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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 06:30

Chantal-Auge-2.jpgC'est cet après-midi, à partir de 15h, qu'est convoqué le conseil municipal de Strasbourg avec à l'ordre du jour le retrait du titre d'adjointe de Chantal Augé, l'adjointe au maire divers-gauche qui s'est vu retirer sa délégation aux marchés publics fin décembre.

Roland Ries, le sénateur-maire PS de Strasbourg reproche à son adjointe d'avoir adhéré à l'association Anticor 67 ce qui, d'après lui, jetterait la suspicion sur ses pratiques, ce qui n'avait jamais été l'objectif de Chantal Augé.

Au dernier conseil municipal de Strasbourg, Mme Augé avait été victime d'un véritable procès politique, par ses collègues de l'équipe municipale, soutenus pour l'occasion par l'UMP. Pendant plus d'une heure, l'adjointe aux marchés publics a été accusée de manquer de loyauté, de jeter la suspicion sur tout le monde, de nourrir le "tous pourris" et de faire le jeu du FN...
Quelques jours plus tard, le maire de Strasbourg prenait donc un arrêté de retrait de délégation et se fendait d'une note aux membres de la majorité municipale PS-Verts leur enjoignant de passer par le cabinet avant toute déclaration à la presse. Surréaliste !
La capitale de l'Europe n'est plus en démocratie... Après Anticor, le sénateur-maire PS de Strasbourg va sans doute vouloir interdire à ses élus l'appartenance à la LDH au prétexte qu'une telle appartenance laisserait entendre que la ville de Strasbourg ne respecte pas les droits de l'homme et tant qu'il y est, il peut aussi interdire à ses adjoints d'exercer des responsabilités syndicales. Se syndiquer, n'est-ce pas vouloir insinuer que la municipalité ne respecte pas les droits des salariés ? Paranoïa, quand tu nous tiens...

En tant qu'adhérent d'Anticor ayant eu à vivre un retrait de délégation pour m'être élevé contre la mauvaise gestion et la corruption, j'ai apporté mon soutien personnel à Chantal Augé en envoyant un communiqué de presse aux Dernières Nouvelles d'Alsace.

Catherine Le Guernec, présidente d'Anticor viendra de Paris soutenir Chantal Augé au conseil, accompagnée de Gabrielle Audefroy, en charge des groupes locaux et d’Eric Darques, responsable d’Anticor 59. Le conseil municipal sera retransmis en direct sur le site de la ville de Strasbourg. Aux dernières nouvelles, Roland Ries souhaitait faire voter à main levée le retrait du titre d'adjointe de Chantal Augé. Nous invitons les internautes qui le souhaitent à déposer sur notre blog des commentaires de soutien à Chantal Augé.

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 18:00

logo-eau-secours-LMCU.png Le doyen des juges d’instruction de Lille vient de décider d’ouvrir une information judiciaire pour abus de confiance et faux, suite à la plainte de l’association « Eau Secours », dont le Président est Eric Darques, membre du Bureau national d’Anticor et responsable d’Anticor 59. Selon un rapport de la Chambre Régionale des Comptes, 164 millions d’euros doivent être récupérés auprès de Suez et de Veolia au bénéfice des consommateurs. Mais comme c’est la règle, une « consignation » est demandée à la partie civile « Eau Secours », sans laquelle aucune enquête ne sera déclenchée. Cette petite association doit donc verser à la Justice la somme de 1 500 euros avant le 12 février, ce qui est trop lourd quand les seules recettes sont des adhésions à 10 euros…

Si vous souhaitez que la Justice enquête dans cette affaire, faites un don* afin que la consignation puisse être versée avant le 12 février !

Il est question dans cette affaire des provisions pour travaux accumulées par les distributeurs, mais pas toujours dépensées. Une cagnotte nichée dans un maquis comptable. À la Communauté Urbaine de Lille, la Chambre Régionale des Comptes du Nord a estimé fin 1997 que ce montant était égal à 1, 077 milliard de francs soit, 164 millions d'euros (hors intérêts).

Pourtant Pierre Mauroy, à la tête de la communauté urbaine de Lille, refusait de réclamer à la Société des Eaux du Nord (Suez et Veolia, puis Suez à 100 % depuis 2011) la somme indiquée par les Magistrats de la CRCN. L’association « Eau Secours » et son avocat William Bourdon avaient déposé une première plainte en avril 2008, classée sans suite par le parquet en avril 2011. Puis une plainte avait été redéposée cet été, avec constitution de partie civile. C’est celle qui peut aboutir à l’ouverture d’une enquête si cette consignation est déposée avant le 12 février.

