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Crise économique

Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 10:30

Caricature-hausse-chomage.jpgMercredi soir, le ministère du Travail, Xavier Bertrand a publié des chiffres en forte hausse au plan national. Rien ne semble stopper l'ascension de la courbe du chômage. En effet, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A atteint désormais 2,87 millions de personnes en France à fin décembre 2011. C'est 29 700 personnes de plus en seulement un mois. Sur un an, le chômage explose de + 5,6 % soit 152 000 chômeurs de plus qu'en décembre 2010.

De mauvais chiffres à mettre au crédit de la politique que nous impose Nicolas Sarkozy. Le président de la République voulait être jugé sur les seuls chiffres de son bilan sur le chômage. Fermer le ban : il a échoué lamentablement.

En réalité, tout n'a pas été fait pour combattre le chômage. Le Front de gauche, dans son programme « L’humain d’abord » propose en premier lieu le rétablissement des 35 heures. Le smic doit être porté immédiatement à 1 700 € brut pour 35 heures travaillées. La sécurité sociale professionnelle doit prendre en charge les périodes de non emploi et de formation. Enfin, le Front de gauche interdira les licenciements boursiers et instaurera un service public de la formation professionnelle du travail.

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 06:30

logoFSU3 Après avoir instrumentalisé la perspective de la perte du triple A, le gouvernement tente aujourd’hui de la minimiser. Loin d’être dupe de ces manœuvres électoralistes, il n’en reste pas moins pour chacun des salariés, des chômeurs, des retraités et des jeunes que les effets de la crise économique et sociale et l’imposition des mesures d’austérité dégradent leur situation.

Le sommet social d’aujourd’hui aborde des questions lourdes : financement de la protection sociale, réformes structurelles, accords de compétitivité emploi, formation professionnelle, mesures concernant le chômage… Or, ces questions nécessitent bien plus qu’une rencontre formelle. Elles demandent une large négociation et un temps plus conséquent pour les traiter.

L’année 2011 s’est terminée par les plus mauvais chiffres du chômage : 9,7 % de la population active !

La FSU, particulièrement inquiète de la situation des femmes et des jeunes, a fait des propositions articulant des mesures d’urgence avec d’autres à plus long terme.
Elle demande notamment que soient très rapidement organisées des concertations permettant de mettre en place des dispositifs d’insertion à l’emploi (formations professionnelles diplômantes/qualifiantes, rémunérées et débouchant sur des emplois).
Elle demande au gouvernement de faire jouer à la Fonction publique et aux services publics tout leur rôle pour la relance de l’emploi et renoncer à la suppression d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

La FSU considère que tous les moyens doivent être donnés à Pôle emploi pour faire face à l’accroissement du nombre de demandeurs d’emploi.

Ces mesures sont indispensables pour assurer les évolutions de notre société et l’avenir de son économie. La FSU estime nécessaire que l’intersyndicale se retrouve très vite à la suite de ce « sommet social » et envisage des réponses communes.

Par FSU - Publié dans : Crise économique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 12:30

logoFSU3 La FSU attend des mesures gouvernementales fortes pour sauver l’emploi. D’autant que le bilan des mesures initiées jusqu’ici (ruptures conventionnelles, utilisation des fonds publics…) n’est pas concluant.

