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Droits de l'Homme

Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 10:30

Logo LDHAdresse au président de la République et à la majorité parlementaire, adoptée par le congrès de la LDH, à Niort, le 20 mai 2013, pour leur rappeler leurs responsabilités de répondre aux besoins de l’élargissement de la démocratie, et pour la satisfaction des besoins sociaux.

Monsieur le président de la République,
Mesdames, Messieurs de la majorité parlementaire

Monsieur le président de la République,
Vous avez incarné l’espoir d’un « changement maintenant » et, à ce jour, il a été déçu.
Vous avez désigné la finance comme votre adversaire, et elle règne toujours.
Vous avez prôné l’emploi et la justice sociale, mais le chômage augmente et le niveau de vie des moins favorisés diminue.

Le gouvernement de votre Premier ministre a su tenir bon face aux manifestations de l’extrême droite alliée à la droite parlementaire, et il a réussi à faire adopter la loi sur le mariage pour tous. Nous aurions souhaité la même détermination pour les autres réformes.

Il a certes beaucoup écouté la société civile mais sans l’avoir, semble-t-il, entendue. Les grands débats nécessaires à la réussite du changement – sur la politique migratoire et les demandeurs d’asile, la politique de sécurité, les réformes démocratiques, l’avenir de la jeunesse – ont été, jusqu’à ce jour, évacués.

Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Vous vous êtes présentés pour tourner la page des politiques inégalitaires, injustes et sécuritaires ; les stigmates de l’ancienne législature perdurent.
Vous avez voulu incarner l’alternative ; elle peine à se mettre en place.
Vous avez souhaité une pratique parlementaire indépendante et exigeante ; votre voix, trop souvent, est étouffée.

Vous avez l’honneur d’élaborer et de voter les lois. Cette charge vous engage. Nous en appelons à votre responsabilité de représentants du Peuple souverain. L’opposition, la frilosité et l’esprit de renoncement seront toujours mobilisés pour faire échec aux réformes de justice et de progrès. Il vous incombe de faire en sorte que l’espoir et les changements se concrétisent.

Nous en appelons à cette relation démocratique forte, et à votre courage. Il est vain de vouloir apprivoiser ou contourner les maux qui découlent des politiques néolibérales ou des réflexes sécuritaires. Assumez les propositions de progrès pour les droits et les libertés du programme sur lequel vous avez été élus ; vous ne lui serez fidèles qu’en défendant des mesures de justice, de lutte contre les inégalités, et de restauration des droits des citoyens bafoués par la législation rétrograde des derniers quinquennats.

Monsieur le président de la République, Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Vous avez l’honneur et la charge de disputer notre pays aux crises financière, économique et morale qui alimentent chômage, xénophobies et défiance du politique. Nous avons besoin pour cela de justice et de pragmatisme, d’éthique et de démocratie, de décisions et de détermination. _ Le changement et la justice ne sont pas des concessions accordées par les forces politiques et économiques qui s’y opposent. La justice, la démocratie et le progrès social ont toujours dû être conquis de haute lutte. Cette vérité est plus que jamais d’actualité.

Monsieur le président de la République, Mesdames, Messieurs les parlementaires,

Nous, militants de la Ligue des droits de l’Homme réunis en congrès, vous demandons instamment de manifester l’éthique politique, le courage civique et la responsabilité nécessaires pour combattre la crise et promouvoir les valeurs proclamées de la République que sont l’égalité, la liberté et la fraternité.

Nous, militants de la Ligue des droits de l’Homme, répondons toujours présents à l’appel de ces valeurs, et nous nous engageons pour les réformes qu’elles appellent. Nous continuerons à le faire :
- jusqu’à ce que le droit de vote et d’éligibilité de tous les résidents étrangers s’impose car il répond à un impérieux besoin d’élargissement de la démocratie ;
- jusqu’à ce que les rapports entre la police et la population, et particulièrement la jeunesse, soient profondément réformés, car cela répond à un profond besoin de sécurité et de sérénité ;
- jusqu’à ce que la politique pénale soit rééquilibrée, afin que le tout-carcéral laisse la place à une justice digne et réellement efficace,
- jusqu’à ce que les étrangers soient traités dans le respect des droits de l’Homme et des conventions internationales, qu’il s’agisse de nos concitoyens européens que sont les Roms ou de ceux qui vivent parmi nous ou y recherchent un droit effectif à la protection ;
- jusqu’à ce que les politiques économiques poursuivent le progrès social plutôt que l’enrichissement inégal.

