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Laïcité

Samedi 19 juillet 2014 6 19 /07 /Juil /2014 12:30

logo cgt La saga judiciaire Baby-Loup s’est clôturée le 25 juin 2014 par un arrêt d’assemblée plénière dans lequel la Cour de cassation valide la clause d’un règlement intérieur d’une crèche associative faisant prévaloir des exigences de neutralité sur la liberté de conscience et de religion des salariés.

L’employeur peut désormais interdire le port du voile à ses salariés sans aucune justification qui tienne la route, et les licencier sur ce motif. En effet, en quoi le port du voile est-il incompatible, comme le prétend la Cour de cassation, avec des « relations avec [des] enfants et leurs parents » ? Cette décision est inquiétante car elle contribue à alimenter les propos islamophobes qui inondent notre société en laissant suggérer que le port du voile puisse être un acte de prosélytisme. En quoi la pluralité culturelle et religieuse porte-t-elle atteinte à « la liberté de conscience » des enfants ?

La Cour de cassation prétend par ailleurs que le port du voile par la salariée d’une crèche porte atteinte à la liberté des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions personnelles. Cette jurisprudence aboutit à ce que l’employeur puisse décider, à son gré, d’interdire ou non les signes religieux dans son entreprise. Au final c’est l’employeur qui, par le biais du règlement intérieur, a le pouvoir de décider de l’orientation de l’éducation des enfants, en faisant prévaloir s’il le souhaite, la négation de la diversité religieuse, culturelle ou politique sur l’acceptation des différences.

Même si la Cour de cassation prétend le contraire, c’est une extension du concept de laïcité à des relations privés. Rappelons que la laïcité correspond à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Elle a pour objectif de protéger les minorités religieuses d’une éventuelle oppression étatique. La laïcité ne saurait être utilisée pour autoriser un employeur à restreindre la liberté religieuse de son salarié.

La Cour de cassation n’a pas eu le courage de poser une décision de principe claire sur l’atteinte aux droits et libertés fondamentaux dans l’entreprise. Cela aboutit à une extension dangereuse des pouvoirs de l’employeur. Cette solution peut parfaitement être étendue à l’ensemble des libertés d’expression. Il n’est pas acceptable que l’entreprise soit considérée comme un lieu d’effacement des identités culturelles, politiques, syndicales et religieuses des salariés. Le salarié n’a pas à laisser son identité à la porte de l’entreprise. La liberté d’expression est une liberté fondamentale de l’être humain, et essentielle dans une démocratie. Un employeur ne saurait être autorisé à la réprimer sur des motifs aussi contestables.

Espérons que cette décision ne soit que le fruit d’un égarement ponctuel des juges suprêmes dans un contexte de surmédiatisation de l’affaire et d’islamophobie ambiante.

Montreuil, le 15 juillet 2014

Par CGT - Publié dans : Laïcité - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 7 avril 2014 1 07 /04 /Avr /2014 10:30

Menu-cantine.jpgUne fois de plus, le Front national usurpe le principe de laïcité. En effet, Marine Le Pen vient de l'invoquer pour justifier une offensive anti-musulmans à peine masquée dans les cantines, où elle entend n'accepter "aucune exigence religieuse dans les menus des écoles" des mairies conquises par le FN. Il s'agit d'un acte d'hostilité caractérisée qui manifeste la volonté d'accréditer un climat d'affrontement identitaire dévastateur. Sinon, pourquoi cette déclaration de guerre ?

Marine Le Pen, fait de la laïcité à l'envers. Dans de nombreuses cantines, des formules sont trouvées pour permettre aux enfants de manger à leur faim de la manière la plus équilibrée quelles que soient leurs habitudes alimentaires. Cela se fait dans la mesure des moyens existants et sans répondre à quelque injonction d'ordre religieux que ce soit. L'objectif du service public doit être de répondre aux besoins dans l'égalité des droits. Édicter cette règle, c'est priver des enfants de repas pour faire exercer un odieux chantage contre leurs parents.