Anticor estime, avec l’Association pour le Contrat Mondial de l’Eau, qu’il est indispensable qu’une enquête puisse avoir lieu, non seulement à cause de ce que la Chambre Régionale des Comptes a découvert en 97, mais aussi parce que le problème de la restitution, par les multinationales, de l’argent des provisions pour travaux non réalisés est un problème emblématique, auquel il faut sérieusement commencer à s’attaquer. Nous vous remercions par avance de votre aide, si vous le souhaitez également !

Vous pouvez faire vos dons à Anticor directement sur le blog du PCF d'Hénin-Beaumont, en cliquant en haut à gauche de cette page sur le bouton dédié à cette opération. Anticor s’engage à reverser intégralement la somme atteinte au trésorier de l’association « Eau Secours » de Lille-Métropole-Communauté-Urbaine, basée à Lambersart (59), au plus tard le 11 février 2012.

* S’agissant d’une consignation, sauf imprévu, cette somme doit logiquement être récupérée par la partie civile en fin de procédure, ce qui peut malheureusement prendre des années et des années… Si elle récupère alors cette consignation (sans intérêts), « Eau Secours » s’est engagée à faire intégralement don à Anticor de la somme reçue de notre association à cette occasion (voir courrier du Président). De notre côté, ce remboursement nous permettra de rendre le montant de leur don à tous ceux qui nous indiquerons, par mail à permanent.anticor@gmail.com, qu’ils souhaitent être remboursés, le cas échéant, une fois la procédure terminée. Merci de nous l’indiquer en rappelant vos coordonnées et le montant de votre don, dans les jours qui suivront celui-ci, et de nous signaler par la suite vos éventuels changements d’adresse dans les années à venir.

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 06:30

logo le monde Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, en charge du volet financier de l'affaire de Karachi, se rapprochent de plus en plus d'Edouard Balladur. Les soupçons sur un financement illicite de sa campagne présidentielle malheureuse de 1995, via des contrats d'armement et/ou les fonds secrets ne cessent de se renforcer. Ces dernières semaines, ils ont placé en garde à vue plusieurs des anciens responsables de sa campagne, chez qui les policiers ont également conduit des perquisitions.

Parmi eux, Frédéric Aucher, un ancien gendarme, militant RPR de longue date, qui a expliqué aux enquêteurs de la division nationale d'investigations financières et fiscales (DNIF) dans quelles conditions il avait, en janvier 1995, "accepté de devenir secrétaire général de la campagne de M. Balladur", à la demande de Bernard Debré, dont il était à la fois le directeur de cabinet à la mairie d'Amboise (Indre-et-Loire) et l'assistant parlementaire. Ce dernier venait alors de succéder au ministère de la coopération à Michel Roussin (contraint de démissionner à la suite de sa mise en cause dans l'affaire des HLM de Paris).

Dès son entrée au gouvernement, M. Debré demande à M. Aucher de le rejoindre au ministère en qualité de chargé de mission. Devant les policiers, qui l'ont longuement interrogé les 17 et 18 novembre, M. Aucher s'est souvenu d'un coup de fil reçu le 14 janvier 1995 : "Bernard Debré m'appelle pour me dire que Matignon allait me faire une proposition que je devais accepter. Je fais alors connaissance avec M. Pierre Mongin, chef de cabinet, qui m'a demandé si cela m'intéressait de travailler pour la campagne de Balladur. C'était pour moi inespéré."

Rapidement présenté à Nicolas Bazire, à la fois directeur du cabinet du premier ministre et de sa campagne présidentielle, M. Aucher doit quitter le ministère de la Coopération. Il est chargé d'organiser le QG de campagne. A son étage, le dernier, il se souvient qu'"il y avait un bureau pour M. Balladur, un pour M. Sarkozy, un pour M. Bazire, un pour M. Galy-Dejean [le trésorier]". S'agissant de l'actuel chef de l'Etat, le témoin croit se rappeler qu'il ne jouait pas un rôle majeur dans l'organisation de la campagne : "M. Sarkozy était là de temps en temps. Il recevait des journalistes".

Interrogé sur le fait de savoir s'il était rémunéré pour ses fonctions auprès du candidat Balladur, M. Aucher a précisé qu'il n'avait "pas de contrat", mais qu'il avait pourtant bien été payé… via les fonds spéciaux mis à disposition du premier ministre. "Lorsque l'on m'a demandé de venir à la campagne et que M. Mongin m'a demandé de quitter mon poste du ministère de la coopération, il m'a dit qu'il compenserait ma perte de salaire par une enveloppe de fonds secrets de Matignon, a rapporté le témoin. En fin de chaque mois, Pierre Mongin me remettait des espèces. Le montant a évolué au fil des mois. Le premier mois, j'ai eu 30 000 francs, puis 50 000 francs à deux reprises (…) Les espèces étaient dans une enveloppe fermée. J'ai reçu des espèces pendant cinq mois. Je ne me suis jamais déplacé exprès à Matignon pour récupérer des espèces. Mais à une occasion, il en a profité pour me remettre des espèces. Cela a dû m'être également amené mais pas directement par M. Mongin. Il me prévenait que quelqu'un allait venir de sa part pour m'apporter cette enveloppe."