Monsieur le président de la République, Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Vous avez, là où vous êtes, là où le peuple vous a placés, d’immenses responsabilités. Il vous revient de ne pas les décevoir, et il nous revient de vous le rappeler.

Croyez en notre détermination, à la hauteur de ce que mérite l’avenir de la République.

Par LDH - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Droits de l'homme
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Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 06:30

manif-pour-tous.jpgLes masques tombent. Certains élus de droite ne respectent la loi que quand elle leur plaît. L’appel surréaliste de Christine Boutin à la « résistance », les sorties irresponsables de certains maires UMP comme celui de Vienne (Isère), Jacques Remiller, qui invoque sa « liberté de conscience », ajoutent l’inconscience et l’illégalité aux débordements de haine de ces dernières semaines.

Le Maire est un officier d’état civil : peu importe ses convictions ou sa « liberté de conscience », il a la responsabilité de faire appliquer la loi. Une partie de la droite française, hors-la-loi, remet en cause le pacte républicain, et déshonore ses mandats. Ces élus-là s’en prennent à des familles, ils ne respectent ni le peuple, ni le vote de ses représentants.

Le PCF sera particulièrement attentif à l’application de cette loi, à l’égalité de toutes les familles et de tous les couples devant elle. Nous participerons ce soir, mardi, au Concert Pour Tous Place de la Bastille afin de célébrer de cette belle victoire sur le Mariage Pour Tous et poursuivre le combat en faveur de l’égalité des droits.


Ian Brossat,
Responsable de la commission LBGT au PCF

Par PCF - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 10:30

Amnesty-responsabilite-entreprises.jpg

Par Amnesty International - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Droits de l'homme
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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 12:30

Logo LDHLe ministre des Anciens combattants, Kader Arif, a annoncé le 16 avril à Craonne, dans l’Aisne, à l’occasion du 96e anniversaire de l’offensive du Chemin des Dames de 1917, qu’il avait demandé un rapport avant la fin du mois de juillet pour avancer dans le processus de réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la Grande Guerre. Il a précisé qu’il souhaitait la mise en place d’une commission qui puisse préparer les réhabilitations nécessaires. La Ligue des droits de l’Homme qui, dès la guerre, a fortement porté ce combat et qui le considère comme inachevé, prend acte de cette annonce. Mais elle souhaite attirer l’attention sur les conditions pour que ce processus puisse aboutir à une vraie réhabilitation et ne soit pas une échappatoire.

D’une part, il ne peut y avoir de véritable réhabilitation que judiciaire. L’annonce par le ministre, en novembre 2012, concernant le cas du sous-lieutenant Julien Chapelant qu’elle a défendu depuis près d’un siècle, par exemple, n’implique pas la levée de sa condamnation. La commission doit pouvoir transmettre les cas de soldats fusillés après condamnation et non encore réhabilités à la Cour de cassation pour qu’elle annule leur condamnation sans renvoi devant une autre juridiction, comme pour l’arrêt de 1906 qui a innocenté le capitaine Dreyfus. De véritables réhabilitations ne pourront être effectives que par un tel processus.

La LDH demande aussi que la commission qui sera installée soit chargée de tenter de donner aux nombreuses familles, qui veulent savoir ce qu’il est advenu durant cette guerre à un ancêtre décédé sans avoir eu droit à la mention « mort pour la France », le maximum d’informations au vu des données conservées dans les archives militaires. Pour cela, elle ne doit en aucun cas se limiter aux quelque six cent cinquante cas de fusillade après jugement. Elle doit pouvoir travailler sur les cas d’exécutions sommaires. Sur ceux des condamnés aux peines de travaux forcés ou « travaux publics » (déportation judiciaire dans les colonies, dont beaucoup ne sont jamais revenus, qu’il s’agisse des deux mille condamnés à morts dont les peines ont été commuées ou de ceux, plus nombreux, condamnés directement à ces peines). Et elle doit pouvoir répondre sur le cas des « mauvais sujets » prélevés au sein des régiments mutinés en 1917, probablement près de deux mille hommes aussi, victimes, sans jugement, de déportation dans les colonies et dont certains, là aussi, ne sont jamais revenus.

Tous ces cas, ainsi que celui des volontaires résidents étrangers souvent maltraités dans des régiments de marche de la légion étrangère, ont été soulevés par la LDH, pendant la guerre et dès son lendemain. Une commission qui n’aurait pas la possibilité de tenter de répondre sur de tels cas, sur lesquels des familles aujourd’hui continuent à s’interroger, aurait en réalité un objet restreint et minimaliste, elle ne serait pas à la hauteur de la demande de vérité qui s’exprime un siècle après les faits dans la société française.

