Samedi 18 février 2012
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Le gouvernement vient de faire passer en
urgence à l'Assemblée nationale une nouvelle loi sur la formation des enseignants. La droite met à profit les derniers mois avant les élections pour aller le plus loin possible dans la casse de
l'Education nationale. Avec la loi Grosperrin, les IUFM sont rayés de la carte et la porte est ouverte à une privatisation de la formation des enseignants. Les députés de droite, soutenus par le
gouvernement, ont montré une fois de plus leur mépris vis-à-vis de la communauté enseignante et du fonctionnement démocratique du pays. Après avoir imposé une réforme qui sacrifie la formation
pour mieux casser le cadre national du service public, la droite décide maintenant d'ignorer l'avis du Conseil d'État qui en avait annulé plusieurs aspects suite à la requête de SLU,
Sud-Éducation et des syndicats de la FSU. Elle persévère contre l'ensemble des organisations professionnelles, contre les acteurs de l'école alors que les conséquences de la réforme de la
formation des enseignants sont dévastatrices. Ce gouvernement nous mène droit dans le mur ! Il est urgent de reconstruire une formation initiale ambitieuse pour les enseignants, dans le cadre du
service public national.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche, avec son candidat Jean-Luc Mélenchon, s'engagent à revenir sur la réforme de la formation des enseignants mise en œuvre par le gouvernement. Le Front
de gauche soutiendra la relance de la recherche et le développement de la formation initiale et continue. Il stoppera les suppressions de postes et engagera un plan de recrutement dans
l'Education nationale sous statut de la fonction publique d'État rétablissant tous les postes supprimés. Le Front de gauche développera enfin le pré-recrutement des enseignants pour que cette
profession soit accessible à tous. Il est grand temps de rendre aux enseignants la maîtrise de leur métier, pour une école émancipatrice assurant la réussite de tous, sur tout le territoire !
Par PCF
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Mercredi 1 février 2012
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12:30
Je me suis rendu hier, avec plusieurs camarades, aux portes des établissements héninois touchés par les suppressions de postes. Nous étions au lycée Pasteur de 7h30 à 8h, à l'école
Fallières de 8h30 à 9h et au lycée Senez à 12h pour distribuer le tract fédéral consacré aux suppressions de postes, disponible en téléchargement ici sur notre blog.
Les communistes sont écoeurés de l'acharnement du rectorat contre les lycées professionnels de notre secteur, un acharnement à supprimer des postes qui casse les équipes éducatives, supprime des
filières et dégrade les conditions d'étude des jeunes lycéens de notre territoire.
Que ce soit les parents d'élèves rencontrés devant l'école Fallières ou ces jeunes lycéennes en alternance avec qui nous avons discuté devant le lycée Senez et qui nous confiaient le sentiment
d'être exploitées, l'incompréhension est totale devant ces nouvelles suppressions de postes.
La mobilisation a été très suivie à Hénin-Beaumont comme dans de nombreux établissements scolaires de la région. Dans notre ville, les écoles Michelet-Darcy et maternelle Pantigny étaient
fermées. Les professeurs de Pasteur et de Senez se sont rendus sur le marché pour une distribution de tracts avant de rejoindre la manifestation lilloise qui démarrait à 14h30. Le SNES-FSU
annonçait hier soir un taux de grévistes de 45 % et la manifestation lilloise a rassemblé 2 000 personnes, alors même que le SNES appelait à manifester à Paris, àù des milliers de manifestants
ont crié leur ras-le-bol face à cette casse organisée de l'Education Nationale.
Pour l'Education et la jeunesse, il faut d'autres choix en 2012 !
Par David NOËL
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Lundi 9 janvier 2012
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Par SNES-FSU
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Lundi 9 janvier 2012
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Lors de ses voeux à la communauté
éducative, Nicolas Sarkozy a déclaré : « Il faut mettre fin aux faiblesses du collège unique tel que nous le connaissons ». C’est vrai ! Mais pour le PCF, le problème du collège unique n’est pas
qu’il est trop unique, c’est qu’il ne l’est pas assez.