M. Aucher se dit certain qu'il s'agissait des fonds secrets, car cela lui avait "été présenté comme cela par M. Mongin". D'ailleurs, "tous les billets étaient d'un montant de 500 francs". Les enquêteurs ont d'autre part retrouvé la trace en perquisition d'un chèque de 30 000 francs fait par M. Aucher à l'association de financement de la campagne d'Edouard Balladur (AFICEB) le 26 avril 1995, soit trois jours après le premier tour qui marqua l'élimination du premier ministre. "Ces 30 000 francs proviennent des fonds secrets qui m'avaient été remis dans le cadre de ma mission, a concédé M. Aucher. Ils ne m'avaient pas été remis pour que je fasse un don (…) J'ai fait un chèque en dernière minute au profit de campagne de Balladur [car] je souhaitais bénéficier de la défiscalisation. Après, en raison de la défaite, je n'aurais pas pu le faire."

Frédéric Aucher a déclaré "ignorer" si d'autres personnes que lui avaient été rémunérés par le même canal. Les policiers en ont trouvé au moins une autre : Jean-Claude Aurousseau, alors président de l'AFICEB. Tandis qu'il continuait à percevoir son traitement de la Cour des comptes, ce haut-fonctionnaire a concédé avoir touché plusieurs milliers de francs en argent liquide en provenance des fonds spéciaux. Il a toutefois affirmé au cours de sa garde à vue, le 7 décembre, "n'avoir reçu qu'une seule enveloppe, et à Matignon", et prétendu que ce versement "n'était pas lié à la campagne", ce qui a laissé les policiers dubitatifs…

Contrairement à ce que l'ancien chef de cabinet de M. Balladur à Matignon, Pierre Mongin, a soutenu lors de son audition comme témoin l'été dernier, les fonds secrets semblent donc bien avoir été mobilisés pour aider au financement du premier ministre-candidat, ne serait-ce que par la prise en charge financière de certains responsables de la campagne. "Je n'ai pas personnellement, dans la gestion de ces fonds, attribué de l'argent à la campagne de M. Balladur", avait ainsi déclaré sur procès-verbal M. Mongin le 4 juillet. "J'ai appris par la presse les déclarations de M. Pierre Mongin concernant la difficulté qu'il y aurait à utiliser les fonds secrets pour une campagne électorale. Sa position me semble réaliste", a d'ailleurs expliqué M. Aurousseau aux policiers.

Ces derniers n'ont pas été convaincus semble-t-il : "En quoi la position de M. Mongin est-elle réaliste alors que ce dernier a déjà remis des espèces via les fonds secrets à M. Aucher et à vous-même?", se sont-ils étonnés. Le profil de M. Aurousseau semble particulièrement intéresser les enquêteurs qui relèvent, sur la foi des agendas saisis à son domicile, qu'il a rencontré huit fois M. Mongin (en général à Matignon) entre décembre 1994 et mai 1995.

Décidément incontournable, le président de l'association de financement voyait aussi beaucoup, à l'époque, François Lépine, qui assurait le suivi des contrats d'armement au ministère de la défense dirigé par François Léotard, ou encore Jacques Douffiagues, patron de la Sofresa, société d'Etat spécialisée dans les ventes d'armes, placé à ce poste hyper sensible par M. Léotard.

Coïncidences, a expliqué en substance M. Aurousseau. S'agissant de M. Lépine, il s'agissait selon lui de simples contacts "avec un collègue et un ami. J'ai dû lui apprendre que j'allais travailler au sein de l'AFICEB. Nous n'avons pas évoqué les contrats [d'armement]", a-t-il assuré. Quant à Jacques Douffiagues, il l'aurait rencontré dans le cadre d'un contrôle de la Cour des comptes sur la Sofresa. Coïncidence encore, MM. Aucher et Aurousseau sont tous deux des connaissances de Renaud Donnedieu de Vabres, l'homme-lige de François Léotard au ministère de la défense, au cœur des négociations avec les intermédiaires à l'occasion de la signature, fin 1994, des contrats d'armement suspects (Agosta, avec le Pakistan et Sawari II, avec l'Arabie saoudite).

