Mercredi 8 février 2012
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Le ministre de l’Intérieur s’était jusqu’à présent limité à la
stigmatisation des individus ou des origines. Chargé par Nicolas Sarkozy du rabattage des voix d’extrême droite, Claude Guéant vient de franchir une étape supplémentaire vers l’ignoble, dans les
locaux de l’Assemblée nationale, devant des élus UMP et un groupuscule étudiant proche de la droite radicale.
Avec ses deux petites phrases « Nous devons protéger notre civilisation » et « je pense que toutes les civilisations ne se valent pas », assises sur un amalgame nauséeux entre «
civilisations », « ethnies » et politiques gouvernementales, Claude Guéant exhume de son tombeau le débat sur l’identité nationale lancé par Nicolas Sarkozy et que la nation,
justement, avait rejeté avec dégoût.
Plus encore, il légitime une hiérarchisation des civilisations entre elles, renouant avec les idées les plus sombres du siècle dernier. Provocation ultime, il le fait au nom de la devise
républicaine, dont il trahit ainsi et la lettre, et l’esprit. Une telle escalade pour choquante qu’elle soit ne surprend pas la Ligue des droits de l’Homme, mais deux questions sont maintenant
posées : Claude Guéant arrivera-t-il, dans une prochaine déclaration, à faire reculer les limites du supportable et sera-t-il toujours ministre de l’Intérieur lorsqu’il l’aura prononcée ? Car
dans la plupart des pays d’Europe de tels propos seraient immédiatement suivis de la démission de leur auteur.
Paris, le 5 février 2012.
Par LDH
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Mercredi 25 janvier 2012
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Communiqué commun Ligue des droits de l’Homme (LDH) et Fédération
internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
Après dix-sept années d’une enquête conçue pour justifier des conclusions définies a priori, le rapport d’expertise balistique demandé par les juges Poux et Trevidic confirme que l’enquête menée
de Paris par le juge Bruguière n’était destinée qu’à justifier la politique de la France dans ce pays.
L’orientation de l’enquête défendue par le juge Bruguière attribuait au FPR, la rébellion à dominante Tutsi, dirigé par Paul Kagame, la responsabilité de l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion
du président Juvenal Habyarimana. Cet attentat a déclenché un génocide soigneusement préparé qui, en trois mois, a provoqué la mort d’au moins huit cent mille Tutsi et de nombreux Hutu dont le
Premier ministre, madame Agathe Uwilingiyimana..
L’accusation du FPR d’avoir enclenché une réaction de vengeance, contribuait, intentionnellement ou non, à débarrasser la France de toute erreur dans son soutien à un allié de longue date, le
gouvernement rwandais. Il était ainsi suggéré que le rôle de la France avait été de s’interposer entre les deux factions engagées respectivement dans l’extermination de l’autre composante de la
population : d’un côté Paul Kagame et le FPR, qui n’auraient pas hésité à risquer un génocide des leurs dans le but de s’accaparer le pouvoir, et de l’autre, le régime en place, qui s’engageait,
au nom de la défense du pays contre une agression étrangère, dans un massacre systématique des Tutsi et des opposants Hutu. Ainsi, la théorie du « double génocide » faisait de la France un
arbitre et justifiait que les forces françaises, dans le cadre de l’opération Turquoise qualifiée d’ « humanitaire », n’aient pas reçu l’ordre de désarmer les troupes du gouvernement intérimaire
rwandais qui commettait le génocide.
Les résultats de l’expertise balistique remettent radicalement en cause cette construction orientée de l’histoire.
Cette enquête doit donc se poursuivre jusqu’à son terme. Comme doit se poursuivre l’instruction menée contre certains membres des forces armées françaises, contre lesquelles une plainte a été
déposée en raison de leur comportement durant l’opération Turquoise. La FIDH et la LDH seront attentives à ce que ces instructions se poursuivent en toute sérénité et dans des délais normaux,
pour que toute la lumière soit faite et toutes les responsabilités établies dans des exactions que la Cour pénale internationale a justement qualifiées d’entreprise génocidaire.
