Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Le blog de la section d'Hénin-Beaumont
Reportage proces Dalongeville France 3 28-05-13 par sectionpcfhenin
Reportage proces Dalongeville VDN 28-05-13 par sectionpcfhenin
Reportage proces Dalongeville France 3 27-05-13 par sectionpcfhenin
Reportage proces Dalongeville Weo 27-05-13 par sectionpcfhenin
| LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ
|
Une affaire qui n'en finit pas... Alors qu'hier après-midi les magistrats financiers d'Arras semblaient refermer officiellement l'affaire de gestion de fait des avions-taxis à travers un
jugement essentiellement sévère pour Gérard Dalongeville et Guy Mollet, l'ancien maire d'Hénin a vite mis de l'huile sur le feu. Commentant le jugement de la CRC, il a affirmé posséder les
preuves que certains déplacements aériens au Luxembourg étaient liés au financement du PS 62.
PAR PASCAL WALLART
henin@info-artois.fr
Dans cette emblématique affaire des avions-taxis qui fut la première à être mise en exergue dans le dossier d'Hénin-Beaumont, la justice financière a logiquement pris son temps pour être rendue.
Mais, hier après-midi, c'est en une poignée de secondes qu'elle aura été lue dans une salle d'audience où seul Claude Chopin s'était déplacé.
Pas de surprise puisque, dans la lignée des réquisitions, les peines finales ont peu varié. En ce qui concerne le montant des vingt vols posant problème, soit 101 512,85 €, il n'y avait aucun
suspense. Ces sommes réputées « irrégulièrement extraites », les quatre gestionnaires de fait des deniers municipaux héninois (Gérard Dalongeville, Guy Mollet, Claude Chopin et la
société ATS) auront à la rembourser à la municipalité conjointement et solidairement (le débet d'ATS étant, lui, calculé sur la base de 91 015,60 €). Une somme « augmentée des intérêts au
taux légal à compter du 22 septembre 2009 » qui sera partagée entre les comptables de fait par « parts viriles », terme juridique désignant un partage égal, opéré par tête.
Outre le débet attendu, les mis en cause (excepté ATS) ont été condamnés à des amendes pour « immixtion dans la fonction de comptable public ». Gérard Dalongeville écope de 15 000 €, Guy
Mollet de 13 000 € alors que les juges ont fait preuve de mansuétude pour Claude Chopin, condamné à 4 000 €, une somme en deçà des réquisitions. Un geste récompensant sans doute la bonne volonté
manifestée par l'ex-grand argentier héninois tout au long de la procédure... Hier, Claude Chopin, apparemment fort affecté, choisira de se dérober aux questions des journalistes. Quant à Guy
Mollet, joint par téléphone, celui qui fut passager des 20 vols incriminés ressasse sa version des faits : « Moi, j'ai tout fait sur ordre de Dalongeville et je le montrerai. Faut voir
comment il me cassait les pieds toute la journée à propos de Léon à coup de SMS... Si j'en ai profité pour mes affaires ? Ben, c'est vrai qu'entre Carcassonne et Léon il n'y a que 150 km, c'était
bien pratique pour moi... Mais quand je partais au Luxembourg, c'était toujours pour rencontrer des gens qui devaient financer Léon... On a "morflé" à cause de Dalongeville et je regrette que
Claude Chopin ait été impliqué là-dedans. C'est le dindon de la farce... » Changement de ton du côté de Gérard Dalongeville. Si l'Héninois "exilé" dans les Vosges explique « assumer ses
responsabilités d'ordonnateur dans le dossier des avions-taxis », il avance que ce jugement fera jurisprudence « car des maires réfléchiront à deux fois avant de confier une délégation
de signature et de pouvoir à un adjoint »... Rappelant d'autres jurisprudences politiques en matière de gestion de fait, Gérard Dalongeville déplore avoir à subir une sanction financière
disproportionnée car « je n'ai jamais profité une seule fois de ces factures ». Ce dont, paradoxalement, les juges prennent acte... Mais il profite surtout de ce jugement pour balancer
un nouveau pavé dans la mare. Et annonce qu'avec son avocat, Philippe Mathot, l'Héninois compte saisir la justice sur le but de certains déplacements aériens au Luxembourg de son ex-premier
adjoint, Claude Chopin : « Je dis avec gravité que ces déplacements au Luxembourg sont liés au financement du PS et je démontrerai cela devant la justice ! » Cela ressemble furieusement
à un second coup de semonce !