Lors de ses auditions par la DNIF, dont l'Agence France Presse a publié des extraits le 31 décembre, M. Donnedieu de Vabres a été prié de confirmer qu'il avait, comme plusieurs témoins l'assurent, "imposé" dans ces deux contrats les hommes d'affaires Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, soupçonnés d'avoir versé des rétrocommissions. "Comme intermédiaires bénéficiant de contrats, non. Comme personnes utiles par leurs informations, c'est tout à fait possible", a répondu l'ancien ministre de la culture.

Selon nos informations, les magistrats ne s'intéressent pas qu'au "lobbying" qu'aurait effectué M. Donnedieu de Vabres – mis en examen le 15 décembre pour "complicité d'abus de biens sociaux"- et son corollaire, l'éventuel financement illégal de la campagne de M. Balladur. Ils traquent aussi d'éventuels enrichissements personnels. Outre les vérifications effectuées sur les conditions dans lesquelles M. Balladur a acquis en 1996 une maison près de Deauville, les policiers s'intéressent au patrimoine de M. Donnedieu de Vabres.

Ils se sont notamment fait transmettre les déclarations de revenus de l'ancien ministre de 1999 à 2010 et ses avis d'imposition sur la période 1993-1995. Les enquêteurs examinent aussi les conditions dans lesquelles il a acquis, en octobre 1997, un appartement à Tours moyennant 520 000 F, somme payée comptant. Lors de sa première audition par la DNIF, le 13 décembre, M. Donneideu de Vabres a assuré qu'il avait à l'époque "souscrit un prêt à l'Assemblée nationale pour les trois-quarts du montant de l'appartement". "J'ai financé la différence avec mes produits d'épargne, qui venaient également d'une succession", a-t-il ajouté.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme


Source : Le Monde.fr
Lundi 02 janvier 2012

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 10:30

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 12:30

logo le monde Un ex-haut fonctionnaire a confirmé en décembre au juge qui enquête sur l'affaire Karachi que Nicolas Sarkozy, ministre du budget en 1994, avait validé la création d'une société luxembourgeoise servant à payer des intermédiaires dans des contrats d'armement, selon Libération lundi. Le journal s'appuie sur un procès-verbal d'audition du 2 décembre, devant le juge Renaud Van Ruymbeke, de Gérard-Philippe Menayas, ancien haut fonctionnaire du ministère de la défense et ex-directeur administratif et financier de la DCNI, branche internationale de la Direction des constructions navales (DCN), qui a vendu en 1994 au Pakistan des sous-marins Agosta.

M. Menayas est interrogé sur la création en 1994 au Luxembourg de la société offshore Heine, utilisée par la DCNI pour verser des commissions – qui seront légales jusqu'en 2000 – à des intermédiaires dans des contrats d'armement, dont ceux qui ont œuvré au contrat Agosta. "Il est clair que le ministère du budget a nécessairement donné son accord pour la création de Heine (...) Vu l'importance du sujet, cette décision ne pouvait être prise qu'au niveau du cabinet du ministre", a déclaré M. Menayas sur le procès-verbal cité par Libération.

Un rapport de la police luxembourgeoise de janvier 2010 a déjà mis au jour le fait que Nicolas Sarkozy, ministre du budget de 1993 à 1995, avait donné son accord à la création de Heine. Un document chronologique, non daté ni signé, saisi par la police à la DCN, évoque les circonstances de la création de Heine, mentionnant l'aval de Nicolas Bazire, directeur du cabinet du premier ministre de l'époque Edouard Balladur, et de Nicolas Sarkozy. Le juge Van Ruymbeke demande alors à M. Menayas de confirmer que "la mise en place de la structure Heine n'a donc pu se faire qu'avec le double accord des deux cabinets du ministre du budget et de celui de la défense", à l'époque François Léotard. "Oui (...) Je n'imagine pas qu'une telle décision ait pu être prise sans l'aval du cabinet du ministre", répond l'ancien cadre de la DCNI, faute de quoi "je n'aurais jamais obtenu (...) l'accord de la Direction générale des impôts (...) pour payer des commissions via Heine".

"TOTALEMENT ÉTRANGER"

Dans le volet financier de l'affaire Karachi, les juges tentent de déterminer si des rétrocommissions, alimentées grâce à l'intervention d'intermédiaires rémunérés par des commissions dans les contrats Agosta et Sawari II (avec l'Arabie saoudite), ont pu financer la campagne présidentielle de 1995 d'Edouard Balladur. L'ex-PDG de la DCNI, Dominique Castellan, mis en examen dans ce dossier le 13 décembre pour abus de bien sociaux, a également été interrogé par le juge Van Ruymbeke, selon son procès-verbal consulté par l'AFP.

