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Agriculture et ruralité

Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 06:30

Logo-ONF.jpgLes personnels de l'ONF (Office National des Forêts) occupent depuis ce matin leur direction. Le Parti Communiste Français apporte son soutien à celles et ceux qui depuis de nombreux mois s’opposent au tronçonnage de l'institution au travers du contrat État/ONF, de la RGPP et au recul des droits sociaux de ses travailleurs. Le Front de Gauche, le PCF encouragent les forces syndicales à se rassembler pour résister au démantèlement de l'outil, de lutter contre les suppressions d’emplois de gardes forestiers et de personnels administratifs, d'exiger ensemble et avec force des moyens pour assurer la protection de la forêt, de s'attaquer aux causes qui sont à l'origine de nombreux suicides dans ce milieu. Avec le Front de gauche, l'ONF sera renforcé et la pérennité de son financement garantie.

Le Parti Communiste Français fait de la politique forestière une mission d'intérêt général, avec l'ambition de créer un grand service public regroupant toutes les missions afférentes à la forêt publique et privée.

Par PCF - Publié dans : Agriculture et ruralité - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 06:30

Voeux-Sarko-au-monde-rural.jpgLors de ses vœux au monde rural aujourd'hui en Ariège, Nicolas Sarkozy a consacré ses propos aux circuits de proximité comme sécurisation des revenus agricoles. Le président de la République qui voulait moraliser le capitalisme, restera celui qui avait promis de lutter contre la volatilité des produits agricoles. Un bilan de mandature où le diagnostic est sévère, chute de revenus et absence de perspectives pour les paysans, racket du ticket de caisse pour les citoyens. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy a vendu du vent.

Avec le Front de Gauche, le PCF refuse l'abandon de notre alimentation et de notre agriculture « à la concurrence libre et non faussée » au service du moins-disant social et environnemental. Nous défendrons une agriculture paysanne, écologique et relocalisée, grâce à des paysans nombreux.

Le PCF veut garantir des prix stables et rémunérateurs aux producteurs, sur la base notamment de la proposition de loi présentée par André Chassaigne en décembre dernier et votée par l’ensemble des députés de gauche : prix minimums aux producteurs et répartition de la valeur ajoutée grâce à des coefficients multiplicateurs.

Nous favoriserons l’accès au foncier en stoppant la concentration des exploitations grâce à l’instauration d’une surface maximale d’exploitation, avec l’objectif à terme de recréer 300 000 emplois agricoles. Les retraites agricoles seront revalorisées à 1 000 euros. Le pluralisme, sera assuré par la représentation syndicale proportionnelle dans les différentes instances agricoles.

Pour la conquête de la souveraineté alimentaire nous mettrons fin à la spéculation grâce à une politique de gestion des stocks, de calendrier d’importation et le contrôle des marchés financiers.

Par PCF - Publié dans : Agriculture et ruralité - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 06:30

prix-du-lait.jpg L’accord d’une hausse de 10 % du prix du lait obtenu entre producteurs et industriels est un pas en avant dans l’objectif de conquérir la rémunération du travail des agriculteurs. Il devient urgent de sortir d’un système d’accords circonstanciels, au grès des luttes sur le prix du lait, de la viande, des fruits et légumes. Mettre fin au pillage du revenu paysan nécessite une politique publique de prix agricoles, qui régissent de nouveaux rapports entre producteurs et industriels.

Seule la politique des prix rémunérateurs est à même de répondre aux revendications des laitiers, comme à celles des producteurs de fruits et légumes présents aujourd’hui en région parisienne pour des ventes solidaires. En effet, depuis 1986, les gouvernements successifs en France et dans des pays de l’UE n’ont eu de cesse de libéraliser les prix agricoles. Aujourd’hui la droite de Nicolas Sarkpzy et ses homologues au niveau européen concoctent des lois qui donnent la main à la grande distribution et démantèlent les politiques publiques agricoles.

Face à cet abandon à la concurrence libre et non faussée, nous posons l’exigence d’une politique publique agricole. Celle-ci répond à l’ambition alimentaire de notre peuple comme à l’échelle de la planète. La France, l’Europe doivent légiférer sur la répartition de la valeur ajoutée entre producteurs, transformateurs, distributeurs. Dès maintenant, le gouvernement peut par décret fixer un coefficient multiplicateur encadrant les marges excessives de la grande distribution. C’est le sens de la proposition de loi des députés communistes pour le droit au revenu des agriculteurs.

L’avenir de la satisfaction des besoins humains repose sur la capacité de la gauche à porter une nouvelle ambition agricole.

Par David NOËL - Publié dans : Agriculture et ruralité - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 06:30
Depuis le lancement de la « grève du lait » le 10 septembre pour protester contre la chute des prix et la dérégulation du marché souhaitée par Bruxelles, les producteurs ont multiplié les actions en France et en Europe.