L’articulation de mesures d’urgence avec d’autres à plus long terme est une nécessité. En urgence, la FSU propose par exemple d’adopter des dispositifs spécifiques d’aide à l’emploi pour les jeunes (formations professionnelles diplômantes/qualifiantes, rémunérées et débouchant sur des emplois) ce qui suppose une concertation réunissant tous les partenaires concernés.
Relance de la consommation dans le respect du développement durable, augmentation des salaires et minimas sociaux, suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires (équivalentes à 400 000 emplois), développement des services publics, renégociation de la Convention Unédic, retraites à 60 ans… autant de mesures indispensables à la relance de l’emploi à long terme. C’est possible et supportable à condition de rechercher de nouvelles recettes fiscales plus justes, plus équitables. C’est pourquoi la FSU refuse la proposition d’une TVA sociale qui n’a de sociale que le nom. Cette TVA pénalisera une fois encore les ménages. Et freinant la consommation, elle pourrait s’avérer pénalisante pour l’emploi.
Dans le contexte de crise, il est urgent de donner tous les moyens à Pôle emploi pour faire face à l’accroissement du nombre de demandeurs d’emploi.
Car ce sommet doit véritablement traiter du chômage. L’année 2011 s’est terminée par les plus mauvais chiffres connus depuis 12 ans : 9,7 % de la population active ! Les jeunes sont particulièrement touchés (notamment ceux des quartiers défavorisés) ainsi que les femmes et les plus de 50 ans. Et un chômage de longue durée qui s’enkyste.
Derrière le fait que l’emploi est la première préoccupation des français, l’inquiétude est grande devant la multiplication des plans sociaux et la destruction d’emplois. Dans cette situation, focaliser les dispositifs répressifs et de suspicion à l’égard des chômeurs est inacceptable.

La FSU, reçue dans le cadre de ce sommet, demande aussi au gouvernement de montrer l’exemple en matière d’emploi en renonçant à la suppression d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et en créant les emplois nécessaires. Transformer des métiers comme celui d’aide à la personne en véritables métiers sociaux reconnus, investir dans l’éducation, la recherche, la formation…c’est indispensable pour assurer les évolutions de notre société et l’avenir de son économie.

Par FSU - Publié dans : Crise économique - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 10:30

Caricature-perte-du-triple-A.jpgUne dégradation de la note de la France tombe à point, 5 jours avant le sommet anti-social. La perte de la note « AAA » de la France chez Standard & Poor's sera utilisée par Nicolas Sarkozy pour justifier l'adoption accélérée de sa règle d'or et de l'hyper-austérité.  La Bourse est, elle, sereine, annoncent les dépêches. Ainsi les agences de notation s'imposent encore brutalement dans le débat présidentiel, tout comme elles ordonnent les orientations politiques du gouvernement.  Faire peur à la population et rassurer les spéculateurs, pour que la première grossisse encore les profits des seconds ; tout cela pour aider Nicolas Sarkozy à poursuivre son entreprise de démolition sociale et économique. Mais qui dira qu'en dehors de tout changement de la notation de la France, la dette publique devait passer de 85 % du PIB en 2011, avec 1760 milliards d'euros, à 87 % du PIB en 2012 à cause de la politique du président et de son gouvernement ?

C'est le résultat de la nocivité d'une politique soumise à la finance, c'est un fiasco. Ce pouvoir n'a pas les compétences requises pour sortir la France de la crise puisqu'il obéit à la domination financière. Avec l'austérité, c'est la croissance réelle qui va baisser et diminuer les rentrées d'impôts et de cotisations. Pendant ce temps, les énormes cadeaux accordés aux entreprises et aux grandes fortunes comme la suppression de la taxe professionnelle, les 30 milliards d'euros annuels d'exonérations de cotisations sociales patronales ou la baisse de l'impôt de solidarité sur la fortune, continuent. C'est aussi, et surtout, le résultat du soutien massif des banques et de l'activité par l'endettement public aux marchés financiers, sans aucune contrepartie exigée. Ainsi, les grands groupes ont-ils pu continuer de délocaliser et de massacrer l'emploi en France, ou encore accroître la menace de le faire pour pressurer les salaires ; et les banques ont continué de spéculer contre les dettes publiques tout en fermant le robinet du crédit pour les PME. Précisément, les banques françaises viennent de bénéficier, avec leurs principales homologues européennes, de 500 milliards d'euros de prêts à 1 % sur trois ans accordés par la BCE.  La dégradation de la note de la France va contribuer directement à cet enrichissement monstrueux des grands actionnaires des banques du fait de l'alourdissement des prélèvements en intérêts sur ses ressources publiques. Or une hausse de un point du taux d'intérêt payé, du fait de la perte du triple A, augmenterait de 10 milliards d'euros la charge de la dette cumulée sur cinq ans. L'obsession primordiale de la baisse de la dette, des déficits et des dépenses publics est incompatible avec l'urgence de répondre aux besoins sociaux.