La laïcité ne saurait être un cheval de Troie des politiques discriminatoires prônées par l'extrême droite. C'est un principe qui met en œuvre la liberté, l'égalité et la fraternité. Marine Le Pen n'a décidément rien compris à la laïcité. Et sous le vernis, le Front national n'a pas beaucoup changé. Et il ne craint pas de porter la première charge contre des enfants.


Pierre Dharréville,
responsable PCF des questions de laïcité et des relations avec les croyants

Par PCF - Publié dans : Laïcité - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Samedi 28 décembre 2013 6 28 /12 /Déc /2013 12:30

Par Libre Pensée - Publié dans : Laïcité - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 11 septembre 2013 3 11 /09 /Sep /2013 06:30

peillon-laicite.jpgLa Charte de la laïcité présentée aujourd’hui par le ministre de l’Education nationale a le mérite de rompre avec l’escalade permanente de ces dernières années. On pourra discuter la légitimité de ce texte mais il semble viser un objectif d’apaisement que nous partageons.

Dans ses rappels au droit notamment, il reste marqué par les décisions de la période précédente, qui résultaient d’une suspicion exacerbée à l’égard des convictions religieuses et notamment musulmanes, qui ont été violemment stigmatisées sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy.

Prise comme une contribution, elle peut aider à construire une démarche beaucoup plus partagée autour du principe de laïcité, mais n’aura des effets qu’à condition d’ouvrir la réflexion et la construction du vivre ensemble au sein des établissements. Pour que l’école transmette une culture commune à toute une génération, permettant aux adultes de demain de vivre ensemble dans le partage des différences, il est urgent de lui donner les moyens de faire réussir tous les enfants.

Espérons que cette charte ne sera pas un geste creux, mais un premier pas dans la construction d’une école qui respecte tous les enfants et ne laisse personne sur le bord du chemin. Espérons que ce geste ne sera pas immédiatement annihilé par la concrétisation de tentations exprimées autour de l’interdiction des signes religieux dans les entreprises privées ou à l’Université.

La laïcité n’est pas un problème, mais une solution, un principe émancipateur qui gagne à être connu et surtout mis en oeuvre. Il appelle une plus grande ambition : un nouvel essor de l’égalité et de la démocratie. Et un nouvel essor du service public d’éducation nationale, qui pour l’heure, n’est pas encore au rendez-vous.


Pierre Dharréville*,
Responsable de la commission « Démocratie » au PCF,


Paris, le 9 septembre 2013.


*Pierre Dharréville est l'auteur de l'ouvrage « La laïcité n'est pas ce que vous croyez » aux éditions de l'Atelier (préface de Jean Baubérot)

Par PCF - Publié dans : Laïcité - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 18 août 2013 7 18 /08 /Août /2013 10:30

libre-pensee.jpgLe Haut Comité à l’Intégration, qui est politiquement actuellement en situation de coma dépassé, a cru devoir, une nouvelle fois, jeter une pierre antimusulmane dans le jardin de son strabisme « laïque ». Pour le HCI, tout ce qui peut ressembler à un palestinien, arabe, musulman doit être vilipendé et voué à la Géhenne. Coutumier du fait, l’action du HCI ne vise visiblement pas à trouver des solutions, mais plutôt à favoriser les affrontements communautaristes. C’est pourquoi, la Fédération nationale de la Libre Pensée l’a dénommé à plusieurs reprises « le Haut Conseil à la désintégration républicaine. »

Une nouvelle fois, on nous ressort la question du voile islamique et là, à l’Université. Pour la Libre Pensée, il ne saurait y avoir qu’un type d’université : publique et républicaine en conformité avec la loi de 1880 qui n’autorise le titre d’Université qu’aux facultés de la République. Et cela impose le monopole de la collation des grades qui interdit, malgré le processus de l’Union européenne dit « de Bologne », d’attribuer le titre de diplômes d’Etat à des « certificats » de type religieux, patronal ou privé.