Après la rencontre de Bruno Le Maire avec les banques, les producteurs de lait en France ne se voient proposer que des prêts à remboursement différé de 250 millions d’euros alors qu’ils sont déjà surendettés.
Ces annonces vont se traduire en asphyxie dans les campagnes, pour les producteurs, condamnés à alourdir les charges sans augmenter leurs revenus.

La commission de José Manuel Barroso refuse toujours la discussion sur l’augmentation des prix du marché alors que les éleveurs laitiers, revendiquent un prix de 0,40 € le litre minimum, simplement pour vivre. Pour le paysan livrant son lait au prix mondial, comme pour le milliard d’êtres humains affamés, c’est le capitalisme qui déborde !

L’agriculture doit être extirpée de la logique de prix mondiaux conduite par l’OMC. L’Europe doit se doter d’outils de gestion des volumes, et de répartitions par exploitation après 2015.

Le PCF demande à ce que la France et l’Europe prennent leurs reponsabilités face à cette « crise laitière » :

- Instauration d’un prix minimum indicatif européen 0,40 € le litre de lait
- Partager les bénéfices entre producteurs, industriels et distribution sans alourdir le ticket de caisse du consommateur
- Encadrer des marges de la grande distribution, par l’outil coefficient multiplicateur, fixé par décret.

Par ailleurs, l’attribution des références laitières doit encourager les jeunes agriculteurs les plus modestes.
L’avenir de la filière laitière dépend de l’orientation en faveur de produits de qualité, de valorisation du savoir faire des territoires, et de création de valeurs ajoutées.

Marie-George BUFFET, Secrétaire Nationale du PCF, Pierre LAURENT, Coordinateur national du PCF et Xavier COMPAIN, Responsable de l’agriculture au PCF se rendront, mardi 29 septembre 2009, en Ille-et-Vilaine à la rencontre de producteurs lors d’une visite d’exploitation et détaillera ses propositions.
Par David NOËL - Publié dans : Agriculture et ruralité - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 06:30
Marie-George Buffet (PCF) a déclaré mercredi 5 août qu'il était "hors de question que les producteurs (de fruits et légumes) remboursent" les aides publiques versées par l'Etat entre 1992 et 2002, comme le demande la Commission européenne.

La Commission européenne avait demandé fin janvier à la France de récupérer plus de 330 millions d’euros d’aides publiques versées entre 1992 et 2002, estimant qu’elles avaient faussé la concurrence dans l’UE.

Les producteurs français de fruits et légumes "rembourseront moins de 500 millions d’euros" sur ces aides, a affirmé, pour faire passer la pilule, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, qui conteste la somme réclamée par Bruxelles. "Aucun producteur dans une situation économique fragile, voire désespérée, n’aura à rembourser", a-t-il dit. La Commission européenne demande que les producteurs remboursent 330 millions d’euros plus les intérêts, soit de l’ordre de 500 millions d’euros. "Nous contestons une partie de cette somme. Les producteurs rembourseront moins de 500 millions", a expliqué le ministre, sans préciser quel serait le montant rétrocédé par les agriculteurs.
 
"Il faut affirmer qu'on ne demandera pas le remboursement de ces aides et il faut mener un combat politique face à la commission européenne pour qu'elle cesse de soumettre toutes les activités à ce dogme de la libre concurrence", a exhorté pour sa part sur RTL la secrétaire nationale du Parti Communiste.

"C'est une partie de bras de fer qu'il faut mener", a-t-elle ajouté.

"Toute la filière est en situation de fragilité", assure-t-elle, se demandant comment on "va choisir ceux qui pourraient ou non rembourser".

"Les paysans ont besoin de vivre de leur métier, qu'on leur assure des prix rémunérateurs. S'ils pouvaient se passer des aides de l'Etat ou de la commission européenne, ils le feraient volontiers", a-t-elle poursuivi.

Les producteurs de fruits et légumes ont, selon elle, "besoin de soutien, il faut que ce soutien soit du fait européen". A ses yeux, l'Europe doit cesser d'"interdire aux Etats d'aider des producteurs ou d'aider des entreprises parce qu'on a besoin de la sécurité et de l'indépendance alimentaire".

Pour Mme Buffet, le fait de demander aux agriculteurs de rembourser, "ce n'est pas simplement une erreur tactique de la part de ce ministre (de l'Agriculture), Bruno Le Maire, qui est un fervent partisan de l'Europe libérale. C'est une erreur de l'Europe elle-même".
Par David NOËL - Publié dans : Agriculture et ruralité - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 06:30
Dans son rapport présenté le 22 juillet, la commissaire Européenne à l’agriculture, Mariann FISHER BOEL, campe sur les conclusions libérales du bilan de santé de la PAC acté fin 2008. Sourde aux revendications, sociales et économiques des éleveurs laitiers, elle est arrogante à l’égard du Parlement Européen, qui appelle à des mesures de gestion de crise.