La raison et la responsabilité à gauche commandent de rompre avec cette obsession.  Il faut immédiatement reprendre le contrôle public des banques françaises - c'est indispensable. Au lieu de diaboliser la dette publique, engageons un audit citoyen pour faire la part de la bonne et de la mauvaise dette. La BCE doit décider de créer toute la monnaie nécessaire pour alléger les dettes publiques en France et en zone euro et de créer un Fonds social, solidaire et écologique de développement européen pour financer l'expansion des services publics nationaux et leurs coopérations. Et c'est possible. La BCE peut et doit s'engager à prêter à la France et aux États européens à taux zéro. Pour battre Sarkozy, il faut affronter le pouvoir financier. C'est cette autre logique que porte la candidature du Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.


Pierre Laurent,
Secrétaire national du PCF

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 06:30

Xavier-Bertrand-2.jpgEn novembre, 51 800 personnes supplémentaires se sont inscrites à Pôle emploi, portant le nombre total des privés et demandeurs d'emploi à 4 244 800, soit une hausse de 5,6% sur un an. C'est le niveau le plus élevé depuis douze ans.

N'est-ce pas pourtant le ministre du travail qui avait promis de faire passer ce taux sous la barre des 9% à la fin 2011 en prenant appui sur le « grand emprunt » de Nicolas Sarkozy ?

Alors que les experts s'attendent à un résultat « catastrophique » pour 2012 avec un taux de chômage qui pourrait être compris entre 10,4% et 10,7%, le gouvernement s'empresse de mettre son échec sur le compte du « ralentissement de la croissance ».

« Courage fuyons » est bien le maître mot de ce gouvernement.

Pour la préservation du « AAA » l'Élysée et Matignon multiplient les plans d'austérité qui, faisant reculer la demande et la croissance jusqu'à la récession, enveniment le chômage, creusent les déficits et les dettes publics avec un gâchis monstrueux de l'argent des contribuables.

En plus de sa visée évidemment électoraliste, le sommet social du 18 janvier prochain voulu par le chef de l'État aura pour but de redoubler dans les allègements de cotisations sociales patronales et d'engager une baisse des salaires nets. Au nom de la sauvegarde de leur emploi et sous pretexte de compétitivité, les travailleurs seront soumis au chantage pour consentir des sacrifices de rémunération.

Plutôt que de s'attaquer au coût du travail, le gouvernement ferait mieux de combattre les 318 milliards d'euros versés par les sociétés non financières en intérêt aux banques et en dividendes aux actionnaires en 2010.

Le Front de gauche, dans son programme « L'humain d'abord » veut moduler l'impôt sur les sociétés et le taux des cotisations sociales afin d'inciter les entreprises à développer la valeur ajoutée, les formations, les salaires et l'emploi, en pénalisant les entreprises qui délocalisent, développent leurs placements financiers, ou se servent des nouvelles technologies pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail. De nouveaux pouvoirs de contrôle et de décision doivent être donnés aux CE et aux délégués du personnel.

Il faut créer les conditions pour imposer aux banques le financement, à des taux d'intérêt faibles de projets porteurs d'un renforcement de l'emploi, de la qualification et du potentiel de création de valeur ajoutée dans les territoires.

Cela peut se faire au niveau local, avec des Fonds publics régionaux et au niveau national, avec un pôle financier public, et européen, qui permettrait une réorientation de la politique monétaire de la BCE maitrisable par les parlements européen et nationaux .

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 06:30

Recession.jpg La France est en récession. L'INSEE l'a révélé en anticipant une croissance négative pour le dernier trimestre de 2011 et le premier trimestre de 2012. Cette nouvelle alarmante n'est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence des plans d'austérité successifs que la droite a mis en place depuis le début de la crise. Il est remarquable que ce soit les pays à qui l'on fait appliquer les plans d'économie drastique qui subissent de plein fouet la récession. Elle est le produit de l'austérité!

