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Le blog de la section d'Hénin-Beaumont
La décision du
gouvernement de ne pas voter la proposition de loi d'amnistie sociale est incompréhensible. Elle s'apparente à un désaveu cinglant du Sénat et de sa majorité de gauche. Elle est une volte face
par rapport aux positions exprimées par Madame Taubira, Ministre de la Justice lors des débats sur le texte au Sénat. Surtout, cette proposition de loi constitue un acte de justice à l'égard de
l'ensemble des salariés et des syndicalistes qui luttent pour le maintien de leur emploi à l'heure où le chômage atteint un record dramatiquement historique. Le rejet de ce texte, quelques jours
seulement après l'adoption de l'ANI qui instaure une amnistie patronale en limitant les délais de recours contre les licenciements abusifs est un nouveau coup dur contre le monde du travail.
Comble du calendrier, la discussion dans l’hémicycle de l'Assemblée des propositions de loi du Front de gauche sur l'amnistie sociale et sur les licenciements boursiers interviendra le 16 mai,
quelques jours après le vote définitif de l'ANI.
Dès aujourd’hui, j'appelle à ne pas laisser faire ce mauvais coup. La parole doit revenir aux députés de gauche qui peuvent, comme leurs collègues du Sénat, voter cette loi le 16 mai. J'appelle à
la levée d'un mouvement pétitionnaire de soutien à la proposition de loi des parlementaires du Front de gauche. Cette mobilisation doit venir renforcer les cortèges, qui le 1er mai, défileront
dans tout le pays pour défendre les droits des travailleurs. Le 5 mai, la marche citoyenne à l'appel du Front de gauche doit être un moment fort de la mobilisation pour l'amnistie sociale. Cette
dernière doit enfin se prolonger jusqu'au 16 mai, jour du vote des propositions de loi du Front de gauche, où j'appelle au rassemblement.
Indéniablement, seule la mobilisation citoyenne et populaire peut contraindre le gouvernement à faire machine arrière et à respecter le vote du Sénat .
Pierre Laurent,
Secrétaire national du PCF
Sénateur de Paris
M. le Premier
ministre,
La loi permet aux ex-ministres de toucher une indemnité correspondant « au montant égal au traitement qui leur était alloué en leur qualité de membre du gouvernement » pendant six mois
après la fin de leur fonction, soit 9 443 euros mensuels dans le cas d’un ministre délégué.
Il faut l’exemplarité la plus complète. Personne ne comprendrait que M. Jérôme CAHUZAC puisse toucher une sorte de « parachute doré ».
Aussi,je vous demande de bien vouloir agir pour que ces indemnités ne soient pas attribuées à votre ex-Ministre chargé du Budget, qui doit y renoncer.
Dans cette attente,
Veuillez agréer, M. le Premier ministre, l’expression de ma haute considération.
Le Député,
Jean-Jacques CANDELIER
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