"[Pour la mise en place de Heine] avez-vous sollicité ou informé vos autorités de tutelle [en 1994]?" demande le magistrat. "J'ignore totalement si on a demandé l'aval des autorités mais je suis sûr que nous avons informé le ministère des finances [auquel est rattaché le budget] que nous serions amenés à payer nos agents commerciaux par des virements sur des trustees à l'étranger", répond M. Castellan. En septembre, l'Elysée avait affirmé que le chef de l'Etat n'avait "jamais exercé la moindre responsabilité dans le financement de cette campagne [celle de Balladur]", dont il était le porte-parole, et son nom "n'apparaît dans aucun des éléments du dossier".

M. Sarkozy est "totalement étranger" à cette affaire, "d'autant plus qu'à l'époque où il était ministre du budget, il avait manifesté son hostilité à ce contrat comme cela apparaît dans les pièces de la procédure", avait précisé la présidence. Un attentat perpétré à Karachi le 8 mai 2002 a fait 15 morts, dont 11 Français, employés de la DCN.


Source : Le Monde.fr (avec AFP)
Lundi 02 janvier 2012

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 06:30

logo AnticorLe procès des emplois fictifs de la mairie de Paris s’est terminé le 23 septembre, après trois semaines d’âpres débats.

Le dossier des emplois présumés fictifs, entre 1992 et 1995 de la ville de Paris comporte deux volets : l’un, instruit à Paris, portant sur vingt et un emplois présumés fictifs; l’autre, instruit à Nanterre, concernant sept emplois occupés par des permanents du RPR. C’est dans le cadre de ce dernier volet que l’ancien premier ministre, Alain Juppé, a été condamné en 2004.

Le procès de l’ancien président de la République, Jacques Chirac, est un événement historique dans l’histoire de notre République.  Jacques Chirac comparaissait pour « détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d’intérêt » après avoir échappé à la justice pendant ses deux mandats à l’Elysée, en raison de l’immunité pénale dont jouit légalement le chef de l’Etat.

Neuf autres personnes comparaissaient avec lui. Sur le banc des accusés on trouvait un certain nombre de personnalités tel que Marc Blondel ancien secrétaire général du syndicat Force Ouvrière (FO), Jean de Gaulle petit fils du « Général », François Debré frère de Jean-Louis, ainsi que des anciens chargés de mission de la mairie de Paris. Tous sont accusés d’avoir bénéficié d’emplois fictifs ou bien d’avoir participé à la création de ces emplois fictifs.

La principale victime, la ville de Paris, qui s’était portée partie civile dans un premier temps, s’est retirée à la suite d’un accord d’indemnisation conclu en septembre 2010 avec Jacques Chirac et l’UMP. Deux millions deux cent mille euros ont été versés à la mairie de Paris. Les trois quarts de la somme devraient être payés par l’UMP, le restant par Jacques Chirac en personne.

C’est alors que l’association Anticor s’est portée partie civile et est restée seule pour accuser l’ancien président d’avoir organisé un système de détournement de fonds publics en favorisant des emplois fictifs de chargés de mission lorsqu’il était maire de Paris. Elle fut le seul vrai contradicteur dans ce procès sans accusation, puisque le parquet avait requis tout de suite après la plaidoirie des avocats d’Anticor, la relaxe de tous les prévenus y compris le prévenu principal, Jacques Chirac, sans que celui-ci ait été présent et entendu « en direct » mais seulement via ses avocats.

Le procès s’est déroulé près de vingt ans après les faits. Les lenteurs de la justice, tant décriées, ne sont pas les seuls responsables de cette aberration. Si la justice porte une certaine responsabilité elle n’est pas la principale responsable de cet état de fait, loin de là. Les principaux responsables sont ceux qui ont voté des lois qui pouvaient permettre que le procès n’ait jamais lieu, telle la loi constitutionnelle du 23 février 2007, initiée par Jacques Chirac lui-même, qui créée une large immunité du chef de l’Etat ainsi que l’article 67 de la Constitution qui reconnaît une irresponsabilité totale du chef de l’Etat pour les actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions.

On a tout entendu sur ce procès « Chirac » en particulier pour décrédibiliser l’action d’Anticor. Il faut reconnaître que d’une certaine manière cela a porté ses fruits puisque les français ne sont plus que cinquante-six pour cent à estimer que Jacques Chirac doit être jugé comme « n’importe quel citoyen » selon un sondage BVA du 7 mars 2011 jour de l’ouverture du procès de l’ancien président de la République, contre 72 % en novembre 2009 à être favorables au renvoi de Monsieur Chirac devant la justice.