Dès que les Universités ont pris une place importante, se détachant de l’emprise du pouvoir royal et religieux, dès le Moyen-âge, ont été conquises les franchises universitaires qui ont voulu faire des universités un havre de paix, de recherche et d’étude. Ces libertés démocratiques ont été les moyens et le corollaire de la libre recherche dans les études.

Ce sont ces franchises universitaires qui interdisent l’entrée des forces de police dans les facultés. Celles-ci ne peuvent pénétrer dans les facultés qu’à la demande expresse des responsables de l’Université. Les questions de discipline et d’interdits sont réglées par la franchise juridictionnelle interne aux universités qui organise la légalité du pouvoir disciplinaire.

Vouloir interdire le port de vêtements religieux, ou autres, au sein des universités ; c’est remettre en cause une liberté démocratique pluri-centenaire. C’est attentatoire aux libertés universitaires. C’est la porte ouverte pour l’entrée des forces de police dans les campus pour « contrôler l’application des lois ». Rappelons qu’un régime s’est particulièrement distingué par la remise en cause des franchises universitaires : celui du généralissime Franco en 1968. Triste référence pour nos liberticides antimusulmans aujourd’hui.


Le retour de Raymond Marcellin


Cela a toujours été une préoccupation des Ministres de l’Intérieur de surveiller, contrôler, réprimer les étudiants. S’il est un modèle qui semble « inspirer » l’actuel Ministre de l’Intérieur, c’est, sans doute, plus celui de Raymond Marcellin (1) que celui de Nicolas Sarkozy. On a les modèles que l’on peut. Toute interdiction d’une liberté pour quelques-uns, c’est toujours une interdiction qui finira par s’imposer à tous.

Le Ministre actuel de l’Intérieur est lui aussi victime d’un curieux strabisme politique. Il a été saisi à plusieurs reprises par la Fédération nationale de la Libre Pensée sur le problème des gendarmes qui sont quasiment contraints de participer, es-qualité et en uniforme, aux cérémonies religieuses pour la plus grande gloire de sainte-Geneviève et rien n’a changé. De même, le Ministre n’a toujours pas supprimé les dispositifs antilaïques des conférences départementales « sur la liberté religieuse » mise en place par son prédécesseur de droite.

Malgré des demandes réitérées de rencontre sur ces deux problèmes, Manuel Valls refuse toujours de recevoir la Libre Pensée. Sa préoccupation essentielle semble donc être l’Islam où il manie un jour la carotte au moment du Ramadan et tous les autres jours, c’est le baton.

Il serait utile que les pouvoirs publics tirent un véritable bilan de tout l’arsenal liberticide en direction des musulmans pour s’apercevoir que l’on va droit dans le mur des affrontements communautaristes et que toutes les lois, décrets et règlements contre les vêtements dits « religieux » sont totalement contreproductifs.


La seule solution : le respect intégral de la loi de 1905 !


Il est plus que temps de revenir à la notion de stricte Séparation de la sphère privée et de la sphère publique par une réelle application de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Églises et de l’Etat.

Le respect absolu de la liberté de conscience par les pouvoirs publics  est une exigence démocratique, républicaine et laïque qui, seule, peut nous éviter les affres des affrontements communautaristes fomentés par des liberticides honteux. C’est le sens de l’action de la Libre Pensée.


Pour la défense de la loi de 1905 et la laïcité institutionnelle
Pour la liberté absolue de conscience :
Respect des Franchises universitaires !


