie drastique qui subissent de
plein fouet la récession. Elle est le produit de l'austérité!
La suppression de près de 170.000 emplois dans la Fonction publique via la RGPP, le gel des salaires et des minima sociaux, l'asphyxie des collectivités locales, la restriction des crédits aux
PME ont fini par faire reculer notre économie. Le Front de gauche dénonce une nouvelle fois cette saignée contre-productive et avance des propositions alternatives.
Oui la France a les moyens d'une autre politique. En mettant fin immédiatement aux exonérations sociales patronales pour réinjecter ces fonds dans l'investissement productif. Le Front de gauche
propose de moduler l'impôt sur les sociétés et le taux de cotisations sociales pour encourager activement les entreprises à développer leur valeur ajoutée et la part des salaires dans
celle-ci tout en pénalisant les entreprises qui délocalisent et suppriment des emplois pour spéculer.
Notre seule règle d'or doit être l'humain d'abord, pas la finance !
Par PCF
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