Un des premiers arguments développés par la défense, est qu’il serait ridicule de juger des faits aussi éloignés dans le temps, la plupart des prévenus ne se rappelant plus avec précision les actes qui leur sont reprochés. C’est pourquoi la défense a joué sur le « délai raisonnable », qui avait été largement dépassé selon elle et qui de ce fait rendait nulle et non avenue la tenue de ce procès. Néanmoins cet argument n’a pas été retenu par le tribunal.

Un autre argument serait que, eu égard les « éminents services » qu’a rendu Jacques Chirac à la Nation, un tel procès pour des faits jugés insignifiants par la défense, serait une injure faite à l’ancien président de la République. Par ailleurs, condamner Jacques Chirac décrédibiliserait la France aux yeux du monde entier. Enfin, a argumenté la défense, peut-on juger un homme âgé et malade sans se rendre coupable d’un manque total de compassion et faire preuve par conséquent d’un acharnement déplacé. Autre argument qui est revenu comme un leitmotiv dans la bouche des avocats de la défense, c’est qu’Anticor, « cette petite association du Val de Marne » indiquait avec mépris maître Kiejman, du fait de son insignifiance n’est pas recevable. Nous serons fixés sur ce point comme sur le reste le 15 décembre prochain date à laquelle le tribunal rendra son jugement.

Dès le début du procès nous avons indiqué que nous étions les premiers à regretter que ce procès se déroule si tardivement. Mais si Jacques Chirac a bénéficié d’un régime exceptionnel du droit qui a fait reporter de tant d’années ce procès, à qui la faute ? Certainement pas à Anticor et aux milliers de citoyens que nous représentons.

Dès le début nous avons insisté sur le fait que nous ne faisions pas le procès de Monsieur Chirac, mais celui d’un système, dont le responsable était l’ancien maire de Paris en tant qu‘individu responsable de ses actes.

Comme le prévoit nos institutions, nous avons répété à plusieurs reprises que nul citoyen ne peut-être au-dessus de la loi, fut-il un ancien président de la République et même si par ailleurs il a pu accomplir sa fonction, dans certains cas, pour le plus grand intérêt de la nation.

C’est donc sur ces bases que nous nous sommes battus pour que ce procès se déroule avec la présence d’une partie civile qui, sans nous, disons le encore une fois, aurait été absente ce qui aurait vidé en grande partie de son sens le procès. Et quel procès. Pour la première fois en France et ce, non pas grâce au parquet chargé de défendre l’intérêt général de la Nation et encore moins aux partis politiques, mais grâce à une association qui lutte contre la corruption, un ancien président de la République devait répondre de ses actes alors qu’il était maire de Paris.

Nous sommes conscients que cela fera date dans l’histoire de notre République et contribuera à faire changer les mentalités et pourquoi pas notre Constitution sur l’immunité présidentielle.

Nous avons voulu ce procès dans l’intérêt de notre démocratie et pour restaurer l’image qu’elle donne aujourd’hui en France comme sur le plan international, car l’image de la France sur le plan de l’éthique souffre d’un large déficit. En outre, nous avons voulu un procès digne de ce nom et nous pouvons dire que nos avocats ont été largement à la hauteur de l’événement.

Si ce procès n’avait pas eu lieu comme certains le souhaitaient, quelle image aurait pu donner à nos concitoyens la classe politique et la justice de notre pays ? Et s’il en avait été ainsi, n’aurait-on pas fait un peu plus le jeu des extrêmes et de l’abstention à la veille d’élections capitales pour l’avenir de notre pays ? Rappelons qu’un récent sondage montrait que 72% de nos concitoyens se défiaient de leurs représentants politiques et ne croyaient plus en leur parole ce qui est très grave. En vérité, la tenue de ce procès a démontré que, malgré ses nombreuses imperfections, notre démocratie a malgré tout fonctionné.

L’association Anticor est donc fière d’avoir été le principal moteur de cette campagne de réhabilitation de notre démocratie et fière d’avoir rappelé que nul ne pouvait être au-dessus de la loi encore moins ceux qui ont valeur d’exemple pour les françaises et les français.

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 06:30

caricature-Cope-mallettes-de-billets.jpgAprès Thierry Gaubert proche de Nicolas Sarkozy, c'est au tour de Nicolas Bazire, l'ancien directeur de campagne d'Édouard Balladur, d'être mis en examen pour complicité d'abus de biens sociaux dans le volet financier du dossier Karachi. Ainsi va la vie en Sarkoland où c'est désormais dans les pages judiciaires que se chronique la fin de règne du pouvoir en place.