La recherche le montre : la difficulté scolaire est étroitement liée à l’origine sociale des élèves. En proposant de diversifier les parcours dès la 4e, Nicolas Sarkozy veut sélectionner les
enfants en fonction de leur origine sociale et faire de l’école une machine à accroître les inégalités. L’enseignement professionnel pour les classes populaires, le général pour les autres !
Pour le PCF, au contraire, le collège unique reste à construire. Pour cela, il faut commencer par revenir sur la distinction entre socle commun et programme à l’école primaire, et enseigner à
tous les mêmes contenus, de la maternelle à la fin du collège. Il faut repenser les programmes et les pratiques pédagogiques sur le modèle de l’enfant qui n’a que l’école pour apprendre. Ainsi,
l'orientation dans les filières du lycée, professionnelles, générales et technologiques, se ferait sur la base d'un vrai choix grâce à un niveau maitrisé, et non plus par défaut. L’école
construirait une véritable culture commune et donnerait à chacun les moyens de maîtriser ses choix.
Par PCF
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Samedi 7 janvier 2012
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Le
chef de l'État a présenté jeudi ses vœux à la communauté éducative. Le candidat Sarkozy a annoncé un saccage en bonne et due forme de l'Ecole. : un véritable massacre à la tronçonneuse !
En prenant comme modèle d'exemplarité, l'autonomie des universités, pour faire de même avec l'École, le pire est à venir.
L'évaluation des enseignants par les chefs d'établissement est une étape fondamentale dans la casse des métiers de l’éducation. Elle instaure la concurrence entre les personnels éducatifs et
transforme les chefs d'établissement en managers, sans qu'ils en aient la compétence. Comment donner aux enseignants les moyens intellectuels de transmettre des savoirs si leur liberté
pédagogique est une fois de plus mise à mal ? Avec l'autonomie des établissements, la volonté de Nicolas Sarkozy est claire : créer des établissements scolaires de différents niveaux et ainsi
provoquer des apprentissages différents en fonction des moyens de ces établissements.
Nicolas Sarkozy a posé aujourd'hui une pierre de plus dans la construction d’une école inégalitaire : une école dans laquelle les chefs d’établissements, devenus petits patrons d’établissements
autonomes et concurrentiels, pourront recruter des personnels plus ou moins formés et décider de leurs projets pédagogiques, en fonction des moyens financiers des collectivités locales, des
entreprises ou même des parents.
L'ambition que le PCF et ses partenaires du Front de gauche ont pour l'École n'est pas celle de mettre en avant les plus méritant en laissant les autres de côté, mais bien de permettre la
réussite de tous les élèves, de transmettre à tous une culture commune ambitieuse. Cela nécessite un service public national, assurant un accès aux savoirs égal sur tout le territoire, des
personnels maîtrisant leur métier (formations initiales ambitieuses, développement de la formation continue), des équipes pédagogiques et éducatives sous statut de la fonction publique d’État
pour garantir l'égalité dans tout le pays et enfin, l'arrêt des suppressions de postes et des recrutements à la hauteur des besoins.
Par David NOËL
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Mardi 20 décembre 2011
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Avant de partir pour un repos bien mérité, notre ministre nous a
fait un (dernier ?) cadeau : 589 suppressions dans le 2nd degré pour la rentrée 2012 dans la seule académie de Lille, contre 470 l’an dernier (et 399 dans le premier degré, 32 pour les
administratifs, soit un total de 1020 encore jamais atteint jusqu’alors, véritable plan social pour la Région).
Le ministère a pris la précaution d’envoyer les documents le jeudi 15 décembre à 20 h 30, à la veille du CTM (le reste des documents ayant été envoyés eux dans les délais légaux), histoire de ne
pas mobiliser davantage pour la grève ayant lieu le même jour ou de risquer d’alerter l’opinion avant 20 h ...
La justification ? La baisse démographique... qui n’existe que dans la tête de ceux qui n’ont pas de classes devant eux, il est tellement facile de faire dire tout et son contraire à des moyennes
auxquelles nous ne sommes jamais confrontées dans la vraie vie, surtout quand on a pris la précaution d’exclure des calculs les moins de 3 ans, les élèves non inscrits...
