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Retraites

Mardi 18 juin 2013 2 18 /06 /Juin /2013 06:30

logo solidaires grandSans surprise, le rapport Moreau confirme les pistes annoncées depuis quelques jours. La question démographique ne peut être la seule approche de ce débat. Les politiques d’austérité qui détruisent massivement les emplois entrainent des baisses importantes de cotisations sociales.

Proposer un nouvel allongement de la durée des cotisations, c’est imposer une baisse du niveau des pensions.

En effet, déjà, un sénior sur deux est hors travail à l’âge de 59 ans. L’entrée dans le monde du travail se fait de plus en plus tard (25/26 ans), les carrières sont de plus en plus hachées, surtout pour les femmes.

Partir avec un taux plein devient impossible !

Proposer une désindexation, soit des pensions soit des salaires de référence, conduit à une baisse des pensions.

Réduire les mesures fiscales actuelles, augmenter le taux de CSG, c’est la garantie d’une paupérisation des retraité-e-s actuels et des futures générations.

Les fonctionnaires sont pointés du doigt comme des « privilégiés » alors même que le niveau de remplacement est quasi égal entre privé et public !

Les questions de pénibilité ne peuvent se limiter à deux aspects (cancer et travail de nuit). A 65 ans, l’espérance de vie en bonne santé est de 10 ans !

Faire travailler les gens plus longtemps, c’est la garantie qu’un grand nombre de salarié-e-s arrivera à la retraite en situation de santé dégradée.

Ces mesures constitueraient des reculs sociaux considérables : nous les refusons d’autant plus que le Parti socialiste soutenait en 2010 les manifestations contre la contre-réforme Sarkozy !

Selon le rapport, il faut trouver 7 milliards en 2020 pour équilibrer les régimes. C’est largement possible, si on s’attaque aux privilèges financiers :
- 80 milliards d’euros de fraude fiscale chaque année !
- 230 milliards de dividendes distribués et non taxés en 2012 !
- La part salariale perdue dans le partage de la richesse produite depuis 30 ans au profit des dividendes, c’est 130 milliards par an !

Encore une fois, les entreprises sont exonérées de tout effort significatif : ce sont les salarié-e-s, les retraité-es qui devraient supporter la quasi totalité des mesures.

Solidaires n’acceptera pas ce scénario et portera d’autres choix porteurs de justice et de solidarité.

Face à ces attaques programmées, l’Union syndicale Solidaires propose aux organisations syndicales et aux mouvements sociaux, à l’ensemble des travailleur-euses, des chômeur-euses, des précaires, des retraité-e-s et des jeunes de préparer une mobilisation sociale interprofessionnelle à la hauteur de ces enjeux.

Par Union syndicale Solidaires - Publié dans : Retraites - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 17 juin 2013 1 17 /06 /Juin /2013 12:30

logo cgt Nous venons de prendre connaissance du rapport de la Commission pour l’avenir des retraites. Nous en connaissions les grandes lignes, puisqu’elles nous avaient été annoncées par la Présidente Yannick Moreau.

Si de vraies questions y sont abordées, les principales pistes évoquées dans le rapport n’augurent rien de bon et nous regrettons qu’aucune des propositions portées par la CGT n’ait été reprise.

L’allongement de la durée requise pour le taux plein, la désindexation ne sont en rien des solutions pour pérenniser et améliorer le système de retraite français dans l’intérêt des actifs et des retraités, toutes générations confondues.

Au contraire, leur mise en œuvre fragiliserait encore davantage le système et aurait des conséquences graves pour les retraités actuels et futurs.

Quant aux mesures tendant à l’alignement des régimes du privé et du public, elles s’effectueraient au nom de l’équité, mais n’auraient pas d’incidences financières sur les régimes, selon les termes du rapport. On est là en pleine démagogie puisque ces mesures ne seraient justifiées que par la volonté de bien plaire.