Ces mises en examen s'ajoutent aux révélations en cascades sur les « combinaziones » de tout ordre : affaire Bettencourt, affaire Bourgi, etc. Elles en disent long sur la drôle de conception du pouvoir de la droite française. Mais la République n'est pas un cloaque ! Plus que jamais, dans cette affaire dramatique et malsaine, justice doit être faite pour déterminer les responsables et punir leurs actes.

Par PCF - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 21:15

LLogo-Europe1.pnges policiers, qui enquêtent sur le financement controversé de la campagne présidentielle de Balladur en 1995 dans le cadre de l’affaire Karachi, ont découvert lors d’une perquisition au domicile de Thierry Gaubert, un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et proche de Brice Hortefeux, des documents bancaires compromettants, selon les informations recueillies par Europe 1.

Parmi ces documents, se trouve un relevé du transfert de fonds effectué entre un compte bancaire en Suisse et un paradis fiscal. Un transfert de 10 millions de francs, une somme qui pourrait correspondre à l’argent en espèces considéré comme litigieux dans les comptes de campagne d’Edouard Balladur. D’autres documents bancaires datant des années 1990-1995 ont aussi été trouvés par les enquêteurs. Particularité : ils portent la signature de l’épouse de Thierry Gaubert, Hélène de Yougoslavie.

Thierry Gaubert, a été mis en examen le 21 septembre par le juge Renaud Van Ruymbeke. Il a reconnu avoir ouvert des comptes bancaires destinés à accueillir des fonds non déclarés provenant de Ziad Takieddine, l'intermédiaire par lequel seraient passés 33 millions d'euros de commissions occultes dans le contrat des sous-marins au Pakistan et 200 millions en marge d’un contrat avec l’Arabie Saoudite.


Source : Europe1.fr
Vendredi 23 septembre 2011

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 10:30

Brice-Hortefeux-3.jpgUn vent de panique semble souffler dans les allées du pouvoir. Le volet financier de l'affaire de Karachi pourrait faire une nouvelle victime dans les rangs sarkozystes, après les mises en examen de Thierry Gaubert et de Nicolas Bazire.

Les enquêteurs de la Division nationale d'investigations financières et fiscales (DNIFF) disposent d'éléments très compromettants pour Brice Hortefeux, l'ancien ministre de l'intérieur chargé à l'UMP de la prochaine campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Les policiers s'appuient notamment sur des interceptions téléphoniques ordonnées par le juge Renaud Van Ruymbeke et dont LeMonde a pris connaissance. Une conversation, en particulier, retient leur attention.

Elle date du 14septembre 2011. A 19h23, Brice Hortefeux appelle sur son portable son ami Thierry Gaubert, autre proche du chef de l'Etat. Le jour même, l'une de leurs relations communes, l'homme d'affaires Ziad Takieddine, a été mis en examen par le juge, qui postule que cet intermédiaire franco-libanais a permis le retour en France, en 1995, de rétrocommissions liées à des ventes d'armes en 1994. Une partie de cet argent aurait abondé illégalement la campagne présidentielle d'Edouard Balladur.

A l'époque, Thierry Gaubert était chef de cabinet adjoint au ministère du budget, sous les ordres de M. Hortefeux, chef de cabinet. Leur ministre était Nicolas Sarkozy, porte-parole du candidat Balladur. M.Hortefeux s'occupait de l'organisation des meetings de M. Balladur.

"ELLE BALANCE BEAUCOUP"

La mise en examen de M. Takieddine les inquiète donc au plus haut point. D'autant que l'épouse de Thierry Gaubert, la princesse Hélène de Yougoslavie, avec laquelle il est en instance de séparation, a aussi passé de longues heures chez les policiers, le 8 septembre. Elle a décrit aux enquêteurs les voyages en Suisse qu'aurait faits son époux, en 1995, en compagnie de M.Takieddine, pour, prétend-elle, rapatrier des fonds remis ensuite à Nicolas Bazire, alors directeur de la campagne de M.Balladur.

M.Gaubert n'est pas encore averti que sa femme a témoigné, et pour cause: le juge Van Ruymbeke a tenu à ce que cette déposition reste confidentielle le plus longtemps possible. M. Hortefeux, lui, en sait pourtant déjà beaucoup. C'est ainsi que l'ex-ministre de l'intérieur, au mépris du secret de l'instruction, apprend à son ami que sa femme a été entendue par les enquêteurs.