Paris, le 12 août 2013


[1] (1914-2004). D’abord lié au régime de Vichy, décoré de la Francisque, il entre ensuite dans la Résistance, comme bien d’autres. Occupe sous l’IVème et la Vème République des postes de secrétaire d’Etat et de ministre. Il est notamment ministre de l’Intérieur de fin mai 1968 à février 1974 sous les gouvernements Pompidou, Couve de Murville et Chaban-Delmas. Pompidou lui confie le soin « de remettre de l’ordre » après les événements de 1968. Il dissout les organisations d’extrême-droite comme d’extrême-gauche (c’est surtout les secondes qui sont visées), il est surnommé « Raymond la matraque ». Notons qu’il est parmi les premiers à s’attaquer au nombre prétendument « trop important » de communes en France.

Par Libre Pensée - Publié dans : Laïcité - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 9 août 2013 5 09 /08 /Août /2013 06:30

logo-UEC.jpg Lundi 5 août étaient révélées les conclusions de la mission sur la laïcité qui préconise notamment l'interdiction des « signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse » dans les universités, proposition visant explicitement les femmes voilées. En effet, l'auteur de ce rapport Alain Seksig nommé par la droite en 2009, est en croisade depuis plusieurs années contre les musulmans de France. Plus fort que Jean-François Copé et ses pains au chocolat, il déclarait dix ans auparavant que dans certains lycées, des salles étaient « annexées » par des élèves musulmans qui en interdisaient l'accès à ceux qui mangaient du porc. Toujours la même manœuvre nauséabonde, de faire d’anecdotes non vérifiées des vérités générales pour instaurer la peur et la division.

Les étudiants communistes dénoncent cette proposition qui s'inscrit dans la droite ligne du sarkozysme. Après cinq ans d'islamophobie portée jusqu'à la tête de l’État, comment un gouvernement qui se dit progressiste peut il s'inscrire dans cette démarche ? On a jamais intégré personne par des procédés d'exclusion. Les conséquences d'une telle décision seraient terribles à la fois pour les étudiantes qui se retrouveraient mises à la porte de leur université, et pour la société tout entière.

Alors que plusieurs universités sont en faillite, c'est bien de moyens qu'a besoin l'Enseignement Supérieur et non de mesures discriminantes. Et si Alain Seksig est si attaché à la laïcité, qu'il s'attaque alors aux milliers d'euros de subventions publiques donnés à l'enseignement privé catholique chaque années, ou encore aux accords France-Vatican qui permettent aux universités catholiques de faire reconnaître leurs diplômes sans contrôle. Nous ne tomberons pas dans ce piège grossier. La laïcité exige la neutralité des agents de l’État, pas celle des usagers. Et la défense des principes laïcs ne passe ni par l'islamophobie, ni par le racisme.


Jules Rondeau,
coordinateur national de l'UEC

Par UEC - Publié dans : Laïcité - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Vendredi 26 juillet 2013 5 26 /07 /Juil /2013 06:30

libre-pensee.jpgIl a fallu près d’un siècle pour que les principes d’égalité de la Révolution Française, inscrits dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen concernant la nécessité d’un enseignement débarrassé du dogme et diffusé dans une école ouverte à tous, gratuite et laïque, s’affirment dans les lois laïques sous la III° République.

Un siècle pour que l’instituteur ne soit plus sous la tutelle du curé et du maire dans les villages.

Aujourd’hui, les contre-réformes successives des gouvernements de droite comme de gauche avec la décentralisation, l’autonomie des établissements, remettent en cause cet acquis de la démocratie et de la République.

Monsieur le Ministre, la loi de refondation dont vous êtes l’auteur aggrave la loi d’orientation Fillon.
Suite à l’adoption de votre loi, des dispositions importantes devraient être fixées par une douzaine de décrets…
Cela concerne le contenu du "socle commun", "l’organisation et le fonctionnement du Conseil national d’évaluation du système éducatif", "la composition et les attributions du conseil d’école"…
Votre loi prévoit le transfert de la carte des formations professionnelles aux Régions (art. 27 et 29).
Ainsi donc les Régions prendront des décisions selon les orientations politiques de la majorité du moment. Décisions qui, faute de cadre national, seront par définition différentes d’une région à l’autre.