Nous considérons qu’il faut engager la discussion sur d’autres bases avec une prise en compte des propositions alternatives, notamment celles de la CGT.

Nous allons nous saisir de l’opportunité de la conférence sociale des 20 et 21 juin pour porter le débat sur l’ensemble des éléments qui permettrait de relancer une véritable dynamique de progrès social dans notre pays.

Les discussions des 20 et 21 juin doivent en particulier porter sur l’élaboration d’une autre politique de l’emploi et d’une autre politique salariale, conditions indispensables à la résolution des questions de financement de la protection sociale et de la retraite.

Nous ferons en sorte de construire, sur ces différentes questions, avec les salariés et les retraités, les rapports de forces et les mobilisations qui permettront d’inscrire le progrès social à l’ordre du jour des semaines et des mois à venir.

Montreuil, le 14 juin 2013

Par CGT - Publié dans : Retraites - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 16 juin 2013 7 16 /06 /Juin /2013 06:30

logoFSU3 La commission pour l’avenir des retraites a remis son rapport au premier ministre ce vendredi 14 juin. La présentation, il y a un peu plus d’une semaine, des pistes travaillées par la commission a fortement inquiété les salariés actifs et retraités et parmi eux, les personnels de la Fonction publique. De très nombreuses mesures ont en effet été évaluées pour leur seul effet financier, qui visent à réduire les pensions déjà liquidées comme les droits des futurs retraités. Missionnée sur le moyen d’assurer l’équité, la commission a travaillé sur le sujet essentiel de la pénibilité mais les injustices faites aux salariés dont les carrières ont été perturbées par la précarité ou par des interruptions, parmi lesquels les femmes sont majoritaires, ne font pas l’objet des propositions attendues par les salariés comme la suppression du système injuste de la décote et de la sur-cote. En revanche, elle envisage une durée de cotisation portée à 44 ans quand la durée de la vie professionnelle est plus proche des 35 années ; cette approche porte le risque majeur de décrédibiliser encore un peu plus les régimes de retraite publics et d’inciter ceux qui le peuvent à se tourner vers des compléments privés. En dépit d’effets comparables des différents systèmes de retraite, la commission propose de bouleverser le mode de calcul des pensions des fonctionnaires.

La FSU rappelle son attachement au code des pensions, dispositif intégré au statut des fonctionnaires. Il a en outre la qualité majeure de définir le niveau de pension souhaité, les 75 % du traitement des six derniers mois, tandis que d’autres constructions comme celle du régime général et des complémentaires obligatoires sont beaucoup moins lisibles pour leurs affiliés.

La FSU n’acceptera pas de régressions pour les salarié-es et les retraité-es sur l’ensemble de ce dossier.

Il appartient au gouvernement d’indiquer très vite les orientations de la réforme qu’il entend proposer à la négociation puis soumettre au Parlement. La table ronde de la prochaine conférence sociale sera l’occasion pour la FSU de porter ses revendications et ses propositions pour la retraite à 60 ans et d’un taux de remplacement pour tous de 75 % de ses derniers revenus d’activité. La durée de cotisation doit être fixée pour atteindre ces objectifs. Sans droits nouveaux, prise en compte des années d’étude ou de formation comme en Allemagne par exemple, compensation du congé parental refusée aux fonctionnaires pour les enfants nés avant 2004…, la référence des 37,5 annuités demeure la référence pour la FSU. Le débat social doit porter sur ces objectifs et sur les moyens de leur financement.

Les Lilas, le 14 juin 2013.