La suppression de près de 170.000 emplois dans la Fonction publique via la RGPP, le gel des salaires et des minima sociaux, l'asphyxie des collectivités locales, la restriction des crédits aux PME ont fini par faire reculer notre économie. Le Front de gauche dénonce une nouvelle fois cette saignée contre-productive et avance des propositions alternatives.

Oui la France a les moyens d'une autre politique. En mettant fin immédiatement aux exonérations sociales patronales pour réinjecter ces fonds dans l'investissement productif. Le Front de gauche propose de moduler l'impôt sur les sociétés et le taux de cotisations sociales pour encourager  activement  les entreprises à développer leur valeur ajoutée et la part des salaires dans celle-ci tout en pénalisant les entreprises qui délocalisent et suppriment des emplois pour spéculer.

Notre seule règle d'or doit être l'humain d'abord, pas la finance !

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 06:30

Standard-and-poors.jpgStandard & Poor's a placé lundi « sous surveillance négative » les notes d'endettement à long terme de quinze pays de la zone euro, notamment celles de l'Allemagne, de l'Autriche, de la Finlande, de la France, du Luxembourg et des Pays-Bas. La conséquence probable de cette annonce étant que ces pays ainsi dégradés verront leur capacité d'emprunter largement amoindrie et leur taux d'intérêt explosé.

Parmi les reproches faits par l'agence de notation qui ordonne de mettre un terme à la crise de la dette figure l'absence de perspectives de croissance pour ces pays. Le serpent n'en finit plus de se mordre la queue !

Ces agences de notation investies de pouvoirs inconsidérés sont illégitimes ! Qui sont-elles pour décider de la mise à sac de pays tout entiers ? Parmi les mesures à prendre de toute urgence figurent celle d'arrêter d'obéir aveuglément à ces charlatans. La France ne reconnaît qu'une autorité : celle de son peuple. Et certainement pas celle de ces faux docteurs en économie qui pour remède ne prescrivent que la saignée.

Par PCF - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 06:30

logoFSU3 Les chiffres du nombre d’inscrits à Pôle emploi pour le mois d’octobre font apparaitre la hausse la plus importante depuis les quatre derniers mois. Ce sont 5 064 700 personnes qui sont concernés (+ 4% en un an).

Le nombre de personnes inscrites en catégorie A augmente sur un an de 4,9% (+ 34 400 en un mois).

L’ensemble des clignotants est passé au rouge : la situation des femmes : (+ 6,9% sur un an), et des plus de 50 ans (+15,5% en un an) se détériore : (dont 2,4% en un mois) et les chômeurs de très longue durée, inscrits depuis 3 ans et plus (+ 21,5% en un an) attestent d’une cristallisation du chômage pour certaines catégories de la population ; le recueil des offres d’emploi collectées par Pôle emploi diminue quelles que soient les catégories.

Pour la FSU, ces éléments incontournables soulignent l’impuissance des politiques gouvernementales initiées par le ministère de Xavier BERTRAND.

Les menaces concernant le durcissement du contrôle des chômeurs, notamment par le biais de l’application des textes sur « l’offre raisonnable d’emploi » ne résoudront rien. De même les polémiques orchestrées sur les métiers dits en tension comme sur les offres d’emploi non satisfaites sont vaines par rapport à l’ampleur des problèmes qui se posent.

La future convention tri-partite (2012-2014) fixant la « nouvelle feuille de route » pour Pôle emploi est déjà obsolète. Adoptée hier par les instances de l’UNEDIC, elle doit être examinée par le Conseil d’administration le 2 décembre prochain. Celui-ci doit refuser son adoption, engager un processus de renégociation et dans l’attente établir un plan d’action transitoire.

La FSU demande un véritable plan d’urgence de stabilisation de Pôle emploi et pour cela reconsidérer le financement de l’établissement public. Cela nécessite l‘engagement de l’Etat pour compenser les diminutions de financement de l’UNEDIC, et pour assurer une augmentation de moyens afin de faire face à la baisse de ceux-ci entraînée par le contexte de récession. Les services aux demandeurs doivent être reconsidérés en refusant l’augmentation des délais de réception et de traitement des dossiers d’indemnisation. Les relations avec les entreprises ne doivent pas être diminuées ni traitées comme une variable d’ajustement.