Il y aura quand même une gagnante dans l’histoire, comme l’an dernier : n’oublions pas qu’une prime substantielle sera sans doute attribuée pour objectifs largement dépassés (22 000 euros, un an
de salaire de certifié au 6ème échelon, nous ne sommes vraiment pas dans le même monde), mais au service de qui ou de quoi... pas des élèves ou de la qualité du service public en tout cas !
Les mois de janvier et février seront largement occupés par les combats à mener contre ces suppressions de postes, sans oublier le projet d’évaluation par les seuls chefs d’établissement, dans un
contexte de campagne électorale où nous devrons nous imposer !
Par David NOËL
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Samedi 17 décembre 2011
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Les
enseignants de l'académie de Lille étaient fortement mobilisés, jeudi, contre la réforme de l'évaluation qui vise à donner les pleins pouvoirs aux chefs d'établissement.
Si le système actuel de double notation administrative et pédagogique des professeurs du secondaire avec des inspections par des IA-IPR en moyenne tous les cinq ans est certainement à revoir, la
réforme Chatel qui ferait des chefs d'établissement les évaluateurs uniques des professeurs est clairement inacceptable. Elle s'inscrit dans une logique manageriale qui va de pair avec la mise en
place dans les établissements de contrats d'objectifs avec des indicateurs chiffrés qui pourraient se traduire, à terme, par des diminutions de moyens pour les établissements qui n'atteindraient
pas leurs objectifs.
Pour les professeurs du secondaire, c'est le coeur du métier, l'enseignement de sa discipline qui serait dévalorisé avec les projets Chatel. Le nouveau système d'avancement, entièrement entre les
mains du chef d'établissement, aura pour effet d'instaurer une concurrence entre collègues pour faire partie des professeurs qui bénéficieront d'un accès plus rapide à l'échelon supérieur sous
forme d'une bonification de un à trois mois. En fait, pour l'ensemble des enseignants, c'est la carrière qui s'allonge avec, d'après les calculs des syndicats, 21 ans pour accéder au dernier
échelon contre 19 ans actuellement, soit une perte financière de plusieurs milliers d'euros.
D'après les chiffres du SNES, 41 % des professeurs du secondaire étaient en grève dans l'académie de Lille. Je me suis rendu l'après-midi à la manifestation lilloise qui a rassemblé un petit
millier de personnes. Les militants du SNES-FSU étaient les plus nombreux. Du côté des forces politiques, les JC ont défilé avec les enseignants et devant la gare, des militants du Front de
Gauche ont distribué des tracts pour appeler à une réunion publique.
Si le gouvernement est bien décidé à passer en force, l'intersyndicale de l'éducation est bien décidée à continuer la lutte à la fois contre la réforme de l'évaluation et contre les nouvelles
suppressions de postes.
Par David NOËL
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Jeudi 15 décembre 2011
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06:30
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche, affirment leur entière solidarité à l’égard de l’intersyndicale, appelant l'Éducation nationale à la grève jeudi 15 décembre prochain.
L'Éducation nationale a perdu, en 10 ans, plus de 150.000 postes statutaires et les postes aux concours diminuent. C’est autant de millions économisés dans le cadre de la désastreuse RGPP
(réduction générale des politiques publiques). La question de l'école dans notre société est devenue un enjeu politique essentiel. Toutes les réformes et cures d’amaigrissement dont elle fait
l’objet depuis une vingtaine d’années la conduise à être moins égalitaire, plus concurrentielle et plus sélective. Mixité sociale, autonomie des établissements sont autant de grands travaux
conduits par un gouvernement qui cherche à accélérer la casse de ce service public avant les élections. Le ministre Luc Chatel avait affirmé, en septembre, son mépris envers l’égalité
républicaine de notre système scolaire. En cette fin d’année, par décret, il poursuit en prévoyant de donner plein pouvoir aux chefs d’établissements pour évaluer les enseignants, les personnels
d’éducation et d’orientation. Les syndicats ont vivement réagi face à cette calamiteuse politique managériale à l’aide d’une pétition et d’un appel unitaire à la grève.
Avec le Front de gauche, avec nos candidats aux élections présidentielles et législatives, le PCF veut faire de la relance de l'école de l’égalité une priorité nationale. Il est impératif de lui
redonner les moyens nécessaires à son travail d’émancipation intellectuelle pour chacun des élèves et étudiants pour lesquels l’éducation est un droit inaliénable et non un privilège de classe.