Légende photo : C'est en destination de la résidence de Léon qu'étaient a priori affrêtés les vols d'ATS. Juste a priori....
Source : La Voix du Nord
Mercredi 25 janvier 2012
|
ON EN PARLE |
Le clap de fin s'abattra, le 24 janvier, sur ce premier volet de l'affaire héninoise. Celui qui concerne les avions-taxis. Avec, en en toile de fond la résidence de Léon, les incroyables
sauf-conduits longtemps délivrés à Guy Mollet, et une conception de la gestion municipale largement en dehors des clous. Hier, les réquisitions des juges financiers tournaient autour des
contributions et pénalités des quatre gestionnaires de fait et ont été impitoyables pour MM. Dalongeville et Mollet.
PAR PASCAL WALLART
henin@info-artois.fr
De la bande des trois qui, depuis le 9 avril 2009, ont vu leur vie réglée à la cadence de la machine judiciaire, seul Claude Chopin avait fait le déplacement jusqu'à la chambre régionale des
comptes. Gérard Dalongeville, représenté par son nouvel avocat, Maître Philippe Mathot, tout comme Guy Mollet, n'ayant quant à lui pas donné signe de vie, n'auront donc pas assisté à cette
avant-dernière comparution. Celle touchant directement à leur porte-monnaie puisqu'il s'agissait, ce mardi, de déterminer la somme qu'aura à rembourser, à la ville d'Hénin-Beaumont, chacun des
quatre gestionnaires de fait. Ce qu'en termes ad hoc, on appelle le débet.
Pour mémoire, le fond de cette affaire concerne une somme de 101 512,85 € correspondant à 20 vols dont 16 mandats fictifs « aux énonciations fallacieuses ou imprécises ». Une affaire d'«
extraction irrégulière de deniers publics » présumée par le rapporteur de la Chambre, rappelant ces vols a priori destinés à suivre la vente de la résidence landais de Léon « mais
qui auront surtout servi les intérêts personnels de Guy Mollet ». Un ex-homme d'affaires considéré comme ayant eu un rôle central dans cette affaire, « l'âme et l'instigateur de ce
système » ayant étonnamment bénéficié d'un « mandat occulte ». Quant à Gérard Dalongeville, guère plus de mansuétude pour celui qui, en juin 2010, a laissé l'image de quelqu'un
ayant fait preuve « d'une totale mauvaise foi sur ce dossier ». Et le magistrat de rappeler : « Il dit ne pas avoir été mis au courant de ces pratiques alors que le comptable public
lui a écrit par deux fois pour l'alerter ! » Quant à Claude Chopin, on lui sait gré « d'avoir reconnu son entière responsabilité dans la signature des différents mandats » comme
d'avoir été le seul des protagonistes à avoir produit un compte de la gestion de fait, Côté porte-monnaie, le rapporteur s'étonnera que l'ex-maire d'Hénin se soit dispensé de remplir une
déclaration de revenus pendant un certain nombre d'années, et que, de 2005 à 2008, 113 400 € en liquide aient pu être versés sur le compte-joint du ménage. « Des concours financiers familiaux »
complétera l'avocat de l'ancien maire, Me Mathot. « Aujourd'hui il vit avec 1 400 € mensuels, c'est tout ! » Mêmes remarques acerbes pour Guy Mollet, ses comptes en Suisse et au
Luxembourg, ou la curieuse kyrielle de chèques prodigués par des entreprises héninoises. D'où, à l'heure des réquisitions, une facture plus salée présentée à ces deux-là. En ce qui concerne la
gestion de fait par elle-même, l'équité des chiffres fixe la « douloureuse » à 26 252,83 € pour les 3 protagonistes et 22 353 € pour ATS. Mais, côté amendes, le procureur financier préconisera 15
000 € pour MM. Dalongeville et Mollet, et 5 000 pour Claude Chopin. Une facture totale que Me Crunel, conseil de M. Chopin, espère encore faire baisser, demandant la réduction de l'amende à 1000
€ et le retrait de deux factures de vols « eux bien au profit de la Ville » repositionnant le débet total à 77 859, 60 €.
Légende photo : Dans deux semaines, la facture sera présentée aux quatre mis en cause.