Bien qu’anticipant une dégradation continue, du marché mondial du lait, la commissaire Européenne n’entend pas remettre en cause la disparition des quotas laitiers au 1er avril 2015, et ne discutera pas d’une augmentation des prix d’orientation sur les marchés.

Le dessein de la Commission, conduite par José Manuel BARROSO et de démanteler toute organisation de la production laitière, et de livrer les producteurs aux prix mondiaux où seul le marché fait loi.

L’effet d’annonce d’hypothétiques aides, ne prennent pas à bras le corps, la chute du litre de lait, divisé de moitié depuis 2007. Avec cynisme, le Ministre de l’Agriculture Français, Bruno LE MAIRE, donne rendez vous le 1er octobre aux producteurs, souhaitant une contractualisation avec les entreprises. Aujourd’hui, les payes de lait à 245 €/1000 litres sont bien loin de 400 €/1000 litres, rémunérant décemment le travail.

L’objectif de nourrir la planète, oblige la naissance d’un nouvel ordre alimentaire. Comme toutes les régions du monde, l’Europe doit définir ses politiques publiques agricoles et alimentaires, répondant à l’exigence de souveraineté alimentaire.

Pour le PCF, l’agriculture, doit être extirpée de la logique de prix mondiaux, conduite par l’OMC. L’Europe, doit se doter d’outils de gestion des volumes, et de répartitions par exploitation après 2015. L’instauration d’un prix minimum indicatif européen est urgent. L’Europe, doit légiférer sur la répartition de la plus value entre producteurs, industries agroalimentaires, et grande distribution, permettant l’accès des produits laitiers aux consommateurs.

La France, doit encadrer les marges de la grande distribution, par l’outil coefficient multiplicateur, fixé par décret. L’attribution des références laitières, doit favoriser les jeunes agriculteurs, les plus modestes. L’avenir de la filière laitière, dépend d’orientation en faveur de produits de qualités, de valorisation du savoir faire des territoires, et de création de valeurs ajoutées.

Le PCF, invite dans les luttes, lors des initiatives d’été, de la Fête de l’Humanité, celles et ceux, paysans, consommateurs, qui ont en commun le devenir, alimentaire et agricole, à faire front.

 

Xavier Compain,
responsable national Agriculture, Pêche et Forêt du PCF
Par David NOËL - Publié dans : Agriculture et ruralité - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 06:30
La tempête qui a balayé le Sud-Ouest a déchiqueté près de trois millions d’hectares de forêt dont cinq cent mille appartiennent au domaine public. Le massif landais et détruit à plus de 60%.

C’est une catastrophe pour l’environnement et pour l’ensemble de l’activité économique liée à la forêt.

L’élan de solidarité des populations, l’investissement des maires et élus, est à saluer. La démonstration de réactivité des services publics de l’État et des collectivités territoriales, notamment en direction des ruraux est aujourd’hui une réponse d’efficacité. Le démantèlement des services publics est lui une catastrophe au passif du gouvernement.

Les déclarations empressées du président de la République, à peine 19 millions d’euros pour les communes sinistrées, les promesses d’un retour à la normale avant la fin de semaine, tout cela ne saurait masquer l’insuffisance des moyens financiers mobilisés : la forêt, ses communes et ses populations valent-elles moins que quelques banquiers ? Le Parti Communiste Français demande solennellement au gouvernement de débloquer les fonds nécessaires à la hauteur des dégâts subis. L’Union Européenne ne peut s’exonérer d’abonder le fonds d’indemnisation non couvert par les assurances.

Les cinq millions annoncés par le ministre de l’agriculture, de la pêche et de la forêt Michel Barnier ne peuvent être la seule accalmie lâchée au coeur de la tempête.

Des mesures d’urgence s’imposent pour la valorisation du bois. Des centres de stockage doivent être réactivés et créés. Des moyens de transport efficaces doivent être mis en place par la SNCF. Le prix du bois doit être garanti : cette catastrophe ne peut s’ajouter à celle du tout marché, le prix du stère de bois ayant chuté de 7 à 3 euros la semaine précédant la tempête !

Le Parti communiste français pose d’ores et déjà la question du devenir de la forêt française : ce sont les moyens de son développement pour plusieurs décennies qui sont aujourd’hui posés. Les conditions de la replante doivent être immédiatement envisagées, pour une relance d’une filière bois française, rémunératrice, durable, enracinée dans son savoir faire.
Par PCF - Publié dans : Agriculture et ruralité - Communauté : Parti Communiste Français
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