Par David NOËL
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Mercredi 18 janvier 2012
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CONGRÈS RÉGIONAL |
Journée studieuse, samedi au Colysée d'Hénin-Beaumont, où Gérard Minet et ses camarades de la délégation régionale LDH se retrouvaient pour leur convention régionale. Au centre des
débats, un thème bien conjoncturel en terre héninoise, que celui de l'extrême droite...
PAR PASCAL WALLART
henin@info-artois.fr
Comment se porte la LDH en Nord-Pas-de-Calais ? Eh bien, ce samedi, c'était l'opportunité de tâter le moral des troupes, toujours à pied d'oeuvre pour promouvoir un mouvement tout de même né
voici 114 ans. Et qui, bon an mal an, ne voit pas vaciller sa flamme militante puisque les effectifs restent constants. « La Ligue est stable en terme d'effectifs, beaucoup de nouveaux
adhérents nous ont rejoints ce qui contrebalance les départs enregistrés », explique le délégué régional, Gérard Minet.
Et si la genèse de la LDH est liée à l'affaire Dreyfus, avant de s'illustrer sur la question du colonialisme ou pour les droits économiques et sociaux, elle a aujourd'hui un assez large champ
d'action, détaillé lors du rapport d'activités par le délégué régional. Au-delà des thèmes conjoncturellement concernants pour la région, la Ligue se veut au côté de tous les oubliés de la
société, qu'ils soient sans-papiers ou Roms (une belle exposition était d'ailleurs consacrée à cet épineux dossier)... Mais aussi aux premières loges du combat contre l'extrême droite à laquelle
un rapport a d'ailleurs été exclusivement consacré. Un rapport bien évidemment confié à Alain Pruvot, président de la fédération 62, au contact de la réalité héninoise depuis de nombreuses
années.
Un ciment ?
Une cheville ouvrière de la « Ligue » qui ne veut pas se résoudre à voir le FN devenir incontournable dans la commune : « Je sais qu'on m'a reproché d'avoir soutenu Gérard Dalongeville et
j'en entends encore parler lorsque je tracte sur le marché... Mais, moi, ce que je veux aujourd'hui c'est m'adresser aux électeurs du FN, à ceux qui n'ont pas toujours voté pour eux. À la Ligue,
on est des porteurs de valeurs, et on entend jouer un rôle unificateur et pacificateur auprès des partis démocratiques de la Ville. » Car, dans une ville où les querelles d'homme et
d'appareils prennent bien souvent le pas sur la raison, la LDH, résolument en dehors de toute logique partisane (« On travaille sur la politique sans être une organisation politique »,
commente M. Minet), veut prendre toute sa part dans une logique unificatrice qui pourrait permettre de sauver ce qui est (peut-être) encore sauvable : « Personnellement, j'ai de bonnes
relations aussi bien avec Pierre Ferrari, David Noël qu'Eugène Binaisse, qui était d'ailleurs à nos côtés ce samedi matin. On a déjà tenté un rapprochement, ça n'a pas fonctionné, mais on
remettra ça ! Même si Marine Le Pen avait traité notre front républicain de ringard, il a marché en 2008. Maintenant, est-ce qu'il fonctionnera encore, je ne sais pas ! »
Légende photo : Alain Pruvot et Gérard Minet ont été les animateurs de cette convention.
Source : La Voix du Nord
Lundi 16 janvier 2012
Par David NOËL
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Mardi 17 janvier 2012
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06:30
Les Fédérations du Nord et du Pas-de-Calais de la Ligue des Droits de l'Homme étaient réunies en convention régionale, samedi, à Hénin-Beaumont, salle du Colisée. Une vingtaine de
délégués représentant les différentes sections de la région étaient présents, tous les adhérents de la section d'Hénin-Carvin étant bien sûr invités.