"Elle balance beaucoup apparemment, Hélène", avance M. Hortefeux. "Qu'est-ce que tu as comme infos là-dessus, toi, parce qu'elle me dit qu'elle dit rien ?", s'inquiète M. Gaubert. "Ça m'embête de te le dire par téléphone (…). Il y a beaucoup de choses, hein…", assure l'ex-ministre de l'intérieur. Manifestement, M. Hortefeux a eu accès aux déclarations sur procès-verbal d'Hélène de Yougoslavie, alors même qu'elles n'ont pas encore été cotées au dossier du juge Van Ruymbeke. "Je te raconterai, poursuit-il, mais ils ont énormément de choses (…). T'as eu Bazire, parce que visiblement il est lui dedans, dans cette histoire."

Incrédule, Thierry Gaubert ne veut pas y croire : "C'est pas Hélène qui a parlé directement…" "Elle a été entendue, lui apprend M.Hortefeux. Elle sait. Elle était beaucoup au courant de tes activités." Et l'ex-ministre d'inciter son ami à lui rendre visite : "Ecoute, euh, essaie de passer un de ces quatre quand même…" M. Gaubert, lors de sa garde à vue, mardi 20 septembre, a bien sûr été interrogé à propos de cette conversation. "Je pensais qu'en tant qu'ancien ministre de l'intérieur il aurait pu avoir des renseignements, répond-il aux policiers. C'est lui qui me parle de l'audition d'Hélène au début (…). Je ne sais pas comment il avait des renseignements…"

SECRET DE L'INSTRUCTION

Un peu plus tard, confronté à l'enregistrement d'une conversation de sa fille Nastasia avec un ami, il confirme aux policiers : "J'ai raconté à ma fille que c'est par Brice Hortefeux que j'ai eu la confirmation que le témoin anonyme était ma femme, Hélène." Reste à savoir comment M. Hortefeux s'est procuré le contenu de l'enquête en cours. A-t-il eu recours à ses réseaux policiers, ou a-t-il été informé par un canal plus politique ? Jeudi 22 septembre, l'Elysée a été accusé d'avoir violé le secret de l'instruction en faisant allusion à des éléments de l'enquête de M. Van Ruymbeke.

Les réseaux de l'ex-ministre de l'intérieur semblent parfois défaillants. Car ce 20 septembre, tandis que M.Gaubert est en garde à vue dans les locaux policiers à Nanterre, son téléphone portable sonne à 19 h 47. Brève conversation, enregistrée par les policiers: "Allô…, fait Thierry Gaubert. – Oui, c'est Brice. – Oui, je suis en garde à vue, là", rétorque, gêné M.Gaubert. Réponse embarrassée de son interlocuteur : "Ah bon, d'accord OK, à tout à l'heure."

Interrogé par les enquêteurs sur ce coup de fil, M.Gaubert prétend d'abord que la secrétaire de M.Hortefeux a tenté de le joindre. Les policiers lui produisent l'enregistrement: c'est bien Brice Hortefeux qui l'a appelé. "J'ai menti, admet M.Gaubert, car la concomitance aurait pu vous faire penser à un complot ou quoi que ce soit. C'était bizarre qu'il m'appelle à ce moment-là. On devient un peu parano. Cela m'a foutu la trouille…" Contacté par l'AFP, vendredi 23 septembre au matin, M. Hortefeux a reconnu avoir appelé M. Gaubert pendant sa garde à vue.


Gérard Davet et Fabrice Lhomme


Source : Le Monde
Vendredi 23 septembre 2011

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 10:30

Ziad-Takieddine-2.jpgL'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine a été mis en examen mercredi pour abus de biens sociaux, dans le volet financier de l'affaire Karachi, soupçonné de malversations financières dans deux contrats d'armement, Agosta et Sawari II, a annoncé son avocat.

Entendu par le juge Renaud van Ruymbeke au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, il a été placé sous contrôle judiciaire lui interdisant notamment de quitter le territoire français, a précisé Me Ludovic Landivau.

En juillet dernier, le site Mediapart annonçait que le milliardaire franco-libanais, conseiller occulte et financier du sarko-balladurisme avait joué un rôle d’intermédiaire intéressé au moment de l’affaire de vente d’armes au Pakistan avec rétrocommissions éventuelles à la clé dans l’escarcelle de la candidature Balladur-Sarkozy à la présidentielle de 1995, puis de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. L’homme serait au centre d’un réseau où l’on retrouve le chef de l’État, mais aussi Brice Hortefeux, Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, Dominique Desseigne, patron du Fouquet’s, et Claude Guéant. Une enquête judiciaire a été ouverte autour de Ziad Takieddine pour manquements aux obligations déclaratives et suspicion de blanchiment.

L'attentat de Karachi en 2002 a provoqué la mort de 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales.


Source : L'Humanité.fr
Mercredi 14 septembre 2011

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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