Source : La Voix du Nord
Mercredi 11 janvier 2012
| ON EN PARLE |
Un bon mois après une première audience avortée, Gérard Dalongeville et Guy Mollet se retrouvaient, hier après-midi, face à face devant les magistrats de la Cour des comptes où l'affaire
de gestion de fait des deniers de la commune d'Hénin concernant les avions-taxis était jugée en appel. Les couteaux étaient, comme prévu, de sortie...
PAR PASCAL WALLART
henin@info-artois.fr
PHOTO ARCHIVES ÉMILIE DENIS
Pas déçu des retrouvailles avec celui qui fut antan le promoteur numéro un de son image, Gérard Dalongeville... Après de nombreuses années de collaboration efficace avec Guy Mollet, les rapports
entre les deux hommes avaient déjà, depuis avril 2009, pris une saveur amère. Celle du désamour.
Avant de basculer progressivement dans quelque chose de plus puissant.
Hier après-midi, tous deux se retrouvaient devant la Cour des comptes en appel du jugement prononcé l'an passé par les magistrats arrageois de la CRC.
Claude Chopin, présent voici un mois lors de l'audience avortée, n'était cette fois-ci pas au rendez-vous... Des magistrats qui auront pris à froid Gérard Dalongeville en rejetant d'entrée de jeu
sa demande le sursis à exécution de la prise hypothécaire qui lui avait été signifiée voici un an... Pas plus de chance pour l'ancien maire d'Hénin (ne bénéficiant pas plus que Guy Mollet de
l'assistance d'un avocat), lorsqu'il tente de soulever l'incompétence de la Chambre des comptes... D'autant que les réquisitoires du rapporteur comme du procureur financier seront accablants
concernant cette affaire qui, rappelons-le, tourne autour d'une vingtaine de déplacements en avion-taxi aux frais de la Ville pour quelque 101 512,85 €... Une somme pour laquelle MM.
Dalongeville, Mollet et Chopin avaient été déclarés conjointement comptables de fait en juillet 2010 par les magistrats de la CRC. Et même si l'ancien maire, ne niant pas un instant la gestion de
fait, reconnaîtra avoir été défaillant et négligeant, il n'en démord pas : il a été abusé par Claude Chopin. Une tactique qui fera pester à plusieurs reprises Guy Mollet taxant son ancien ami de
lâche et menteur dans sa volonté d'accabler l'ex-adjoint aux finances, à la santé désormais bien précaire.
Écoutes téléphoniques
Et Guy Mollet de faire monter la tension d'un cran en faisant état de lettres exonérant Gérard Dalongeville expliquant qu'elles ont été dictées sous la menace par trois personnes armées et
cagoulées. Et d'aller encore plus loin en affirmant avoir reçu des appels, apparemment aujourd'hui entre les mains de la justice dans le cadre d'écoutes téléphoniques, dans lesquelles l'ancien
maire lui promettait une somme de 110 000 € s'il le dédouanait et se désignait comme l'unique responsable des faits. Stupéfaction chez les magistrats et suspension de séance... Électricité dans
l'air pendant l'interruption des débats... Et retour tonitruant des magistrats acculant Gérard Dalongeville dans ses retranchements. Lui qui clame depuis le début n'avoir pas signé de « service
fait » concernant les déplacements en avion-taxi, reconnaît, à la demande des juges, avoir néanmoins signé les factures. « Mais à quoi cela servait-il de signer ces factures ? »
s'étonneront les magistrats. Un ancien maire se plaignant de ne trouver dans le dossier de la Cour des comptes que des pièces à charge et non pas celles à décharges comme les témoignages de deux
chefs de service de la Ville le dédouanant quelque peu... mais qui ne pipe mot lorsque, après avoir asséné encore et encore que le dossier de Léon et des avions-taxis était de la seule
responsabilité de Claude Chopin, il entend Guy Mollet rétorquer : « C'est faux ! Le dossier de Léon c'était lui et uniquement lui qui s'en occupait, c'était même sa chasse gardée !
»Rendez-vous en septembre pour connaître la décision des magistrats parisiens.
Source : La Voix du Nord
Vendredi 22 juillet 2011
La seconde partie
du mois de mars 2009 prend un caractère beaucoup plus virtuel que depuis le début des tractations entre José Lefrère et ses nouveaux partenaires héninois, Gérard Dalongeville et
Jean-Marc Bouche.