Alain Pruvot, secrétaire de la section d'Hénin-Carvin et président de la Fédération du Pas-de-Calais de la LDH a accueilli, à la tribune, Gérard Minet, délégué
régional, qui a présenté le rapport moral et le rapport d'activités 2011 de la délégation régionale LDH Nord-Pas-de-Calais.
L'année 2010 avait été marquée par le discours de Grenoble du président Sarkozy et la stigmatisation des Roms et des migrants. La LDH, suivie par beaucoup d'autres organisations, avait été à
l'initiative d'une grande manifestation le 4 septembre 2010 pour la défense des valeurs de la République. S'il n'y a pas eu de discours de Grenoble en cette année 2011, le combat pour faire
respecter les droits des migrants, des Roms, des sans-papiers n'a pas connu d'arrêt et la LDH régionale s'est mobilisée, les fédérations du Nord comme du Pas-de-Calais s'engageant avec les
collectifs fraternité migrants. Sur la métropole lilloise, le Calaisis ou le bassin minier, les associations caritatives, les mouvements religieux, politiques et de défense des droits de l'homme
ont travaillé ensemble pour faire avancer les droits humains.
La LDH a aussi mené, tout au long de l'année 2011 des actions d'éducation populaire, particulièrement développées dans le Pas-de-Calais avec la participation de nombreuses sections au
concours régional de poésie pour la fraternité. Sur le plan international, la LDH a participé à plusieurs actions en faveur de la Palestine.
Signe d'une activité très riche et variée, les différents rapports ont été adoptés à l'unanimité, après des débats riches et intéressants. En 2012, la LDH compte bien peser dans la campagne
présidentielle, en développant ses propositions et en rappelant les candidats à leurs engagements, par exemple sur la question du vote des étrangers aux élections locales.
La LDH s'est également mobilisée contre l'extrême droite, version FN comme version identitaire, à Hénin-Beaumont, Auchel ou Lambersart. Sur cette question, Alain Pruvot a présenté un rapport sur
l'extrême droite qui a été adopté à l'unanimité. Le président de la section d'Hénin-Carvin a rappelé l'action de la LDH locale pour amener les forces républicaines héninoises à se réconcilier et
à s'unir pour barrer la route au FN en 2014.
En fin de matinée, le maire, Eugène Binaisse, remercié pour son accueil par Gérard Minet et Alain Pruvot, a félicité les ligueurs pour la qualité de leurs travaux.
La convention régionale s'est achevée à 13h30, mais toute l'après-midi, les Héninois ont pu se rendre au Colisée pour visiter les expositions consacrées aux Roms, à la Palestine, ou encore à la
LDH dans les luttes sociales.
Un grand bravo à la LDH pour son action pour défendre les droits et les libertés et conquérir de nouveaux droits. La LDH a besoin de bonnes volontés. Pour rejoindre la Ligue des Droits de
l'Homme, pour défendre les valeurs de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et celles de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, c'est ici.
Par David NOËL
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Samedi 31 décembre 2011
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Vous trouverez ci-dessous
le courrier que Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF a adressé ce jour à Seyed Mehdi Miraboutalebi, ambassadeur de la République islamique d'Iran, à propos de Sakineh Mohammadi Ashtiani,
cette femme iranienne condamnée à mort dans son pays.
« Je me suis adressé à vous le 3 novembre 2010 afin de vous faire part de l'indignation suscitée par la menace de condamnation à mort qui pesait sur Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani. Une
condamnation prononcée alors même que des doutes entachaient déjà les circonstances judiciaires de cette douloureuse affaire.
J'avais souligné avec force que les autorités iraniennes doivent renoncer à cette exécution. Aujourd'hui, des informations convergentes prolongent sérieusement notre inquiétude: Madame Sakineh
Mohammadi Ashtiani ne serait plus menacée de lapidation mais... de pendaison.