Le PCF appelle à la mobilisation jeudi 15 décembre partout en France pour soutenir les enseignants, défendre leur statut et l'égalité entre les élèves. Dans l'académie de Lille, les militants du
PCF seront présents dans les cortèges à Calais (9h30, devant la mairie), à Boulogne (9h30, devant la bourse du travail) et l'après-midi à Lille pour la grande manifestation régionale qui
démarrera à 14h30, porte de Paris.
Par David NOËL
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Mercredi 16 novembre 2011
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Le gouvernement poursuit dans sa volonté de faire payer la crise aux
salariés du privé comme du public, sous prétexte de chasse aux économies. Au nom d’une soi-disant « équité », il tire les droits de tous les salariés vers le bas en proposant d’allonger encore
les jours de carence dans le privé et d’en instaurer une journée dans le public. C’est inacceptable. Ce n’est pas de créer un délai de carence dans le public mais de supprimer celui du privé qui
serait équitable !
Il lance dans le même temps une campagne anti-fraude, stigmatisant les salariés et n’hésite pas à remettre en cause le bien fondé d’arrêts de maladie jugés de « complaisance » alors qu’ils sont
ordonnés par des médecins !
Au lieu d’interroger la réalité des conditions de travail des salariés, il propose de contrôler encore davantage les arrêts de travail… Pourtant l’allongement des carrières, l’intensification du
travail et les renoncements aux soins aggravent déjà l’état de santé de la population. En rognant la progression de l’ ONDAM (objectif des dépenses de santé) de 2,8 à 2,5 %, en taxant les
mutuelles, il dégrade l’accès aux soins de nombre de citoyens et la qualité du service public hospitalier.
Au lieu de partir à la "chasse aux malades", le gouvernement devrait prendre des mesures structurelles et à long terme pour sortir de la crise économique (fin des niches fiscales, réforme de la
fiscalité…).
La FSU demande le retrait de la proposition concernant les jours de carence.
Les Lilas, le 15 novembre 2011
Par FSU
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Lundi 24 octobre 2011
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En organisant les élections professionnelles 2011, le ministère avait
affiché deux objectifs : décrédibiliser un syndicalisme qui détone dans le paysage par l'attachement que lui portent les personnels et minorer le poids de la FSU, une fédération qui dérange, car
en capacité d'organiser des mobilisations majoritaires pour s'opposer et proposer.
Le ministère a donc imposé un vote électronique qui a enlevé le droit à l'expression de catégories entières, en particulier les plus nombreuses et les plus précaires et multiplié les
dysfonctionnements techniques, prouvant que ces modalités sont à proscrire impérativement à l'avenir. La FSU étudie les possibilités de recours pour contester un scrutin scandaleux !
Ainsi, le nouveau Comité Technique académique de Lille aura été élu par seulement 35 % des personnels après 8 jours de vote contre 65 % en 2008 sur une seule journée, avec surreprésentation du
corps des chefs d'établissements (80 %), des inspecteurs (80%) et une minoration des non titulaires (moins de 10 %) et même des titulaires enseignants (40 %).
La FSU avec 56 élus sur 131 est confirmée comme la première fédération de l'Education nationale dans le Nord Pas de Calais, dans le droit fil de sa représentativité nationale. Derrière cette
première place confortée, le paysage syndical se resserre au détriment d'organisations combatives et engagées aux côtés de la FSU contre la destruction du service public d'Education
nationale.
D'ores et déjà, la FSU, forte de sa légitimité renouvelée, appelle les autres organisations syndicales se reconnaissant dans ses valeurs et ses combats à la rejoindre pour construire un mouvement
d'ampleur contre les réformes destructrices dénoncées majoritairement par les personnels.
La FSU est bel et bien la seule alternative crédible au syndicalisme d'accompagnement, de résignation et de renoncement. Elle incarne un projet éducatif ambitieux et exigeant pour tous les
élèves, sur l'ensemble du territoire national, dans lequel se reconnaissent la majorité des personnels. Le combat continue !
Lille, le 21 octobre
Par David NOËL
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