Votre loi parle de "contrats d’objectifs qui doivent devenir tripartites, en renforçant le rôle de la collectivité territoriale de rattachement. La représentation des collectivités territoriales est rééquilibrée au sein des Conseils d’administration" (annexe à la loi).
Si cela était appliqué, les Conseils régionaux et généraux ne seraient-ils pas amenés à exercer une tutelle sur le fonctionnement, mais également sur les objectifs pédagogiques et les personnels des établissements du second degré ?

Monsieur le Ministre, année après année, ministre après ministre, les prérogatives des conseils d’école, des conseils d’administration augmentent. Le caractère national de l’enseignement public est de nouveau amoindri. Les programmes et horaires d’enseignement sont devenus variables d’un établissement à un autre, tant dans le second que dans le premier degré.
Votre loi de refondation place l’enseignement privé confessionnel sur le même plan que l’enseignement public laïque.
Votre loi sur la refondation va non seulement poursuivre le détournement tous les ans de 10 milliards de fonds publics pour l’école confessionnelle, en application de la loi Debré, mais va permettre, selon le choix des majorités de circonstances, aux collectivités locales d’augmenter le financement de l’école catholique.
Votre loi aggrave encore la loi Debré et toutes les lois anti-laïques qui en découlent.

Monsieur le Ministre, la "réforme" dite des rythmes scolaires précise :
« La réforme des rythmes doit agir comme un levier pour faire évoluer le fonctionnement de l’école autour d’un projet éducatif territorial et doit conduire à mieux articuler les temps éducatifs et les temps péri-éducatifs et, par conséquent, à coordonner les actions de l’Etat, des collectivités territoriales, et des organismes œuvrant dans le champ éducatif. »

Un projet éducatif territorial défini avec les collectivités est par conséquent différent d’une école à une autre, d’une commune à une autre. N’est-ce pas la fin annoncée des programmes et des diplômes nationaux ?

L’article 66 de votre loi parle d’un projet éducatif territorial associant notamment aux services et établissements relevant du ministre chargé de l’Education Nationale d’autres administrations, des collectivités territoriales, des associations…

Quelles associations ? Quelles garanties que ces associations respectent les principes élémentaires de laïcité ?
N’y a-t-il pas là un risque évident d’ingérence de groupes de pression, notamment religieux ?

Votre réforme n’a fait l’objet d’aucun consensus.
Elle a été contestée par une grande majorité d’enseignants, de personnels territoriaux et par de nombreux élus. 82 % des communes ont refusé de mettre en place en 2013 le décret sur les rythmes scolaires.

L’école des territoires que vous voulez mettre en place ce n’est plus l’Ecole de la République, une et indivisible ! Ce n’est plus l’école publique, laïque et gratuite !
Les républicains, les laïques, les enseignants et les parents ne peuvent accepter un tel recul.
Nous voulons le maintien de l’institution scolaire nationale, laïque, garantissant à tous le même droit à l’instruction.
Nous voulons l’abrogation du décret du 24 janvier 2013 sur les rythmes et de votre loi dite de refondation.
Il faut mettre fin au processus de dénationalisation dont on ne peut mesurer les conséquences.

Monsieur le Ministre, le 24/02/2013, vous vous êtes exprimé sur BFM à propos du "fameux" baccalauréat.
Le 6 juin sur France-Info, vous avez souhaité "réformer le bac" qui "n’est pas gravé dans le marbre à jamais". Après le "mammouth" de l’Education Nationale, c’est le "mastodonte" du baccalauréat !
Vous avez maintenu la réforme Châtel (ministre de Sarkozy).
Vous avez confirmé que les épreuves de langues vivantes en contrôle continu seraient maintenues en 2014.
Le contrôle en cours d’année, c’est le diplôme maison ! Le "fameux" baccalauréat, c’est le premier grade universitaire, c’est l’examen national, anonyme, ponctuel, le même pour tous qui sanctionne les études du second degré.
Instaurer un diplôme maison, c’est dévaloriser les diplômes nationaux et ouvrir la voie aux diplômes maison qui ne seront plus reconnus dans les conventions collectives par exemple. Le baccalauréat, diplôme ouvrant l’accès à l’enseignement supérieur, doit être maintenu.
Cet examen d’Etat doit être exclusivement organisé dans les établissements publics.