La Ligue des droits de l’Homme réclame donc que la commission qui sera mise en place, pour ne pas être une solution au rabais, puisse, d’une part, préparer de réelles réhabilitations judiciaires, et, d’autre part, s’efforcer d’apporter des réponses sur le plus grand nombre possible de cas résultant de l’arbitraire de la justice militaire ou du comportement du commandement durant la Grande Guerre.

Paris, le 6 mai 2013

Par LDH - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Droits de l'homme
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Samedi 4 mai 2013 6 04 /05 /Mai /2013 06:30

Logo LDHL’existence d’un panneau d’affichage situé au siège du Syndicat de la magistrature (SM), et dédié « aux cons » peut provoquer haussement d’épaules ou sourires selon qu’on soit ou non resté attaché à l’esprit potache. Mais elle ne saurait justifier ni la tempête médiatique, ni le flot de protestations pseudo effarouchées dont on nous abreuve ces derniers jours. Rappelons, pour mémoire, qu’il n’y a pas si longtemps, on a vu se cristalliser de grands mouvements de soutien à la publication de caricatures dont le goût et l’intention étaient fort discutables.

On ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit d’un coup monté et calculé à propos d’un fait divers qui n’aurait jamais dû aller au-delà des salles de rédaction. D’évidence, les droites, y compris extrêmes, ont décidé de charger une organisation dont elles exècrent l’existence.

Le torrent de commentaires outragés stigmatisant l’existence du panneau d’affichage controversé semble postuler que les juges n’auraient droit, même dans leurs locaux syndicaux, ni aux traits d’humour ni au mauvais esprit. Ce double interdit serait-il garant de la sérénité judiciaire ? On peut en douter. Ce qui ne saurait en revanche être mis en doute c’est le caractère attentatoire aux libertés syndicales de ces attaques.

Il est, dès lors, parfaitement regrettable que la garde des Sceaux ait cru devoir y donner suite en saisissant le Conseil supérieur de la magistrature.

La Ligue des droits de l’Homme exprime le vœu que cette affaire retourne là d’où elle n’aurait jamais dû sortir : un lieu privé où s’exerce la liberté individuelle, un local syndical où s’exerce la liberté d’expression. La LDH rappelle qu’il existe quelques autres enjeux sur le champ judiciaire tels que les peines planchers, la peine de sûreté, la justice des mineurs, la situation des prisons. Leur importance mérite qu’on ne s’en laisse pas distraire.

Paris, le 30 avril 2013

Par LDH - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Droits de l'homme
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Lundi 29 avril 2013 1 29 /04 /Avr /2013 10:30

Logo LDHSi le respect de la loi républicaine s’impose à tous, l’application de celle-ci, sans tenir compte du contexte et des responsabilités, peut conduire, pour reprendre l’expression de François Mitterrand à user de la « force injuste de la loi ».

En l’espèce, refuser de tenir compte de l’exaspération de militants syndicaux, parfois confrontés à des pratiques illégales comme à l’irresponsabilité d’actionnaires qui engendrent des drames humains frappant des dizaines de milliers de personnes, c’est mettre sur le même pied la colère que provoque l’injustice et la protection d’intérêts particuliers. Dès sa création, la LDH a toujours considéré que la défense des libertés syndicales était un élément essentiel de la défense des droits de l’Homme. Plus récemment, elle est intervenue auprès du Premier ministre pour qu’il entende et approuve cette loi d’amnistie. La LDH regrette que le gouvernement préfère le respect à toute force de la lettre d’un ordre injuste à l’esprit de justice sociale pour le respect duquel il a été élu.

Paris, le 25 avril 2013

Par LDH - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Droits de l'homme
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Dimanche 28 avril 2013 7 28 /04 /Avr /2013 10:30

Affiche-Amnesty-International-peine-de-mort-Arabie-saoudite.jpg

Par Amnesty International - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Droits de l'homme
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Dimanche 21 avril 2013 7 21 /04 /Avr /2013 10:30

Logo LDHBars gays saccagés, « chasse à l’homo », organisation systématique d’affrontements avec les forces de l’ordre, prise à partie personnelle des parlementaires, débats publics sabotés… La protestation contre le mariage pour tous, veut faire prévaloir la force sur le débat parlementaire, et sur le respect des engagements pris devant les électeurs. Elle recourt aux pires méthodes, et révèle son mépris du processus démocratique et l’homophobie qu’elle prétendait dissimuler, sous couvert de la « défense des familles ».