Par FSU - Publié dans : Retraites - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 31 mai 2013 5 31 /05 /Mai /2013 12:30

Affiche-CGT-manifestation-retraites-06-06-13.jpg

Par CGT - Publié dans : Retraites - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 06:30

Tract-PS-2010.jpg

Par David NOËL - Publié dans : Retraites - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 12:30

2013-01-18retraites.jpgLaurence Parisot vient d'engager l'offensive sur le dossier du financement des retraites. Si le premier ministre attendait un geste d'apaisement de la présidente du Medef, qui a été particulièrement bien traitée au cours de la dernière année, le voilà Gros-Jean comme devant. Conviée à Matignon pour préparer la prochaine conférence sociale des 20 et 21 juin prochains, madame Parisot a préconisé un allongement de la durée de cotisation à 43 ans d'ici 2020 et un recul de l'âge légal "à au moins 65 ans à l'horizon 2040". Pour le Medef, le travail c'est la santé donc pourquoi ne pas mourir à la tâche !

Encouragé par l'abandon en rase campagne du gouvernement sur l'Accord national interprofessionnel (ANI) qui a cédé au patronat sans disputer le moindre combat, le Medef profite de son avantage. Il lui en faut toujours plus.

Il faut changer de politique. Une majorité d'électrices et d'électeurs ont fait le choix, au printemps dernier, de ne pas poursuivre sur le chemin des régressions sociales. On se souvient combien la mobilisation de la gauche et du mouvement social contre la casse des retraites a été forte.

Mercredi, François Hollande se présente devant les commissaires européens. Jeudi, il interviendra lors d'une conférence de presse. Voilà une nouvelle occasion pour un changement de cap, pour ne plus accepter les oukases de Bruxelles qui présentera ses "recommandations" le 29 mai.

En 2010, les forces de gauche ont combattu la casse des retraites. En 2012, on a battu Sarkozy, Fillon et Woerth. Ce n'est pas pour appliquer une politique de droite en 2013.


Olivier Dartigolles
Porte-parole du PCF

Par PCF - Publié dans : Retraites - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 14 mars 2013 4 14 /03 /Mars /2013 06:30

Affiche PCF retraitesAu moment même où les manifestants battaient massivement le pavé contre le projet de loi de sécurisation de l'emploi et l'accord CFDT-Medef, le gouvernement donnait le top départ d'une nouvelle réforme des retraites pour 2013.

Malheureusement, rien de positif ne semble sortir de la lettre de mission donnée par le gouvernement à la commission pour l'avenir des retraites installée le 27 février dernier.

Les « différents leviers susceptibles de consolider notre système de retraite par répartition » envisagés par le gouvernement ne changent pas la logique des réformes antérieures, celles-là même qui n'ont pas permis de résorber les fameux déficits de la branche vieillesse.

C'est aux vieilles lunes libérales que le gouvernement compte faire appel en priorité en remettant sur la table l'allongement à 62 ans de la durée de cotisation et la désindexation des pensions des retraités. Une fois de plus, ce sont les retraités qui paieront.

Nous sommes loin des besoins des retraités et loin d'une réponse adaptée aux défis du vieillissement de la population. Le déficit de la branche vieillesse ne s'explique pas par un excès de dépenses mais par un manque à gagner considérable de recettes. Pour assurer un financement pérenne et suffisant au financement des retraites, c'est d'une véritable politique de développement de l'emploi et des salaires dont le pays a besoin.

Le PCF propose de :

- Supprimer des exonérations de cotisations sociales patronales et d'en réorienter les compensations vers un fond public national pour l'emploi et la formation.

- Moduler les cotisations sociales patronales en fonction de la politique d'emploi et de salaire de l'entreprise.

- Créer une cotisation sociale additionnelle sur les revenus financiers des entreprises et des banques.

Par PCF - Publié dans : Retraites - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 06:30

Retraite-60-ans.jpgLundi 14 décembre sur RTL, François Hollande a précisé la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre s’il était élu Président de la République. Ceux qui ont commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" pourront partir en retraite à 60 ans. C’est un peu court. Où est passé l'engagement du projet socialiste de rétablir l'âge légal de départ en retraite à 60 ans ? François Hollande recule aussi sur la pénibilité. Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux. Quelle audace !