Nous voulons le respect de la liberté de conscience, de la loi de séparation et du monopole de l’Etat pour la collation des grades. Les établissements privés confessionnels sont des établissements à caractère propre. Ils ne sont pas un service de l’Etat.

L’école publique laïque, l’Ecole de la République est en danger !

Monsieur le Ministre,

La Libre Pensée a été reçue par le Président de la République.
Nous vous demandons à votre tour de nous recevoir.
Outre le problème de la loi d’orientation, la Fédération Nationale de la Libre Pensée entend vous faire part de son Cahier de Doléance laïque pour l’avenir de l’enseignement public dans notre pays.

Par Libre Pensée - Publié dans : Laïcité - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 15 avril 2013 1 15 /04 /Avr /2013 10:30

libre-pensee.jpgUne campagne d’union nationale se déchaîne après la décision de la Cour de Cassation sur l’affaire de la salariée licenciée à la crèche Baby Loup.

Rappelons que la plus haute Cour juridique avait rappelé à cette occasion la lecture française de la laïcité qui distingue la sphère publique dans laquelle la laïcité s’applique pleinement et la sphère privée dans laquelle la liberté de conscience peut se manifester librement.

Un bien curieux attelage

De toute part, les cris d’orfraie sont poussés pour étendre l’interdiction de la liberté de conscience dans la sphère privée. Ainsi, François Fillon qui en tant que Premier ministre a participé à la messe de béatification de Jean-Paul II au mépris de la loi de Séparation des Églises et de l’Etat, ainsi Manuel Valls qui communie à qui mieux-mieux et qui refuse toujours de rappeler à la hiérarchie de la Gendarmerie qu’il est contraire au Code de Défense de participer es-qualité en uniforme d’apparat aux messes pour la sainte-Geneviève, ainsi Jean-Marc Ayrault - Premier ministre - qui a reçu récemment l’Eglise catholique (nonce apostolique en tête) à Matignon au mépris de la loi de 1905 et qui a aussi participé à la messe d’intronisation du pape François, ainsi Christian Jacob –Président du Groupe UMP à l’Assemblée nationale - qui est à la laïcité ce que l’hostie est à l’athéisme ; tous ces braves gens ont les yeux de Chimène pour les violations de la laïcité au profit du culte catholique, mais deviennent intransigeants par rapport à l’Islam.

Il est évident que, malgré leurs dénégations, c’est le problème des musulmans qui les agite. La Droite a couru et perdu pour rattraper les thèses du Front national aux dernières élections présidentielles. Une partie de la Gauche fait de même. On est en droit de s’interroger sur la sincérité des uns et des autres, aussi variable que leurs convictions.

Ils veulent nous refaire le coup de la proposition 46

On se souvient que le candidat François Hollande avait fait la proposition d’intégrer les 2 premiers articles de la loi de 1905 dans la Constitution. La Fédération nationale de la Libre Pensée avait manifesté son désaccord, car pour elle, la loi de Séparation des Églises et de l’Etat était déjà dans le Bloc constitutionnel.

Constatons que le Conseil constitutionnel a donné intégralement raison à la Libre Pensée sur cet aspect des choses, contre la meute des juristes au petit pied, dans sa décision du 21 février 2013. Rappelons aussi que le candidat Hollande avait rajouté la constitutionnalisation du Concordat, c’est-à-dire le mariage de la carpe et du lapin. La Question Prioritaire de Constitutionnalité sur le Concordat est tombée à pic pour sortir le candidat élu d’une mauvaise passe juridique. A croire qu’elle avait été déposée pour cela.

