| LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ
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Une affaire qui n'en finit pas... Alors qu'hier après-midi les magistrats financiers d'Arras semblaient refermer officiellement l'affaire de gestion de fait des avions-taxis à travers un
jugement essentiellement sévère pour Gérard Dalongeville et Guy Mollet, l'ancien maire d'Hénin a vite mis de l'huile sur le feu. Commentant le jugement de la CRC, il a affirmé posséder les
preuves que certains déplacements aériens au Luxembourg étaient liés au financement du PS 62.
PAR PASCAL WALLART
henin@info-artois.fr
Dans cette emblématique affaire des avions-taxis qui fut la première à être mise en exergue dans le dossier d'Hénin-Beaumont, la justice financière a logiquement pris son temps pour être rendue.
Mais, hier après-midi, c'est en une poignée de secondes qu'elle aura été lue dans une salle d'audience où seul Claude Chopin s'était déplacé.
Pas de surprise puisque, dans la lignée des réquisitions, les peines finales ont peu varié. En ce qui concerne le montant des vingt vols posant problème, soit 101 512,85 €, il n'y avait aucun
suspense. Ces sommes réputées « irrégulièrement extraites », les quatre gestionnaires de fait des deniers municipaux héninois (Gérard Dalongeville, Guy Mollet, Claude Chopin et la
société ATS) auront à la rembourser à la municipalité conjointement et solidairement (le débet d'ATS étant, lui, calculé sur la base de 91 015,60 €). Une somme « augmentée des intérêts au
taux légal à compter du 22 septembre 2009 » qui sera partagée entre les comptables de fait par « parts viriles », terme juridique désignant un partage égal, opéré par tête.
Outre le débet attendu, les mis en cause (excepté ATS) ont été condamnés à des amendes pour « immixtion dans la fonction de comptable public ». Gérard Dalongeville écope de 15 000 €, Guy
Mollet de 13 000 € alors que les juges ont fait preuve de mansuétude pour Claude Chopin, condamné à 4 000 €, une somme en deçà des réquisitions. Un geste récompensant sans doute la bonne volonté
manifestée par l'ex-grand argentier héninois tout au long de la procédure... Hier, Claude Chopin, apparemment fort affecté, choisira de se dérober aux questions des journalistes. Quant à Guy
Mollet, joint par téléphone, celui qui fut passager des 20 vols incriminés ressasse sa version des faits : « Moi, j'ai tout fait sur ordre de Dalongeville et je le montrerai. Faut voir
comment il me cassait les pieds toute la journée à propos de Léon à coup de SMS... Si j'en ai profité pour mes affaires ? Ben, c'est vrai qu'entre Carcassonne et Léon il n'y a que 150 km, c'était
bien pratique pour moi... Mais quand je partais au Luxembourg, c'était toujours pour rencontrer des gens qui devaient financer Léon... On a "morflé" à cause de Dalongeville et je regrette que
Claude Chopin ait été impliqué là-dedans. C'est le dindon de la farce... » Changement de ton du côté de Gérard Dalongeville. Si l'Héninois "exilé" dans les Vosges explique « assumer ses
responsabilités d'ordonnateur dans le dossier des avions-taxis », il avance que ce jugement fera jurisprudence « car des maires réfléchiront à deux fois avant de confier une délégation
de signature et de pouvoir à un adjoint »... Rappelant d'autres jurisprudences politiques en matière de gestion de fait, Gérard Dalongeville déplore avoir à subir une sanction financière
disproportionnée car « je n'ai jamais profité une seule fois de ces factures ». Ce dont, paradoxalement, les juges prennent acte... Mais il profite surtout de ce jugement pour balancer
un nouveau pavé dans la mare. Et annonce qu'avec son avocat, Philippe Mathot, l'Héninois compte saisir la justice sur le but de certains déplacements aériens au Luxembourg de son ex-premier
adjoint, Claude Chopin : « Je dis avec gravité que ces déplacements au Luxembourg sont liés au financement du PS et je démontrerai cela devant la justice ! » Cela ressemble furieusement
à un second coup de semonce !
Légende photo : C'est en destination de la résidence de Léon qu'étaient a priori affrêtés les vols d'ATS. Juste a priori....
Source : La Voix du Nord
Mercredi 25 janvier 2012
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ON EN PARLE |
| ON EN PARLE |
La seconde partie
du mois de mars 2009 prend un caractère beaucoup plus virtuel que depuis le début des tractations entre José Lefrère et ses nouveaux partenaires héninois, Gérard Dalongeville et
Jean-Marc Bouche.
Une bonne
affaire à Léon ? Si la présentation idyllique du site par L. et Gérard Dalongeville a un temps fait illusion, le rapport d'enquête commandité par José Lefrère à un marchand de biens du
Sud-Ouest est, lui, édifiant.
Les affaires n'ont
pas encore commencé mais le courant passe apparemment plus que bien entre José Lefrère et ses potentiels nouveaux associés en affaires.
Première prise de contact, le
26 février 2009, entre Gérard Dalongeville et José Lefrère, par l'intermédiaire du sulfureux L dans un restaurant de Lesquin.
| ON EN PARLE |
L'été 2009 passé, Gérard Dalongeville est
alors le seul à rester incarcéré alors que Claude Chopin, Jean-Marc Bouche et Guy Mollet ont eux, recouvré la liberté.
L'antagonisme né au fil des dépositions entre Gérard Dalongeville et son ancien premier adjoint, Claude Chopin, enfle alors qu'on s'approche du terme de cette
confrontation. Et tous deux explosent à l'évocation du pseudo-nettoyage de la salle des fêtes par la société FMS. Alors que M. Chopin affirme ne pas connaître cette société et que les prestations
facturées n'ont jamais été exécutées, Gérard Dalongeville, lui, affirme qu'on a abusé de sa confiance et qu'il n'a visé cette facture que parce que son adjoint aux finances lui avait certifié que
le service avait été fait.
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