Pour rassembler, pour répondre aux enjeux de la période, la gauche a besoin d'une orientation différente, en rupture avec les politiques régressives des dernières années. Il s'agit donc de rétablir la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions donnant droit à des départs anticipés. Aucun salarié ne devra toucher de retraite inférieur au Smic. Le financement des retraites peut et doit être assuré, notamment par un cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires.


Olivier Dartigolles
Porte-parole du PCF

Par PCF - Publié dans : Retraites - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 06:30

logoFSU3 Un an après la réforme injuste des retraites que la majorité UMP a adoptée à l’automne 2010, refusant d’entendre le puissant mouvement social qui exigeait d’autres mesures pour garantir les retraites, le gouvernement entend déjà l’aggraver. Il annonce le report de l’âge de départ en retraite des salariés nés en 1952 (+1 mois), 1953 (+2), 1954 (+3) et 1955 (+4). Si cette mesure est adoptée, au mépris des projets des personnes concernées et de la sécurisation de leurs droits, elle envoie un message particulièrement négatif à toutes les générations suivantes. Il s’agit d’une mesure néfaste pour l’emploi des jeunes, par laquelle en outre, le gouvernement fragilise la retraite par répartition.

Outre le décalage des droits à pension des salariés, dont une part importante est privée de travail bien avant l’âge de la retraite, la conséquence pour les fonctionnaires serait un effet plus important de la décote provoqué par le report de l’âge du droit à la retraite et très vraisemblablement de celui de la limite d’âge, qui bouscule la progressivité introduite dans la loi Fillon de 2003.

Ainsi, pour un natif d’avril 1952, le taux maximum de décote passerait de 10,5% à 13%. La baisse de la pension pourrait atteindre 2,8%. Pour un(e) fonctionnaire né(e) en 1955, la pension pourrait baisser de 3,1% en comparant les pensions avant et après réforme à 62 ans.

A l’opposé des mesures injustes et brutales annoncées le 7 novembre, la FSU continue d’affirmer qu’il faut envisager des mesures structurelles permettant à terme une réelle sortie de crise.

La FSU demande que les organisations syndicales soient consultées sur la situation économique et sociale de notre pays. Elle appelle les salariés, les chômeurs et les jeunes à se rassembler et à agir dans l’unité la plus large pour faire face à cette situation.


Les Lilas, le 10 novembre 2011

Par David NOËL - Publié dans : Retraites - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 06:30

Caricature-Fillon-retraite-67-ans.jpgDernier acte en date de soumission de l'Exécutif au Médef et aux spéculateurs : reculer une nouvelle fois l'âge de la retraite.

Pour faire passer la pilule indigeste à l'opinion publique, le Premier ministre prend prétexte de « l'alignement sur l'Allemagne ». Mais il omet sciemment de préciser que le départ à taux plein peut se faire au bout de 35 ans de l'autre coté du Rhin, contre 41 ans et demi désormais en France. Subtile différence...

Le bras d'honneur du gouvernement aux salariés, à l'automne dernier lors du passage en force de la réforme des retraites n'a pas suffit. Monsieur Fillon cherche maintenant à imposer de fait la retraite à 67 ans en prétendant qu'elle est inévitable. Son projet d'alignement sur l'Allemagne entraînera une régression sociale et économique pour les deux pays.

Cet enfermement dogmatique qui consiste à se coucher devant les seuls intérêt du capital mène notre pays droit dans le mur. Il y a urgence à changer de logique !

Le financement de nos retraites peut être assuré dans l'immédiat en faisant cotiser les revenus financiers et spéculatifs au même niveau que les revenus du travail salariés. C'est par la reprise en main de l'économie par les citoyens et les salariés, pour qu'elle réponde aux besoins sociaux, au pouvoir d'achat, à la création d'emploi... que nous sortirons de la crise.

L'humain d'abord, pas les marchés financiers !

Par PCF - Publié dans : Retraites - Communauté : Parti Communiste Français
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