Pour la FSU, ces mesures sont urgentes pour permettre à Pôle Emploi de jouer réellement son rôle notamment dans cette période de crise économique et sociale.


Les Lilas, le 30 novembre 2011

Par FSU - Publié dans : Crise économique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 06:30

Affiche-chomage.jpgAvec 4,459 millions de chômeurs en octobre, la situation de l'emploi est apocalyptique. Xavier Bertrand, le ministre du Travail, est désormais résigné : « Tant que la situation économique ne s'améliorera pas, je ne vois pas comment les chiffres de l'emploi pourront réellement s'améliorer ».

Oublié, celui qui, début 2011, avait appelé à la « mobilisation générale » pour une « nouvelle bataille » de l'emploi. Transformé en Pythie du chômage, Xavier Bertrand a peu de chance, cette fois, de se tromper, puisque les deux plans d'austérité que son Premier ministre et sa majorité ont adopté en l'espace d'à peine trois mois vont prélever quelque 20 milliards d'euros sur la demande et contracter le marché de l'emploi comme jamais.

Voici le beau résultat de la politique obsessionnelle de réduction de la dette et des déficits recommandée par la Commission européenne, la BCE et le FMI. L'austérité est bien l'ennemie de l'emploi, de l'efficacité économique et sociale.

Par David NOËL - Publié dans : Crise économique - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 12:30

logoFSU3 Après le G20 qui n’a eu pour seuls objectifs que de faire plier la Grèce et de « rassurer » les marchés, la situation économique et sociale reste inquiétante en Europe. La fuite en avant des Etats consistant à sabrer dans les dépenses publiques, aggrave la situation. Dans tous les pays les craintes des citoyens et leur opposition aux plans d’austérité face à l’avenir ne cessent de grandir.

En France le gouvernement présente aujourd’hui son nouveau plan de rigueur, le deuxième en à peine deux mois... Tout en fragilisant l’économie, ces plans sont fondés sur le même principe aussi inefficace qu’injuste qui consiste à faire porter les efforts essentiellement sur les salariés. En accélérant la réforme des retraites, en limitant la progression des dépenses de santé, en poursuivant la réduction des dépenses de l’Etat, en mettant en cause le financement des collectivités locales, ce sont effectivement les salariés, du public comme du privé, les chômeurs, les jeunes et les retraités, qui sont mis à contribution sans distinction du niveau des revenus ce qui aggravera encore les inégalités. La désindexation partielle des prestations amènera une nouvelle dégradation du niveau de vie des familles les plus modestes et des privés d’emploi.

A l’opposé de mesures injustes et brutales, la FSU continue d’affirmer qu’il faut envisager des mesures structurelles permettant à terme une réelle sortie de crise : une réforme de grande ampleur de la fiscalité, la relance de l’emploi et l’augmentation des salaires. Les services publics et la Fonction publique sont des leviers pour sortir de la crise et non des boulets financiers, comme le prétend le gouvernement. Il faut stopper la suppression des emplois publics, mettre en œuvre une politique industrielle créatrice d’emplois dans le cadre de la transition écologique, revenir sur les niches les plus importantes, revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires, revenir sur le crédit impôt recherche, mettre en place un contrôle public de l’activité des banques pour les recentrer sur les prêts et investissements utiles, et permettre à la BCE de prêter aux Etats en lieu et place des banques privées. C’est une question de justice sociale mais aussi d’efficacité.

La FSU demande que les organisations syndicales soient consultées sur la situation économique et sociale de notre pays.

Elle appelle les salariés, les chômeurs et les jeunes à se rassembler et à agir pour faire face à cette situation.


Les Lilas, le 7 novembre 2011

Par FSU - Publié dans : Crise économique - Communauté : les anti-capitalistes
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