La Ligue des droits de l’Homme, qui a toujours soutenu le droit au mariage pour tous et l’adoption sans considération de l’orientation sexuelle comme des avancées fortes de l’égalité des droits, condamne avec force cette explosion calculée de violences. S’il est normal que les enjeux de société fassent débat, que les craintes et les refus s’expriment, et que la protestation s’inscrive dans l’espace public, en l’espèce, il s’agit de tout autre chose. Les organisateurs de ces manifestations construisent le cadre idéologique qui légitime les violences perpétrées contre les biens et les personnes. Ils fournissent un espace d’accueil et de rencontre à divers courants politiques et religieux de droite, historiquement marqués par leur haine de l’égalité, de la liberté et de la République. Cette stratégie de montée de la violence s’exprime également au sein de l’Assemblée nationale ; l’opposition marque ainsi son dépit, mais aussi sa disponibilité à des alliances sulfureuses, enjeux électoraux obligent.

La Ligue des droits de l’Homme s’inquiète de la conjonction de cette radicalisation avec la fragilisation politique induite par les suites de l’affaire Cahuzac. Elle demande au gouvernement de prendre conscience de l’exaspération de la population toujours en attente des mesures de justice sociale et de rénovation éternellement remises à plus tard. Elle invite le président de la République et le gouvernement à en prendre la juste mesure, et demande aux citoyennes et citoyens de continuer à se mobiliser pour la légalisation du mariage pour tous. Au-delà, la Ligue des droits de l’Homme appelle à la plus grande vigilance face à toutes les provocations visant à affaiblir la République et délégitimer la représentation nationale.

Paris, le 19 avril 2013

Par LDH - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Droits de l'homme
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Dimanche 21 avril 2013 7 21 /04 /Avr /2013 06:30

Rapport-LDH-2013.gifChaque année, la LDH édite l'état des droits de l’homme en France. L’an dernier, sa publication s’intitulait « Un autre avenir ? ». Publiée en pleine campagne présidentielle, elle se voulait porteuse d’une espérance de changement, d’un nouveau contrat social garantissant des droits et tournant le dos aux logiques de discrimination, de racisme et de xénophobie qui avaient marqué le quinquennat de Nicolas Sarkozy. La LDH n’avait certainement pas envisagé qu’elle titrerait son édition 2013, rendue publique ce 18 avril, « La République en souffrance ».

Si les renoncements économiques et sociaux du Président Hollande sont la marque d’une divergence avec le PCF et ses partenaires du Front de gauche, les questions sociétales et les droits de l’homme auraient dû rassembler toute la gauche comme cela vient d’être la cas pour le mariage pour tous. Les annonces contre le tout carcéral, contre le démantèlement des camps de Roms sans relogement, ou contre les familles dans les camps de rétention sont pourtant restées au stade des effets d’annonces.

Le gouvernement manque décidément de courage politique puisqu’il renonce aussi à mettre en œuvre les mesures qui ne coûtent pas financièrement comme le droit de vote des résidents étrangers ou la lutte contre le contrôle au faciès. La recherche d’un consensus avec la droite ne conduit qu’à mettre en œuvre des politiques droitières. La seule façon de réconcilier le peuple de gauche c’est de mettre en œuvre une politique du bien vivre ensemble, solidaire, laïque, fondée sur l’égalité des droits pour tous, le refus des discriminations, la citoyenneté de résidence.


Fabienne HALOUI,
Responsable du réseau droits et libertés du PCF

Par PCF - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Droits de l'homme
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Lundi 15 avril 2013 1 15 /04 /Avr /2013 06:30

mariage-pour-tous-3.jpgAprès une semaine de débats et d’examen, le Sénat vient de voter ce vendredi la loi relative au mariage pour tous.

C’est une très belle victoire, essentielle pour tous les couples, les militants des luttes contre les discriminations, les défenseurs des droits. C’est la fin annoncée d’une inégalité douloureuse pour de nombreuses familles et de nombreux couples.

Ces derniers jours ont pourtant été marqués par des actes et des discours d’une rare violence. Alors que plusieurs agressions homophobes ont jalonné cette semaine, les opposants au texte se sont distingués par d’odieux amalgames. Les sénateurs UMP n’ont rien compris, rien appris. Dépassés, en bons pompiers pyromanes, ils ont joué sur toute la gamme de l’homophobie.

Face à ce déferlement de haine, la gauche ne doit pas céder un pouce de terrain. Elle doit tenir bon et aller jusqu’au bout du combat pour l’égalité des droits. Le PCF se battra notamment pour que l’accès à la PMA soit accordé aux couples de lesbiennes dans le cadre de la loi « famille ».


Ian Brossat

Par PCF - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Parti Communiste Français
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