Je tiens à vous faire part, Monsieur l'Ambassadeur, de ma consternation devant de telles informations. Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani ne doit pas être exécutée. Je vous demande une nouvelle
fois de transmettre cette exhortation aux autorités de votre pays.
La peine de mort, quelles que soient les formes qu'elle peut prendre, est inacceptable. L'Iran se grandirait en abandonnant cette pratique inhumaine et en respectant la dignité et les droits des
femmes. »
Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF
Conseiller régional d'Ile-de-France
Par PCF
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Lundi 26 décembre 2011
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20:00
La LDH dénonce fermement le recours aux forces de
police pour remplacer les agents de sûreté aéroportuaire en grève.
Cette décision confirme le peu de cas que fait le gouvernement du dialogue social. La non prise en compte du préavis de grève suivie d’une intervention autoritaire dans un conflit du travail
opposant des salariés à des employeurs privés aboutit à une grave remise en cause de fait du droit de grève pourtant garanti par la Constitution. En substituant des policiers et gendarmes aux
grévistes, la décision gouvernementale assimile la grève à des pratiques illégales et se place lui même ans l’illégalité. Ce que rien ne peut justifier, surtout pas l’argument d’une « prise
d’otage », éternel prétexte à toutes les restrictions apportées au droit de grève.
Cette décision est également une mauvaise manière faite aux forces de police, dans la mesure ou elle les éloigne de leurs missions de sécurité publique et les inscrit en opposition avec une
partie de la population et du monde du travail.
La LDH appelle le gouvernement à y renoncer et à jouer ce qui doit être son seul rôle dans un tel conflit : contribuer à une issue négociée.
Paris, le 26 décembre 2011
Par LDH
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Lundi 19 décembre 2011
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10:30
L'Assemblée Générale de la LDH du Pas-de-Calais se tenait
samedi 10 décembre à Saint-Nicolas-lez-Arras. Le bureau fédéral a été réélu à l'unanimité et les rapports présentés par Alain Pruvot, président de la fédération LDH 62 et
président de la section d'Hénin-Carvin ont tous été adoptés à l'unanimité.
Tout en poursuivant ses actions d'éducation populaire comme le concours de poésie et ses interventions en milieu scolaire, la LDH est bien décidée à poursuivre le combat contre l'extrême droite,
et, à Hénin-Beaumont, à oeuvrer au rapprochement des forces républicaines pour barrer la route au Front national et faire reculer ses idées xénophobes comme on a pu le voir dans le reportage
passé dimanche à Canal +.
Plusieurs adhérents communistes du secteur sont adhérents de la LDH. Moi-même, je milite à la LDH depuis le lendemain du 21 avril 2002 - j'étais adhérent de la LDH avant d'être adhérent du PCF -
et je participe aussi souvent que possible aux réunions de section de la section d'Hénin-Carvin où se retrouvent des gens de toutes sensibilités politiques et des adhérents non-cartés.
Association plurielle, la LDH n'est pas une association politicienne, elle défend simplement les valeurs de la déclaration des droits de l'homme de 1789 et de la déclaration universelle des
droits de l'homme de 1948.
A ce titre, le combat de la LDH contre le FN est une évidence. Le nationalisme raciste de ce parti d'extrême droite est incompatible avec les valeurs de la République que les ligueurs - et les
communistes - défendent, celles d'une République sociale, tolérante et fraternelle.
La LDH dérange le FN. C'est la raison pour laquelle Steeve Briois et sa clique ont multiplié les attaques contre l'association de défense des droits de l'homme qualifiée dans un tract de
"ligue des cloportes" présidée par un "gauchiste défroqué". Comme pour le procès en diffamation qui m'est intenté par Marine Le Pen
et Steeve Briois pour avoir repris un article du Canard Enchaîné et un article d'un blog de décryptage de l'extrême droite de journalistes de Rue 89, ces attaques odieuses sont l'hommage du
vice à la vertu. Le PCF et la LDH dérangent, quand ils dévoilent, derrière la stratégie de dédiabolisation, le vrai visage du FN et quand ils démontrent l'énorme imposture de ce parti dont tout
le programme va à l'encontre des intérêts populaires.