Alors que Lefrère, voyant la date de son départ au Maroc se rapprocher, multiplie la pression, Gérard Dalongeville semble, lui, avoir d'autres chats à fouetter.
Politiquement, le maire d'Hénin-Beaumont est désormais en guerre ouverte avec sa première adjointe Marie-Noëlle Lienemann et, alors que le moment stratégique du vote du budget 2009 approche, il
met au point sa mise à mort. Qui correspondra, il le sait, avec une nouvelle entrée en dissidence par rapport au PS. Mais il a déjà vécu ce genre de péripétie et sait pertinemment que la période
de froid n'aura qu'un temps... Plus gênantes sont toutefois les nouvelles selon lesquelles le préfet du Pas-de-Calais pourrait être amené à le suspendre pour sa gestion de plus en plus erratique
malgré la pression constante mise par la chambre régionale des comptes.
Autrement dit, Dalongeville a la tête ailleurs et, pour l'instant, le projet marocain est le moindre de ses soucis. Même si, matois comme il sait tant l'être, le maire d'Hénin-Beaumont tente de
rassurer périodiquement le Béthunois. Par SMS interposés, bien évidemment !
« José, j'ai fait un prêt et j'attends le retour, mais pour moi c'est oui depuis ce lundi. Amitiés ! », lui écrit-il le mercredi 25 mars.
Trois jours plus tard, il continue de donner du temps au temps : « Je te l'ai dit, c'est OK et au plus tard le mardi 31 mars. Amitiés ! »
Sauf que, amitiés ou pas, le 31 rien ne tombe et, les jours suivants, il repousse une nouvelle fois l'échéance : « Tu pourras toujours compter sur moi... Ce sera mardi ou mercredi au plus
tard ! » Le rendez-vous est donc fixé le 6 ou 7 avril dans la fameuse banque d'Auby. Sauf que, à son corps défendant, Gérard Dalongeville ne pourra honorer son rendez-vous puisque, après un
conseil municipal aux allures de véritable cauchemar, le 6 avril, il est placé en garde à vue le 7 au matin... « Ce contrat, il l'avait vraiment signé puisque les enquêteurs ont trouvé les
pièces officielles dans une sacoche chez Jean-Marc Bouche. Ce mercredi-là on devait aller dans cette fameuse banque d'Auby pour récupérer deux chèques de 10 000 € d'acompte faits pas MM.
Dalongeville et Bouche... » Une interpellation vécue comme une véritable catastrophe par Jean-Marc Bouche, bien placé pour savoir ce qu'il risquait si la pelote de l'affaire héninoise était
déroulée... Mais, pour autant, le Montignynois ne lâche pas prise sur le dossier marocain. Le 9 avril, il reçoit Lefrère chez Deberdt pour évoquer la mise en examen du maire d'Hénin.
Et, le lendemain matin, Bouche, quelque peu « dans le gaz » après une nuit passée « sous médocs » confirme par téléphone les plans initiaux en laissant entrevoir que la compagne
du maire pourrait le suppléer. Un plan B qui inquiète Lefrère plutôt enclin à trouver un nouveau partenaire... Mais Bouche ne veut pas élargir l'affaire et préfère finalement convaincre son
banquier d'Auby de substituer Lefrère à Dalongeville sur le dossier de prêt afin que cela ne sorte pas de leur cercle. Une proposition qui fait hurler Lefrère, bombardant désormais Bouche de
messages incendiaires : « Toute la mafia, les Mollet, L et Gérard, je n'ai rien à faire avec... Je suis un homme honnête alors si tu fais les terrains au Maroc, dis le moi ou arrête de me
baratiner... Moi je vais perdre tous mes mètres carrés de terrains... Si ça ne va pas, ta banque, dis-le moi... moi j'ai d'autres partenaires... Faut plus me casser la tête après pour aller voir
un ami juge ou n'importe quoi afin d'essayer de faire quelque chose ! » Juge, le mot est lâché et on bascule là dans une autre affaire.
PASCAL WALLART
Le basculement dans l'affaire Pichoff fera l'objet d'une autre série dans le courant du mois de juillet.
Source : La Voix du Nord
Samedi 09 juillet 2011
Commentaires