Ainsi l’union sacrée de triste mémoire est en train de se reformer pour imposer la laïcité dans les structures privées accueillant des enfants. D’ores et déjà, il est indiqué que les structures religieuses en seront dispensées du fait de leur caractère propre. Ainsi les crèches catholiques, Loubavitch, grassement financées par la Mairie de Paris pourront toujours publiquement marquer leurs caractères religieux.

Curieusement, le caractère sacré de l’enfant n’existe plus pour ces milieux religieux qui seront dispensés de respecter la liberté de conscience des enfants et des parents. Quelle hypocrisie !

Les mêmes veulent nous refaire le même coup. On s’agite dans Landernau sur la laïcité dans le privé, et à l’arrivée, on se retrouve avec le respect du caractère propre dans les structures religieuses. Quelle duperie !

Et on retrouvera les mêmes naïfs au rendez-vous qui seront toujours les éternels dindons de la farce. C’est grandiose !

La Fédération nationale de la Libre Pensée ne sera pas de cette forfaiture.

La solution véritablement laïque

Il existe pourtant une solution adéquate pour régler le problème. Il suffit que les associations qui gèrent une activité dans le privé, indiquent clairement dans leur objet et leur dénomination qu’elles sont neutres philosophiquement. A partir de ce moment-là, elles peuvent prescrire dans leur Règlement Intérieur que sont prohibés les signes religieux, car ils sont contraires à l’objet de l’association. La crèche Baby Loup n’a jamais précisé qu’elle était une association « neutre », au contraire puisqu’elle se réclamait du « multiculturalisme » laïque, d’où l’arrêt de la Cour de Cassation.

Si d’un côté, le « caractère propre » religieux doit être respecté pour les structures religieuses, alors le « caractère propre » de neutralité philosophique (liberté de conscience) doit l’être aussi pour les associations dont c’est l’objet. Il n’y a donc nullement besoin d’une nouvelle loi qui inventerait un OVNI juridique aux conséquences imprévisibles. De toute manière, une telle loi serait retoquée par le Conseil Constitutionnel, car elle serait contraire à la liberté de conscience instituée par la loi de 1905, qui est un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République inséré dans le bloc de constitutionnalité.

Avec la Libre Pensée, exigez le respect de la loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi de 1905 !

Paris, le 8 avril 2013.

Par David NOËL - Publié dans : Laïcité - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 14 mars 2013 4 14 /03 /Mars /2013 14:30

Francois-Ier.jpgLes cardinaux viennent de désigner un nouveau Pape, il s'agit d'un moment important pour les catholiques de toute la planète.

Ce choix inédit montre la place grandissante occupée par l'Amérique Latine dans le monde, même si l'immense volonté émancipatrice affirmée par les peuples s'y est heurtée dans le passé à l'hostilité de divers responsables catholiques. Mais sans préjuger de la suite, la priorité aux pauvres qui semble avoir marqué le parcours du nouveau pape soulève une espérance chez de nombreux catholiques et au-delà : celle d'un fil renoué avec l'ouverture au monde du Concile Vatican II, ouvert par Jean XXIII. Dans ses premiers mots, le pape François en a appelé à une "immense fraternité" dans le monde. Il s'agit d'un défi majeur de notre temps, d'une aspiration qui travaille toute l'humanité.

Quotidiennement, nous mesurons la profondeur de la crise de civilisation, qui frappe les peuples, soumise à la tempête perpétuelle du capitalisme, à ses désastres sociaux et à ses conflits meurtriers. D'urgence, il y a besoin que des forces et des consciences se dressent, afin que les hommes et les femmes de notre monde puissent ouvrir ensemble un avenir fraternel.