Je l'écrivais récemment dans un article du blog : défendre les intérêts du peuple, c'est défendre nos droits
et se battre pour gagner de nouveaux droits politiques, économiques et sociaux. A la LDH comme au PCF, nous menons un combat qui converge pour donner plus de droits à tout le monde alors que le
FN se bat pour donner moins de droits à certains. Les propositions du FN vont à l'encontre des intérêts des classes populaires. Quelle imposture pour ces gens-là de se poser en avocats du peuple
!
Je tiens à remercier l'ensemble des ligueurs du Pas-de-Calais pour le soutien qu'ils m'ont apporté à l'occasion de l'Assemblée Générale de la LDH 62, et tout particulièrement
Alain et Danièle Pruvot.
Télécharger la résolution de soutien de la LDH.
Par David NOËL
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Mercredi 14 décembre 2011
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Selon les informations dont
dispose AI France, l’Arménie, le Bangladesh, le Montenegro et la Moldavie auraient été ajoutés à la liste des pays censés veiller « au respect des principes de liberté, de la démocratie et de
l'état de droit, ainsi que des droits de l'homme et des libertés fondamentales ». Le Conseil d’administration de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides est resté sourd aux
appels à ne pas suivre les demandes du ministre de l’Intérieur.
L’OFPRA se plie aux demandes du ministre de l’Intérieur en ajoutant quatre pays d’origine « sûrs ».
Ce vendredi 2 décembre 2011, le Conseil d’administration de l’OFPRA aurait selon toute vraisemblance adopté une nouvelle liste de pays d’origine « sûrs » en ajoutant quatre nouveaux pays, portant
à 20 le nombre des pays concernés.
Notion discriminatoire car introduisant une différence dans l’examen des demandes d’asile fondée sur la nationalité, les pays d’origine « sûrs » privent les demandeurs d’asile de leurs droits
économiques et sociaux et du droit de voir leur demande d’asile examinée de façon complète par la Cour nationale du droit d’asile.
Amnesty International France s’oppose à toute utilisation de cette notion qui viole l’article 3 de la convention du 28 juillet 1951 imposant à la France ne pas discriminer les réfugiés en raisons
de leur origine. AI France s’oppose également à cette notion car elle pose une présomption d’absence de craintes de persécutions pour des demandeurs d’asile, à partir d’une situation générale
dans un pays.
AI France continuera, comme elle l’a fait depuis plusieurs années, à s’opposer à toute extension de la liste des pays d’origine « sûrs » et demandera à chaque occasion le retrait de cette notion.
Par Amnesty International
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Vendredi 2 décembre 2011
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12:30
Alors que l’on pensait acquise sa libération le 28 novembre
2011, au terme de six ans, huit mois et quinze jours d’emprisonnement, Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien, est maintenu en prison en Israël.
Incarcéré depuis mars 2005, condamné par un tribunal militaire pour un « délit d’intention terroriste », il a toujours clamé son innocence.
En appliquant une décision arbitraire de prolongation de sa détention sans jugement, le gouvernement israélien continue à montrer qu’il ne s’embarrasse guère des droits de la défense et pas du
tout des droits de la personne. A l’image d’une occupation armée illégale, l’administration développe une justice d’exception. Il faut mettre à l’épreuve d’une juridiction civile un jugement qui
avait été développé à charge devant un tribunal militaire, qui n’inflige que des peines pour l’exemple.
La LDH exige du gouvernement israélien la libération immédiate de Salah Hamouri. La LDH demande au gouvernement français d’utiliser enfin les moyens dont il dispose pour apporter à un concitoyen
l’aide qu’il était et est toujours en droit d’attendre.
Paris, le 29 novembre 2011.
Par LDH
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Samedi 5 novembre 2011
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05
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06:30
Par David NOËL
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