Les communistes sont décidés à le construire, avec tous ceux et toutes celles qui veulent faire grandir la justice et la paix, qui sont épris de dignité humaine et d'égalité des droits pour toutes et tous, dans toutes les dimensions de l'existence. C'est pourquoi, en toute laïcité, dans le rejet de tout "ordre moral", nous avons de l'intérêt pour la parole de l'Eglise et pour les actes des croyants. Parlons de fraternité.


Pierre Dharréville,
responsable de la commission "République, démocratie et institutions" au PCF

Par PCF - Publié dans : Laïcité - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 25 février 2013 1 25 /02 /Fév /2013 06:30

libre-pensee.jpgQuelle mouche cléricale a donc piqué le Procureur de la Cour d’Appel de Caen ? Un libre penseur de Coutances dans la Manche avait demandé que son nom soit rayé des registres de baptême de l’Église catholique, car c’était une atteinte à sa vie privée, les registres étant accessibles au public. L’Evêché avait refusé en prétextant du caractère irréversible du sacrement chrétien.

Le libre penseur a donc traîné l’Évêque de Coutances au Tribunal. Celui-ci a ipso-facto condamné l’Évêque à accéder à la demande du libre penseur et à rayer son nom du registre des baptêmes. Brandissant sa crosse, le prélat a fait appel. Il ne s’agit là, en apparence, que d’une affaire judiciaire normale.

Au passage, nous savourons pleinement l’aveu de l’Évêque catholique. Dans son Appel, il indique : « Le baptême ne serait pas constitutif d’un événement intime, mais serait un fait objectif dont on ne saurait déduire l’appartenance religieuse d’une personne, lorsqu’il lui a été administré en bas âge ».

Contre toute la tradition catholique, le Mitré déclare que le baptême n’est pas une preuve de l’appartenance à la religion catholique. Il est administré à un bébé, alors il n’est rien et n’entraîne rien ! Mais l’Église catholique a enseigné le contraire depuis près de 2 000 ans. Voici un Évêque qui n’est pas très catholique !

Mais, derrière cette affaire « banale », se cache un bras de fer juridique d’importance : Est-ce qu’en France, comme dans la plupart des pays en Europe, le Droit canon catholique a force de loi sur la législation civile ? Le droit catholique est-il supérieur aux lois humaines ?

Depuis la Révolution française et la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Églises et de l’État, la réponse est non. La République ne connaît que la loi des hommes et ignore la loi divine.

Mais au nom de l’Union européenne vaticane qui reconnaît, par l’Article 17-C du traité constitutionnel européen des droits particuliers et des avantages exorbitants aux Églises, certains veulent remettre en cause la laïcité de l’École et de l’État dans notre pays.

Et c’est ainsi que la Libre Pensée vient d’apprendre, quelque peu stupéfaite, que le Procureur général de la Cour d’Appel de Caen s’est joint à la demande de l’Évêque pour faire annuler la décision du Tribunal de Coutances ! Au pays de la Séparation des Églises et de l’État, nous voilà revenu au bon vieux temps du Concordat.

Marc Blondel, Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée, vient de s’adresser directement à madame Taubira, Garde des Sceaux, pour l’alerter sur cet état de fait alarmant du point de vue de la démocratie et de la laïcité, en lui demandant d’intervenir au plus vite. Le Parquet est sous la responsabilité de la Chancellerie. Il appartient au Garde des Sceaux de rappeler à ce Procureur quelques vérités juridiques élémentaires.

L’Église catholique refuse le mariage pour tous. Elle préfère le baptême obligatoire pour tous, indélébile et ineffaçable. Les êtres humains ne sont pas du bétail à marquer au fer rouge du dogme catholique.

Il est temps de ramener les cléricaux à la raison et à la prudence.

Paris, le 5 février 2013

Par Libre Pensée - Publié dans : Laïcité - Communauté : les anti-capitalistes
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